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  • Parti Communiste du Bénin -Bravo et Merci au peuple sénégalais !

    Parti Communiste du Bénin -Bravo et Merci au peuple sénégalais !

    Bravo et Merci au peuple sénégalais !
    Le peuple sénégalais, à coups de manifestations insurrectionnelles, a défendu et obtenu le respect des élections inclusives et transparentes ; a vaincu dans les urnes le pouvoir autocratique et criminel de Macky Sall et porté au pouvoir le parti de son choix. Quelles leçons immédiates ?
    1°- Que la démocratie sénégalaise si vantée n’est pas fondamentalement différente de toutes les démocraties néocoloniales françafricaines, la démocratie tropicale en vogue dans les pays tels la Côte d’Ivoire et le Bénin, la démocratie pour la perpétuation des intérêts de la France coloniale et de ses serviteurs. Macky Sall n’a eu tout au long aucun scrupule à violer ses propres lois jusqu’à perpétrer un coup d’Etat constitutionnel.
    2°- Que ce qui a été déterminant et décisif dans l’élection qui a vu la victoire de l’Opposition au Sénégal le 24 Mars 2024, c’est le peuple insurgé jusques-y compris dans les urnes et qui a imposé sa volonté avec pour buts la réalisation des Objectifs exprimés en Exigences : « Non à la misère et au chômage généralisé de la jeunesse induit par le système colonial ! Non au franc CFA ! Non aux bases françaises au Sénégal !» En bref, il a réalisé le slogan « France dégage » !
    La détermination avec laquelle le peuple sénégalais a vaincu la tyrannie néocoloniale, rassure qu’avec cette même détermination, il gardera la veille permanente pour le maintien
    et la réalisation de ces Exigences.
    Le peuple béninois qui avait, par les mêmes méthodes insurrectionnelles, vaincu le pouvoir autocratique Kérékou-PRPB en 1989 est à bonne école.

    Bravo et Merci au peuple Sénégalais !

    La Rédaction

    LEÇONS IMMEDIATES : LE TRIOMPHE DE LA RUE
    La bataille pour la succession de Macky Sall a pris fin : les élections du 24 mars 2024 ont consacré par une écrasante victoire du candidat du PASTEF (Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité), Bassirou Diomaye Faye, le rejet populaire de son pouvoir autocratique, criminel et corrompu.
    Cette bataille a débuté dès le lendemain de la réélection en 2019 de Macky Sall. Son objectif est : 1°- de s’assurer, contre les prescriptions constitutionnelles, un troisième mandat et 2°- d’exclure tout adversaire. Les candidats patriotes et anti- impérialistes constituent ses cibles principales. Macky Sall organisera ainsi, et ce depuis 2020, les complots, les répressions les plus sauvages pour se baliser la voie d’un troisième mandat et exclure ses concurrents. La justice a été instrumentalisée avec des poursuites et procès des plus iniques, des montages de faux procès, arrestations et détentions les plus arbitraires contre les dirigeants de l’opposition, notamment ceux des partis et organisations populaires dont notamment les
    dirigeants du PASTEF de Sonko.
    Mais ce qui est remarquable, c’est qu’à chaque forfait du tyran Macky Sall contre les libertés, contre les droits du peuple à des élections libres, inclusives et transparentes, le peuple répond par des manifestations insurrectionnelles, par des soulèvements.

    Soulèvements massifs de 2021 : bilan officiel 14 morts.

    L’année 2023, celle précédant le scrutin a été particulièrement mouvementée. L’intensification des répressions contre les dirigeants, notamment Sonko et son parti, pour les exclure de la candidature soulèvent des protestations monstres des jeunesses dans les rues et quartiers
    de Dakar, de Ziguinchor et dans des établissements scolaires et universitaires. Beaucoup de ces centres universitaires ont été fermés par le pouvoir toute l’année. Les assassinats de dizaines de manifestants ont élargi le fossé entre Macky Sall et le peuple, aboutissant à son rejet total ; et cette répression a complètement discrédité sur la scène internationale le criminel qui se targuait de démocrate. C’est dans ce cadre qu’il a pratiquement perdu les élections législatives de 2022 où il ne dut au Parlement sa majorité qu’à une voix près.
    Il est apparu d’une part que, Macky n’a plus aucune chance de gagner les prochaines élections sans fraude massive et répression ; de l’autre, la difficulté pour les maîtres
    impérialistes français et américains de continuer à soutenir de tels forfaits flagrants sans se discréditer davantage devant l’opinion africaine dans le contexte du panafricanisme ascendant et de révolution patriotique montante. Macky Sall a dû, six mois avant les élections présidentielles, capituler et renoncer à son rêve de troisième mandat officiel.
    Mais le laquais n’a pas renoncé à la préservation du système qui sauvegarde les intérêts étrangers, français notamment.
    L’opposition qui apparaît la plus farouche contre ses intérêts, le PASTEF est arrivé, malgré l’exclusion de Sonko, à présenter des candidats. Le danger du naufrage est toujours présent. Alors, le 03 février 2024, à la veille de la campagne électorale et à trois semaines du vote prévu pour le 25 février, Macky Sall, par décret, renvoie les élections présidentielles sine die ; pensant ainsi se donner encore un nouveau mandat au-delà du terme formel, le 02 avril 2024. Ses soutiens pro-impérialistes et lui font valider ce coup d’Etat par l’Assemblée Nationale dans la répression au sein du Parlement des députés opposants. Les maîtres impérialistes français et leurs organisations croupion, la CEDEAO, cautionnent le coup d’Etat constitutionnel.

    Mais aussitôt, le Sénégal s’embrase : le peuple dans la rue exige l respect des délais constitutionnels et, malgré la répression et des morts, reste mobilisé : Les élections pour le départ de Macky Sall au 02 avril 2024. Face à cela, le Conseil Constitutionnel casse la loi scélérate de renvoi des élections à plus tard et consacre la volonté populaire. Macky Sall est obligé de convoquer les élections pour le 24 mars. La faillite de ce Nième coup fourré de Macky Sall et de ses maîtres indique leur défaite électorale certaine. Le pouvoir prononce une amnistie et dix jours avant les élections, libère les dirigeants du PASTEF
    (auparavant arbitrairement interdit), Ousmane Sonko et Diomaye Faye. Leur victoire dans les urnes est donc signée. Et ont gagné, ces dirigeants de la coalition dite « antisystème ».
    Ainsi, le peuple sénégalais, à coups de mouvements insurrectionnels a défendu et obtenu le respect des élections inclusives et transparentes et a porté au pouvoir le parti de son choix. Quelles leçons immédiates ?
    1°- Que la démocratie sénégalaise si vantée n’est pas fondamentalement différente de toutes les démocraties néocoloniales françafricaines, la démocratie tropicale en vogue dans les pays tels la Côte d’Ivoire et le Bénin, la démocratie pour la perpétuation des intérêts de la France coloniale et de ses serviteurs. Macky Sall n’a eu aucun scrupule tout au long à violer ses propres lois jusqu’à perpétrer un coup d’Etat constitutionnel.
    2°- Que ce qui a été déterminant et décisif dans l’élection qui a vu la victoire de l’Opposition au Sénégal le 24 Mars 2024, c’est le peuple insurgé jusques-y compris dans les urnes et qui a
    imposé sa volonté avec pour buts la réalisation des Objectifs exprimés en Exigences :

    « Non à la misère et au chômage généralisé de la jeunesse induit par le système colonial ! Non au CFA ! Non aux bases françaises au Sénégal ! »

    En bref, il a réalisé le slogan « France dégage ! » La détermination avec laquelle le peuple sénégalais a vaincu la tyrannie néocoloniale, rassure qu’avec cette même détermination, il gardera la veille permanente pour le maintien et la réalisation de ces Exigences.
    Le peuple béninois qui avait, par les mêmes méthodes insurrectionnelles, vaincu le pouvoir autocratique Kérékou-PRPB en 1989 est à bonne école. Bravo et Merci au peuple Sénégalais !


    Le Cercle de Recherches près la Rédaction de La Flamme

  • GAZA 2023—2024 : «Telk Qadeya» (c’est la cause), l’hymne d’une rupture avec le monde occidental

    GAZA 2023—2024 : «Telk Qadeya» (c’est la cause), l’hymne d’une rupture avec le monde occidental
    La chanson « Telk Qadeya » (« Ceci est une cause ») du groupe égyptien Cairokee connaît un succès exceptionnel depuis sa sortie fin novembre 2023. En dénonçant l’indignation sélective du discours occidental qui se prétend à la pointe des combats progressistes mais n’a aucune considération pour le génocide en cours à Gaza, le titre traduit un ressentiment largement partagé dans le monde arabe.

    C’est l’histoire d’une valse à trois temps qui est en train de devenir l’hymne d’une jeunesse arabe. « Telk Qadeya » (« Ceci est une cause ») est le dernier single de Cairokee, groupe de rock égyptien « avec une touche de fantaisie » (« with a twist »), selon leur propre expression. La chanson est sortie le 30 novembre 2023, presque deux mois après le début de la guerre génocidaire sur Gaza. L’annonce en a été faite sur les comptes officiels du groupe sans fioriture ni discours grandiloquent. Mais la chanson a fait plus d’un million de vues sur la seule chaîne YouTube du groupe, et a été reprise fin décembre par la chaîne libanaise Al-Mayadeen, illustrée par des vidéos de bombardements à Gaza. Si les mots « Gaza » ou « Palestine » ne figurent nulle part dans le texte, tout le monde sait bien de quoi il est question, et quel ordre mondial — mis à nu par la situation dans les territoires occupés — cette chanson vient pointer du doigt.

    Cairokee – Telk Qadeya كايروكي – تلك قضية – YouTube

    Largement partagé depuis sa sortie, le titre se retrouve sur les comptes des réseaux sociaux des Palestiniens de Gaza, adopté par ceux-là même dont il souhaitait porter la voix. Le groupe a d’ailleurs été invité à l’interpréter sur scène durant la cérémonie de clôture du festival égyptien du film d’El-Gouna, le 21 décembre 2023, où, contrairement au Red Sea Film Festival de Djeddah programmé quelques jours plus tôt, l’actualité palestinienne était fortement présente.

    À travers son nouveau titre « Telk Qadeya », Cairokee renoue ainsi avec sa tradition de chanson politique. Formé en 2003 au Caire, le groupe a commencé à connaître un large succès en 2011, en signant la chanson qui deviendra la bande originale de la révolution du 25 janvier 2011, « Sout Al Horeya » (« La voix de la liberté »), en collaboration avec l’acteur et chanteur Hany Adel, à l’époque membre du groupe Wust El Balad. Le clip a été filmé sur la place Tahrir au lendemain du départ de Hosni Moubarak.

    Sout Al Horeya صوت الحريه Amir Eid – Hany Adel – Hawary On Guitar & Sherif On Keyboards – YouTube

    Depuis, Cairokee a connu de nombreux succès sans cependant échapper à la censure, notamment pour son album No’ta Beeda (« Point blanc ») en 2017 qui n’a pas été commercialisé en Égypte. Car contrairement à d’autres, le groupe a refusé toute compromission avec le régime du président Abdel Fattah Al-Sissi. Et c’est dans la fidélité à ses premiers engagements que sort aujourd’hui la chanson « Telk Qadeya », dont les paroles sont signées Mostafa Ibrahim, le « poète mélancolique de la révolution égyptienne ».

    Au fil des vers, la chanson dresse un état des lieux cru de la situation politique pour souligner l’étendue du fossé qui s’est creusé depuis le 7 octobre :

    Être un ange de blanc vêtu
    Avec une moitié de conscience
    Faire cas du mouvement des libertés
    Faire fi des mouvements de libération
    Aux morts prodiguer son affection
    Selon leur nationalité
    Ça c’est une chose
    Et ça c’en est une autre

    Les paroles ne se contentent pas de relever l’indignation sélective et les doubles standards d’un monde occidental qui a exclu les Palestiniens de l’espèce humaine, « comme si la terre qui les revêt/Ne venait pas de la planète terre ». Elles pointent également la logique inhérente à cette partie du monde qui se gargarise de combats sociétaux devenus les marqueurs d’une évolution morale dont l’Occident aurait l’exclusivité, tout en restant insensible au sort d’êtres humains en dehors de sa sphère culturelle. « Ça c’est une chose/Et ça c’en est une autre », martèle la chanson face à celui qui va « secourir des tortues marines/Et tuer des animaux humains »1, ou à cet autre qui appelle « son concierge « gardien » Aux côtés d’une armée qui abat des écoles »2.

    La bande originale de ce constat est servie par la voix grave et posée du leader du groupe Amir Eid qui, pendant la première partie du morceau, interpelle l’Autre. Mais à mesure que la musique va crescendo, qu’un rythme oriental vient se mêler à celui de la valse et que les violons entrent en scène, la voix du chanteur monte dans les aigus. Son interlocuteur change d’identité : il ne s’adresse plus à celui qui « renvoie dos à dos/La victime et le bourreau/En tout honneur, intégrité/Et en toute neutralité » — référence sarcastique au discours médiatique qui se drape d’objectivité pour justifier l’invisibilisation des massacres en cours —, il parle avec celui qui « surgit des décombres » et lui dit :

    Tu rassembles tes restes et tu te bats
    Et tu montres à ce monde hypocrite
    Comment fonctionne la loi de la jungle
    Par où passe le chemin de la liberté
    Et par où on attaque un char

    En faisant explicitement référence à la lutte armée, la chanson interroge les normes légales que l’Occident a lui-même mises en place, et qu’il est le premier à contester. Elle entérine le refus de dépendre des détenteurs d’un discours creux n’ayant que de piètres condamnations à présenter « pour arrêter le carnage ».

    Il n’est nullement question ici d’appeler à la démission. Juste ne plus rien attendre du camp d’en face : « Qu’importe que le monde se taise/Tu mourras libre et sans te rendre ». Deux paradigmes s’opposent, « Car ça c’est une chose/Et là c’est un combat », conclut la voix du chanteur, avant de s’évanouir dans un solo à la guitare électrique empreint de notes de blues.

    Dès la sortie de « Telk Qadeya », la traduction anglaise du poème a été diffusée par Cairokee avec la chanson. L’image illustrant le single montre un buste de la statue de la Liberté à deux têtes, dénotant le double discours, au milieu d’un tableau rouge sang. Un message on ne peut plus limpide pour qui veut bien l’entendre.

    Traduction du texte de la chanson par Nada Yafi.

    Secourir des tortues de mer
    Tuer des animaux humains
    Ça c’est une chose
    Et ça c’en est une autre

    Être un ange de blanc vêtu
    Avec une moitié de conscience
    Faire cas du mouvement des libertés
    Faire fi des mouvements de libération
    Aux morts prodiguer son affection
    Selon leur nationalité
    Ça c’est une chose
    Et ça c’en est une autre

    Comment être civilisé
    Satisfaire à tous les critères
    Avoir un langage mesuré
    Se plaire à embrasser les arbres
    Appeler son concierge « gardien »
    Aux côtés d’une armée qui abat des écoles
    Se voir éclaboussé de sang
    Et dire que tout le monde est victime
    Ça c’est une chose
    Et ça c’en est une autre

    Comment puis-je croire en ce monde
    Qui vous parle d’humanité
    Quand une mère pleure son enfant
    Mort de faim
    Ou sous les bombes
    Un monde qui renvoie dos à dos
    La victime et le bourreau
    En tout honneur, intégrité
    Et en toute neutralité
    Ça c’est une chose
    Et ça c’en est une autre

    Comment pourrais-je dormir en paix
    Comment me boucher les oreilles
    Lorsqu’une famille entière
    Est enterrée dans sa maison
    Et qu’on empêche les secours
    Comme si la terre qui les revêt
    Ne venait pas de la planète terre
    Ça c’est une chose
    Et ça c’en est une autre

    Habiter une vaste prison
    Aux cellules de feu et de cendres
    Et pouvoir surgir des décombres
    En s’arrachant à ses blessures
    Pour rendre gorge à l’assaillant
    Pour dire à ce monde hypocrite
    C’est là votre loi de la jungle
    Trouver la voie de la liberté
    Savoir pulvériser un char
    Ça c’est une chose
    Et ça c’en est une autre

    Qu’importe que le monde se taise
    Tu mourras libre et sans te rendre
    Pour que des générations à venir
    Apprennent à défendre une cause

    À quoi bon adjurer le monde
    Pour qu’il dénonce et qu’il condamne
    Il peut condamner à sa guise
    Mais pour arrêter le carnage
    Réduire la poudre et le fracas
    Ramener la lumière du matin
    Condamner ne suffira pas

    Car ça c’est une chose
    Et là c’est un combat

    SARRA GRIRA

  • Ilan Pappe-Il fait nuit avant l’aube, mais le colonialisme de peuplement israélien est terminé

    Ilan Pappe-Il fait nuit avant l’aube, mais le colonialisme de peuplement israélien est terminé
    Le professeur Ilan Pappe s'est exprimé lors de la journée annuelle de commémoration du génocide de la CIRH à Londres, au Royaume-Uni, le 21 janvier 2024, sur la nécessité de comprendre que le génocide des Palestiniens auquel nous assistons actuellement, aussi brutal soit-il, est aussi la disparition du soi-disant État juif. Nous devons être prêts à imaginer un nouveau monde au-delà.

    L’idée selon laquelle le sionisme est un colonialisme de peuplement n’est pas nouvelle. Les universitaires palestiniens des années 1960 travaillant à Beyrouth au Centre de recherche de l’OLP avaient déjà compris que ce à quoi ils étaient confrontés en Palestine n’était pas un projet colonial classique. Ils ne considéraient pas Israël comme une simple colonie britannique ou américaine, mais le considéraient comme un phénomène qui existait dans d’autres parties du monde ; défini comme un colonialisme de peuplement. Il est intéressant de noter que pendant 20 à 30 ans, la notion de sionisme en tant que colonialisme de peuplement a disparu du discours politique et universitaire. Cela est revenu lorsque des chercheurs d’autres parties du monde, notamment d’Afrique du Sud, d’Australie et d’Amérique du Nord, ont convenu que le sionisme est un phénomène similaire au mouvement des Européens qui ont créé les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. Cette idée nous aide à mieux comprendre la nature du projet sioniste en Palestine depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, et elle nous donne une idée de ce à quoi nous attendre dans le futur.

    Je pense que cette idée particulière des années 1990, qui reliait si clairement les actions des colons européens, notamment dans des endroits comme l’Amérique du Nord et l’Australie, aux actions des colons venus en Palestine à la fin du 19 e siècle, a clairement clarifié les intentions des colons. Les colons juifs qui ont colonisé la Palestine et la nature de la résistance palestinienne locale à cette colonisation. Les colons ont suivi la logique la plus importante adoptée par les mouvements coloniaux : pour créer une communauté coloniale prospère en dehors de l’Europe, vous devez éliminer les indigènes du pays dans lequel vous vous êtes installé. Cela signifie que la résistance indigène à cette logique était une lutte contre l’élimination, et pas seulement contre la libération. Ceci est important quand on pense au fonctionnement du Hamas et aux autres opérations de résistance palestinienne depuis 1948.

    Les colons eux-mêmes, comme la plupart des Européens venus en Amérique du Nord, en Amérique centrale ou en Australie, étaient des réfugiés et des victimes de persécution. Certains d’entre eux étaient moins malheureux et recherchaient simplement une vie meilleure et des opportunités. Mais la plupart d’entre eux étaient des parias en Europe et cherchaient à créer une Europe ailleurs, une nouvelle Europe, au lieu de celle qui ne voulait pas d’eux. Dans la plupart des cas, ils ont choisi un endroit où vivait déjà quelqu’un d’autre, les autochtones. Ainsi, le noyau le plus important d’entre eux était celui de leurs dirigeants et idéologues qui fournissaient des justifications religieuses et culturelles à la colonisation de la terre d’autrui. On peut ajouter à cela la nécessité de s’appuyer sur un Empire pour commencer la colonisation et la maintenir, même si à l’époque les colons se sont rebellés contre l’empire qui les a aidés et ont exigé et obtenu l’indépendance, qu’ils ont souvent obtenue puis renouvelée. leur alliance avec l’empire. La relation anglo-sioniste qui s’est transformée en alliance anglo-israélienne en est un bon exemple.

    L’idée selon laquelle vous pouvez expulser par la force les habitants du pays que vous voulez est probablement plus compréhensible – et non justifiée – dans le contexte des 16ème , 17ème et 18ème siècles  – parce qu’elle s’est accompagnée d’un plein soutien à l’impérialisme et colonialisme. Elle a été alimentée par la déshumanisation commune des autres peuples non occidentaux et non européens. Si vous déshumanisez les gens, vous pourrez plus facilement les expulser. Ce qui était si unique dans le sionisme en tant que mouvement colonial, c’est qu’il est apparu sur la scène internationale à une époque où les gens du monde entier commençaient à reconsidérer le droit d’expulser les peuples autochtones, d’éliminer les autochtones et où nous pouvons donc comprendre l’effort et l’énergie investis par les sionistes et plus tard par l’État d’Israël pour tenter de dissimuler le véritable objectif d’un mouvement colonial de peuplement tel que le sionisme, qui était l’élimination des autochtones.

    Mais aujourd’hui, à Gaza, ils éliminent la population indigène sous nos yeux, alors comment se fait-il qu’ils aient presque renoncé à 75 ans de tentatives de cacher leur politique d’élimination ? Pour comprendre cela, nous devons apprécier la transformation de la nature du sionisme en Palestine au fil des années.

    Aux premiers stades du projet colonialiste sioniste, ses dirigeants ont mené leur politique d’élimination avec une véritable tentative de résoudre la quadrature du cercle en affirmant qu’il était possible de construire une démocratie et en même temps d’éliminer la population autochtone. Il y avait un fort désir d’appartenir à la communauté des nations civilisées et les dirigeants étaient convaincus, en particulier après l’Holocauste, que les politiques d’élimination n’excluraient pas Israël de cette association.

    Afin de résoudre la quadrature du cercle, les dirigeants ont insisté sur le fait que leurs actions éliminatoires contre les Palestiniens étaient des « représailles » ou une « réponse » aux actions palestiniennes. Mais très vite, lorsque ces dirigeants ont voulu se lancer dans des actions d’élimination plus substantielles, ils ont abandonné le faux prétexte de « représailles » et ont tout simplement cessé de justifier ce qu’ils avaient fait.

    À cet égard, il existe une corrélation entre la manière dont le nettoyage ethnique s’est développé en 1948 et les opérations menées aujourd’hui par les Israéliens à Gaza. En 1948, les dirigeants se justifiaient chaque massacre commis, y compris le tristement célèbre massacre de Deir Yassine le 9 avril , comme une réaction à une action palestinienne : ils auraient pu jeter des pierres sur un bus ou attaquer une colonie juive, mais ils avaient être présenté, au niveau national et extérieur, comme quelque chose qui ne sort pas de nulle part, comme de la légitime défense. C’est d’ailleurs pour cela que l’armée israélienne est appelée « Forces de défense israéliennes ». Mais comme il s’agit d’un projet colonial, il ne peut pas toujours compter sur des « représailles ».

    Les forces sionistes ont commencé le nettoyage ethnique lors de la Nakba en février 1948. Pendant un mois, toutes ces opérations ont été présentées comme des représailles à l’opposition palestinienne au plan de partition de l’ONU de novembre 1947. Le 10 mars 1948, les dirigeants sionistes ont cessé de parler de représailles. et a adopté un plan directeur pour le nettoyage ethnique de la Palestine. De mars 1948 à la fin de 1948, le nettoyage ethnique de la Palestine qui a conduit à l’expulsion de la moitié de la population palestinienne, à la destruction de la moitié de ses villages et à la désarabisation de la plupart de ses villes, s’est déroulé dans le cadre d’une campagne systématique et plan directeur intentionnel de nettoyage ethnique.

    De même, après l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza en juin 1967, chaque fois qu’Israël souhaitait changer fondamentalement la réalité ou s’engager dans une opération de nettoyage ethnique à grande échelle, il s’est dispensé du besoin de justification.

    Nous assistons aujourd’hui à une tendance similaire. Au début, ces actions étaient présentées comme des représailles à l’opération Tufun al-Aqsa, mais il s’agit désormais d’une guerre appelée « épée de guerre » visant à ramener Gaza sous contrôle israélien direct, mais en nettoyant ethniquement sa population à travers une campagne de génocide.

    La grande question est de savoir pourquoi les politiciens, les journalistes et les universitaires occidentaux sont tombés dans le même piège dans lequel ils étaient tombés en 1948 ? Comment peuvent-ils encore aujourd’hui adhérer à cette idée selon laquelle Israël se défend dans la bande de Gaza ? Qu’elle réagit aux actions du 7 octobre ?

    Ou peut-être qu’ils ne tombent pas dans le piège. Ils savent peut-être que ce qu’Israël fait à Gaza utilise le 7 octobre comme prétexte.

    Quoi qu’il en soit, jusqu’à présent, les Israéliens invoquent un prétexte chaque fois qu’ils attaquent les Palestiniens, ce qui a aidé l’État à maintenir le bouclier d’immunité qui lui a permis de poursuivre sa politique criminelle sans craindre une quelconque réaction significative de la communauté internationale. Ce prétexte a contribué à accentuer l’image d’Israël comme faisant partie du monde démocratique et occidental, et donc au-delà de toute condamnation et sanction. L’ensemble de ce discours sur la défense et les représailles est important pour le bouclier d’immunité dont Israël bénéficie vis-à-vis des gouvernements du Nord.

    Mais comme en 1948, aujourd’hui encore, Israël, dans ses opérations, se passe de prétexte, et c’est à ce moment-là que même ses plus grands soutiens ont du mal à approuver sa politique. Le

    L’ampleur des destructions, les massacres à Gaza, le génocide, sont d’une telle ampleur que les Israéliens ont de plus en plus de mal à se persuader eux-mêmes que ce qu’ils font est en réalité une légitime défense ou une réaction. Il est donc possible qu’à l’avenir, de plus en plus de gens aient du mal à accepter cette explication israélienne du génocide à Gaza.

    Pour la plupart des gens, il est clair qu’il faut un contexte et non un prétexte. Historiquement et idéologiquement, il est très clair que le 7 octobre est utilisé comme prétexte pour achever ce que le mouvement sioniste n’a pas pu achever en 1948.

    En 1948, le mouvement colonial du sionisme a utilisé un ensemble particulier de circonstances historiques que j’ai décrites en détail dans mon livre Le nettoyage ethnique de la Palestine , afin d’expulser la moitié de la population palestinienne. Comme mentionné, ce faisant, ils ont détruit la moitié des villages palestiniens, démoli la plupart des villes palestiniennes, et pourtant la moitié des Palestiniens sont restés en Palestine. Les Palestiniens qui sont devenus des réfugiés hors des frontières de la Palestine ont continué la résistance des Palestiniens et par conséquent l’idéal colonial d’élimination des autochtones ne s’est pas réalisé et progressivement Israël a utilisé toute sa puissance de 1948 à aujourd’hui pour poursuivre l’élimination des autochtones.

    L’élimination de l’indigène du début à la fin ne comprend pas seulement une opération militaire par laquelle on occuperait une place, massacrerait des gens ou les expulserait. L’élimination doit être justifiée ou devenir une inertie et la manière d’y parvenir est de déshumaniser constamment ceux que vous avez l’intention d’éliminer. Vous ne pouvez pas tuer massivement des gens ou génocider un autre être humain à moins de les déshumaniser. Ainsi, la déshumanisation des Palestiniens est un message explicite et implicite transmis aux Juifs israéliens à travers leur système éducatif, leur système de socialisation dans l’armée, les médias et le discours politique. Ce message doit être transmis et maintenu si l’on veut que l’élimination soit achevée.

    Nous assistons donc à une nouvelle tentative particulièrement cruelle pour achever l’élimination. Et pourtant, tout n’est pas désespéré. En fait, ironiquement, cette destruction inhumaine de Gaza révèle l’échec du projet colonial du sionisme. Cela peut paraître absurde, car je décris un conflit entre un petit mouvement de résistance, le mouvement de libération palestinien, et un État puissant doté d’une machine militaire et d’une infrastructure idéologique axée uniquement sur la destruction du peuple indigène du peuple palestinien. Ce mouvement de libération n’a pas d’alliance solide derrière lui, alors que l’État auquel il fait face bénéficie d’une alliance puissante derrière lui – des États-Unis aux sociétés multinationales, en passant par les sociétés de sécurité de l’industrie militaire, les grands médias et le monde universitaire dominant – nous parlons de quelque chose. cela semble presque désespéré et déprimant parce que vous disposez de cette immunité internationale pour les politiques d’élimination qui ont commencé depuis les premiers stades du sionisme jusqu’à aujourd’hui. Cela semblera probablement le pire chapitre de la tentative israélienne de pousser les politiques éliminatoires à un nouveau niveau dans un effort beaucoup plus concentré visant à tuer des milliers de personnes dans un court laps de temps, comme ils n’ont jamais osé le faire auparavant.

    Alors comment cela peut-il aussi être un moment d’espoir ? Tout d’abord, ce type d’entité politique, d’État, qui doit maintenir la déshumanisation des Palestiniens pour justifier leur élimination, constitue une base très fragile si l’on regarde vers un avenir plus lointain.

    Cette faiblesse structurelle était déjà apparente avant le 7 octobre et une partie de cette faiblesse réside dans le fait que si l’on met de côté le projet d’élimination, il reste très peu de chose qui unit le groupe de personnes qui se définissent comme la nation juive en Israël.

    Si l’on exclut la nécessité de combattre et d’éliminer les Palestiniens, on se retrouve avec deux camps juifs en guerre, que nous avons vu se battre dans les rues de Tel Aviv et de Jérusalem jusqu’au 6 octobre 2023. D’immenses manifestations entre juifs laïcs, ceux qui décrivent eux-mêmes en tant que Juifs laïcs – pour la plupart d’origine européenne – croyant qu’il est possible de créer un État démocratique pluraliste tout en maintenant l’occupation et l’apartheid envers les Palestiniens à l’intérieur d’Israël, étaient confrontés à un nouveau type de sionisme messianique qui s’est développé dans les colonies juives en Occident. Bank, ce que j’ai appelé ailleurs l’État de Judée, qui est soudainement apparu parmi nous, croyant qu’ils ont maintenant un moyen de créer une sorte de théocratie sioniste sans considération pour la démocratie, et estimant que c’est la seule vision d’un futur juif. État.

    Il n’y a rien de commun entre ces deux visions, à part une chose : les deux camps ne se soucient pas des Palestiniens, les deux camps croient que la survie d’Israël dépend de la poursuite des politiques d’élimination des Palestiniens. Cela ne tiendra pas la route. Cela va se désintégrer et imploser de l’intérieur parce qu’au 21ème siècle, on ne peut pas maintenir ensemble un État et une société en partant du principe que leur sentiment d’appartenance partagé fait partie d’un projet génocidaire éliminatoire. Cela peut certainement fonctionner pour certains, mais cela ne peut pas fonctionner pour tout le monde.

    Nous en avons déjà vu l’indication avant le 7 octobre , comment les Israéliens qui ont des opportunités dans d’autres parties du monde en raison de leur double nationalité, de leurs professions et de leurs capacités financières, envisagent sérieusement de délocaliser leur argent et eux-mêmes en dehors de l’État. d’Israël. Ce qui vous restera, c’est une société économiquement faible, dirigée par ce genre de fusion de sionisme messianique, de racisme et de politiques éliminatoires à l’égard des Palestiniens. Oui, l’équilibre des pouvoirs serait au début du côté de l’élimination, pas du côté des victimes de l’élimination, mais l’équilibre des pouvoirs n’est pas seulement local, l’équilibre des pouvoirs est régional et international, et plus l’élimination est oppressive. Les politiques sont (et c’est terrible à dire mais c’est vrai) moins elles peuvent être dissimulées comme une « réponse » ou des « représailles » et plus elles sont considérées comme une politique de génocide brutale. Il est donc moins probable que l’immunité dont Israël jouit aujourd’hui perdure à l’avenir.

    Je pense donc vraiment qu’en ce moment très sombre, ce que nous vivons – et c’est un moment sombre parce que l’élimination des Palestiniens a atteint un nouveau niveau – est sans précédent. En ce qui concerne le discours employé par Israël, l’intensité et le but des politiques éliminatoires – il n’y a pas eu une telle période dans l’histoire, il s’agit d’une nouvelle phase de brutalité contre les Palestiniens. Même la Nakba, qui a été une catastrophe inimaginable, n’est pas comparable à ce que nous voyons actuellement et à ce que nous verrons dans les prochains mois. Nous sommes, à mon avis, dans les trois premiers mois d’une période de deux ans qui connaîtront les pires horreurs qu’Israël puisse infliger aux Palestiniens.

    Mais même en ce moment sombre, nous devons comprendre que les projets coloniaux qui se désintègrent utilisent toujours les pires moyens pour tenter de sauver leur projet. Cela s’est produit en Afrique du Sud et au Sud-Vietnam. Je ne dis pas cela comme un vœu pieux, et je ne dis pas cela en tant qu’activiste politique : je dis cela en tant qu’érudit d’Israël et de la Palestine avec toute la confiance de mes qualifications universitaires. Sur la base d’un examen professionnel sobre, j’affirme que nous assistons à la fin du projet sioniste, cela ne fait aucun doute.

    Ce projet historique a pris fin et c’est une fin violente – de tels projets s’effondrent généralement violemment et c’est donc un moment très dangereux pour les victimes de ce projet, et les victimes sont toujours les Palestiniens avec les Juifs, car les Juifs sont aussi victimes du sionisme. Ainsi, le processus d’effondrement n’est pas seulement un moment d’espoir, c’est aussi l’aube qui se lèvera après l’obscurité, et c’est la lumière au bout du tunnel.

    Un tel effondrement produit cependant un vide. Le vide apparaît soudainement ; c’est comme un mur qui est lentement érodé par des fissures mais qui s’effondre ensuite en un court instant. Et il faut se préparer à de tels effondrements, à la disparition d’un État ou à la désintégration d’un projet colonial de peuplement. Nous avons vu ce qui s’est passé dans le monde arabe, lorsque le chaos du vide n’a été comblé par aucun projet constructif et alternatif ; dans un tel cas, le chaos continue.

    Une chose est claire : quiconque réfléchit à une alternative à l’État sioniste ne devrait pas chercher en Europe ou en Occident des modèles qui remplaceraient l’État en ruine. Il existe de bien meilleurs modèles qui sont locaux et sont un héritage du passé récent et plus lointain du Mashraq (la Méditerranée orientale) et du monde arabe dans son ensemble. La longue période ottomane recèle de modèles et d’héritages qui peuvent nous aider à nous inspirer du passé pour envisager l’avenir.

    Ces modèles peuvent nous aider à construire un type très différent de société qui respecte les identités collectives ainsi que les droits individuels, et qui est construit de toutes pièces comme un nouveau type de modèle qui tire profit des leçons tirées des erreurs de la décolonisation dans de nombreuses régions du monde, notamment dans le monde arabe et en Afrique. Nous espérons que cela créera un type différent d’entité politique qui aura un impact énorme et positif sur le monde arabe dans son ensemble.

    Ilan Pappé

    Source : https://www.ihrc.org.uk/it-is-dark-before-the-dawn-but-israeli-settler-colonialism-is-at-an-end/

    Ilan Pappé est professeur d’histoire et directeur du Centre européen d’études palestiniennes à l’Université d’Exeter. Il est l’auteur de nombreux livres, le plus récent étant La plus grande prison du monde : une histoire de l’occupation israélienne de la Palestine (Oneworld, 2015), L’idée d’Israël (Verso, 2014) et Le Moyen-Orient moderne ; Une histoire sociale et culturelle (Routledge, 2014)

  • Daniel Lobato-Les États-Unis & l’Europe orchestrent le génocide, et Israël, leur colonie en Palestine, l’exécute

    Daniel Lobato-Les États-Unis & l’Europe orchestrent le génocide, et Israël, leur colonie en Palestine, l’exécute

    Les Palestiniens vaincront l’âge des ténèbres en résistant. C’est le constat du récent passé colonialiste, confirmé par les Palestiniens entassés face au colossal peloton d’exécution du mur de Gaza.

    Nous atteignons le point culminant de l’expérience sadique d’expulsion de millions de Palestiniens de la Palestine, à moins qu’ils ne conservent leur terre. L’issue de l’expérience montrera si l’Europe et les États-Unis vont parvenir à établir une nouvelle colonie, ou si le régime colonial israélien s’effondrera dans quelques années face à une démographie et une résistance accrue de la part des autochtones.

    Allons-nous vers une nouvelle Amérique du Nord ou une nouvelle Australie, où les indigènes ont été éradiqués et des États à dominante blanche ont été érigés, exécutant la domination du monde occidental, ou bien vers une autre Algérie ou une nouvelle Afrique du Sud, où les indigènes ont mis en échec le plan colonial européen ?

    Le régime israélien, avec le statu quo qui prévalait avant le soulèvement de Gaza du 7 octobre, était inévitablement voué à la faillite. Dans les trois zones de la Palestine (territoires occupés, Gaza et Cisjordanie), près de 8 millions de Palestiniens de souche voient leur taux de natalité augmenter et leur population rajeunir contrairement aux Israéliens juifs qui sont moins de 7, voire moins de 6 millions, tandis que la désertion du territoire s’accentue. Pour survivre, ce bastion occidental en Asie doit exterminer ou expulser des millions de Palestiniens de Palestine.

    Le génocide télévisé et le nettoyage ethnique de masse des Palestiniens soulignent un point crucial : les efforts concertés de l’Europe et des États-Unis pour redéfinir la trajectoire d’Israël et s’assurer un ancrage permanent dans l’une des principales arènes géopolitiques du monde. Au cours des deux derniers siècles, nous avons assisté à une forme de colonialisme qui consiste à établir des bastions occidentaux en éradiquant les populations indigènes. Ce modèle est évident dans des pays comme le Canada, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et reflète les attentes que l’Europe et les États-Unis nourrissent à l’égard de la Palestine. À leurs yeux, les Palestiniens sont négligeables, assimilés à des fourmis, comparés à l’attrait de gains géopolitiques considérables.

    Netanyahou lui-même, dans son discours à l’ONU en septembre, s’est vanté de ce que pourrait représenter l’ultime triomphe israélien. Il a exhibé une carte sur laquelle la Cisjordanie et Gaza avaient disparu, et où il avait tracé le projet de canal Ben Gourion d’un coup de feutre énergique. D’ailleurs, ce discours de Netanyahou à l’ONU est l’un des facteurs du soulèvement de Gaza du 7 octobre. Le canal Ben Gurion, qui pourrait remplacer le canal de Suez en reliant Eilat à Gaza, est censé fonctionner simultanément dans les deux sens, pour doubler la capacité du canal égyptien et offrir à Israël et l’Occident une position dominante sur une majeure partie du commerce mondial. Les enjeux sont élevés pour assoir la domination à une extrémité du couloir de navigation de la mer Rouge avec le canal Ben Gourion, et on comprend pourquoi l’autre extrémité du couloir de la mer Rouge, le Yémen, continue aujourd’hui d’être bombardé par les États-Unis et le Royaume-Uni, comme il l’a été ces neuf dernières années.

    Cette expérience d’ingénierie coloniale est menée par un «technicien» de laboratoire, Netanyahou, qui n’est ni fou ni irrationnel lorsqu’il extermine des milliers de Palestiniens, en déplace des centaines de milliers à l’intérieur de la bande de Gaza, en affame des millions et détruit toute forme de survie de l’humanité. Les maîtres d’œuvre de cette expérience sont l’Europe et les États-Unis, qui alimentant sans relâche en bombes et/ou offrent un soutien institutionnel et économique sans faille. Les bombes sont fournies par les uns, et l’impulsion par les autres.

    Ce soutien militaire coopératif flagrant de l’Occident à Israël a déjà été dénoncé par un ancien fonctionnaire de l’ONU au début du génocide, et transite principalement des bases militaires américaines en Espagne, en Allemagne et en Turquie, par l’intermédiaire de la base britannique à Chypre. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont livré à Israël l’équivalent de plus de trois bombes atomiques d’Hiroshima, et d’autres seront encore livrées car les tribunaux britanniques se refusent à interrompre les livraisons d’armements du Royaume-Uni au régime sioniste. Mais l’Allemagnel’Espagne, la Finlande, l’Italie, le Danemark et d’autres pays ont également envoyé des armes à Israël pour tuer davantage de Palestiniens.

    La performance scénique de l’Europe

    Au-delà de l’aspect militaire, l’Occident continue de soutenir Israël via ses relations diplomatiques, commerciales ou sportives, alors que la répression européenne de solidarité avec les Palestiniens, et en particulier de la solidarité avec leur résistance légitime, va en s’accentuant.

    La quasi-totalité des pays européens, Von der Leyen et Borrell ont affirmé leur soutien à Israël dans une performance scénique changeante. De la proposition de Macron de créer une coalition militaire contre la bande de Gaza aux affirmations répétées de Pedro Sanchez selon lesquelles «Israël est un ami et un allié», tous ont uniformément exprimé leur soutien au «droit d’Israël à se défendre», concept sans véritable pertinence du fait de son statut de pays occupant. Par conséquent, Israël est l’agresseur systémique des Palestiniens.

    Alors que l’Europe se noie dans le sang palestinien, le sadisme verbal européen s’est apaisé, remplacé par quelques grimaces et déclarations aux accents tragiques dans les médias, incontournables au vu de la montagne de corps palestiniens déchiquetés.

    Mais en fin de compte, le soutien de tous les gouvernements européens à Israël et à son génocide est resté intact, comme l’atteste leur refus de se joindre à la plainte de l’Afrique du Sud devant la CIJ. Tous ont du sang sur les mains. La position européenne transpire une immense hypocrisie se traduisant par quelques votes au Conseil de sécurité de l’ONU en faveur d’un cessez-le-feu, mais aucune action réelle de la part de leurs gouvernements.

    On observe le même phénomène dans l’UE. Après avoir initialement encouragé Israël dans son génocide, le chef de la politique étrangère de l’UE, Borrell, lance maintenant des formules énigmatiques telles que «ce que nous pourrions faire» ou encore «les Palestiniens ne peuvent pas aller sur la lune». Pendant que Borrell émet ses messages divinatoires, Israël reste le partenaire privilégié de l’UE au même titre que presque tous les autres membres, malgré l’existence de certaines clauses relatives aux droits de l’homme à caractère purement propagandiste.

    Tel est la mascarade chorale jouée par l’UE, bien loin de mettre fin à la gigantesque expérience d’ingénierie coloniale. Ursula von der Leyen s’est rendue du côté égyptien de la barrière de Gaza pour surveiller l’évolution du massacre et de l’opération d’expulsion massive, avant de se rendre en Jordanie. Au-delà de la mise en scène se profile une intense activité de lobbying, avec des promesses d’incitations financières substantielles à l’Égypte et à la Jordanie visant à faciliter le déplacement des Palestiniens hors de leur patrie, vidant ainsi effectivement la Palestine de sa population autochtone. Ces pays sont invités à accueillir l’afflux de Palestiniens en priorité.

    Voilà pourquoi Israël et l’Égypte n’ont pas été contraints de laisser entrer à Gaza les centaines de camions d’aide humanitaire internationale retenus chaque jour aux postes frontières. Les camions stationnés en file indienne avaient disparu lors de sa visite. La frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte est également contrôlée de facto par Israël, et le nombre limité de camions autorisés à entrer est parfois détruit à l’intérieur de la bande de Gaza.

    Le message de l’Europe est donc le suivant :

    «Nous n’arrêterons pas le massacre ni l’expulsion des Palestiniens de Palestine, mais nous promettons une certaine aide humanitaire aux Palestiniens à l’avenir, s’ils quittent la Palestine».

    Certes, la position américaine en faveur de la poursuite du massacre et de l’expulsion est plus explicite, soit par le biais de votes favorables au Conseil de sécurité, soit par des déclarations de membres du Congrès américain prônant l’assassinat de tous les Palestiniens et la destruction de la bande de Gaza. La position du Royaume-Uni s’est affirmée à travers ses abstentions au Conseil de sécurité et de son rôle de défenseur d’Israël à la Cour internationale de justice (CIJ), malgré le bilan effarant de 100 000 Palestiniens tués, blessés ou portés disparus. Ce chiffre représente quatre pour cent de la population palestinienne vivant dans les abris, une statistique effrayante accumulée en seulement quatre mois. Le rythme quotidien d’extermination et de mutilation des vies humaines dépasse les atrocités commises par le fascisme allemand sur le front soviétique pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale. On estime qu’en cinq ans, le fascisme allemand a tué ou blessé 15% de la population de l’URSS.

    Celui qui contrôle directement les vannes de l’armement, de l’économie, du commerce ou des institutions, pour les ouvrir ou les fermer à sa guise, est en pratique celui qui pilote le génocide et l’épuration ethnique en Palestine. Les gouvernements européen et américain actionnent à leur tour les robinets qui alimentent le régime sioniste, car Israël n’est pas autosuffisant et son économie coloniale circulaire est dépendante du monde occidental. À cela s’ajoutent un important échange commercial avec la Turquie et l’approvisionnement en carburant de l’Azerbaïdjan et du Kurdistan irakien, qui lui parvient également via la Turquie.

    Israël n’est pas la Russie, qui, avec son gigantesque territoire riche en ressources, est sortie renforcée des sanctions économiques européennes et américaines imposées par la guerre en Ukraine.

    Le PIB israélien a chuté de 20% au dernier trimestre 2023 en raison des dépenses faramineuses de la machine de guerre à hauteur de 300 millions de dollars par jour (10 milliards de dollars par mois), intenables pour une population moins nombreuse que celle du Portugal. D’autres facteurs interviennent, comme la paralysie de nombreux secteurs économiques, les centaines de milliers de colons israéliens déplacés à l’intérieur du pays ayant quitté les colonies situées près de la ligne de démarcation avec le Liban et Gaza, la réduction des échanges commerciaux, ou encore la disparition du tourisme étranger, entre autres.

    Ces chiffres auraient précipité l’effondrement de n’importe quel pays de cette taille, et il est clair qu’il bénéficie d’une assistance de la part des métropoles européennes et des États-Unis. Ce sont donc l’Europe et les États-Unis qui mènent en pratique ce génocide et cette expérimentation de nettoyage ethnique pour faire aboutir leur projet colonial en Palestine.

    Pendant que la 7e cavalerie israélienne massacre les Peaux-Rouges palestiniens en combinant atrocités invisibles et sadisme médiéval aux techniques de mort high-tech, les États-Unis et l’Europe sont toujours en attente des complices en pleines négociations avec von der Leyen et Blinken.

    Si Erdogan a reçu de l’UE plus de 6 milliards d’euros pour l’accueil (ou l’exploitation) de 5 millions de Syriens et pour l’aide turque à la destruction de la Syrie, combien l’Occident offre-t-il au président égyptien el-Sisi pour être complice de l’expulsion de 2,4 millions de Palestiniens hors de Palestine ? Et s’il y parvient, à combien se montera l’offre au roi Abdallah de Jordanie pour l’accueil des 3 millions de Palestiniens de Cisjordanie en perdition qui, à l’avenir, ne supporteront plus l’oppression exaltée des colons israéliens ?

    Le grand objectif des États-Unis et de l’Europe est de réduire la population autochtone de toute la Palestine de près de 8 millions à moins de la moitié, soit environ 3 millions de personnes. Pour ce faire, Al-Sissi, le dirigeant le plus sioniste et le plus répressif de l’histoire moderne de l’Égypte, est le premier à potentiellement se vendre. Il est très difficile de savoir ce qu’el-Sisi décidera avec sa clique militaro-affairiste, malgré des déclarations contradictoires. Les grands travaux réalisés de son côté du mur de Gaza peuvent signifier un simple renforcement du bagne, un centre logistique pour les camions entrant et sortant de la bande, ou au contraire qu’il est sur le point d’accepter l’accord en construisant un camp de transit temporaire jusqu’à l’exil pour des contingents continus de dizaines de milliers de Palestiniens.

    Malgré cette gigantesque coalition de forces criminelles et plusieurs mois de torture de masse sadique, aujourd’hui, comme il y a un an, comme le 7 octobre, je pense que les Palestiniens résisteront en Palestine, même si Israël parvient à faire exploser une guerre ouverte régionale et que, dans ce gigantesque chaos, le massacre ira s’intensifiant.

    Les Palestiniens vaincront l’âge des ténèbres de l’Europe et des États-Unis en résistant, campés sur leur terre, avec les armes dont ils disposent, et avec les alliés nécessaires et suffisants (non occidentaux) comme ce fut le cas des Algériens ou les Vietnamiens. Les régimes coloniaux ont fait preuve d’un sadisme d’autant plus grand qu’ils sont proches du déclin, tel le régime israélien aux prises à une décomposition interne de plus en plus proche de son effondrement. Cette affirmation n’est pas le fruit d’un optimisme naïf, ni le fait de l’universitaire Ilan Pappe. C’est ce que l’histoire récente du colonialisme nous dit, réaffirmée par les Palestiniens entassés face au colossal peloton d’exécution du mur de Gaza.

    source : Al-Mayadeen 

  • Moon of Alabama- À l’ONU, les États-Unis sont des voyous contre le reste du monde

    Moon of Alabama- À l’ONU, les États-Unis sont des voyous contre le reste du monde

    Ted Snider demande :

    L’Amérique est-elle une superpuissance voyou ?

    « Unipolaire » signifiait autrefois que les États-Unis étaient, du moins en théorie, seuls à diriger le monde. Désormais, « unipolaire » signifie que les États-Unis sont seuls et isolés face au reste du monde.

    Snider fait référence à la récente résolution 2728 du Conseil de sécurité de l’ONU qui « exige » un cessez-le-feu à Gaza et « exige » la libération des otages et « exige » l’approvisionnement sans entrave de nourriture et d’autres articles à Gaza.

    Les États-Unis ont prétendu , à tort , que la résolution n’était pas contraignante.

    Comme l’écrit Snider :

    Le 25 mars, les États-Unis sont allés encore plus loin et ont fait un pas en avant pour devenir un État voyou qui a supplanté le droit international avec son ordre fondé sur des règles. Le droit international est fondé sur le système de la Charte et sur les Nations Unies et est universellement applicable. L’ordre fondé sur des règles est composé de lois non écrites dont la source, le consentement et la légitimité sont inconnus. Pour la majorité mondiale, ces lois non écrites semblent être invoquées lorsqu’elles profitent aux États-Unis et à leurs partenaires et ne pas être invoquées lorsqu’elles ne profitent pas.

    Le 25 mars, le Conseil de sécurité a adopté une résolution exigeant « un cessez-le-feu immédiat pour le mois de Ramadan, respecté par toutes les parties, conduisant à un cessez-le-feu durable ». La résolution a pu être adoptée parce que les États-Unis se sont tenus à l’écart et ont laissé les quatorze autres membres du Conseil de sécurité l’adopter en s’abstenant au lieu d’y opposer leur veto.

    Mais dans son explication de l’abstention américaine après l’adoption de la résolution, l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, a déclaré « de manière surprenante » que « nous soutenons pleinement certains des objectifs critiques de cette résolution non contraignante ».

    Son affirmation selon laquelle la résolution du Conseil de sécurité n’était pas contraignante n’était pas un commentaire improvisé et impromptu. Il s’agit de la stratégie d’un pays qui applique non pas le droit international, mais l’ordre fondé sur des règles dirigé par les États-Unis.

    Arnaud Bertrand a ajouté une pensée similaire :

    Depuis le début, il est évident que Gaza était, à bien des égards, un combat entre le droit international et « l’ordre fondé sur des règles » des États-Unis.

    Tout cet épisode autour de la résolution de l’ONU en est une parfaite illustration. Il n’y a aucun débat parmi les spécialistes du droit international sur le caractère contraignant des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU qui « exigent » certaines actions (bonne explication d’un juriste ici ). En fait, les résolutions du Conseil SONT le droit international, l’article 25 de la Charte des Nations Unies stipule clairement : « Les membres des Nations Unies conviennent d’accepter et d’exécuter les décisions du Conseil de sécurité conformément à la présente Charte. »

    Pourtant, les États-Unis soutiennent maintenant que la « règle » est en fait différente : « C’est une résolution non contraignante, donc elle n’a aucun impact sur Israël ».

    Où est écrite cette règle selon laquelle, d’une manière ou d’une autre, lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU « exige un cessez-le-feu immédiat pour le mois de Ramadan, respecté par toutes les parties, conduisant à un cessez-le-feu durable et durable », cette règle n’est pas contraignante et « n’a aucun impact » sur la partie belligérante ?

    Nulle part, c’est là la beauté de l’ordre fondé sur des règles : les règles sont élaborées sur le moment pour répondre aux intérêts des États-Unis et de leurs sbires, en fonction des circonstances.

    Le gros problème ici est que le monde entier est littéralement en désaccord avec les affirmations américaines.

    Snider encore :

    Toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sont juridiquement contraignantes et ont le statut de droit international . C’est pourquoi le secrétaire général de l’ONU, António Guterres , a déclaré : « Cette résolution doit être mise en œuvre. Un échec serait impardonnable. Le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq , a expliqué : « Toutes les résolutions du Conseil de sécurité constituent le droit international. Elles sont aussi contraignantes que les lois internationales.

    D’autres ont répondu de la même manière aux affirmations américaines. Au nom des dix membres élus du Conseil de sécurité qui ont rédigé la résolution, Pedro Comissario, l’envoyé du Mozambique auprès des Nations Unies, a déclaré : « Toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sont contraignantes et obligatoires. » Il a ensuite ajouté : « Les 10 espèrent que la résolution adoptée aujourd’hui sera mise en œuvre de bonne foi par toutes les parties ».

    Le Royaume-Uni n’a pas non plus « partagé » la revendication américaine, ce qui a incité son envoyé auprès de l’ONU à déclarer : « nous espérons que toutes les résolutions du Conseil seront mises en œuvre. Celui-ci n’est pas différent. Les exigences de la résolution sont absolument claires.» La Chine ne partage pas non plus l’évaluation américaine. « L’ambassadeur chinois à l’ONU, Zhang Jun, a déclaré que les résolutions du Conseil de sécurité sont contraignantes. »

    La France rejette également la revendication américaine et insiste sur le fait que la résolution 2728 du Conseil de sécurité des Nations Unies est absolument contraignante et particulièrement contraignante pour Israël :

    « Une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies est contraignante au regard du droit international. Toutes les parties concernées DOIVENT la mettre en œuvre, en particulier Israël, à qui il incombe d’appliquer cette résolution. »

    La Russie a dit la même chose :

    Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré mardi que la résolution 2728 du Conseil de sécurité de l’ONU sur Gaza, qui appelle à un cessez-le-feu immédiat et à l’accès de l’aide humanitaire, est contraignante pour toutes les parties, y compris Israël…. »La partie russe espère que la résolution 2728 contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU contribuera à désamorcer la violence à Gaza, notamment en empêchant l’opération israélienne à Rafah, en libérant des otages et en augmentant l’aide humanitaire aux civils dans le secteur », Ça disait.

    Quatre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU – dont deux alliés majeurs des États-Unis –, tous ses membres non permanents et le secrétaire général de l’ONU ont explicitement déclaré que la résolution 2728 du Conseil de sécurité de l’ONU était contraignante.

    Les États-Unis (et peut-être quelques-uns de leurs mandataires mineurs) sont le seul État à le contester publiquement.

    Bertrand souligne que cela aura d’énormes conséquences :

    On ne saurait trop insister sur les conséquences que cela aura pour l’intégrité des relations internationales. Ce faisant, 

    les États-Unis détruisent effectivement l’ordre mondial qu’ils ont en grande partie créé après la Seconde Guerre mondiale, car ils disent à tout le monde que l’ensemble des institutions, des règles et des normes qui le sous-tendent n’a aucun sens. Nous sommes effectivement aujourd’hui dans un système mondial où tout le monde se rend compte que la police, le gouvernement et l’ensemble des croyances de base sont devenus complètement corrompus. Cela change tout.

    Que ce passe t-il après? Je pense qu’il n’y a pas de retour pour les États-Unis. Et je pense qu’ils le savent, peut-être inconsciemment, sinon ils feraient au moins semblant d’agir pour le bien de tous. Le fait qu’ils ne le fassent pas montre qu’ils ont effectivement renoncé à leurs ambitions de restaurer leur hégémonie : ils sont maintenant là pour exploiter le système pour eux-mêmes, les prétentions universelles ont disparu.

    Ce Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas la seule institution que les États-Unis tentent de détruire après l’avoir en grande partie créée.

    En 2019, l’Organisation mondiale du commerce a perdu sa cour d’appel :

    L’instance d’appel de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), considérée comme la cour suprême du commerce international, a perdu mardi à minuit sa capacité à statuer sur de nouveaux cas de litige.

    Le panel, dont les décisions affectent des milliards de dollars dans le commerce mondial, est censé être composé de sept juges. Mais leurs rangs ont diminué parce que les États-Unis – sous les trois derniers présidents – ont bloqué les remplacements pour protester contre la manière dont l’OMC mène ses activités.

    Un minimum de trois juges est nécessaire pour rendre une décision et le mandat de deux des trois derniers juges a pris fin mardi à minuit.

    Cela porterait un coup dur au système commercial mondial, affirment les critiques, arguant que la situation risque de créer un système de relations commerciales basé sur la puissance plutôt que sur des règles internationales contraignantes.

    Les États-Unis recourent désormais au protectionnisme, aux subventions et aux tarifs douaniers, qui sont clairement illégaux au regard des règles de l’OMC qu’ils avaient précédemment acceptées. Mais comme il a réussi, sans aucun argument sérieux , à détruire le tribunal de l’OMC, il n’existe plus de moyen direct pour être pénalisé.

    Mais le commerce n’est qu’un domaine parmi d’autres des relations internationales et d’autres membres de l’OMC ont trouvé des moyens de résoudre leurs différends même sans recourir aux tribunaux.

    Les enjeux sont bien plus importants lorsqu’il s’agit de questions de paix et de guerres menées dans l’intention de génocide.

    Bertrand conclut :

    Cependant, la plupart des pays ne veulent pas vivre dans un monde « manger ou se faire manger »/« le plus fort fait le bien », sans règles ni normes. Ainsi, avec le temps, un nouveau système apparaîtra.

    Les plus grandes inconnues sont : peut-elle surgir sans une guerre mondiale majeure, qui dirigera la construction de ses fondations et comment peut-elle être mise en place pour que cette fois-ci elle soit juste pour tous et respectée par tous ?

    Je vous laisse réfléchir à ces questions.

    Publié par b le 28 mars 2024 à 16h43 UTC | Lien permanent

  • بانكاج ميشرا-المحرقة بعد غزة

    بانكاج ميشرا-المحرقة بعد غزة

    المحرقة بعد غزة – بانكاج ميشرا

    أرسل هذا النص خصيصا إلى مدرستنا من قبل المثقف والناشط والصحفي المستقل رينيه بابا. وأشكره على ذلك

    في عام 1977، قبل عام من انتحاره، عثر الكاتب النمساوي جان أميري على تقارير صحفية عن تعذيب منهجي ضد السجناء العرب في السجون الإسرائيلية. تم اعتقال أميري في بلجيكا عام 1943 أثناء توزيع منشورات مناهضة للنازية، وتعرض للتعذيب الوحشي على يد الجستابو، ثم تم ترحيله إلى أوشفيتز. لقد تمكن من البقاء على قيد الحياة، لكنه لم يستطع أبدًا النظر إلى عذاباته على أنها أشياء من الماضي. وأصر على أن الذين تعرضوا للتعذيب يظلون معذبين، وأن صدمتهم لا رجعة فيها. مثل العديد من الناجين من معسكرات الموت النازية، شعر أميري بـ “ارتباط وجودي” بإسرائيل في الستينيات. لقد هاجم بشكل مهووس منتقدي الدولة اليهودية اليساريين ووصفهم بأنهم “بلا تفكير وعديمي الضمير”، وربما كان من أوائل الذين أطلقوا هذا الادعاء، الذي يتم تضخيمه عادة الآن من قبل قادة إسرائيل ومؤيديها، بأن معادي السامية الأشرار، يتخفون في هيئة مناهضين فاضلين للإمبريالية والصهيونية. ومع ذلك، فإن التقارير “السطحية” عن التعذيب في السجون الإسرائيلية دفعت أميري إلى النظر في حدود تضامنه مع الدولة اليهودية. وفي أحد المقالات الأخيرة التي نشرها، كتب: “إنني أدعو بشكل عاجل جميع اليهود الذين يريدون أن يكونوا بشرًا إلى الانضمام إلي في الإدانة الجذرية للتعذيب المنهجي”. عندما تبدأ الهمجية، حتى الالتزامات الوجودية تنتهي.

    كان أميري منزعجاً بشكل خاص من تمجيد مناحيم بيغن كرئيس لوزراء إسرائيل في عام 1977. وكان بيغن، الذي نظم تفجير فندق الملك داود في القدس عام 1946 والذي قتل فيه 91 شخصاً، من أوائل دعاة التفوق اليهودي الصريحين الذين ما زالوا يحكمون إسرائيل. وكان أيضًا أول من استحضر بشكل روتيني هتلر والمحرقة والكتاب المقدس أثناء مهاجمته للعرب وبناء المستوطنات في الأراضي المحتلة. في سنواتها الأولى، كانت علاقة دولة إسرائيل متناقضة مع المحرقة وضحاياها. كان أول رئيس وزراء لإسرائيل، ديفيد بن غوريون، ينظر في البداية إلى الناجين من المحرقة باعتبارهم “حطامًا بشريًا”، مدعيًا أنهم نجوا فقط لأنهم كانوا “سيئين، وقاسيين، وأنانيين”. أما مناحيم بيغن، منافس بن غوريون، الديماغوجي البولندي، فهو الذي حول قتل ستة ملايين يهودي إلى انشغال وطني مكثف، وأساس جديد لهوية إسرائيل. وهكذا بدأت المؤسسة الإسرائيلية في إنتاج ونشر نسخة خاصة جدًا من المحرقة يمكن استخدامها لإضفاء الشرعية على الصهيونية المتشددة والتوسعية.

    أشار أميري إلى الخطاب الجديد وكان قاطعاً بشأن عواقبه المدمرة على اليهود الذين يعيشون خارج إسرائيل. وكتب أن بيغن، “والتوراة بين ذراعيه واللجوء إلى الوعود الكتابية المقدسة”، يتحدث علنًا عن أن سرقة الأراضي الفلسطينية “وحدها ستكون سببًا كافيًا لليهود في الشتات لمراجعة علاقتهم بإسرائيل”. وناشد أميري قادة إسرائيل أن  يعترفوا: “بأن حريتكم لا يمكن تحقيقها إلا مع ابن عمكم الفلسطيني، وليس ضده”.

    بعد خمس سنوات، ومع إصراره على أن العرب هم النازيون الجدد وياسر عرفات هو هتلر الجديد، هاجم بيغن لبنان. وبحلول الوقت الذي اتهمه فيه رونالد ريغان بارتكاب “المحرقة” وأمره بإنهائها، كانت قوات الدفاع الإسرائيلية قد قتلت عشرات الآلاف من الفلسطينيين واللبنانيين وطمس أجزاء كبيرة من بيروت. في روايته كابو (1993)، يصور المؤلف الصربي اليهودي ألكسندر تيشما الاشمئزاز الذي شعر به العديد من الناجين من المحرقة من الصور القادمة من لبنان: “اليهود، وأقاربه، وأبناء وأحفاد معاصريه، ونزلاء المحرقة السابقين”. في المخيمات، وقفوا في أبراج الدبابات وقادوا، والأعلام تلوح، عبر المستوطنات غير المحمية، عبر اللحم البشري، ومزقوه برصاص الرشاشات، وجمعوا الناجين في المخيمات المسيجة بالأسلاك الشائكة.

    بريمو ليفي

    بريمو ليفي، الذي عرف أهوال أوشفيتز في نفس الوقت الذي عرف فيه أميري وشعر أيضًا بتقارب عاطفي تجاه الدولة اليهودية الجديدة، نظم بسرعة رسالة احتجاج مفتوحة وأجرى مقابلة قال فيها إن “إسرائيل تنحدر بسرعة إلى الهاوية”. عزلة تامة… يجب علينا أن نخنق الدوافع نحو التضامن العاطفي مع إسرائيل للتفكير ببرود في أخطاء الطبقة الحاكمة الحالية في إسرائيل. تخلصوا من تلك الطبقة الحاكمة». في العديد من الأعمال الخيالية والواقعية، كان ليفي يتأمل ليس فقط في الوقت الذي قضاه في معسكر الموت وإرثه البائس وغير القابل للحل، ولكن أيضًا في التهديدات الحالية التي تهدد الكرامة الإنسانية والكرامة الإنسانية. وكان غاضباً بشكل خاص من استغلال بيغن للمحرقة. وبعد ذلك بعامين، قال إن “مركز ثقل العالم اليهودي يجب أن يعود إلى الوراء، ويجب أن يخرج من إسرائيل ويعود إلى الشتات”.

    إن شكوك من هذا النوع، عبر عنها أميري وليفي يتم إدانتها اليوم باعتبارها معادية للسامية بشكل صارخ. من الجدير بالذكر أن العديد من عمليات إعادة النظر في الصهيونية والمخاوف بشأن نظرة اليهود في العالم تم تحريضها بين الناجين والشهود من المحرقة بسبب احتلال إسرائيل للأراضي الفلسطينية وأساطيرها الجديدة المتلاعبة. وكان يشعياهو ليبوفيتز، اللاهوتي الحائز على جائزة إسرائيل عام 1993، قد حذر بالفعل عام 1969 من “النازية” في إسرائيل. في عام 1980، وصف كاتب العمود الإسرائيلي بواز إيفرون بعناية مراحل هذا التآكل الأخلاقي: كان يخشى أن يكون تكتيك الخلط بين الفلسطينيين والنازيين والصراخ بأن محرقة أخرى وشيكة، يحرر الإسرائيليين العاديين من “أي قيود أخلاقية، لأن الشخص الذي يعيش في هذه المحرقة قد يكون وشيكًا”. يرى خطر الإبادة نفسه بطاقة إعفاء من أي اعتبارات أخلاقية قد تقيد جهوده لإنقاذ نفسه. وكتب إيفرون أن اليهود، يمكن أن ينتهي بهم الأمر إلى معاملة “غير اليهود على أنهم دون البشر” وتكرار “المواقف النازية العنصرية”.

    حث إيفرون على توخي الحذر أيضًا تجاه مؤيدي إسرائيل (الجدد والمتحمسين آنذاك) من السكان اليهود الأمريكيين. بالنسبة لهم، كما قال، أصبح الدفاع عن إسرائيل “ضروريًا بسبب فقدان أي نقطة محورية أخرى لهويتهم اليهودية” – في الواقع، كان افتقارهم الوجودي كبيرًا جدًا، وفقًا لإيفرون، لدرجة أنهم لم يرغبوا في أن تصبح إسرائيل خالية من الاعتماد المتزايد على الدعم اليهودي الأمريكي.

    إنهم بحاجة إلى الشعور بالحاجة. كما أنهم بحاجة إلى “البطل الإسرائيلي” كتعويض اجتماعي وعاطفي في مجتمع لا يُنظر فيه عادة إلى اليهودي على أنه يجسد خصائص المقاتل الرجولي القوي. وعلى هذا فإن الإسرائيلي يقدم لليهودي الأميركي صورة مزدوجة متناقضة ــ الرجل الخارق الرجولي، وضحية المحرقة المحتملة ــ وكلاهما عنصران بعيدان عن الواقع.

    زيجمونت بومان، الفيلسوف اليهودي البولندي المولد واللاجئ من النازية، الذي أمضى ثلاث سنوات في إسرائيل في السبعينيات قبل أن يفر من مزاجها العدواني، يئس مما اعتبره “خصخصة” المحرقة من قبل إسرائيل ومؤيديها. لقد كتب في عام 1988 أنه أصبح في الذاكرة “كتجربة خاصة لليهود، كمسألة بين اليهود وكارهيهم”، حتى مع ظهور الظروف التي جعلت ذلك ممكنًا مرة أخرى في جميع أنحاء العالم. لقد أدرك هؤلاء الناجون من المحرقة، الذين انزلقوا من الإيمان الهادئ بالنزعة الإنسانية العلمانية إلى الجنون الجماعي، أن العنف الذي نجوا منه ــ والذي لم يسبق له مثيل في حجمه ــ لم يكن انحرافاً عن حضارة حديثة سليمة في الأساس. ولا يمكن إلقاء اللوم بالكامل على التحيز القديم ضد اليهود. لقد مكنت التكنولوجيا والتقسيم العقلاني للعمل الناس العاديين من المساهمة في أعمال الإبادة الجماعية بضمير مرتاح، حتى مع رعونة الفضيلة، وكانت الجهود الوقائية ضد أساليب القتل غير الشخصية والمتاحة هذه تتطلب أكثر من اليقظة ضد معاداة السامية.

    عندما لجأت مؤخرًا إلى كتبي لإعداد هذه المقالة، وجدت أنني قد وضعت خطًا تحت العديد من الفقرات التي اقتبستها هنا. في مذكراتي هناك سطور منسوخة من جورج شتاينر («الدولة القومية الممتلئة بالسلاح هي بقايا مريرة، سخافة في قرن البشر المزدحمين») وأبا إيبان («لقد حان الوقت لأن نقف على أقدامنا») وليس على الستة ملايين قتيل’). يعود تاريخ معظم هذه الشروحات إلى زيارتي الأولى لإسرائيل والأراضي المحتلة، عندما كنت أحاول الإجابة، ببراءتي، على سؤالين محيرين: كيف تمكنت إسرائيل من ممارسة مثل هذه السلطة الرهيبة للحياة والموت على سكانها اللاجئين؟ وكيف يمكن للتيار السياسي والصحفي الغربي أن يتجاهل، أو حتى يبرر، أعماله الوحشية والظلم المنهجية الواضحة؟

    لقد نشأت وأنا أتشرب بعضًا من الصهيونية المبجلة لعائلتي المكونة من قوميين هندوس من الطبقة العليا في الهند. ظهرت كل من الصهيونية والقومية الهندوسية في أواخر القرن التاسع عشر نتيجة تجربة الإذلال؛ كان العديد من منظريهم يتوقون إلى التغلب على ما اعتبروه افتقارًا مخزيًا للرجولة بين اليهود والهندوس. وبالنسبة للقوميين الهندوس في السبعينيات، الذين كانوا منتقدين عاجزين لحزب المؤتمر المؤيد للفلسطينيين الحاكم آنذاك، بدا أن الصهاينة المتصلبين مثل بيغن وأرييل شارون وإسحق شامير قد فازوا بالسباق نحو إقامة دولة قوية. (الحسد أصبح الآن خارج الخزانة: المتصيدون الهندوس يشكلون أكبر نادي معجبين ببنيامين نتنياهو في العالم). أتذكر أنه كانت لدي صورة على حائط منزلي لموشيه ديان، رئيس أركان جيش الدفاع الإسرائيلي ووزير الدفاع خلال حرب الأيام الستة. وحتى بعد فترة طويلة من تلاشي افتتاني الطفولي بالقوة الغاشمة، لم أتوقف عن رؤية إسرائيل بالطريقة التي بدأ بها قادتها منذ الستينيات في تقديم البلاد، باعتبارها فداء لضحايا المحرقة، وضمانة غير قابلة للكسر ضد تكرارها.

    كنت أعلم مدى ضآلة محنة اليهود الذين تم تقديمهم ككبش فداء خلال الانهيار الاجتماعي والاقتصادي في ألمانيا في عشرينيات وثلاثينيات القرن العشرين في ضمير زعماء أوروبا الغربية وأمريكا، حتى أن الناجين من المحرقة قوبلوا بكتف بارد، وفي أوروبا الشرقية، مذابح جديدة. وعلى الرغم من اقتناعي بعدالة القضية الفلسطينية، إلا أنني وجدت صعوبة في مقاومة المنطق الصهيوني: القائل بأن اليهود لا يستطيعون البقاء في أراض غير يهودية ويجب أن تكون لهم دولة خاصة بهم. بل إنني اعتقدت أنه من الظلم أن تكون إسرائيل وحدها من بين جميع دول العالم هي التي تحتاج إلى تبرير حقها في الوجود.

    لم أكن ساذجًا بما يكفي للاعتقاد بأن المعاناة تضفي النبل على ضحايا الفظائع الكبرى أو تمكنهم من التصرف بطريقة متفوقة أخلاقياً. إن كون ضحايا الأمس من المرجح أن يتحولوا إلى ضحايا اليوم هو الدرس المستفاد من العنف المنظم في يوغوسلافيا السابقة، والسودان، والكونغو، ورواندا، وسريلانكا، وأفغانستان، والعديد من الأماكن الأخرى. وما زلت مصدومًا من المعنى المظلم الذي استخلصته الدولة الإسرائيلية من المحرقة، ثم تم إضفاء الطابع المؤسسي عليه في آلية القمع. ويبدو أن عمليات القتل المستهدف للفلسطينيين، ونقاط التفتيش، وهدم المنازل، وسرقة الأراضي، والاعتقالات التعسفية لأجل غير مسمى، والتعذيب على نطاق واسع في السجون، تعلن عن روح وطنية لا تعرف الرحمة: أن البشرية منقسمة إلى أولئك الأقوياء وأولئك الضعفاء، وبالتالي فإن هؤلاء ويجب على الذين كانوا أو يتوقعون أن يكونوا ضحايا أن يسحقوا أعدائهم المتصورين بشكل استباقي

    .إدوارد سعيد.

    وعلى الرغم من أنني قرأت لإدوارد سعيد، إلا أنني كنت لا أزال مصدومًا عندما اكتشفت بنفسي مدى المكر الذي يخفيه أنصار إسرائيل رفيعو المستوى في الغرب عن أيديولوجية البقاء الأقوى العدمية التي أعادت إنتاجها جميع الأنظمة الإسرائيلية منذ نظام بيغن. ومن مصلحتهم أن يهتموا بجرائم المحتلين، إن لم يكن بمعاناة المحرومين والمجردين من إنسانيتهم؛ لكن كلاهما مرّ دون قدر كبير من التدقيق في الصحافة المحترمة في العالم الغربي. وكل من يلفت الانتباه إلى مشهد التزام واشنطن الأعمى تجاه إسرائيل يُتهم بمعاداة السامية وتجاهل دروس المحرقة. ويضمن الوعي المشوه بالمحرقة أنه كلما ثار ضحايا إسرائيل، غير القادرين على تحمل بؤسهم لفترة أطول، ضد مضطهديهم بشراسة يمكن التنبؤ بها، يتم إدانتهم باعتبارهم نازيين، عازمين على ارتكاب محرقة أخرى.

    من خلال قراءتي وتعليقي على كتابات أميري وليفي وآخرين، كنت أحاول بطريقة أو بأخرى التخفيف من الشعور القمعي بالخطأ الذي شعرت به بعد تعرضي لتفسير إسرائيل الكئيب للمحرقة، وشهادات الجدارة الأخلاقية العالية التي منحها الغرب لهذا البلد. كنت أبحث عن الطمأنينة من الناس الذين عرفوا، في أجسادهم الضعيفة، الرعب الوحشي الذي تعرض له الملايين من قبل دولة قومية أوروبية متحضرة، والذين قرروا أن يكونوا على حذر دائم ضد تشويه معنى المحرقة والحرب وإساءة استخدام ذاكرتها.

    على الرغم من تحفظاتها المتزايدة بشأن إسرائيل، فإن الطبقة السياسية والإعلامية في الغرب دأبت على تلطيف الحقائق الصارخة للاحتلال العسكري والضم غير المحدود من قبل الديماغوجيين العرقيين القوميين: إسرائيل، كما تقول الجوقة، لها الحق، باعتبارها الديمقراطية الوحيدة في الشرق الأوسط، في الدفاع عن إسرائيل. نفسها، وخاصة من المتوحشين ولو بالإبادة الجماعية. ونتيجة لذلك فإن ضحايا الهمجية الإسرائيلية في غزة اليوم لا يستطيعون حتى الحصول على اعتراف مباشر بمحنتهم من قِبَل النخب الغربية، ناهيك عن الحصول على الإغاثة. في الأشهر الأخيرة، شهد مليارات الأشخاص في جميع أنحاء العالم هجمة غير عادية، حيث قال ضحاياها، كما قال بلين ني جراليغ، المحامي الأيرلندي وممثل جنوب أفريقيا في محكمة العدل الدولية في لاهاي: “يبثون دمارهم الخاص” في الوقت الحقيقي، في أمل يائس، وعبثي حتى الآن، في أن العالم قد يفعل شيئًا ما”.

    لكن العالم، أو الغرب على وجه التحديد، لا يفعل أي شيء. والأسوأ من ذلك، أن تصفية غزة، على الرغم من أنها تم توضيحها وبثها من قبل مرتكبيها، يتم التعتيم عليها يوميًا، إن لم يتم إنكارها، من قبل أدوات الهيمنة العسكرية والثقافية للغرب: من ادعاء الرئيس الأمريكي أن الفلسطينيين كاذبون، والساسة الأوروبيون الذين ينشدون أن إسرائيل قد قامت بذلك. الحق في الدفاع عن نفسها أمام وسائل الإعلام المرموقة التي تستخدم الصوت السلبي أثناء نقل المجازر التي ارتكبت في غزة. نجد أنفسنا في وضع غير مسبوق. لم يحدث من قبل أن شهد هذا العدد الكبير من الناس مذبحة على نطاق صناعي واسع في الوقت الحقيقي. ومع ذلك، فإن القسوة والجبن والرقابة السائدة لا تسمح، بل وتسخر، بصدمتنا وحزننا. الكثير منا ممن شاهدوا بعض الصور ومقاطع الفيديو القادمة من غزة – تلك الرؤى من الجحيم للجثث الملتوية معًا والمدفونة في مقابر جماعية، أو الجثث الصغيرة التي يحملها آباءها المكلومون، أو الموضوعة على الأرض في صفوف مرتبة – قد شعروا بالصدمة. بالجنون بهدوء خلال الأشهر القليلة الماضية. إن كل يوم يسممه إدراكنا أنه بينما نمضي في حياتنا، يتعرض المئات من الأشخاص العاديين مثلنا للقتل، أو يُجبرون على أن يشهدوا مقتل أطفالهم.

    أولئك الذين يدفعون لمسح وجه جو بايدن بحثًا عن أي علامة على الرحمة، أو علامة ما على نهاية إراقة الدماء، يجدون صلابة ناعمة بشكل مخيف، لا تكسرها سوى ابتسامة صغيرة متوترة عندما يطلق الأكاذيب الإسرائيلية حول الأطفال المقطوعي الرأس. إن حقد بايدن العنيد وقسوته تجاه الفلسطينيين هو مجرد واحد من العديد من الألغاز الشنيعة التي قدمها لنا السياسيون والصحفيون الغربيون. لقد أصابت المحرقة جيلين يهوديين على الأقل بالصدمة، وأدت المذابح واحتجاز الرهائن في إسرائيل في 7 أكتوبر/تشرين الأول على يد حماس وغيرها من الجماعات الفلسطينية إلى إحياء الخوف من الإبادة الجماعية بين العديد من اليهود. ولكن كان من الواضح منذ البداية أن القيادة الإسرائيلية الأكثر تعصباً في التاريخ، لن تتوانى عن استغلال الشعور السائد بالانتهاكات والفجيعة والرعب. وكان من السهل على الزعماء الغربيين أن يخنقوا دافعهم للتضامن غير المشروط مع نظام متطرف، بينما يعترفون في الوقت نفسه بضرورة ملاحقة وتقديم المذنبين بارتكاب جرائم حرب في السابع من أكتوبر/تشرين الأول إلى العدالة. لماذا إذن أكد كير ستارمر، المحامي السابق في مجال حقوق الإنسان، أن لإسرائيل الحق في “حجب الطاقة والمياه” عن الفلسطينيين؟ لماذا بدأت ألمانيا بشكل محموم في بيع المزيد من الأسلحة إلى إسرائيل (وبفضل وسائل الإعلام الكاذبة والقمع الرسمي الوحشي، وخاصة ضد الفنانين والمفكرين اليهود، تقدم ألمانيا درسا جديدا للعالم في الصعود السريع للقومية العرقية القاتلة هناك)؟ ما يفسر العناوين الرئيسية في بي بي سي وفي نيويورك تايمز مثل “هند رجب، ستة أعوام، وجدت ميتة في غزة بعد أيام من مكالمات هاتفية لطلب المساعدة”، و”دموع والد من غزة فقد 103 من أقاربه”، و”رجل يموت بعد أن أشعل النار في نفسه”. خارج السفارة الإسرائيلية في واشنطن، الشرطة تقول؟ لماذا يستمر السياسيون والصحفيون الغربيون في تقديم عشرات الآلاف من القتلى والمشوهين الفلسطينيين كأضرار جانبية، “في حرب دفاع عن النفس مفروضة على الجيش الأكثر أخلاقية في العالم”، كما يدعي جيش الدفاع الإسرائيلي؟

    إن الإجابات بالنسبة لكثير من الناس في جميع أنحاء العالم لا يمكن إلا أن تكون ملوثة بالمرارة العنصرية التي تختمر منذ فترة طويلة. فلسطين، كما أشار جورج أورويل في عام 1945، هي “قضية ملونة”، وهذه هي الطريقة التي نظر إليها غاندي حتماً، الذي ناشد القادة الصهاينة عدم اللجوء إلى الإرهاب ضد العرب باستخدام الأسلحة الغربية، ودول ما بعد الاستعمار، التي ورفض الجميع تقريبًا الاعتراف بدولة إسرائيل. ما هو W.E.B. وقد وصف دو بوا المشكلة المركزية للسياسة الدولية – “خط اللون” – بأنها حفزت نيلسون مانديلا عندما قال إن تحرر جنوب أفريقيا من الفصل العنصري “غير مكتمل بدون حرية الفلسطينيين”. سعى جيمس بالدوين إلى تدنيس ما أسماه “الصمت التقي” حول سلوك إسرائيل عندما ادعى أن الدولة اليهودية، التي باعت الأسلحة لنظام الفصل العنصري في جنوب أفريقيا، تجسد التفوق الأبيض وليس الديمقراطية. رأى محمد علي  فلسطين كمثال على الظلم العنصري الفادح. وكذلك يفعل اليوم زعماء أقدم وأبرز الطوائف المسيحية السوداء في الولايات المتحدة، الذين اتهموا إسرائيل بارتكاب إبادة جماعية وطلبوا من بايدن إنهاء جميع المساعدات المالية والعسكرية للبلاد.

    جيمس بالدوين

    في عام 1967، كان بالدوين يفتقر إلى اللباقة إلى الحد الذي جعله يقول إن معاناة الشعب اليهودي “معترف بها كجزء من التاريخ الأخلاقي للعالم”، وأن “هذا ليس صحيحاً بالنسبة للسود”. وفي عام 2024، يستطيع عدد أكبر من الناس أن يروا ذلك، عندما بالمقارنة مع الضحايا اليهود للنازية، والملايين التي لا تعد ولا تحصى التي استهلكتها العبودية، والمحرقات الفيكتورية العديدة المتأخرة في آسيا وإفريقيا، والهجمات النووية على هيروشيما وناجازاكي، بالكاد نتذكرها. لقد تم تسييس المليارات من غير الغربيين بشدة في السنوات الأخيرة بسبب حرب الغرب الكارثية على الإرهاب، و”الفصل العنصري في مجال اللقاحات” أثناء الوباء، والنفاق السافر بشأن محنة الأوكرانيين والفلسطينيين؛ ولا يمكنهم إلا أن يلاحظوا نسخة عدوانية من “إنكار الهولوكوست” بين نخب البلدان الإمبريالية السابقة، الذين يرفضون معالجة ماضي بلدانهم الحافل بوحشية الإبادة الجماعية والنهب، ويحاولون جاهدين نزع الشرعية عن أي مناقشة لهذا الأمر باعتباره “صحوة” مختلة. تستمر الروايات الشعبية عن أن الغرب هو الأفضل في تجاهل الأوصاف الحادة للنازية (من قبل جواهر لال نهرو وإيمي سيزار، من بين مواضيع إمبريالية أخرى) باعتبارها “التوأم” الراديكالي للإمبريالية الغربية؛ وهم يخجلون من استكشاف العلاقة الواضحة بين المذبحة الإمبراطورية للسكان الأصليين في المستعمرات وأعمال الإبادة الجماعية الإرهابية المرتكبة ضد اليهود داخل أوروبا.

    أحد الأخطار الكبيرة اليوم هو تصلب خط الألوان إلى خط ماجينو جديد. بالنسبة لأغلب الناس خارج الغرب، الذين تعرضت تجربتهم البدائية للحضارة الأوروبية للاستعمار الوحشي من قبل ممثليها، لم تبدو المحرقة وكأنها عمل وحشي غير مسبوق. بعد أن تعافوا من ويلات الإمبريالية في بلدانهم، لم يكن معظم الناس غير الغربيين في وضع يسمح لهم بتقدير حجم الرعب الذي ألحقه التوأم الراديكالي لتلك الإمبريالية باليهود في أوروبا. لذا فحين يقارن قادة إسرائيل حماس بالنازيين، وعندما يرتدي الدبلوماسيون الإسرائيليون نجوماً صفراء في الأمم المتحدة، فإن جمهورهم يكاد يكون غربياً على وجه الحصر. إن أغلب دول العالم لا تتحمل عبء الذنب الأوروبي المسيحي بسبب المحرقة، ولا تنظر إلى إنشاء إسرائيل باعتباره ضرورة أخلاقية للتبرئة من خطايا الأوروبيين في القرن العشرين. ولأكثر من سبعة عقود من الزمن، ظلت الحجة بين “الشعوب المظلومة” كما هي: لماذا ينبغي تجريد الفلسطينيين من ممتلكاتهم ومعاقبتهم على جرائم لم يكن سوى الأوروبيين متواطئين فيها؟ ولا يمكنهم إلا أن يتراجعوا بالاشمئزاز عن الادعاء الضمني بأن لإسرائيل الحق في ذبح 13 ألف طفل، ليس فقط من باب الدفاع عن النفس، بل لأنها دولة ولدت من رحم المحرقة.

    توني جودت

    في عام 2006، كان توني جودت قد حذر بالفعل من أنه “لم يعد من الممكن استخدام المحرقة كأداة لتبرير سلوك إسرائيل” لأن عددًا متزايدًا من الناس “ببساطة لا يستطيعون فهم كيف يمكن التذرع بأهوال الحرب الأوروبية الأخيرة لترخيص السلوك غير المقبول أو التغاضي عنه في زمان ومكان آخر”. وحذر من أن “هوس الاضطهاد الذي طال أمده في إسرائيل – “الجميع يسعى للنيل منا” – لم يعد يثير التعاطف”، وأن نبوءات معاداة السامية العالمية تخاطر “بالتحول إلى تأكيد ذاتي التحقق”: “سلوك إسرائيل المتهور والإصرار على تحديد جميع الانتقادات حيث أصبحت معاداة السامية الآن المصدر الرئيسي للمشاعر المعادية لليهود في أوروبا الغربية وجزء كبير من آسيا. ويعمل أصدقاء إسرائيل الأكثر تديناً اليوم على تأجيج هذا الوضع. وكما قال الصحفي وصانع الأفلام الوثائقية الإسرائيلي يوفال أبراهام، فإن “سوء الاستخدام المروع” لاتهام معاداة السامية من قبل الألمان يفرغه من معناه و”وبالتالي يعرض اليهود في جميع أنحاء العالم للخطر”. يواصل بايدن تقديم الحجة الغادرة بأن سلامة السكان اليهود في جميع أنحاء العالم تعتمد على إسرائيل. وكما قال عزرا كلاين، كاتب العمود في صحيفة نيويورك تايمز، مؤخراً: “أنا شخص يهودي”. هل أشعر بالأمان؟ هل أشعر أن معاداة السامية أقل في العالم الآن بسبب ما يحدث هناك، أم يبدو لي أن هناك تصاعدًا كبيرًا في معاداة السامية، وأنه حتى اليهود في أماكن غير إسرائيل معرضون لما يحدث في إسرائيل ؟”

    لقد توقع الناجون من المحرقة الذين استشهدت بهم سابقًا هذا السيناريو المدمر بوضوح شديد، والذين حذروا من الضرر الذي لحق بذاكرة المحرقة من خلال استغلالها. حذر باومان مرارًا وتكرارًا بعد الثمانينيات من أن مثل هذه التكتيكات التي يستخدمها سياسيون عديمو الضمير مثل بيغن ونتنياهو كانت تضمن “انتصارًا بعد الوفاة لهتلر، الذي كان يحلم بخلق صراع بين اليهود والعالم أجمع” و”منع اليهود من التعايش السلمي مع الآخرين”. ‘. أميري، الذي أصيب باليأس في سنواته الأخيرة بسبب “معاداة السامية المزدهرة”، ناشد الإسرائيليين أن يعاملوا حتى الإرهابيين الفلسطينيين بطريقة إنسانية، حتى لا يصبح التضامن بين صهاينة الشتات مثله وإسرائيل “أساسًا لشراكة بين حزبين محكوم عليهما بالفشل في إسرائيل”. وجه الكارثة”.

    ليس هناك الكثير مما يمكن توقعه في هذا الصدد من قادة إسرائيل الحاليين. إن اكتشاف ضعفهم الشديد أمام حزب الله وحماس يجب أن يجعلهم أكثر استعداداً للمخاطرة بالتوصل إلى تسوية سلمية. ومع ذلك، ومع كل القنابل التي يبلغ وزنها 2000 رطل والتي أغدقها عليهم بايدن، فإنهم يسعون بجنون إلى زيادة عسكرة احتلالهم للضفة الغربية وقطاع غزة. مثل هذا الأذى الذاتي هو التأثير طويل المدى الذي كان يخشاه بواز إيفرون عندما حذر من “التذكير المستمر للمحرقة ومعاداة السامية وكراهية اليهود عند كل الأجيال”. وكتب: «لا يمكن فصل القيادة عن دعايتها الخاصة»، وتتصرف الطبقة الحاكمة في إسرائيل مثل زعماء «طائفة» تعمل «في عالم الأساطير والوحوش التي خلقتها أيديها»، و«لم تعد قادرة على الفهم». ما يحدث في العالم الحقيقي” أو “العمليات التاريخية التي وقعت فيها الدولة”.

    بعد مرور أربعة وأربعين عاماً على كتابة إيفرون لهذا المقال، أصبح من الواضح أيضاً أن رعاة إسرائيل الغربيين تحولوا إلى أسوأ أعداء البلاد، الأمر الذي دفع جناحهم إلى المزيد من الهلوسة. وكما قال إيفرون، فإن القوى الغربية تعمل ضد “مصالحها الخاصة وتطبق على إسرائيل علاقة تفضيلية خاصة، دون أن ترى إسرائيل نفسها ملزمة بالمثل”. وبالتالي فإن “المعاملة الخاصة الممنوحة لإسرائيل، والتي تم التعبير عنها في الدعم الاقتصادي والسياسي غير المشروط، قد خلقت دفيئة اقتصادية وسياسية حول إسرائيل، مما أدى إلى عزلها عن الحقائق الاقتصادية والسياسية العالمية”.

    يهدد نتنياهو وزمرته أساس النظام العالمي الذي أعيد بناؤه بعد الكشف عن الجرائم النازية. وحتى قبل غزة، كانت المحرقة تفقد مكانتها المركزية في مخيلتنا للماضي والمستقبل. صحيح أنه لم يتم إحياء ذكرى فظاعة تاريخية على نطاق واسع وشامل. ولكن ثقافة إحياء ذكرى المحرقة تراكمت الآن تاريخها الطويل. ويظهر هذا التاريخ أن ذكرى المحرقة لم تنبع بشكل عضوي مما حدث بين عامي 1939 و1945 فحسب؛ لقد تم بناؤه، غالبًا بشكل متعمد، ولأغراض سياسية محددة. والحقيقة أن الإجماع الضروري حول الأهمية العالمية للمحرقة تعرض للخطر بسبب الضغوط الإيديولوجية المتزايدة الوضوح التي فرضت على ذكراها.

    كان من المعروف على نطاق واسع بعد عام 1945 أن النظام النازي الألماني والمتعاونين معه الأوروبيين قتلوا ستة ملايين يهودي. ولكن لسنوات عديدة لم يكن لهذه الحقيقة المذهلة صدى سياسي وفكري يذكر. في أربعينيات وخمسينيات القرن العشرين، لم يُنظر إلى المحرقة باعتبارها فظائع منفصلة عن فظائع الحرب الأخرى: محاولة إبادة السكان السلافيين، والغجر، والمعاقين، والمثليين جنسيًا. لا شك أن أغلب الشعوب الأوروبية كانت لديها أسبابها الخاصة لعدم الخوض في مسألة قتل اليهود. كان الألمان مهووسين بالصدمة التي تعرضوا لها من القصف والاحتلال من قبل قوى الحلفاء وطردهم الجماعي من أوروبا الشرقية. أرادت فرنسا وبولندا والنمسا وهولندا، التي تعاونت بأشكال متعددة مع النازيين، أن تقدم نفسها كجزء من “المقاومة” الشجاعة للهتلرية. وكان هناك عدد كبير للغاية من التذكيرات غير اللائقة بالتواطؤ بعد فترة طويلة من انتهاء الحرب في عام 1945. كان لألمانيا نازيون سابقون يشغلون منصب مستشارها ورئيسها. وكان الرئيس الفرنسي فرانسوا ميتران عضواً في نظام فيشي. في أواخر عام 1992، كان كورت فالدهايم رئيسًا للنمسا (وأمينا عاما للأمم المتحدة قبلها!) على الرغم من وجود أدلة على تورطه في الفظائع النازية.

    وحتى في الولايات المتحدة، كان هناك “صمت عام ونوع من الإنكار الرسمي الحكومي فيما يتعلق بالمحرقة”، كما كتبت إيديث زيرتال في كتابها “محرقة إسرائيل وسياسة الأمة” (2005). لم يمض وقت طويل بعد عام 1945 حتى بدأ تذكر الهولوكوست علنًا. وفي إسرائيل نفسها، كان الوعي بالمحرقة مقتصراً لسنوات على الناجين منها، والذين، من المدهش أن نتذكرهم اليوم، كانوا غارقين في الازدراء من قبل قادة الحركة الصهيونية. كان بن غوريون قد رأى في البداية صعود هتلر إلى السلطة بمثابة «دفعة سياسية واقتصادية هائلة للمشروع الصهيوني»، لكنه لم يعتبر الحطام البشري من معسكرات الموت التابعة لهتلر مادة مناسبة لبناء دولة يهودية قوية جديدة. “كل ما تحملوه، قال بن غوريون، “طهر أرواحهم من كل خير”. شاول فريدلاندر، المؤرخ البارز للمحرقة، الذي ترك إسرائيل جزئياً لأنه لم يتحمل رؤية المحرقة تستخدم “كأداة للإبادة الجماعية”. ذريعة لاتخاذ إجراءات قاسية معادية للفلسطينيين”، يتذكر في مذكراته، “إلى أين تقود الذاكرة” (2016)، أن العلماء الأكاديميين رفضوا الموضوع في البداية، وتركوه لمركز النصب التذكاري والتوثيق “ياد فاشيم”.

    بدأت المواقف تتغير فقط مع محاكمة أدولف أيخمان في عام 1961. في كتابه “المليون السابع” (1993)، يروي المؤرخ الإسرائيلي توم سيجيف أن بن غوريون، الذي اتهمه بيغن وغيره من المنافسين السياسيين بفقدان الإحساس تجاه الناجين من المحرقة، قرر تنظيم “التطهير الوطني” من خلال إجراء محاكمة مجرم حرب نازي. كان يأمل في تثقيف اليهود من الدول العربية حول المحرقة ومعاداة السامية الأوروبية (التي لم يكونوا على دراية بأي منها) والبدء في ربطهم باليهود من أصل أوروبي في ما بدا واضحًا جدًا أنه مجتمع متخيل بشكل غير كامل. ويواصل سيجيف وصف كيف طوّر بيغن هذه العملية المتمثلة في تشكيل وعي المحرقة بين اليهود ذوي البشرة الداكنة الذين كانوا لفترة طويلة هدفًا للإذلال العنصري من قبل المؤسسة البيضاء في البلاد. بيغن عالج جروحهم الطبقية والعرقية من خلال وعدهم بالأرض الفلسطينية المسروقة ووضع اجتماعي واقتصادي أعلى من العرب المحرومين والمعوزين.

    تزامن هذا التوزيع للأجور ذو الطابع الإسرائيلي، مع اندلاع سياسات الهوية بين أقلية ثرية في الولايات المتحدة. وكما يوضح بيتر نوفيك بتفصيل مذهل في كتابه “الهولوكوست في الحياة الأمريكية” (1999)، فإن المحرقة “لم تلوح في الأفق إلى هذا الحد” في حياة يهود أمريكا حتى أواخر الستينيات. ولم يتناول هذا الموضوع سوى عدد قليل من الكتب والأفلام. ضم فيلم “الحكم في نورمبرغ” (1961) القتل الجماعي لليهود إلى فئة أكبر من الجرائم النازية. في مقالته “المصير الفكري واليهودي”، المنشورة في المجلة اليهودية “كومنتاري” عام 1957، لم يقل نورمان بودهوريتز، شفيع الصهاينة المحافظين الجدد في الثمانينيات، شيئًا على الإطلاق عن الهولوكوست.

    في البداية، لم تشجع المنظمات اليهودية، التي اشتهرت بمراقبة الرأي العام حول الصهيونية، إحياء ذكرى الضحايا اليهود في أوروبا. وكانوا يتدافعون لتعلم القواعد الجديدة للعبة الجيوسياسية. في التحولات الشبيهة بالحرباء في أوائل الحرب الباردة، انتقل الاتحاد السوفييتي من كونه حليفاً قوياً ضد ألمانيا النازية إلى الشر الشمولي؛ انتقلت ألمانيا من كونها دولة شريرة شمولية إلى حليف ديمقراطي قوي ضد الشر الشمولي. وبناءً على ذلك، حث محرر مجلة كومنتاري اليهود الأمريكيين على تعزيز “موقف واقعي بدلاً من الموقف العقابي والإجرائي” تجاه ألمانيا، التي أصبحت الآن أحد أعمدة “الحضارة الديمقراطية الغربية”.

    لقد صدمت هذه المحاولة المكثفة من قبل القادة السياسيين والمفكرين في العالم الحر العديد من الناجين من المحرقة وأثارت حفيظتهم. ومع ذلك، لم يُنظر إليهم بعد ذلك على أنهم شهود متميزون للعالم الحديث. أميري، الذي كان يكره «النزعة الفلسفية المتطفلة» لألمانيا ما بعد الحرب، اضطر إلى تضخيم «استياءه» الخاص في مقالات تهدف إلى إثارة «الضمير البائس» للقراء الألمان. يصف في إحدى هذه الرحلات السفر عبر ألمانيا في منتصف الستينيات. أثناء مناقشة رواية شاول بيلو الأخيرة مع “المثقفين” الجدد في البلاد، لم يستطع أن ينسى “الوجوه الحجرية” للألمان العاديين أمام كومة من الجثث، واكتشف أنه يحمل “ضغينة” جديدة ضد الألمان ومكانتهم الرفيعة في البلاد. “قاعات الغرب المهيبة”. إن تجربة أميري في “الوحدة المطلقة” قبل معذبيه في الجستابو دمرت “ثقته في العالم”. ولم يعرف مرة أخرى “التفاهم المتبادل” مع بقية البشرية إلا بعد تحريره، لأن “أولئك الذين عذبوني وحولوني إلى حشرة” بدا وكأنهم يثيرون “الازدراء”. لكن إيمانه الشافي بـ«توازن الأخلاق العالمية» سرعان ما تحطم بسبب الاحتضان الغربي اللاحق لألمانيا، وتجنيد العالم الحر المتلهف للنازيين السابقين في «لعبة القوة» الجديدة.

    كان أميري سيشعر بالخيانة أكثر لو أنه اطلع على مذكرة موظفي اللجنة اليهودية الأمريكية في عام 1951، والتي أعربت عن أسفها لحقيقة أنه “بالنسبة لمعظم اليهود، فإن التفكير بشأن ألمانيا والألمان لا يزال محاطًا بالمشاعر القوية”. ويوضح نوفيك أن اليهود الأمريكيين، مثل المجموعات العرقية الأخرى، كانوا حريصين على تجنب تهمة الولاء المزدوج والاستفادة من الفرص المتزايدة بشكل كبير التي توفرها أمريكا ما بعد الحرب. لقد أصبحوا أكثر يقظة لوجود إسرائيل خلال محاكمة أيخمان التي حظيت بتغطية إعلامية واسعة النطاق والتي أثارت الجدل، الأمر الذي جعل حقيقة أن اليهود كانوا الأهداف والضحايا الرئيسيين لهتلر لا مفر منها. ولكن فقط بعد حرب الأيام الستة في عام 1967 وحرب يوم الغفران في عام 1973، عندما بدت إسرائيل مهددة وجودياً من قبل أعدائها العرب، تم تنصيب المحرقة على نطاق واسع، في كل من إسرائيل والولايات المتحدة، باعتبارها الشعار. من الضعف اليهودي في عالم معادٍ إلى الأبد. بدأت المنظمات اليهودية في نشر شعار “لن يحدث مرة أخرى” للضغط من أجل السياسات الأمريكية الداعمة لإسرائيل. فالولايات المتحدة، التي تواجه هزيمة مذلة في شرق آسيا، بدأت تنظر إلى إسرائيل التي لا تقهر باعتبارها وكيلاً قيماً في الشرق الأوسط، وبدأت في تقديم مساعداتها السخية للدولة اليهودية. وفي المقابل، فإن السرد الذي روج له القادة الإسرائيليون والجماعات الصهيونية الأمريكية، بأن المحرقة كانت خطرًا حاضرًا ووشيكًا على اليهود، بدأ يخدم كأساس لتعريف الذات الجماعية للعديد من الأمريكيين اليهود في السبعينيات.

    كان الأمريكيون اليهود في ذلك الوقت الأقلية الأكثر تعليمًا وازدهارًا في أمريكا، وكانوا غير متدينين على نحو متزايد. ومع ذلك، في المجتمع الأمريكي المستقطب بالحقد في أواخر الستينيات والسبعينيات، حيث أصبح العزل العرقي والعرقي شائعًا وسط شعور واسع النطاق بالفوضى وانعدام الأمن، وتحولت الكارثة التاريخية إلى شارة الهوية والاستقامة الأخلاقية، تم استيعاب المزيد والمزيد من اليهود الأمريكيين. انضموا إلى ذكرى المحرقة وأقاموا علاقة شخصية مع إسرائيل التي رأوا أنها مهددة بالإبادة الجماعية معاداة السامية. لقد تحول التقليد السياسي اليهودي المنشغل بقضايا عدم المساواة، والفقر، والحقوق المدنية، وحماية البيئة، ونزع السلاح النووي، ومعاداة الإمبريالية، إلى تقليد يتميز بالاهتمام المفرط بالديمقراطية الوحيدة في الشرق الأوسط. في المجلات التي احتفظ بها منذ الستينيات فصاعدًا، يتناوب الناقد الأدبي ألفريد كازين بين الحيرة والازدراء في رسم الدراما النفسية للهوية الشخصية التي ساعدت في إنشاء جمهور إسرائيل الأكثر ولاءً في الخارج:

    سوف نتذكر يومًا ما، الفترة الحالية من “النجاح” اليهودي باعتبارها واحدة من أعظم المفارقات … لقد وقع اليهود في الفخ، وقتل اليهود، والبانغو! ومن بين رماد كل هذا الرثاء الذي لا مفر منه واستغلال المحرقة… إسرائيل باعتبارها “الحماية” لليهود؛ المحرقة باعتبارها كتابنا المقدس الجديد، أكثر من مجرد كتاب مراثي.

    كان كازين يعاني من حساسية تجاه الطائفي الأمريكي إيلي فيزل، الذي كان يؤكد أن المحرقة كانت غير مفهومة، ولا تضاهى، ولا يمكن تمثيلها، وأن الفلسطينيين ليس لهم الحق في القدس. ومن وجهة نظر كازين، فإن «الطبقة الوسطى اليهودية الأمريكية» وجدت في فيزل «يسوع المحرقة»، «بديلًا لفراغهم الديني». لم تغب سياسات الهوية القوية للأقلية الأميركية عن ذهن بريمو ليفي أثناء زيارته الوحيدة للبلاد في عام 1985، قبل عامين من انتحاره. لقد كان منزعجا للغاية من ثقافة استهلاك المحرقة بشكل واضح حول فيزل (الذي ادعى أنه كان صديق ليفي العظيم في أوشفيتز؛ ولم يتذكر ليفي أنه التقى به على الإطلاق) وكان في حيرة من هوس مضيفيه الأميركيين المتلصص بيهوديته. كتب لأصدقائه في تورينو واشتكى من أن الأمريكيين “علقوا عليه نجمة داود”. في إحدى المحادثات في بروكلين، عندما سُئل ليفي عن رأيه في سياسات الشرق الأوسط، بدأ يقول إن “إسرائيل كانت خطأً من الناحية التاريخية”. وأعقب ذلك ضجة واضطر مدير الجلسة إلى وقف الاجتماع. وفي وقت لاحق من ذلك العام، كلفت مجلة “كومنتاري”، التي كانت مؤيدة لإسرائيل بشكل صارخ، شابًا يبلغ من العمر 24 عامًا يريد أن يصبح من المحافظين الجدد لشن هجمات سامة على ليفي. باعتراف ليفي نفسه، ساعدت هذه البلطجة الفكرية (التي ندم عليها بشدة مؤلفها المناهض للصهيونية) في إخماد «رغبته في الحياة».

    يُظهر الأدب الأمريكي الحديث بوضوح التناقض المتمثل في أنه كلما ابتعدت المحرقة بمرور الوقت، كلما استحوذت الأجيال اللاحقة من اليهود الأمريكيين على ذكراها بشكل أكثر شراسة. لقد صدمت من الاستهتار الذي أبداه إسحاق باشيفيس سينغر، المولود في عام 1904 في بولندا والذي يعتبر من نواحٍ عديدة الكاتب اليهودي المثالي في القرن العشرين، في تصوير الناجين من المحرقة في رواياته، وسخر من دولة إسرائيل ومن محبة السامية المتحمسة لدى غير اليهود الأميركيين. يبدو أن رواية مثل Shadows on the Hudson مصممة لإثبات أن القمع لا يحسن الشخصية الأخلاقية. لكن الكتّاب اليهود الأصغر سنًا والأكثر علمانية من سينغر بدوا غارقين جدًا في ما أسمته جيليان روز في مقالتها اللاذعة عن قائمة شندلر “تقوى الهولوكوست”. في مراجعة في LRB لرواية تاريخ الحب (2005)، وهي رواية بقلم نيكول كراوس تدور أحداثها في إسرائيل وأوروبا والولايات المتحدة، أشار جيمس وود إلى أن مؤلفها، المولود في عام 1974، “يسير كما لو أن المحرقة حدثت بالأمس فقط”. ‘. كتب وود أن يهودية الرواية كانت «مشوهة إلى الاحتيال والمسرحية بقوة تماهى كراوس معها». مثل هذه “الحماسة اليهودية”، التي تقترب من “المنشد”، تتناقض بشكل حاد مع أعمال بيلو ونورمان ميلر وفيليب روث، الذين “لم يظهروا اهتمامًا كبيرًا بظل المحرقة”.

    كما أن الانتماء القوي للمحرقة قد ميز وأضعف الكثير من الصحافة الأمريكية حول إسرائيل. والأهم من ذلك أن دين المحرقة السياسي العلماني والإفراط في التماهي مع إسرائيل منذ سبعينيات القرن العشرين قد شوه بشكل قاتل السياسة الخارجية للراعي الرئيسي لإسرائيل، الولايات المتحدة. في عام 1982، قبل وقت قصير من إصدار ريغان أمراً صريحاً لبيغن بوقف “المحرقة” في لبنان، التقى سيناتور أميركي شاب كان يقدس إيلي فيزل باعتباره معلمه العظيم، برئيس الوزراء الإسرائيلي. وفي رواية بيغن المذهلة عن اللقاء، أثنى السيناتور على المجهود الحربي الإسرائيلي وتفاخر بأنه كان سيذهب إلى أبعد من ذلك، حتى لو كان ذلك يعني قتل النساء والأطفال. لقد تفاجأ بيغن نفسه بكلمات الرئيس الأمريكي المستقبلي، جو بايدن. أصر قائلاً: “لا يا سيدي”. “وفقًا لقيمنا، يُحظر إيذاء النساء والأطفال، حتى في الحرب… وهذا معيار للحضارة الإنسانية، وليس إيذاء المدنيين”.

    لقد جعلت فترة السلام النسبي الطويلة معظمنا غافلين عن الكوارث التي سبقتها. لا يستطيع إلا عدد قليل من الناس على قيد الحياة اليوم، أن يتذكروا تجربة الحرب الشاملة التي ميزت النصف الأول من القرن العشرين، والصراعات الإمبريالية والوطنية داخل أوروبا وخارجها، والتعبئة الجماهيرية الإيديولوجية، وانفجارات الفاشية والنزعة العسكرية. لقد كشف ما يقرب من نصف قرن من الصراعات الأكثر وحشية وأكبر الانهيارات الأخلاقية في التاريخ عن مخاطر عالم لا توجد فيه قيود دينية أو أخلاقية على ما يمكن للبشر أن يفعلوه أو يجرؤوا على فعله. إن العقل العلماني والعلم الحديث، اللذين حلا محل الدين التقليدي، لم يكشفا فقط عن عجزهما عن تشريع السلوك البشري؛ لقد كانوا متورطين في أساليب الذبح الجديدة والفعالة التي أظهرها معسكر أوشفيتز وهيروشيما.

    في عقود إعادة الإعمار التي أعقبت عام 1945، أصبح من الممكن ببطء الإيمان مرة أخرى بمفهوم المجتمع الحديث، وبمؤسساته باعتبارها قوة حضارية لا لبس فيها، وبقوانينه باعتبارها دفاعًا ضد المشاعر الشريرة. وقد تم تكريس هذا الاعتقاد المبدئي وتأكيده من خلال اللاهوت العلماني السلبي المستمد من كشف الجرائم النازية: لن يتكرر هذا أبدًا. واكتسبت الضرورة الحتمية في فترة ما بعد الحرب شكلاً مؤسسيًا تدريجيًا مع إنشاء منظمات مثل محكمة العدل الدولية والمحكمة الجنائية الدولية ومنظمات حقوق الإنسان اليقظة مثل منظمة العفو الدولية أو هيومن رايتس ووتش. إن الوثيقة الرئيسية لسنوات ما بعد الحرب، وهي ديباجة الإعلان العالمي لحقوق الإنسان لعام 1948، كانت مليئة بالخوف من تكرار ماضي أوروبا الذي شهد نهاية العالم العنصرية. وفي العقود الأخيرة، ومع تلاشي التصورات الطوباوية لنظام اجتماعي واقتصادي أفضل، استمد المثل الأعلى لحقوق الإنسان المزيد من السلطة من ذكريات الشر الأعظم الذي ارتكب أثناء المحرقة.

    من الأسبان الذين يناضلون من أجل العدالة التعويضية بعد سنوات طويلة من الدكتاتوريات الوحشية، وأمريكا اللاتينية الذين يناضلون من أجل المفقودين، والبوسنيين الذين يطالبون بالحماية من التطهير العرقي الصربي، إلى المناشدة الكورية لإنصاف “نساء المتعة” اللاتي استعبدهن اليابانيون خلال الحرب العالمية الثانية. الحرب العالمية الثانية، ذكريات معاناة اليهود على أيدي النازيين هي الأساس الذي بنيت عليه معظم أوصاف الأيديولوجية المتطرفة والفظائع، ومعظم المطالبات بالاعتراف والتعويضات.

    لقد ساعدت هذه الذكريات في تحديد مفاهيم المسؤولية والذنب الجماعي والجرائم ضد الإنسانية. صحيح أنهم تعرضوا للإساءة بشكل مستمر من قبل دعاة الإنسانية العسكرية، الذين اختزلوا حقوق الإنسان في الحق في عدم التعرض للقتل بوحشية. وتتكاثر السخرية بشكل أسرع عندما تصبح الأساليب التقليدية لإحياء ذكرى المحرقة ــ الرحلات المهيبة إلى أوشفيتز، تليها الصداقة الحميمة المفعمة بالحيوية مع نتنياهو في القدس ــ هي الثمن الرخيص لتذكرة الاحترام بالنسبة للساسة المعادين للسامية، والمحرضين المعادين للإسلام، وإيلون ماسك. أو عندما يمنح نتنياهو العفو الأخلاقي مقابل دعم السياسيين المعادين للسامية بشكل صريح في أوروبا الشرقية والذين يسعون باستمرار إلى إعادة تأهيل الجلادين المحليين المتحمسين للخلاص من اليهود أثناء المحرقة. ومع ذلك، وفي غياب أي شيء أكثر فعالية، فإن المحرقة تظل لا غنى عنها كمعيار لقياس الصحة السياسية والأخلاقية للمجتمعات؛ ذاكرتها، على الرغم من أنها عرضة للإساءة، لا يزال من الممكن استخدامها لكشف المزيد من الآثام الخبيثة. عندما أنظر إلى كتاباتي عن معجبي هتلر المناهضين للمسلمين وتأثيرهم الخبيث على الهند اليوم، يذهلني عدد المرات التي استشهدت فيها بالتجربة اليهودية في التحيز للتحذير من الهمجية التي تصبح ممكنة عندما يتم كسر بعض المحرمات. .

    كل هذه النقاط المرجعية العالمية – المحرقة كمقياس لجميع الجرائم، ومعاداة السامية باعتبارها الشكل الأكثر فتكاً من التعصب – معرضة لخطر الاختفاء عندما يرتكب الجيش الإسرائيلي مذابح ويجوع الفلسطينيين، ويدمر منازلهم ومدارسهم ومستشفياتهم ومساجدهم وكنائسهم، تقصفهم وتقسمهم إلى مخيمات أصغر فأصغر، بينما تدين كل من يتوسل إليها للكف عن حماس، من الأمم المتحدة ومنظمة العفو الدولية وهيومن رايتس ووتش إلى حكومات إسبانيا وإيرلندا والبرازيل وجنوب أفريقيا والفاتيكان، باعتبارهم معادين للسامية أو أبطالاً. . وتقوم إسرائيل اليوم بنسف صرح المعايير العالمية الذي بُني بعد عام 1945، والذي ظل يترنح منذ الحرب الكارثية التي لم يعاقب عليها حتى الآن على الإرهاب، والحرب الانتقامية التي شنها فلاديمير بوتن في أوكرانيا. إن القطيعة العميقة التي نشعر بها اليوم بين الماضي والحاضر هي قطيعة في التاريخ الأخلاقي للعالم منذ نقطة الصفر في عام 1945 – التاريخ الذي كانت فيه المحرقة لسنوات عديدة الحدث المركزي والمرجع العالمي.

    هناك المزيد من الزلازل المقبلة. وقد قرر السياسيون الإسرائيليون منع قيام دولة فلسطينية. ووفقا لاستطلاع للرأي أجري مؤخرا، فإن الأغلبية المطلقة (88 في المائة) من اليهود الإسرائيليين تعتقد أن حجم الضحايا الفلسطينيين له ما يبرره. وتمنع الحكومة الإسرائيلية وصول المساعدات الإنسانية إلى غزة. يعترف بايدن الآن بأن أتباعه الإسرائيليين مذنبون بارتكاب “القصف العشوائي”، لكنه يسلمهم بشكل إجباري المزيد والمزيد من المعدات العسكرية. في 20 فبراير/شباط، استهزأت الولايات المتحدة للمرة الثالثة في الأمم المتحدة بمعظم رغبة العالم اليائسة في إنهاء حمام الدم في غزة. في 26 فبراير/شباط، بينما كان يلعق مخروط الآيس كريم، طرح بايدن خياله الخاص، الذي سرعان ما أسقطته إسرائيل وحماس، بشأن وقف مؤقت لإطلاق النار. وفي المملكة المتحدة، يبحث الساسة من حزب العمال والمحافظين عن صيغ لفظية قادرة على استرضاء الرأي العام في حين توفر بريطانيا الغطاء الأخلاقي للمذبحة في غزة. لا يبدو الأمر قابلاً للتصديق، ولكن الأدلة أصبحت دامغة: فنحن نشهد نوعاً من الانهيار في العالم الحر.

    في الوقت نفسه، أصبحت غزة بالنسبة لعدد لا يحصى من الأشخاص الضعفاء الشرط الأساسي للوعي السياسي والأخلاقي في القرن الحادي والعشرين – تماماً كما كانت الحرب العالمية الأولى لجيل كامل في الغرب. ويبدو على نحو متزايد أن أولئك الذين هزتهم كارثة غزة هم وحدهم القادرون على إنقاذ المحرقة من نتنياهو وبايدن وشولتز وسوناك وإعادة تعميم أهميتها الأخلاقية؛ ولا يمكن الوثوق بهم إلا في استعادة ما أسماه أميري توازن الأخلاق العالمية. العديد من المتظاهرين الذين يملؤون شوارع مدنهم أسبوعًا بعد أسبوع ليس لديهم أي علاقة مباشرة بالماضي الأوروبي للمحرقة. وهم يحكمون على إسرائيل من خلال تصرفاتها في غزة وليس من خلال مطالبتها بالأمن الكامل والدائم، الذي قدسته المحرقة. وسواء كانوا على علم بالمحرقة أم لا، فإنهم يرفضون الدرس الدارويني الاجتماعي الفج الذي تستخلصه إسرائيل منها: بقاء مجموعة من الناس على حساب مجموعة أخرى. إنهم مدفوعون بالرغبة البسيطة في التمسك بالمثل التي بدت مرغوبة عالميًا بعد عام 1945: احترام الحرية، والتسامح مع اختلاف المعتقدات وأساليب الحياة؛ التضامن مع المعاناة الإنسانية؛ والشعور بالمسؤولية الأخلاقية تجاه الضعفاء والمضطهدين. يعرف هؤلاء الرجال والنساء أنه إذا كان هناك أي درس يمكن استخلاصه من المحرقة، فهو “لن يتكرر أبدًا لأي أحد”: وهو شعار الناشطين الشباب الشجعان من منظمة “الصوت اليهودي من أجل السلام”.

    من الممكن أن يخسروا. ولعل إسرائيل، بذهانها المتمثل في البقاء، ليست “الأثر المرير” كما وصفها جورج شتاينر – بل هي نذير مستقبل عالم مفلس ومنهك. إن التأييد الكامل لإسرائيل من قبل شخصيات يمينية متطرفة مثل خافيير مايلي من الأرجنتين وجائير بولسونارو من البرازيل ورعايتها من قبل البلدان التي أصاب فيها القوميون البيض الحياة السياسية – الولايات المتحدة والمملكة المتحدة وفرنسا وألمانيا وإيطاليا – يشير إلى أن العالم الحقوق الفردية والحدود المفتوحة والقانون الدولي آخذة في التراجع. ومن الممكن أن تنجح إسرائيل في التطهير العرقي في غزة، وحتى في الضفة الغربية أيضًا. هناك الكثير من الأدلة على أن قوس الكون الأخلاقي لا ينحني نحو العدالة؛ يمكن للأقوياء أن يجعلوا مذابحهم تبدو ضرورية وصالحة. ليس من الصعب على الإطلاق أن نتصور نهاية منتصرة للهجوم الإسرائيلي.

    الخوف من الهزيمة الكارثية يلقي بثقله على أذهان المتظاهرين الذين يعطلون خطابات حملة بايدن ويطردون من حضوره إلى جوقة “أربع سنوات أخرى”. إن عدم التصديق لما يرونه كل يوم في مقاطع الفيديو من غزة والخوف من المزيد من الوحشية الجامحة يطارد هؤلاء المنشقين عبر الإنترنت الذين ينتقدون يوميًا ركائز السلطة الرابعة الغربية بسبب علاقتهم الحميمة مع القوة الغاشمة. ومن خلال اتهام إسرائيل بارتكاب جريمة الإبادة الجماعية، يبدو أنهم ينتهكون عمدا الرأي “المعتدل” و”المعقول” الذي يضع البلاد، وكذلك المحرقة، خارج التاريخ الحديث للتوسع العنصري. وربما لا يقنعون أحداً في التيار السياسي الغربي المتشدد.

    لكن أميري نفسه، عندما وجه استياءه إلى الضمير البائس في عصره، لم يكن يتحدث على الإطلاق بنية الإقناع؛ “أنا فقط أرمي بكلمتي بشكل أعمى في الميزان، مهما كان وزنه.” وبعد أن شعر بالخداع والتخلي عن العالم الحر، أعرب عن استيائه “من أجل أن تصبح الجريمة حقيقة أخلاقية بالنسبة للمجرم، حتى يتم اجتياحه إلى الجريمة”. حقيقة فظائعه”. ويبدو أن متهمي إسرائيل الصاخبين اليوم لا يهدفون إلى أكثر من ذلك بقليل. ضد الأعمال الوحشية والدعاية عن طريق الإغفال والتعتيم، يعلن الآن ملايين لا حصر لها، في الأماكن العامة وعلى وسائل الإعلام الرقمية، عن استيائهم الغاضب. وفي هذه العملية، فإنهم يخاطرون بمرارة حياتهم بشكل دائم. ولكن ربما يكون غضبهم وحده كافياً، في الوقت الراهن، للتخفيف من شعور الفلسطينيين بالوحدة المطلقة، ويقطع شوطاً نحو استعادة ذكرى المحرقة.

    بانكاج ميشرا

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    بانكاج ميشرا :(من مواليد 9 فبراير 1969) كاتب مقالات وروائي وشخصية سياسية اشتراكية هندية. تشمل أعماله غير الخيالية إغراءات الغرب: كيف تكون عصريًا في الهند وباكستان والتبت وما وراءها، جنبًا إلى جنب مع من أنقاض الإمبراطورية: المثقفون الذين أعادوا تشكيل آسيا، وصخب عظيم: لقاءات مع الصين وجيرانها. ، وله روايتين. وهو كاتب عمود رأي في بلومبرج، ومساهم غزير الإنتاج في دوريات أخرى مثل الغارديان، ونيويورك تايمز، ونيويوركر، ومجلة نيويورك ريفيو أوف بوكس. أدت كتاباته إلى مواجهات ومناظرات حادة، بشكل خاص مع سليل تريباثي، ونيال فيرجسون، وجوردان بيترسون. حصل على جائزة ويندهام-كامبل للأعمال الواقعية في عام 2014.

    نشر الأصل في لندن ريفيو بالإنجليزية، وترجمته “لجنة مختارات الكتب” في كركدن. رابط المقال بالإنجليزية

    https://www.lrb.co.uk/the-paper/v46/n05/pankaj-mishra/the-shoah-after-gaza

  • A. Sanchez Vazquez-Notes sur Lénine et l’art

    A. Sanchez Vazquez-Notes sur Lénine et l’art


                   Adolfo Sanchez - Vazquez est actuellement chef du département de philosophie à l'Université de Mexico. Il peut être considéré aujourd'hui comme un des plus grands philosophes marxistes vivants. Parmi ses œuvres principales, un ouvrage sur l'esthétique chez K. Marx et son ouvrage fondamental « Philosophie de la praxis ». Cette œuvre n'est encore traduite ni en français ni en arabe.
                   Ces notes sur Lénine et l'art, ont été publiées par la revue cubaine Casa de Las Américas dans un récent numéro consacré à Lénine. Nous espérons, dans nos prochains numéros, faire connaître davantage l'œuvre de A. Sauchez-Vazquez dont on s'étonne qu'elle soit si peu traduite et connue.

    https://www.lehman.edu/deanhum/langlit/french/souffles/S18/0_1.HTM

      7 Lorsque Lénine aborde les problèmes de l’art et de la littérature, son attitude est celle d’un homme politique révolutionnaire devant une forme spécifique de praxis qui, d’une manière ou d’une autre, a trait à la praxis politique. Il ne s’agit pas pour lui d’élaborer une théorie de l’art ou de la littérature, ni même d’en jeter les bases ; mais il s’agit de faire face, en homme politique à des phénomènes auxquels il ne peut rester indifférent — ceci pour la simple raison que ni1’art ni la littérature ne peuvent rester indifférents à la politique. Le jugement que porte Lénine sur les phénomènes littéraires est avant tout fonction d’une nécessité politique pratique : le rôle social et idéologique de la littérature, l’aide qu’elle peut apporter au prolétariat pour une prise de conscience de sa véritable situation et, partant, la connaissance du réel.

          9 Ce qui intéresse Lénine, homme politique et révolutionnaire, c’est que l’art soit un moyen de faire prendre conscience de la nécessité de transformer la réalité. Cette prise de conscience requiert à son tour une représentation exacte de la réalité. C’est pourquoi Lénine critique chez les populistes l’idéalisation de la réalité. Lénine réaliste en politique, l’est aussi en littérature. Dans la mesure où elle se rattache au réel de façon bien réaliste, la littérature russe classique est un legs que Lénine a toujours présent à l’esprit et auquel, à son avis, il ne faut pas renoncer. Son penchant pour le réalisme répond à la nécessité de transformer la réalité de façon révolutionnaire ; ceci est imposé, en définitive, par les exigences de la lutte politique. Mais cette appréciation du réel se fait à partir d’une idéologie et d’un champ bien spécifique : celui de la création artistique.

         10 Pour Lénine, la conception réaliste de l’art n’est pas une simple transposition de la conception de la connaissance (théorie du reflet) sur le plan esthétique. On ne peut, en s’appuyant sur Lénine, déduire le réalisme artistique de principes gnoséologiques (*), car dans son ouvrage « Matérialisme et Empiriocriticisme », où il expose sa conception de la connaissance, Lénine n’aborde jamais le problème du reflet de la réalité dans le domaine de l’art S’il est vrai qu’à partir de ses prémisses on peut établir, en ce qui concerne l’art, la priorité de la réalité pour la prise ds conscience, le non-arbitraire de la fantaisie de l’artiste, le conditionnement de l’art par la vie elle-même, son impossibilité à échapper jamais à une certaine relation avec la réalité, ainsi qu’une concordance déterminée entre la représentation de la réalité et la réalité elle-même lorsque l’art aspire à jouer un rôle cognitif — c’est-à-dire à donner une certaine connaissance de la réalité — nous ne pouvons cependant déduire que l’art puisse offrir simplement une façon d’approcher la réalité. En résumé, on ne peut déduire de la théorie léniniste de la connaissance que le genre de relation que la science maintient avec le réel soit le seul valable pour l’art (art = reflet de la réalité) et que, par conséquent, la théorie léniniste du reflet soit le fondement théorique de l’esthétique marxiste.

         11 Déduire, au nom de Lénine, le réalisme artistique et littéraire de sa théorie de la connaissance, implique l’oubli du lien étroit entre sa conception du réalisme et la praxis, et, en particulier, la praxis politique, dans les conditions historiques bien concrètes qui le firent pencher en faveur de la littérature réaliste.

         Lénine ne s’est pas proposé de jeter les bases d’une théorie marxiste de l’esthétique ; on ne peut trouver dans ses œuvres un fondement philosophique explicite à ce sujet. On ne peut non pius la déduire implicitement en en voyant les fondements dans sa conception gnoséologique. Ces fondements, il nous semble, avaient déjà été exposés par Marx.

         13 Puisque Lénine aborde l’art et la littérature en homme politique practico-révolutionnaire, les problèmes artistiques ou littéraires dont il traite sont ceux qui, à un moment donné, se trouvent liés de la façon la plus impérieuse à la praxis politique ; mais il ne perd jamais de vue le fait que l’art est une activité spécifique dans laquelle il est impossible d’introduire les mesures organiques propres au parti ou les mesures administratives propres à l’Etat (fût-il un Etat nouveau comme l’Etat socialiste).

         14 Dans les conditions historiques concrètes créées par une révolution — comme celle de 1905 — qui n’a pu vaincre le tsarisme, mais que le tsarisme n’a pu vaincre, comme le signale Lénine — et lorsqu’il y a possibilité de créer une presse légale, une presse du parti, il est nécessaire de définir les relations entre la littérature et le parti, ainsi qu’entre la littérature et la société. C’est cette tâche que Lénine entreprend dans son article « Organisation du parti et littérature du parti ». Se référant d’abord à la littérature du parti — c’est-à-dire la littérature politique publiée dans les organes du parti, et dont l’objectif fondamental est de défendre, propager et éclaircir les principes et la politique du parti — Lénine, prenant à partie les écrivains qui, dans les organes du parti dans lesquels ils écrivent, prétendent se soustraire au contrôle et à la direction de ce dernier, affirme : « La littérature doit devenir partie intégrante de la cause générale du prolétariat… partie intégrante du travail organisé, méthodique et unifié du parti social-démocrate ». La littérature du parti doit être liée à ce dernier non seulement de façon idéologique, mais aussi de façon organique, dans la mesure où elle représente une tâche spécifique de son activité. Mais une fois admis que ce secteur de travail se trouve sujet comme tout autre au contrôle et à la direction du parti, Lénine reconnaît qu’on ne peut l’identifier pleinement à d’autres secteurs de travail : «La littérature se prête moins que tout autre chose à un nivellement mécanique, à une domination de la majorité sur la minorité… Dans ce domaine, il est absolument nécessaire de laisser une grande place à l’initiative personnelle, aux penchants individuels, à la pensée et à l’imagination, à la forme et au contenu ».

         15 Mais l’article de Lénine ne se réfère pas seulement à la littérature des organes du parti, mais aussi à la littérature en général, en tant que forme de création artistique. C’est à ce sujet que l’esprit de parti prend un sens nouveau : il ne s’agit pas de lien organique avec la cause générale du prolétariat par la soumission au parti, mais de la prise de conscience de l’idéologie socialiste et de sa matérialisation dans l’activité littéraire. Cet esprit de parti, loin d’être une négation de la création, est pour Lénine — face à l’hypocrite liberté de création dont parlent les écrivains bourgeois — sa condition même. La liberté de l’écrivain ou de l’artiste bourgeois n’est qu’une forme de dépendance masquée de l’argent. «Vivre dans une société sans dépendre d’elle est impossible » affirme Lénine. La liberté de création ne peut exister dans une société où règne l’argent. Les idées de Lénine rejoignent encore celles de Marx à ce sujet (hostilité du capitalisme envers l’art).

         16 La liberté de création n’est pas pour Lénine la liberté au sens individualiste : détachement des choses de la vie, ou « anarchisme de grand seigneur » — c’est-à-dire désir d’échapper à l’esprit de parti. C’est au contraire 1) libération des illusions et hypocrisies que la bourgeoisie tisse autour d’elle ; 2) prise de conscience de l’idéologie socialiste, c’est-à-dire de la justesse de la cause du prolétariat ; 3) lien étroit entre l’activité créatrice — littéraire ou artistique — et cette idéologie, et, par conséquent, la cause du prolétariat. C’est seulement alors qu’il sera possible, selon Lénine, de parler d’une littérature véritablement libre — une littérature mue, non pas par le désir de l’argent, ni par celui de servir une minorité, mais par le désir de servir les masses et la cause générale du prolétariat.

         17 En reliant de façon dialectique l’esprit de parti et la liberté de création — lien qui a pour base la reconnaissance du contenu social de la liberté — Lénine propose que l’artiste assume consciemment cet esprit de parti, créant un art fécondé par l’idéologie socialiste. Mais ceci n’autorise personne à imputer à Lénine une tendance à diriger, uniformiser ou enrégimenter la création artistique. Car, ce qui est valable pour le secteur littéraire du travail au sein du parti l’est encore plus pour la création littéraire en général (« la littérature se prête mal à un nivellement mécanique » etc.., voir plus haut).

         Cependant, on a prétendu, en s’appuyant sur Lénine, justifier théoriquement l’intervention organique du parti et l’intervention administrative de l’Etat dans le domaine littéraire et artistique (Jdanov, 1934, et toute la politique artistique et littéraire postérieure inspirée de ses théories et à laquelle l’Etat cubain socialiste a su se soustraire). Cette conception jdanovienne de l’esprit de parti en art et en littérature — que, loin de laisser mourir, on s’efforce de faire revivre dans certains pays socialistes — confond deux plans que Lénine a toujours distingués clairement : la littérature du parti, soumise avec raison au contrôle et à la direction de ce dernier, et la littérature ou l’art en général fécondés par l’idéologie socialiste, qui assure la plus grande liberté des formes d’expressions ou comme disait Lénine, de la pensée et de l’imagination, de la forme et du contenu. Les textes de Lénine n’autorisent nullement à étendre au domaine de la création en général ce qui est valable pour le secteur littéraire au sein du parti — à moins que l’on ignore délibérément la distinction entre ces deux formes d’activité.

         24 Lénine a longtemps consacré, avant la Révolution d’Octobre, une grande attention à Gorki. Gorki était pour lui, avant tout, le grand écrivain dont l’œuvre est liée à la cause générale du prolétariat. Mais c’était aussi un militant du parti bolchevique qui prend part à des disputes idéologiques et politiques qui divisent les membres du parti ; et il prend fait et cause pour des positions que Lénine combat. Tout ceci marque d’un sceau particulier les relations entre Lénine et Gorki et nous permet d’éclaircir — de façon éloquente — la façon dont un grand dirigeant politique révolutionnaire se situe par rapport à un écrivain qui offre une double dimension : artiste et militant.

         25 Lénine souligne sans cesse la grande estime en laquelle il tient la production littéraire de Gorki, ainsi que la fonction idéologique qu’il accomplit en formant et en introduisant la conscience socialiste au sein des masses ouvrières. Il souligne particulièrement l’utilité politique de l’œuvre de Gorki, non sans dire bien clairement qu’elle est due, avant tout, au talent artistique de ce grand écrivain.

         26 C’est pourquoi il n’hésite pas à proclamer la grandeur artistique de Gorki, même quand ses divergences politiques ou philosophiques (otzovisme, machisme) (**) font qu’une fraction du parti s’empare du prestige de 1’écrivain pour en faire son porte-bannière idéologique.

         31 Ce qui préoccupe Lénine, ce n’est pas tant l’influence que ces positions philosophiques ont sur l’œuvre de Gorki — on les retrouve peu ou pas du tout dans ses écrits — mais plutôt le fait que l’autorité de Gorki écrivain serve à soutenir — par l’adhésion de l’auteur — une certaine plateforme idéologique. C’est pourquoi Lénine a jugé important de convaincre Gorki de l’erreur de ces positions.

         32 Lénine ne critique jamais en Gorki l’écrivain. Il savait que ce n’est pas une philosophie qui détermine d’elle-même la valeur de la création. Il va même plus loin : « Je considère — affirme-t-il — qu’un écrivain peut trouver beaucoup de choses utiles dans quelque philosophie que ce soit. J’admets, enfin sans aucune réserve qu’en ce qui concerne la création artistique vous avez tous les atouts en main et que votre œuvre, dans ce domaine, née de votre expérience artistique aussi bien que d’une conception philosophique, bien qu’elle soit idéaliste, vous mène à des conclusions qui rapporteront d’énormes bénéfices au parti ouvrier».

         33 La thèse de Lénine selon laquelle un artiste — lorsque c’en est vraiment un — peut parvenir à des conclusions utiles pour lui-même et pour le mouvement, même si le point de départ en est une philosophie idéaliste, concorde parfaitement avec ce qu’il disait à propos de Tolstoï : tout grand artiste — lorsque c’en est vraiment un — ne peut pas ne pas capter l’un des aspects essentiels de la réalité.

         34 Les critiques que Lénine adresse à Gorki — dans la mesure où l’écrivain adopte des positions machistes et otzovistes — sont de deux sortes :
    1) le contenu erroné de ces positions idéologiques.
    2) la façon dont Gorki relie la défense de ces idées à l’action politique elle-même.

         Dans cette même lettre à Gorki dans laquelle il reconnaît qu’un grand écrivain peut trouver des choses utiles dans quelque philosophie que ce soit, et dans laquelle il montre bien qu’il ne critique pas l’usage que l’artiste fait de ces idées, Lénine ajoute : « Tout cela est vrai. Et cependant « Proletari » doit maintenir une neutralité absolue devant nos divergences philosophiques, car il faut à tout prix éviter de donner au lecteur le moindre prétexte à rapprocher les bolchéviques, en tant que tendance et ligne tactique de l’aile révolutionnaire des sociaux-démocrates russes, de l’empiriocriticisme et de l’empiriomonisme».

         Cela veut dire qu’une ligne tactique (d’action politique pratique) ne doit pas être identifiée à une ligne philosophique. II s’agit là de deux plans bien distincts et l’on ne peut passer directement de l’un à l’autre. C’est ce que Lénine, homme politique pratique, veut montrer à l’écrivain devenu — par suite de ses sympathies pour le machisme et l’otzovisme — un philosophe et un politicien. II est bien clair que Lénine pose ce problème dans un contexte concret (celui qui existe à l’intérieur du parti et de la lutte révolutionnaire) qui exige que cette distinction soit maintenue.

    (traduit de l’espagnol par h. youssi)

    Source : https://www.lehman.edu/deanhum/langlit/french/souffles/S18/82y_18.HTM#anchor.asterix2

     gnoséologie : philosophie de la connaissance.
    (**)   otzovisme, machisme (ainsi que empiriocriticisme et empiriomonisme, voir plus loin n° 34) : tendances philosophiques positivistes et idéalistes dont le principal représentant était le physicien Mach et que Lénine a combattues et dénoncées dans son œuvre  philosophique « Matérialisme et Empiriocriticisme ».


  • الطاهر المعز-متابعات، نشرة أسبوعية : العدد 64، بتاريخ 23 من آذار/مارس 2024

    الطاهر المعز-متابعات، نشرة أسبوعية : العدد 64، بتاريخ 23 من آذار/مارس 2024

    يتضمّن العدد الرابع والسّتّون من نشرة "متابعات" الأسبوعية فقرة أولى عن بعض تفاصيل مؤامرة "الميناء المؤقت" في غزة، وفقرة بعنوان "في جبهة الأعداء" وفقرة عن العلاقات التركية الصهيونية، وفقرة عن ضحايا الهجرة غير النظامية من الفارّين من الحُروب والفقر، تليها فقرتان عن التواجد العسكري الأمريكي على حدود الصحراء الكبرى وعن علاقات النيجر مع الولايات المتحدة، وفقرة عن مناورات ضخمة لحلف شمال الأطلسي في أوروبا الشرقية وفقرة عن تأزم اقتصاد ألمانيا، قاطرة الإقتصاد الأوروبي وفقرة عن الحرب التكنولوجية التي تشنها الولايات المتحدة ضد الصين بأساليب غير مسبوقة في تاريخ الرأسمالية، وفقرة عن بعض النماذج من وسائل التجسس التي تستخدمها وكالة الإستخبارات المركزية الأمريكية للتّأثير في الرأي العام الدّاخلي للبلدان والرأي العام الدّولي

    استغلّت بعض الأطراف والأُسَر النّافذة (في غزة) العدوان الصهيوني لاحتكار الغذاء وبيع كيلو الطحين ( الدّقيق) ب15 دولارا طيلة أكثر من أربعة أشهر من القصف والجوع، قبل وُصُول بعض شحنات « المساعدات » منتصف آذار/مارس 2024، ضمن عملية تم تنسيقها بين الأمم المتحدة والجيش الصهيوني وقوى المقاومة، وسبق أن رفضت الولايات المتحدة والكيان الصهيوني دخول الغذاء والأدوية وخروج المُصابين للعلاج، قبل أن تفرض الولايات المتحدة المخطط الصهيوني لإنشاء ميناء « مؤقت » بغزة، ومن بين المشاريع التي تم رفضها، خطة قدّمتها حكومة قبرص يوم التاسع من تشرين الثاني/نوفمبر 2023، خلال مؤتمر باريس « للمساعدات الإنسانية »، تتضمن تجميع وتخزين ومراقبة « المساعدات » في الميناء الجوي والبحري بمدينة « لارْنًكا » قبل شحنها إلى غزة، وتم رفض هذه الخطّة من قِبَل الولايات المتحدة والإتحاد الأوروبي، فضلا عن الكيان الصهيوني الذي يُصِرّ على إشرف جيش العدو على تفتيش وتوجيه « المساعدات » قبل توزيعها، بهدف تهميش دور وكالة غوث وتشغيل اللاجئين  الفلسطينيين (أنروا) وتهميش حماس وبقية الفصائل الفلسطينية، وحصل الكيان الصهيوني على الدّعم الأمريكي – البريطاني والأوروبي، وعلى فَرْض حل الميناء « المُؤَقّت »، بتمويل خليجي (الإمارات وقطر والكويت والسعودية ) وتقوم شركة « فوغبو » ( FOGBOW ) الأمريكية بالإشراف على إدارة هذه العملية، وهي شركة خاصة أنشأها ضباط البحرية والقوات الخاصة الأمريكية، وهي بمثابة فرع للإستخبارات العسكرية الأمريكية، تُنسّق عملها « الإنساني » مع شركة أمنية صهيونية، وتقوم الولايات المتحدة بتنسيق عملية « إنشاء صندوق يدِير شراء ونقل المساعدات الإنسانية، وعلى العمليات اللوجستية والبحرية… »، بالتنسيق مع جيش الاحتلال.

    في غضون المائة وخمسين يوماً التي تلت السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2023، قتل جيش العدو الصهيوني، بدعم أمريكي وأطلسي وخليجي، واحداً وثلاثين ألف فلسطيني، وأصاب اثنين وسبعين ألفاً، وشردت 1,7 مليون، ودمّر أو ألحق أضرارًا بأكثر من نصف المباني في غزة، بأسلحة أمريكية في معظمها، فقد أرسلت الولايات المتحدة خلال نفس الفترة « أكثر من مائة شحنة أسلحة، فضلا عن  آلاف الذخائر، صغيرة الحجم، كثيرة الضّرر، ذات التّوجيه الآلي الدّقيق، وأرسلت الولايات المتحدة أسلحة إلى الكيان الصهيوني، بمعدّل شحنة كل ستة وثلاثين ساعة، من القنابل ومدمرات المخابئ والأسلحة الصغيرة الفتّاكة وغيرها من المساعدات… » وفق صحيفة « واشنطن بوست » (13 آذار/مارس 2024)، ومَوّلت وزارة الخارجية ووكالة التنمية الدّولية وغيرها من المؤسسات الإتحادية الأمريكية هذه الصّفقات التي تم تقسيمها إلى شحنات صغيرة نسبيا لكي لا يضطر الرئيس إلى إخْطار الكونغرس إذا تجاوزت قيمة كل صفقة 25 مليون دولارا من المعدات العسكرية الثقيلة و مائة مليون دولارا من الذخائر والمعدات الأخرى و 300 مليون دولارا من خدمات البناء أو الإنشاء العسكري، وفقا لقانون مراقبة صادرات الأسلحة… 

    ادّعى الرئيس الأمريكي إنه يدعو إلى هدنة أو وقف إطلاق النار ( والواقع إنه عدوان من طرف واحد) غير إن هذا العدوان لم يكن ممكنا لولا الدّعم السياسي والعسكري والإقتصادي الأمريكي والأطلسي والتّدفّق المستمر للأسلحة والمُعِدّات الأمريكية والألمانية والأوروبية، لقصف المساكن والمستشفيات والمدارس والملاجئ وفق بيان صادر عن أكثر من ثلاثين مجموعة إغاثة إنسانية، نشره موقع « معهد إصلاح السياسة الأمنية »، وهو مركز أبحاث للسياسة الخارجية الأمريكية، تموله التّبرعات الفَرْدِية للمواطنين.

    كانت تركيا أول دولة إسلامية تعترف رسميا بالكيان الصهيوني سنة 1949، قبل أن تُصبح عضوًا في حلف شمال الأطلسي وتؤوي قواعد ضخمة تُراقب منطقة غربي آسيا، واستمرت العلاقات القوية، رغم الأزمات ورغم التّصعيد الكلامي بعد السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2023، بل تضاعفت صادرات تركيا إلى الكيان الصهيوني، من 2,3 مليار دولار سنة 2011 ( خلال فترة احتداد الخلافات التي أعقبت قَتْل تسع موظفي إغاثة أتراك على سفينة « مرمرة ») إلى 7,03 مليار دولار سنة 2022، وتبقى تركيا خامس مُورّد للسلع نحو الكيان الصهيوني، ومن بينها الحديد والصلب والسيارات والأسمنت والمنسوجات، فيما يمر النفط من أذربيجان عبر أنبوب باكو – تبليسي – ميناء جيهان التركي الذي يغطي 40 %من إمدادات العدو السنوية من النفط الخام، كما توفر مجموعة “زورلو” التركية 7% من الكهرباء التي يستهلكها المُستوطنون في فلسطين، وتستورد تركيا المواد الكيميائية والمعدّات عالية التقنية، ومنذ عدوان السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2023، أصبحت تركيا أهم وجهة سياحية للمُسْتَوْطِنين الصهاينة…

    يُشكّل الماضي الإستعماري التّركي (العثماني) والعلاقات مع الإمبريالية « الغربية »، والعُنْصُرية ضد العرب المسلمين والمسيحيين، قواسم مشتركة بين أنظمة الحكم في تركيا والكيان الصهيوني، كما تضم تركيا قواعد ضخمة لحلف شمال الأطلسي (ناتو)، وقيادة القوات البرية للجناح الجنوبي للحلف في إزمير، ورادار الدفاع الصاروخي الباليستي في كوريسيك، الموجّه بشكل أساسي نحو إيران، وقاعدة إنجرليك الجوية التي تستقبل الطائرات التي تنقل المعدات العسكرية إلى الكيان الصهيوني، وانضمت تركيا خلال شهر شباط/فبراير 2024 إلى مبادرة درع السماء الأوروبية التي أطلقتها ألمانيا سنة 2023 ودعمتها 17 دولة، وتستخدم هذه المناورات صواريخ أمريكية، ساعدت الولايات المتحدة الجيش الصهيوني على تطويرها، وتشترك تركيا والكيان الصهيوني في العداء المَرَضِي للعرب، وتنفيذ عمليات عدوانية، بالإتفاق مع روسيا في سوريا، وتتعاون تركيا والكيان الصهيوني لإنتاج بعض الأسلحة مثل الطائرات الآلية، وتشتركان كذلك في الدعم السياسي والعسكري نظام أذرْبَيْجان المعادي للجارة إيران…    

    أظهرت إحصائيات وزارة النقل التركية، بنهاية شهر كانون الثاني/يناير 2024، أن أكثر من 700 سفينة تركية وصلت إلى موانئ فلسطين المحتلة منذ بدء عدوان السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2023، بمعدل ثماني سفن يوميًا مُحَمَّلَة بمنتجات أساسية لآلة الحرب الصهيونية كالفولاذ والنفط والمنسوجات، تنقلها شركات مملوكة للمُقرّبين من الرئيس التركي، ومن بينها شركات أبنائه التي ازدهرت علاقاتها كذلك مع قطر والسعودية والإمارت ومصر… 

    تجاوز إجمالي  عدد المهاجرين غير النّظاميين المتوفين أو المفقودين على مستوى العالم العدد القياسي المسجّل سنة 2016 والبالغ 8084 قتيلاً ومفقوداً، وبلغ 8565 سنة 2023، مرتفعًا بنسبة 20%، مقارنة بالعام 2022، وفق المنظمة الدّولية للهجرة التي تحاول، منذ سنة 2014 إحصاء عدد المفقودين في طريق الهجرة غير النظامية، وبلغ عدد من تم الإبلاغ عنهم نحو 63,719 مهاجراً بين سنتَيْ 2014 و 2023، ويُعتبر البحر الأبيض المتوسط الطريق الأشد خطورةً بسبب غرق ما لا يقل عن 3129 حالة وفاة واختفاء سنة 2023، وحوالي ثلاثين ألف بين سنتَيْ 2014 و 2023 نتيجة فَرْض الإتحاد الأوروبي قُيُودًا وعقوبات على الجمعيات والمنظمات التي تحاول إنقاذ العالقين في البحر، وحلّت منطقة الصحراء الكبرى والطريق البحري المؤدّي من غرب إفريقيا إلى جزر الكناري في المرتبة الثانية في عدد المفقودين والمتوفين المهاجرين منذ العام 2014 بنحو 14394، وقدّرت المنظمة الدّولية للهجرة إن الأعداد الحقيقية لحالات الفقدان أو الموت أثناء الهجرة غير النّظامية أعلى بكثير من الأرقام المنشورة.

    فقدت فرنسا بعض نفوذها في مستعمراتها السابقة بعد تغيير السلطة في مالي وبوركينا فاسو والنيجر، حيث أدّت الإنقلابات إلى توتّر العلاقات بين الدول الثلاث وفرنسا، وخصوصًا بعدما أطاح جيش النيجر، خلال شهر تموز/يوليو 2023، بالرئيس محمد بازوم، ومثل بوركينا فاسو ومالي، قطعت النيجر علاقاتها مع فرنسا التي تنهب شركتها « آريفا » اليورانيوم بينما يعتبر شعب النيجر من أفْقَر شعوب العالم، فيما أنشأت الولايات المتحدة قاعدة عسكرية بها 1200 جندي فضلا عن أكبر قاعدة عسكرية للطائرات الآلية في آغاديز، شمال النيجر، ولذلك لم تُجَاري الولايات المتحدة فرنسا ولم تقطع علاقاتها مع الحكومة الجديدة بشكل كامل، وسافرت عدة وفود دبلوماسية أمريكية إلى عاصمة النّيجر (نيامي ) وآخرها يوم الثلاثاء 12 آذار/مارس 2024، بقيادة مولي في، وزيرة الخارجية المكلفة بالشؤون الأفريقية، رفقَةَ سيليست فالندر، وكيلة وزارة الحرب المسؤولة عن شؤون الأمن الدولي، والجنرال مايكل لانغلي، رئيس القيادة العسكرية الأمريكية في إفريقيا ( أفريكوم )، وتدل تركيبة الوفد على أهمية العلاقة مع النيجر بسبب المنافسة الروسية في المنطقة المحيطة بالصحراء الكبرى وبسبب وجود القاعدة العسكرية الأمريكية في أغاديز ودورها الإستراتيجي في المنطقة، وكانت مدينة أغاديز (قبل تدمير ليبيا من قِبَل حلف شمال الأطلسي) ممرًّا سياحيا، وملتقى طرق التجارة والتهريب (تهريب السّلاح من ثكنات ليبيا والسلع والمخدّرات والمهاجرين غير النّظامِيِّين ) بين الصحراء الكبرى والبحر الأبيض المتوسط، وهي على حدود ليبيا والجزائر… 

    عَلَّقَت الولايات المتحدة تعاونها العسكري مع النيجر عقب الإطاحة بالرئيس محمد بازوم سنة 2023، غير إنها احتفظت بقاعدة عسكرية ضخمة للطائرات الىلية (درونز) في « أغاديز »، شمال البلاد، غير بعيد عن حدود الجزائر، وبما لا يقل عن 1100 جندي في النيجر، وأدّى وفد أمريكي زيارة إلى النيجر مُؤَخّرًا وأعرب عن « استعداد الولايات المتحدة لاستئناف التعاون العسكري، والحفاظ على قاعدة الطائرات بدون طيار في أغاديز »، ولما أدّت وكيلة وزارة الخارجية الأمريكية للشؤون الأفريقية، زيارة إلى النيجر، لم تتمكّن من إجراء مقابلة مع رئيس المجلس العسكري، وهو ما اعتبرته الولايات المتحدة خرقًا للأعراف الدّبلوماسية، وتمثّلت ردّة الفعل في إعلان المتحدث باسم المجلس العسكري الإنسحاب رسميا من اتفاقية التعاون العسكري مع الولايات المتحدة، الموقعة سنة 2012، وتعتبر الحكومة الانتقالية وجود القوات الأمريكية على أراضيها غير قانوني، ووصف الإتفاق مع الولايات المتحدة بأنه “غير عادل” و”تم فرضه من جانب واحد”، ويُشكّل إلغاء الاتفاق العسكري مع الولايات المتحدة، جزءًا من مجموعة إجراءات مماثلة اتخذتها النيجر تجاه فرنسا، مع رحيل آخر جندي فرنسي في كانون الأول/ديسمبر 2023، ضمن إعادة تنظيم التحالفات، تمثلت في خروج النيجر ومالي وبوركينا فاسو من منظمة غربي إفريقيا التي تُهيمن عليها فرنسا، والتي فرضت حصارًا على البلدان الثلاثة التي عززت تحالفها لمحاربة المجموعات الإرهابية وللخروج من عباءة الهيمنة الفرنسية… 

    قررت الولايات المتحدة – باسم حلف شمال الأطلسي – تحويل أوروبا إلى ساحة معركة لا نهاية لها، وزيادة عدد وحجم المناورات العسكرية، وإجراء أكبر مناورات عسكرية في أوروبا منذ نهاية الحرب الباردة، من منتصف شهر آذار/مارس إلى نهاية شهر أيار/مايو 2024، بمشاركة 90 ألف جندي من 32 دولة عضو في حلف شمال الأطلسي، و 1100 مركبة مدرعة، و 166 دبابة قتالية، بموازاة ارتفاع حدّة الخطاب العُدواني والتهديدات، واستعراض الأسلحة واختبار سرعة نقل الجنود والمُعدّات من غربي أوروبا إلى شرقها، وتتميز هذه المناورات بحشد حجم استثنائي من الجنود والمعدات والأسلحة في وقت قياسي، خصوصًا من قِبل جُيُوش بولندا والنرويج وألمانيا ورومانيا ودول البلطيق وفنلندا وسلوفاكيا واليونان والسويد وقوات البلدان القريبة من روسيا، فضلا عن بلدان أوروبا الغربية، واستعراض هذه القوة، بتخطيط وإشراف أمريكي، بهدف استفزاز روسيا، ويخطط الحلف لتنظيم العديد من الاختبارات والمهمات، لا سيما مناورة « دراجون 24 » التي تتمثل في نقل القوات من أوروبا الغربية إلى الشرق في أسرع وقت ممكن.

    لا خلاف بين جو بايدن ودونالد ترامب بشأن اقتصاد الحرب والترويج لصناعة الأسلحة كمصدر للوظائف، وتبرير تَدفُّق مليارات الدولارات الحكومية لصالح المجمع الصناعي العسكري، بينما يَفْتَقِر عشرات الملايين من العُمّال والفقراء للرعاية الصحية وللحماية الإجتماعية، ولا يتمكّن أبناؤهم من مواصلة تعليمهم بالجامعات بسبب ارتفاع تكلفة التعليم العالي…

     تستخدم الولايات المتحدة هيمنتها على حلف شمال الأطلسي لتُجْبِرَ الدّول الأعضاء على زيادة الإنفاق العسكري وشراء الأسلحة الأمريكية وتوظيف الخُبَراء والمُدَرِّبين الأمريكيين، بذريعة التحضير لمواجهة روسيا والصين وإيران وكوريا الشمالية.

    يُعْتَبَرُ المُجَمّع الصناعي العسكري وقطاع إنتاج الأسلحة واحدًا من الصناعات التحويلية القليلة التي لم يتم نقلها بالكامل من الولايات المتحدة إلى الخارج، وأصبح إنتاج الأسلحة سمةً رئيسية للصناعة وللإقتصاد الأمريكي، وكذلك وسيلة لابتزاز وتهديد دول العالم، وافتخر الرئيس جوزيف بايدن « بصناعة الدّفاع الأمريكية التي عزّزت النفوذ الإمبريالي الأمريكي في العالم »، وتفاخر بإنجازات وكالة الإستخبارات الأمريكية التي أنْشَأَتْ قواعد تجسس عسكري على حدود روسيا والصين، منذ كان نائبًا للرئيس باراك أوباما بين سنَتَيْ 2009 و 2017، وفق مجلة (Responsible Statecraft ) الأمريكية بتاريخ الثالث والعشرين من شباط/فبراير 2024، لتصبح القوة العسكرية والحروب استثمارًا مُرْبِحًا وضرورة اقتصادية وسياسية واستراتيجية لتعزيز الهيمنة الأمريكية…   

    رغم التّضْيِيقات القانونية والإجراءات الطويلة والمُعقّدة – لعَرْقَلة تنفيذ الإضرابات – ارتفع عدد الإضرابات في ألمانيا، وعدد المُشاركين في حركات الإضراب، ونفذ موظفوا الهيئات المحلية وعُمّال النتقل الجوي والحديدي عدّة إضرابات منذ سنة 2023، من أجل زيادة الرواتب التي انخفضت قيمتها بفعل ارتفاع الأسعار وبهدف تحسين ظروف العمل، فيما أعلنت الشركات الإحتكارية الكُبرى تخفيضات كبيرة لعدد العاملين، خصوصًا في قطاع الصناعة، ومنها نصف وظائف قطاع صناعة السيارات وقطع الغيار، حيث تتجاوز قوة العمل، باستثناء ورش الإصلاح ومحطات الخدمة والتجارة والمبيعات، 800 ألف عامل، كما أعلنت قطاعات الكيماويات والصلب والبناء والأجهزة المنزلية والتكنولوجيات الجديدة وتجارة التجزئة والرعاية الصحية والنقل بالسكك الحديدية تسريح عشرات الآلاف من العاملين وعدم تعويض العاملين المُتقاعدين، ولأول مرة يتعرّض المُديرون والمهندسون وموظفو المراكز الإدارية إلى التهديد بالتسريح، وِفْقَ مسح أجراه معهد الاقتصاد الألماني في قطاعات الصناعة والإدارة والمصارف وشركات التّأمين والقطاعات كثيفة العمالة مثل تجارة الجملة والتجزئة والتصنيع والبناء…

    أدّت هيمنة الولايات المتحدة على أوروبا، وعلى ألمانيا بالذات، حيث تنتشر القواعد العسكرية الأمريكية الضّخمة، إلى تحكّم أمريكا بالقرار السيادي في ألمانيا، ومن ذلك تجميد عُقُود استيراد الغاز من روسيا، ما أضر بقطاع الطاقة وقطاع صناعة السيارات بألمانيا، فضلا عن منافسة الشركات الصينية لصناعة السيارات الكهربائية، حيث أغلقت شركة فورد مصانع في ألمانيا وقررت شركة « فولكس فاغن » تطبيق برامج التقشف التي أدّت إلى إلغاء آلاف الوظائف، فيما أعلنت شركة « أوبل » انخفاض نشاطها الإنتاجي بنسبة 40% سنة 2023، وتستعد لتسريح العُمّال والموظفين سنة 2024، وتؤثر هذه الأزمة على قطاع الإلكترونيات والشركات الصغيرة لتصنيع قطع الغيار التي تضم بضع مئات أو آلاف العمال، والتي أغلقت العشرات منها أبوابها وتقدّمت أخرى بطلب لإشهار إفلاسها…

    شملت أزمة الصناعات الألمانية كافة القطاعات ومن بينها قطاع السكك الحديدية الذي أضرب عُمّاله مؤخرًا بعد الإعلان – غير الرّسمي – عن إلغاء ما لا يقل عن 2500 وظيفة.

    احتلت التكنولوجيا مكانة أساسية في الصراع الصيني الأمريكي، حيث ترفض الولايات المتحدة أن تغزو المصارف والشركات الأجنبية لأي دولة أخرى، حليفة أو خصم أو عدو، السوق الدّاخلية الأمريكية وخصوصًا في مجال التكنولوجيه، لأسباب عسكرية ولأسباب استراتيجية، ولذلك أصبحت التكنولوجيا – ذات القيمة الزائدة المُرْتَفِعَة – هي الجانب الأساسي للحرب الاقتصادية الأمريكية ضد الصين، واستخدمت الولايات المتحدة الحَظْر والحصار و »العُقُوبات » لإعاقة التطور الصيني، وتقييد استخدام معدات وخدمات الإتصالات ( الجيل الخامس) والكمبيوتر الصينية في أراضي حلفائها في حلف شمال الأطلسي (أمريكا الشمالية وأوروبا ) وفي آسيا وأستراليا، ما أضَرّ بمصالح شركتي Huawei وZTE الصينيّتَيْن بعد إزالة الولايات المتحدة وكندا البُنية التحتية للإتصالات الخاصة بالشركَتَيْن، بحجة أنها « تشكل خطرًا على الأمن القومي الأمريكي »، وبلغت كلفة هذه العملية ما لا يقل عن 3,1 مليارات دولارا. أما السّلطات الصينية فقد أقَرّت خطّة بمبلغ يفوق خمسة مليارات دولارا لتشجيع الشركات العامة الصينية على استبدال تطبيقات الكمبيوتر الأمريكية ببدائل محلية وإنجاز الإستقلال التكنولوجي…

    شكّل قرار حَظْر « تيك توك » وشركتها الأم ( ByteDance ) فَصْلاً متقدّما من الحرب الإقتصادية والتكنولوجية، حيث تريد الولايات المتحدة انتزاع الشركة من مساهميها الصينيين وتحويل ملكيتها إلى شركائها الأمريكيين وهو قرار لا سابق له في تاريخ الرأسمالية الليبرالية وتاريخ أسواق المال… 

    أطْلق الرئيس دونالد ترامب، سنة 2019، برنامجًا صاغه « مات بوتينغر »، وهو مسؤول كبير في مجلس الأمن القومي، لاتهام الصين – دون تقديم أي حُجّة أو دليل – « بسرقة الملكية الفكرية وبالتوسع العسكري، وتكثيف التهديدات للأمن القومي الأمريكي »، لنَشْر الدعايات وترويج الأخبار الزائفة عن الصين، بإشراف وكالة الإستخبارات المركزية ( سي آي إيه) وانطلقت هذه الحملة السّرية على وسائل التواصل الاجتماعي الصينية بهدف تشويه الحكومة الصينية والحزب الحاكم، وفق تقرير نشرته وكالة رويترز يوم 14 آذار/مارس 2024، بناء على « شهادات مالا يقل عن ثلاثة مسؤولين أمريكيين سابقين لديهم معرفة مباشرة بهذه القضية السرية للغاية » التي نفذته فِرَقٌ صغيرة تستخدم هويات مزيفة لنشر روايات سلبية عن حكومة الصين التي بدأت تنافس الولايات المتحدة ودول الإتحاد الأوروبي في البلدان « النّامية »، ومن بين الأخبار الكاذبة التي رَوّجتها وكالة الإستخبارات المركزية الأمريكية إخفاء أعضاء في الحزب الشيوعي الحاكم أموالا غير مشروعة في الخارج، والإدعاء إن الفساد ينخر مبادرة الحزام والطريق الصينية التي توفر التمويل لمشاريع البنية التحتية في العديد من البلدان الفقيرة، وكل ذلك بهدف إثارة الرّأي العام الدّاخلي والخارجي، وعلّقت الحكومة الصينية آنذاك « إن الحكومة الأمريكية تستخدم الرأي العام والمنصات الإعلامية كأسلحة لنشر معلومات كاذبة والتلاعب بالرأي العام الدولي »، وتُذَكِّرُ هذه الوقائع بالحملات الإيديولوجية والإعلامية خلال فترة « الحرب الباردة »، قبل انهيار الإتحاد السوفييتي، وتم الكشف عن هذه الخطّة إثر رواج معلومات عن استمرار إدارة الرئيس جو بايدن في دعم وتنفيذ وتمويل برنامج وكالة المخابرات المركزية ضدّ الصين، ودول أخرى مثل روسيا وفنزويلا وإيران وكوبا وكوريا الشمالية وغيرها، ويتضمن شن عمليات إلكترونية هجومية ضد خصوم الولايات المتحدة، واستهداف الرأي العام في جنوب شرق آسيا وإفريقيا وجنوب المحيط الهادئ…

    أظهرت العديد من البحوث الأكاديمية تعدّد وتَنَوُّعَ الحملات الدعائية السرية التي كانت شائعة خلال الحرب الباردة، عندما زرعت وكالة المخابرات المركزية ما بين 80 إلى 90 مقالاً يوميًا في محاولة لتقويض الاتحاد السوفيتي، وأنشأت وكالة الإستخبارات المركزية الأمريكية (سي آي إيه) خلال عقد الخمسينيات من القرن العشرين مجلة فلكية في ألمانيا الشرقية لنشر تنبؤات تنذر بالسوء بشأن القادة الشيوعيين، وفقا لوثائق رُفِعَتْ عنها السرية، ما يُشير إلى استخدام كافة الوسائل القَذِرَة لتدخل الولايات المتحدة في الشؤون الداخلية للدول الأخرى ورفض مبادئ « التعايش السلمي »، وفق « توماس ريد »، الأستاذ في جامعة جونز هوبكنز ( واشنطن) الذي نَشَرَ كتابا عن تاريخ الحرب السياسية، بعنوان « التدابير النّشطة: التاريخ السّرّي للمعلومات المُظلِّلَة والحرب السياسية »، ويُحلّل ويقدم معلومات عن برامج المخابرات الأمريكية لسرقة الأسرار بهدف تغيير طريقة تفكير الناس، واختراق وتسريب رسائل البريد الإلكتروني واستخدام الشبكات الإلكترونية للتأثير على مُستخدمي وسائل التواصل الاجتماعي، وقُدِّرت ميزانية هذا البرنامج بنحو أربعة مليارات دولارا سنويا…

    الطاهر المعز

Note : 5 sur 5.

« Commencer mon rôle en tant qu’administrateur WordPress a été un plaisir, grâce à son interface intuitive, sa gestion des médias, sa sécurité et son intégration des extensions, rendant la création de sites Web un jeu d’enfant. »

– Keiko, Londres

Note : 4 sur 5.

« Commencer mon rôle en tant qu’administrateur WordPress a été un plaisir, grâce à son interface intuitive, sa gestion des médias, sa sécurité et son intégration des extensions, rendant la création de sites Web un jeu d’enfant. »

– Sarah, New York

Note : 5 sur 5.

« Commencer mon rôle en tant qu’administrateur WordPress a été un plaisir, grâce à son interface intuitive, sa gestion des médias, sa sécurité et son intégration des extensions, rendant la création de sites Web un jeu d’enfant. »

– Olivia, Paris