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    Rene Naba-Sabra-Chatila – Opération salami
    L'extermination et les massacres ne datent pas des vengeances "aveugles" à l'opération palestinienne du 7 octobre. Ils sont des projets froidement délibérés et planifiés en attente des circonstances qui les rendront possibles. Déjà, pour Sabra et Chatila, l'empreinte US laissait ses traces et les graines des futures phases d'un génocide dans le longue durée. Déjà les arabes sionistes migraient de la phase si peu passive de leur rôle dans la migration sioniste à la phase active des planifications conjointes politiques et militaires. Puisse ce texte-mémoire ancrer dans nos consciences que le sionisme des évangélistes, des juifs sionistes ou des sionistes arabes est une affaire Anglo-Américaine et occidentale en fait et en actes, c'est à dire une affaire coloniale multinationale de l'Occident.
    Puisse ce texte-mémoire que nul ne peut être le défenseur de la cause palestinienne et l'ami des anglo-US en particulier et de l'Occident global en général. Mohamed Bouhamidi. 

    René Naba-5 septembre 2017

    Liban: «Opération Salami», non de code des massacres des camps palestiniens de Sabra-Chatila, en 1982, planifiés bien avant l’assassinat de Bachir Gemayel.

    Deux poncifs ont volé en éclat à la lecture des mémoires de l’universitaire libanais Georges Freyha, proche parent de Bachir Gemayel et l’un de ses plus proches collaborateurs durant la guerre civile libanaise (1975-1990).

    1 – L’invasion israélienne du Liban n’a pas été décidée en représailles à l’assassinat de l’ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, le 3 juin 1982, comme le proclame la fable israélienne. Bachir Gemayel, le chef militaire des milices chrétiennes, en avait fait l’annonce au président libanais Elias Sarkis, six mois auparavant, en janvier 1982, soit six mois avant le déclenchement de l’opération «Paix en Galilée».

    2 -Les massacres des camps palestiniens de Sabra-Chatila ne sont pas intervenus en représailles à l’assassinat du président élu Bachir Gemayel, comme le soutient la légende phalangiste. Ils avaient été planifiés auparavant et discutés lors d’un entretien Bachir Gemayel-Ariel Sharon, à Bickfaya, la résidence estivale du clan Gemayel, le 12 septembre 1982, soit trois jours avant l’assassinat du président élu.

    3 – «L’Opération Salami», non du code choisi par Bachir Gemayel pour désigner l’éradication des camps palestiniens du Liban, fait référence au saucisson italien que l’on découpe habituellement en rondelles pour agrémenter les pizzas et autres mets exotiques. Outre leurs desseins, le choix de ce code révèle la grandeur d’âme des conjurés, de même que la rigueur morale des nombreux soutiens de ces deux criminels de guerre à titre posthume.

    Telle est du moins la substance de l’ouvrage de Georges Freyha «Souvenirs et mémoires avec Bachir» relatant le compagnonnage de cet universitaire libanais avec Bachir Gemayel, le chef militaire des milices chrétiennes, dont il a épousé la cousine.

    Une recension exhaustive de cet ouvrage a été réalisée par le politologue Assaad Abou Khalil dans le journal libanais sur ce lien pour le locuteur arabophone

    Fraîchement élu, Bachir Gemayel se rend en Israël pour rencontrer le premier ministre Menahem Begin à Nahariyah (Haute Galilée).

    Georges Freyha s’inscrit en faux contre la version libanaise qui présentait Bachir Gemayel, soucieux de l’Indépendance libanaise, frappant de son poing la table pour mettre un terme à un entretien houleux, avant de s’embarquer à bord d’un hélicoptère israélien pour retourner au Liban.

    La version réelle des faits est toute différente et quelque peu humiliante pour l’amour propre libanais. Ivre de rage face à l’ingratitude libanaise, Menahem Begin reproche avec virulence à Bachir Gemayel le fait que «ni lui, ni son père Pierre, ni Camille Chamoun, chef d’une autre milice chrétienne, n’aient remercié publiquement Israël pour son aide».

    Bachir Gemayel promet au premier ministre israélien de s’acquitter de sa dette de gratitude lors de son interview programmée à la revue américaine Time, avec à la clé «une grande manifestation anti palestinienne et de soutien à Israël».

    Menahem Begin recommanda alors à Bachir Gemayel de traiter avec égard l’officier félon Saad Haddad, chef de l’armée du Sud Liban, qui faisait office de garde chiourmes dans la zone frontalière libano-israélienne. «Un honnête citoyen libanais», jugera l’ancien membre du groupe terroriste juif IRGOUN.

    Georges Freyha précise qu’un second entretien a eu lieu à Bickfaya, le 12 septembre 1982, dans la foulée de celui de Nahariya, au cours duquel Ariel Sharon va s’appliquer à arrondir les angles et à rétablir un peu de chaleur dans les relations entre les milices chrétiennes et l’armée israélienne.

    Révélateur de l’état de servilité du clan Gemayel à l’égard du gargantuesque général israélien, le comportement de Solange Gemayel: En parfaite maîtresse de maison, la propre épouse de Bachir Gemayel s’est mise aux fourneaux pour mijoter les plats destinés à satisfaire la voracité du Général Sharon: le fameux mezzé libanais, en sus de plusieurs plats du terroir: Mouton farçi, Kibbé grillé, Kibbé au plat, et kneffé, la célèbre pâtisserie libanaise.

    Un spectacle ahurissant: L’épouse du président libanais faisant la cuisine à l’envahisseur de son pays, une séquence comparable dans son abjection aux collaborateurs français du nazisme, indice indiscutable d’une déliquescence morale, d’une défragmentation mentale et d’une dégénérescence civique.

    L’appétit d’Ariel Sharon était légendaire. Dans le film «Valse avec Bachir» qui retrace cette séquence, le réalisateur israélien, ARI FOLMAN, montre Ariel Sharon, imperturbable, ingurgitant 12 œufs au plat le jour du massacre des palestiniens à Sabra-Chatila.

    Lors de ce ce copieux repas, Sharon rappelle à Bachir Gemayel le fait qu’il a été le parrain de sa candidature à la présidence libanaise, «un objectif que même les Américains ne pensaient pouvoir atteindre».

    Mais le plus dangereux élément de cette conversation intervient lorsqu’Ariel Sharon évoque les grandes lignes du projet visant à éradiquer les camps palestiniens de Sabra-Chatila. Autrement dit, ces massacres ont été prémédités avant que l’assassinat de Bachir Gemayel ne serve de prétexte à l’exécution de ce plan.

    Le plan était prêt. Sharon en discute en détail avec Bachir Gemayel.

    -Sharon: Voulez vous que nos troupes opèrent librement à Beyrouth Ouest (secteur à l’époque tenu par les forces palestino-progressistes)? A titre personnel, je souhaite que l’armée israélienne demeure hors de Beyrouth. Nous serons respectueux de la légalité dans notre comportement avec vos forces concernant le meurtre des Palestiniens et autres. Voulez vous que nous participions à cette action? Si vous dites non, nous respecterons votre décision. Nous sommes soucieux de ne pas vous embarrasser.

    Bachir Gemayel: N’entrez pas à Beyrouth. Restez là où vous êtes. Votre présence constitue un levier de pression. Elle faciliterait le déploiement de l’armée libanaise dans d’autres zones libanaises. Elle va nettoyer ces zones et restaurer l’ordre et la tranquillité, en douceur.

    -Sharon: Si votre armée se rend à Sabra-Chatila…..

    Bachir Gemayel: Je pense que notre armée est capable de faire le travail toute seule.

    Sharon: L’armée israélienne suivra t-elle vos forces à la Cité sportive et dans les camps de Sabra-Chatila?

    Bachir Gemayel: Oui. Et si vous devez suivre cette opération, il vous suffira de dire que c’est l’armée libanaise qui a pris l’initiative de cette opération; que l’armée israélienne s’est bornée à faire mouvement dans cette direction pour s’assurer que tout se passait d’une manière conforme. Personne ne doit penser que vous coordonnez vos actions avec l’armée libanaise.

    La coordination entre Israël et le Liban doit se faire par l’entremise de Horse, aka Fadi Frem, un responsable des milices chrétiennes, de Michel Aoun, à l’époque général commandant militaire de la place de Beyrouth, et Amir Drouri, coordinateur des activités israéliennes au Liban. Nous entreprenons une «opération salami», a lancé Bachir maîtrisant difficilement sa joie en e référant au saucisson italien que l’on découpe habituellement en rondelles pour agrémenter les pizzas.

    Sharon: Il n’est pas approprié de se livrer, en l’état, à une démonstration de forces à Beyrouth Ouest.

    Bachir Gemayel: La zone n’est pas sûre. Vos soldats risquent d’être soit tués soit enlevés. La coordination se fera via Elie Hobeika, [adjoint de Bachir Gemayel et Johnny Abdo, chef des services de renseignements de l’armée libanaises et des milices chrétiennes, lesquelles établiront une coordination avec leurs interlocuteurs israéliens.]

    Ariel Sharon était obsédé par Chafic Al Hout, chef du bureau de la représentation de l’OLP à Beyrouth. Cette obsession à l’égard d’un essayiste politique, un civil sans aucune qualité politique, trahissait mal le souci du général israélien d’éradiquer toute présence palestinienne au Liban.

    Sharon: Si des informations nous parviennent sur des agissements d’un des centres palestiniens, celui de Chafic Al Hout par exemple ??

    Bachir Gemayel: Faites ce que bon vous semble. Je profite de cette occasion pour vous informer que ni Chafic Al Wazzan, député sunnite de Beyrouth, ni Walid Joumblatt, chef druze du Parti Socialiste Progressiste, ni Ibrahim Koleilat, chef des Mourabitoun, (milices sunnites de Beyrouth alliées des Palestiniens), ni non plus Yasser Arafat, chef de l’OLP, ne feront partie de mon prochain gouvernement.

    Concluant l’entretien, Bachir Gemayel s’adresse en ces termes à Ariel Sharon: «Pour être clair, je ne vais pas proclamer ma détermination à demeurer au sein du Monde arabe. Les intérêts arabes au Liban m’importent peu. Mais je dois accorder de l’importance à des considérations vitales. Soixante pour cent (60%) des revenus des Libanais, notamment de la majorité des chrétiens, proviennent des pays arabes. Nous n’avons pas de problème, au niveau politique, de rompre les relations du Liban avec les pays arabes.

    Ariel Sharon et Bachir Gemayel conviennent alors de la signature d’un traité de paix entre le Liban et Israël. Menahem Begin adresse alors un message de félicitations à Bachir Gemayel pour l’heureux dénouement de ce dialogue.

    Georges Freyha soutiendra que les Musulmans libanais étaient favorables à un traité de paix avec Israël, car ils avaient «ras le bol» de la situation et que deux dirigeants sunnites, Abdel Hamid Al Ahdab, petit fils du premier ministre du mandat français au Liban, pour le Nord-Liban, et Saeb Salam, le dirigeant sunnite pro saoudien de Beyrouth, nourrissaient de vies sympathies pour Bachir Gemayel.

    Autre poncif qui a volé en éclat à la lecture de ses mémoires, l’invasion israélienne du Liban, décidée selon la version de l’époque en représailles à l’assassinat de l’ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, le 3 juin 1982.

    Georges Freyha s’inscrit en faux aussi contre la légende selon laquelle les Phalangistes et leurs alliés des autres milices chrétiennes ont été contraints de s’allier à Israël par manque de moyens militaires.

    http://www.cornellpress.cornell.edu/book/?GCOI=80140100599430

    L’annonce de l’invasion israélienne du Liban six mois avant l’«opération Paix en Galilée». L’auteur évacue prestement cette séquence, qui n’en est pas moins révélatrice de la collusion entre les milices chrétiennes et les Israéliens et l’implication directe de l’État Hébreu dans la guerre civile libanaise.

    «Le 13 Janvier 1982, Bachir Gemayel se rend au palais présidentiel de Baabda pour informer le Président Elias Sarkis, le ministre des Affaires étrangères Fouad Boutros, et le chef des services de renseignement de l’armée libanaise, le colonel Johnny Abdo de la décision d’Israël d’envahir le Liban.

    L’annonce a été accueillie avec une satisfaction non dissimulée. «Notre salut pointe enfin», se sont exclamés des participants à la réunion, alors que des applaudissements fusaient dans la salle.

    «A l’annonce de l’invasion israélienne, le président Elias Sarkis, le visage illuminé par un large sourire, se tourne vers le Colonel Johnny Abdo pour lui demander de coordonner ses efforts avec Bachir Gemayel.

    Applaudir l’invasion de son pays par son pire ennemi… Ce fait révèle le niveau de veulerie des dirigeants libanais, leur degré de désorientation mentale, leur absence de patriotisme, la gangrène qui sévit aux principales articulations de l’État.

    Georges Freyha confirme à cette occasion la duplicité de Johnny Abdo, officier supérieur de l’armée libanaise et responsable en même temps des services de renseignements des milices chrétiennes, dont le travail de sape permanent à miner les structures du pouvoir central libanais.

    Il précise à cet effet que «Johnny Abdo était en 1976 chef du 2me bureau des Forces Libanaises», groupement des milices chrétiennes et que cet officier avait rencontré à plusieurs reprises le général Ariel Sharon, ministre de la défense de l’État Hébreu et artisan de l’invasion israélienne du Liban.

    «Johnny Abdo avait fait de son appartement, un appartement d’hôte pour Ariel Sharon», écrit-il, malgré les multiples dénégations de l’officier libanais sur ce point.

    La profession de foi de Bachir Gemayel, Le Liban ne fait pas partie du Monde arabe et le tiers Monde est un monde arriéré.

    A son élection, Bachir Gemayel convoque le directeur général du Ministère des Affaires étrangères et lui tient le propos suivant:

    «L’immigration libanaise doit porter sa forte empreinte chrétienne. Je déploierai tous les moyens pour faire revenir les Chrétiens au Liban. Le Liban ne fait partie du Monde arabe. Le Liban est une civilisation et n’a aucun apport avec le tiers monde. Veuillez bien marquer dans vos démarches que nous n’appartenons pas au Tiers monde. Sortons de ce monde d’arriérés. Rallions le monde européen et le Monde libre de l’Amérique.

    Caspar Weinberger, secrétaire à la Défense de Ronald Reagan, émet alors l’hypothèse d’inclure le Liban au sein d’une alliance stratégique.

    «Je suis d’accord avec cela. Tirez nous vers l’Amérique. Offrez leur nos ports, nos aéroports. Ma relation est avec elle et l’Europe».

    Lors d’une prise de contact avec le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Victor Khoury paraît soucieux de donner des gages de loyauté confessionnelle au nouveau président:

    «Les gradés musulmans sont désormais plus nombreux au sein de l’armée libanaise. Quand j’ai pris mon commandement, il étaient au nombre de 17.000, pour atteindre le chiffre de 24.000. J’ai alors décidé de licencier 4.000 d’entre eux»,

    se vantera le Général Khoury, qui avait combattu les milices chrétiennes durant la guerre civile dans le secteur de Chekka, Nord du Liban. De l’opportunisme de grand art.

    Puis, se livrant à une surenchère inattendue, le général Victor Khoury propose alors à Bachir Gemayel de «déclarer la guerre à la Syrie. Notre sœur la Syrie», a-t-il souligné

    Épilogue

    Président éphémère du Liban, Bachir Gemayel a été assassiné à la veille de sa sa prise de fonction, par Habib Chartouni. Si le meurtrier de Bachir survit dans la clandestinité la plus totale, sa famille a été décimée par les vendettas anonymes des sympathisants du «Bach».

    L’élimination de Bachir Gemayel a réduit à néant l’édification d’un réduit chrétien fasciste sous la houlette des phalangistes, avec son prolongement stratégique, l’Alliance du «Réduit chrétien» adossé au «Réduit juif» au cœur du Monde arabe.

    L’armée israélienne a opéré un retrait sans gloire du Liban, qui exercera depuis lors une fonction traumatique à l’endroit des Israéliens, en 2000, puis en 2006, jusqu’à nos jours.

    Éclaboussé par le scandale du massacre des camps palestiniens de Sabra Chatila, Ariel Sharon devra abandonner la scène politique pendant une décennie, avant de revenir et de sombrer dans le coma, terminant sa vie politique et biologique en «légume».

    Le traité de paix libano-israélien a été signé le 17 avril 1983, sous l’égide du frère aîné et successeur de Bachir, le président Amine Gemayel, mais n’a jamais été ratifié, mort-né sous les coups de boutoir des forces progressistes libanaises, décidées à sabrer de leur calendrier politique ce «jour d’infamie».

    Illustration : victimes des massacres

    Source : https://www.madaniya.info/2017/09/05/sabra-chatila-operation-salami-1-2/

    René Naba – 10 septembre 2017

    La devise phalangiste «Dieu, Patrie, Famille», doit se lire ainsi «Dieu et la Patrie au service de la famille Gemayel. Le livre a d’ailleurs fait l’objet d’une véritable censure de la famille Gemayel par ce qu’il révèle un secret, longtemps tu, concernant la vive rivalité qui a opposé au sein de la famille Gemayel Pierre Gemayel, le fondateur du parti, et Maurice, son beau frère. Pierre a épousé la sœur de Maurice. Ce profond désaccord entre les deux a conduit Maurice à démissionner du parti en 1970».

    Le plan de partition du Liban prévoyait sa mise en œuvre en deux temps:

    De 1975 à 1977, c’est à dire du début des hostilités à l’arrivée du Likoud au pouvoir en Israël, en 1977, l’objectif phalangiste était de constituer un état libanais allant du port de Jounieh, ville côtière située à 20 km au Nord de Beyrouth, au pied de la région montagneuse du Kesrouane au pont d’Al Madfoun, qui relie le Nord du Liban au reste du pays. En somme, un réduit chrétien adossé à Israël.

    Dans cette perspective, Bachir a voulu écarter Georges de la direction du port de Jounieh pour s’épargner les affres de la présence d’un témoin gênant, lui préférant un autre membre du groupe consultatif.

    L’arrivée d’Ariel Sharon au pouvoir au poste de ministre de la défense, en 1977, puis de Ronald Reagan, aux États Unis, en 1980, va changer la donne. Les livraisons d’armes tant de la part des Israéliens et que des Américains va amplifier le projet initial et assigner pour mission à Bachir Gemayel de s’emparer de la totalité du Liban. Cette séquence est connue sous le mot d’ordre phalangiste de «Le Liban des 10.452 km2».

    Partisan résolu d’une alliance étroite avec Israël, ce groupe était hostile à la candidature de Bachir Gémayel à la Présidence de la République libanaise, en 1982, «en raison de son jeune âge, d’une part, et de l’hostilité de la population musulmane libanaise à son égard, d’autre part». Georges Freyha impute les malheurs du Liban à sa «renonciation à son alliance avec Israël».

    Préfigurant la partition du Liban, Georges Freyha, à l’instigation de la direction phalangiste, a mis en route un plan de démembrement de l’Université libanaise.

    Invoquant l’exemple de l’Université de Californie (UCLA), qui dispose de plusieurs établissements dans les principales villes de la côte Ouest des États Unis (San Francisco, Los Angeles etc), il a ainsi favorisé l’implantation de l’Université américaine de Beyrouth dans la zone chrétienne du Liban, sans habilitation préalable du pouvoir central.

    Le projet phalangiste ne visait pas une spécialisation des établissements, (Faculté d’agriculture dans la plaine de la Bekaa, faculté d’électronique dans la périphérie industrielle du nord de Beyrouth), mais, à proprement parle, un démembrement selon des critères purement confessionnels: Des universités chrétiennes sous contrôle maronite dans les zones chrétiennes, des universités musulmanes dans les zones musulmanes, des universités druzes dans les zones druzes etc..

    La dissolution du Conseil étudiant de l’AUB (American University Of Beyrouth), en 1971 a résulté d’une pression directe de Bachir Gemayel auprès de l’administration de l’établissement en raison du fait que cette instance représentative de la totalité des étudiants auprès de la hiérarchie de l’Université était composée majoritairement de représentants des mouvements nationalistes libanais et de la Résistance palestinienne.

    Bachir Gemayel a envoyé des «fiers à bras» au sein du campus pour susciter des bagarres, offrant ainsi un prétexte à la hiérarchie universitaire de dissoudre le Conseil étudiant (student council) et d’organiser de nouvelles élections, truquées celles-là, pour favoriser l’élection de représentants proches de la «Ligue Libanaise», groupement de partis isolationnistes de l’extrême droite libanaise.

    Dans un premier temps, la hiérarchie de l’Université a refusé d’obtempérer aux desiderata de Bachir Gemayel, d’ouvrir une branche de l’établissement à Achrafieh, situé dans le secteur EST chrétien de Beyrouth. Pour la faire fléchir, Bachir Gemayel a bombardé le campus de l’Université situé dans le secteur Ouest de Beyrouth, contrôlé par les forces palestino progressistes.

    Comme la hiérarchie universitaire persistait dans son refus, Bachir Gemayel a menacé d’amplifier les bombardements. Ce qui sera fait en représailles à l’échec des pourparlers de la dernière chance menée conjointement auprès des autorités universitaires, par Bachir Gemayel et Dany Chamoun, chef de la milice des Tigres et son partenaire au sein du «Front Libanais». Le propre fils du vice président de l’Université, Georges Hakim sera blessé au cours de ce 2me bombardement, conduisant l’AUB à souscrire aux demandes de Bachir Gemayel.

    Le schéma a été identique pour l’Université Libanaise pour l’implantation de succursales locales dans les zones sous contrôles des milices encadrées par les Israéliens.

    Convoqué par Bachir Gemayel, le Recteur de l’Université Libanaise, Boutros Dib, n’a opposé la moindre résistance. Sans la moindre discussion préalable, il a demandé à signer le projet préparé par avance par les Phalangistes: «Je suis un homme malade. Je ne peux supporter, médicalement parlant, le fait d’être transporté à bord d’un coffre d’une voiture ou subir un supplice équivalent. Proposez moi ce que vous envisagez de réaliser et je vais signer sur le champ en ce qui concerne la création d’une section de l’Université libanaise à Achrafieh», a déclaré, résigné, le recteur libanais.

    De tels comportements de Bachir Gemayel, de même que ses crimes de guerre ont été gommés des archives du «Mouvement du 14 Mars», le succédané post guerre des Forces Libanaises, le groupement des milices chrétiennes.

    Un tel comportement criminel de Bachir Gemayel donne à penser que l’assassinat du Recteur de l’Université Américaine, Malcolm Kerr, en 1984, a pu être le fait des Forces Libanaises, en ce que le responsable de l’établissement était soucieux de fermer la branche d’Achrafieh de l’Université Américaine.

    Universitaire lui même, Georges Freyha soutient que Bachir Gemayel avait transformé la section Achrafieh de l’Université Américaine en Lupanar en vue d’y soutirer un supplément de revenus.

    Joseph Abou Assi, le propre garde de corps de Pierre Gemayel, le chef du Parti Phalangiste figurait parmi les fauteurs de troubles ayant débouché sur la dissolution du «Conseil Étudiant» de l’Université Américaine. Son forfait accompli, Joseph Abou Assi a été tué, selon toute vraisemblance par les services de renseignements jordaniens et sa mort constituera l’étincelle qui a déclenché la guerre civile libanaise , en avril 1975, à Ein Remmaneh, banlieue chrétienne de Beyrouth.

    A sa réception d’une lettre du Président Ronald Reagan, Bachir Gemayel saute de joie et convoque aussitôt son équipe de conseillers en charge des relations avec les États Unis.

    Au terme de plusieurs heures de discussions consacrées à la portée de ce courrier, l’équipe de conseillers, dirigée par Charles Malek, ancien ministre des Affaires étrangères lors du débarquement américain au Liban au terme de la première guerre civile en 1958, s’apprête à rédiger un projet de réponse. Mais quelle ne fut la stupéfaction des participants lorsqu’ils se rendirent compte qu’il n’était pas capable de rédiger une lettre en anglais.

    Le chef d’équipe Charles Malek, qui fut pourtant Président de l’Université américaine de Beyrouth, proposa alors de recourir aux services de son «speach writer» habituel, Cecil Hourani, un universitaire anglais d’origine libanaise et frère d’Albert Hourani, le célèbre historien orientaliste anglophone, enseignant à St Anthony’s College, puis à l’Université américaine de Beyrouth et à l’Université de Chicago enfin à Oxford, par ailleurs auteur d’un remarquable ouvrage sur «l’Histoire des Peuples Arabes».

    Économiste, Cecil Hourani a été le conseiller économique de Habib Bourguiba à l’époque où le président tunisien préconisait la «politique des étapes» dans la recherche d’un règlement au conflit israélo-arabe. Mais contrairement à son frère, Cecil Hourani témoignait une vive admiration pour le commandant Saad Haddad, l’officier dissident libanais fondateur de l’Armée du Sud Liban (ASL), qui faisait office de garde chiourmes des Israéliens dans la zone frontalière libano israélienne, lors de la guerre civile libanaise.

    Bachir Gemayel, lui, nourrissait une vive admiration pour ce grand gourou du trône hachémite au point d’avoir ordonné à Georges Freyha de l’incarcérer pour le garder captif auprès de lui. Il finira par confier à Cecil Hourani, consentant, la gestion du dossier Égypte-Israël-Irak au sein de son groupe de conseillers.

    Cecil Hourani a rédigé en 1984 un ouvrage intitulé «Le voyage inachevé» dans lequel ce philo sioniste va jusqu’à nier les visées territoriales d’Israël sur le Liban, témoigne de sa compréhension à l’égard de l’enrôlement de Juifs dans le groupe terroriste Stern, mais stigmatise le recours aux armes des Palestiniens pour faire valoir leurs revendications légitimes nationales.

    Pour le malheur des Arabes, c’est ce philo sioniste convaincu d’origine arabe qui avait été désigné par les États arabes pour diriger le bureau d’information arabe chargé de défendre la cause palestinienne à New York, la grande métropole américaine, qui abrite la plus forte communauté juive du monde, dans la décennie 1940, en pleine phase de colonisation juive de la Palestine.

    Source : https://www.madaniya.info/2017/09/10/sabra-chatila-operation-salami-2-2/

    Journaliste-écrivain, ancien responsable du Monde arabo musulman au service diplomatique de l’AFP, puis conseiller du directeur général de RMC Moyen-Orient, responsable de l’information, membre du groupe consultatif de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme et de l’Association d’amitié euro-arabe. Auteur de « L’Arabie saoudite, un royaume des ténèbres » (Golias), « Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français » (Harmattan), « Hariri, de père en fils, hommes d’affaires, premiers ministres (Harmattan), « Les révolutions arabes et la malédiction de Camp David » (Bachari), « Média et Démocratie, la captation de l’imaginaire un enjeu du XXIme siècle (Golias). Depuis 2013, il est membre du groupe consultatif de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme (SIHR), dont le siège est à Genève et de l’Association d’amitié euro-arabe. Depuis 2014, il est consultant à l’Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l’Homme (IIPJDH) dont le siège est à Genève. Editorialiste Radio Galère 88.4 FM Marseille Emissions Harragas, tous les jeudis 16-16H30, émission briseuse de tabous. Depuis le 1er septembre 2014, il est Directeur du site Madaniya.

  • أسعد أبو خليل- جورج فريحة عن بشير الجميّل: التحضير لـ »صبرا وشاتيلا

    أسعد أبو خليل-    جورج فريحة عن بشير الجميّل: التحضير  لـ »صبرا وشاتيلا

    أسعد أبو خليل السبت 29 تموز 2017

     

    صدر قبل أشهر قليلة كتاب جورج فريحة، «مع بشير: ذكريات ومذكّرات». وجورج فريحة (المُتزوّج من ابنة خال بشير، موريس الجميّل — و«العائلة» في شعار الكتائب «الله – الوطن – العائلة» لا تعني إلا عائلة الجميّل.
    ويروي فريحة أن بشير أراد تفادي تعيين قريبه، فريحة، في منصب لإدارة مرفأ جونيه «كي لا تطلع ريحتك» — كما قال له — لكن قام بتعيين «نسيب آخر» له، ص. ١٠٢)، كان من فريق ثلاثي شكّل «العقل» الاستشاري لبشير (وضمّ معه سليم الجاهل وأنطوان نجم، لكن دور أنطوان نجم، الذي لا يظهر في الإعلام، والذي كان يكتب باسم «أمين ناجي»، لأن وظيفته في الدولة اللبنانيّة كانت تمنع عليه المجاهرة بحزبيّته، هو الأبرز بين الثلاثة، وصاحب عقل طائفي مريض). والفريق الثلاثي، كما لا يخفي فريحة في روايته، كان من أنصار التحالف الوثيق مع العدوّ الإسرائيلي (وهذا الفريق نفسه كان الوحيد المُعارض لترشيح بشير الجميّل للرئاسة في عام ١٩٨٢ بسبب صغر سنّه ورفض الجمهور الإسلامي له يومها). وإذا ما كان هناك مفاجأة في الكتاب — وهناك أكثر من مفاجأة — فهي في هذه الصفاقة في التعبير عن إيمان الكاتب بضرورة التحالف مع العدوّ الإسرائيلي، ولوم مشاكل لبنان على تخلّي لبنان الرسمي عن «الحليف» الإسرائيلي في عهد أمين الجميّل.
    وفريحة صاحب المشروع التقسيمي المُبكّر للجامعات في لبنان: فمشروع بشير الجميّل الكياني (كما يظهر بوضوح في الوثائق الأميركيّة المُفرج عنها) ينقسم إلى مرحلتيْن زمنيّاً: زمن المشروع التقسيمي الذي استمرّ منذ بداية الحرب حتى صعود الليكود في عام ١٩٧٧، عندما انتشى الطموح الانعزالي. كانت القوّات اللبنانيّة تحلم بتأسيس دولة انقساميّة متحالفة مع العدوّ الإسرائيلي من المرفأ إلى جسر المدفون. لكن صعود أرييل شارون وزيادة المساعدات الإسرائيليّة (ومن بعدها الأميركيّة بعد صعود رونالد ريغان في عام ١٩٨٠) قدّم لهذا الفريق فرصة الاستيلاء على كل لبنان (هذا ما عناه الشعار السيّئ الذكر، «١٠٤٥٢ كلم مربّع») من خلال اجتياح إسرائيلي شامل للبلد. وجورج فريحة بدأ مشروع التقسيم الجامعي عبر إنشاء فرع (غير مُرخّص في البداية) للجامعة الأميركيّة في بيروت، وتلاه فرض بشير الجميّل تقسيم الجامعة اللبنانيّة (لا ضيرَ طبعاً من فتح فروع للجامعة اللبنانيّة على أن تكون هذه الفروع وفق مشروع وطني شامل ومرتبط بخصائص المناطق — كما أن فروع جامعات كاليفورنيا في المناطق الزراعيّة تقدّم اختصاصات زراعيّة — وليس على أساس طائفي محض، كما أراد بشير).
    وقد ظهر فريحة على شاشة «أو.تي.في» وعلى شاشة «إم.تي.في» للترويج لكتابه مع أن الكتاب تعرّض لمقاطعة من قبل آل الجميّل، لأن المؤلّف فضح للمرّة الأولى ما لم يكن خافياً في السرّ: إن خلافاً عائليّاً وشخصيّاً حادّاً بين بيار الجميّل (الجدّ) وبين موريس الجميّل (شقيق زوجة بيار الجميّل) هو الذي أدّى إلى استقالة موريس من الحزب في عام ١٩٧٠ (ينحاز المؤلّف إلى صف حميه في الخلاف). لكن رواية فريحة غير صحيحة: لم تكن رئاسة الجمهوريّة في عام ١٩٧٠ «في متناول» (ص. ١٦) موريس الجميّل لولا معارضة بيار الجميّل، حسب ظنّه. لم يكن وارداً أصلاً وصول موريس إلى الرئاسة في ذلك العام لسببيْن: ١) لم يكن وصول مرشّح حزب الكتائب إلى الرئاسة وارداً في ذلك الزمن، لأنه كان مرفوضاً بقوّة من قبل الجمهور الإسلامي واليساري والقومي العربي وحتى المسيحي، وكان ترشيح بيار الجميّل الموسمي للرئاسة يُعتبر مزحة فقط. ٢) لم يكن موريس الجميّل بالرغم من تحدّثه المُستمرّ عن العلوم والإنماء (مِن منجزاته تدشين مهرجان الزهور في بكفيّا) يُؤخذُ كثيراً على محمل الجد من زملائه، وكانت خطبه في المجلس النيابي تُقابل بالهزء، وكان شديد التألّم من ذلك.
    ويكشف الكتاب عدداً من الحقائق التي كانت مجهولة، مثل التعاون الوثيق بين إدارة الجامعة الأميركيّة وحزب الكتائب اللبنانيّة. يروي فريحة كيف أن حل مجلس الطلبة في الجامعة (والذي كان واقعاً تحت نفوذ الحركة الوطنيّة والمقاومة الفلسطينيّة) في عام ١٩٧١ كان نتيجة خطة من بشير الجميّل: الخطّة اقتضت بأن يقصد زعران حزب الكتائب الجامعة ويفتعلون اشتباكات مع الطلّاب المناوئين، ما يعطي ذريعة للجامعة لحلّ مجلس الطلبة، وهذا ما جرى (ص. ٢٤). وتلى ذلك إجراء انتخابات (قد تكون الإدارة زوّرتها) عزّزت من تمثيل «الرابطة اللبنانيّة» المحسوبة على قوى اليمين الانعزالي. ويورد الكاتب ببساطة شديدة، تكاد تكون كلاماً عرضيّاً، أخبار إرسال زعران الكتائب إلى المدارس والجامعات من أجل افتعال الاشتباكات والاضطرابات (والذي عاش فترة ما قبل الحرب يتذّكر ذلك). وكان جوزيف أبو عاصي (مرافق بيار الجميّل الذي أدّى مقتله — على يد المخابرات الأردنيّة على الأرجح — إلى البداية الرسميّة للحرب الأهليّة في عين الرمّانة) بطلاً من أبطال زعران بشير في الضرب والاعتداء (ص. ٤٧).
    وتناقض رواية فريحة الكثير من الروايات الرسميّة للكتائبيّين عن نقص في التسلّح وعن أن الحاجة الماسّة إلى السلاح هي التي دفعت بميليشيات اليمين للارتماء في أحضان إسرائيل (هذه رواية جوزيف أبو خليل الخياليّة عن رحلته إلى عرض البحر وزيارة فلسطين المحتلّة من دون تخطيط مسبق والوقوع بالصدفة على قادة العدوّ وهم يتجوّلون على شاطئ حيفا حاملين صناديق السلاح الموعود). يقول فريحة عن حقبة ما قبل الحرب (عندما كان بشير يُشدّد على ضرورة التسلّح وإنشاء منظمّات عسكريّة) ما يلي: «وكانت الأسلحة تتدفّق على الموانئ غير الشرعيّة من بلدان أجنبيّة عديدة» (ص. ٣٨). وكانت الخطّة (الإسرائيليّة ـ الأميركيّة) واضحة: فقد كان السلاح يُوزّع على المناطق المحيطة بالمخيّمات الفلسطينيّة (ص. ٤٠) من أجل جرّها إلى اشتباكات أدّت فيما بعد إلى إشعال الحرب الأهليّة.
    والأستاذ الجامعي، فريحة، لا يتورّع عن الزهو بقصّة إنشاء فرع الأشرفيّة للجامعة الأميركيّة في بيروت. يقول إن الجامعة رفضت طلب فتح فرع منفصل لها في «الشرقيّة» فما كان من بشير إلّا أن قصف حرم الجامعة في بيروت «الغربيّة»، ولما لم ترضخ إدارة الجامعة له، هدّد بمزيد من القصف وبإقفال الجامعة الأميركيّة بالقوّة (ص. ٦٨). وعندما فشل اجتماع بين رئيس مجلس أمناء الجامعة وبين بشير الجميّل وداني شمعون، قصف بشير الجامعة مرّة أخرى ما أوقع جرحى، بينهم ابن نائب رئيس الجامعة، جورج حكيم. عندها فقط رضخت إدارة الجامعة لمطالب الكتائب (ص. ٦٩). ولم تختلف قصّة فتح فروع للجامعة اللبنانيّة في المناطق الخاضعة لنفوذ ميليشيات إسرائيل، إذ أن بشير استدعى بطرس ديب وطلب منه التوقيع على قرار مُعدّ. وافق ديب من دون طول نقاش، وقال: «أنا رجل شبه مريض… لا أحتمل صحيّاً دخول صندوق سيّارة أو ما شابه. لذلك أرجو أن تعرض عليّ ما تشاء بخصوص تفريع الجامعة» (ص. ٧٧). هذه الحقائق عن مجرم الحرب، بشير الجميّل، تغيب عن وثائقيّات زمن «١٤ آذار» عنه. ويجب الأخذ باحتمال أن تكون القوّات اللبنانيّة هي التي قتلت مالكولم كير، رئيس الجامعة في عام ١٩٨٤، الذي كان يريد أن يُغلق فرع الأشرفيّة للجامعة. ويعترف فريحة أن بشير فتح «كرخانة» من أجل جباية المزيد من الأموال (ص. ١٠٥): أي أن بشير الجميّل مارس مهنتيْن في آن في سنوات الحرب، قائد ميلشيا وقوّاد.

    لكن هناك قصّة طريفة تُروى في الكتاب. كيف أن بشير الجميّل تلقّى رسالة شخصيّة من الرئيس الأميركي رونالد ريغان، فـ«جُنّ جنونه» فرحاً بتسلّم الرسالة، بحسب وصف فريحة نفسه. أمر بشير بجمع كل الفريق الاستشاري المعني بالشأن الأميركي برئاسة شارل مالك. المُضحك أنه بعد عمل ساعات اكتشف مالك وصحبه أنهم لا يستطيعون صياغة رسالة بالإنكليزيّة (أي أن «كاتب» شرعة حقوق الإنسان بالإنكليزية عجز عن كتابة رسالة). عندها، اقترح عليهم مالك استدعاء سيسيل حوراني (شقيق ألبرت حوراني)، وهو كان أستاذاً متقاعداً وكان يساعد مالك في صياغة خطبه في الأمم المتحدة. وسيسيل هذا ألّف في ما بعد في عام ١٩٨٤ كتاباً اسمه («الرحلة غير المنتهية»)، وقد صرّح فيه عن تعصّب أعمى لسعد حدّاد وللاحتلال الإسرائيلي للبنان. لا، وتبلغ القحّة بسيسيل هذا أن يتهم سليم الحص بكراهية الطائفة المارونيّة بحالها بسبب معارضته لسعد حدّاد وجيشه (ص. ١٨٠، من كتاب حوراني، وسيسيل هذا كان مستشاراً لبورقيبة في سنوات جهره بالصلح مع إسرائيل، كما أنه أصبح في سنواته الأخيرة داعية للنظام الأردني). وقد أُعجب الجميّل بسيسيل إلى درجة أنه طلب من فريحة أن يعتقله (بحسب ما روى في مقابلة الـ«إم.تي.في»)، ثم جعله — برضاه — مستشاراً له لشؤون مصر والعراق وإسرائيل و«دول أخرى» (ص. ١٢٣ من كتاب فريحة). (وآراء حوراني واضحة في كتابه المذكور أعلاه، فهو في الوقت الذي ينبذ فيه السلاح الفلسطيني، يتفهّم كيف أن اليهود ينضمّون حتى إلى منظمّة «شتيرن» الإرهابيّة (ص٤٦ من كتاب حوراني)، وهو يرفض فكرة أن تكون دولة إسرائيل طامعة بأرض جنوب لبنان مع أن بن غوريون نفسه أخبره أن مرجعيون — مسقط رأس عائلته — تقع في «أرض إسرائيل» (ص.٥٨ من الكتاب نفسه). الطامة أن حوراني هذا اختير من قِبل الجامعة العربيّة كي يرأس المكتب العربي في واشنطن في الأربعينيات كي يشرح القضيّة الفلسطينيّة.
    والكتاب يفيد في تأريخ مرحلة مشينة من الزمن اللبناني المعاصر، لأن الكاتب لا يُخضع نفسَه للمراقبة الذاتيّة التي تفرض تكاذباً على طريقة خطاب «١٤ آذار» بأن «إسرائيل عدو»، فيما هم منخرطون بقوّة في مشروعها. لا، فريحة يروي كيف أن بشير زار القصر الجمهوري في بعبدا في ١٣ كانون الثاني ١٩٨٢ والتقى بالياس سركيس وفؤاد بطرس وجوني عبده وأعلمهم بقرار إسرائيل باجتياح لبنان. كيف كانت ردّة فعل لبنان الرسمي يومها؟ يقول فريحة: «فصفّق بعض الحاضرين قائلاً: أتانا الفرج. وبدا السرور على الرئيس سركيس مُشيراً على جوني عبده بالتنسيق مع بشير» (ص. ١٤٧). إن هذه الواقعة، مثل غيرها، تُعزّز الفكرة بأن لبنان وتركيبته مُشوّه لأنه خلافاً لبلاد عانت من احتلال أجنبي (مثل فرنسا تحت الحكم النازي أو الجزائر تحت الحكم الفرنسي) لم يجرِ حساباً وعقاباً لطاقم المتعاملين والمتعاونين مع الاحتلال الإسرائيلي، والعمود الفقري للمقاومة ضد الاحتلال الإسرائيلي اتبع سياسة الحلم والغفران حتى مع أتباع جيش لحد. (بالمناسبة، إن الكتاب يناقض روايات جوني عبده الكاذبة، بما فيه نفيه أن يكون قد احتلّ موقعاً أمنيّاً في حزب الكتائب في حرب السنتيْن، ففريحة يقول إنه كان قائداً «للشعبة الثانية» في الحزب في سنة ١٩٧٦(ص. ١٧٨)، كما أن شارون يتحدّث عن اجتماعات عديدة له مع جوني عبده (ص. ٢١٨) فيما لا يزال عبده، الذي حوّل منزله إلى بيت مضافة لشارون، ينفي أن يكون قد اجتمع بشارون مرّة واحدة).
    لكن هناك جانب تراجيدي في الكتاب، عن ذلك اللقاء الحزين بين بيغن والجميّل في نهاريا قبل اغتيال بشير الجميّل بأيام. القلب يقطر حزناً لمشهد بيغن وهو يُقرّع الرئيس اللبناني المُنصَّب من قبل قوّات الاحتلال بصلف وعنجهيّة وتكبّر واحتقار. (ص. ١٨٧). ونص اللقاء بين بشير وبيغن (الذي دوّنه فريحة) يختلف كليّاً عن الأساطير التي حيكت عنه، وكيف أن بشير ضرب الطاولة وصرخ بوجه بيغن ثم قفل عائداً إلى لبنان… على متن طوّافة عسكريّة إسرائيليّة. في الحقيقة، كما نقرأ في نص اللقاء كان الخلاف يتمحور حول غضب بيغن من أن بشير (وأباه وكميل شمعون) لم يجهروا بشكرهم وامتنانهم للعدوّ الإسرائيلي (لكن بشير وعد شارون أنه سيفعل في المستقبل في مقابلة مع مجلّة «تايم»، وأنه يُحضّر لتظاهرة شعبيّة ضد الفلسطينيّين ومناصرة للاحتلال الإسرائيلي (ص. ١٩٣) — لكن الحبيب، حبيب الشرتوني، منعه من تحقيق ذلك). ثم أصدر بيغن أوامره لبشير بشأن سعد حدّاد وصنّفه بأنه «مواطن لبناني صالح» (ص. ١٩٧) (الاحتلال الإسرائيلي يفصل في وطنيّة اللبنانيّين بحسب معايير الكتائبيّين والقوّاتيّين).
    ويضيف فريحة فصلاً عن لقاء لاحق في بكفيّا في ١٢ أيلول (بعد لقاء نهاريا) نجح فيه شارون في إعادة الحرارة والدفء إلى العلاقات بين القوّات اللبنانيّة والعدوّ الإسرائيلي. وهذا الفصل مفيد لأنه للمرّة الأولى يفصّل أنواع الأطباق اللبنانيّة التي كان شارون يحبّها والتي كانت صولانج الجميّل تتخصّص بإعدادها له (كما روى شارون في مذكّراته)، وهي: خروف محشي، كبة مشويّة وكبّة بالصينيّة والكنافة، بالإضافة إلى أطباق أجنبيّة (ص. ٢١٥). هذه التفاصيل يجب أن تدخل في المنهج اللبناني الدراسي كي تعرف أجيال جديدة عن تعاطي فئة لا يُستهان بها — ومن مختلف الطوائف — مع الاحتلال الإسرائيلي للبنان.
    وشارون يُذكِّر بشير الجميّل بأنه هو صاحب فكرة ترشيحه لرئاسة الجمهوريّة، وأن الأميركيّين لم يصدّقوه عندما طرح الفكرة. لكن أخطر ما يرد في نص فريحة عن لقاء شارون وبشير الجميّل هو الإفصاح عن خطة مسبقة لمجزرة صبرا وشاتيلا وذلك قبل اغتيال بشير الجميّل (يُعلَم هذا للمرّة الأولى).

    يتضح من الرواية أن الحكومة الإسرائيليّة أعدّت للمجزرة مسبقاً وناقشت بشير الجميّل في تفاصيلها، إذ أن شارون يقول للجميّل: «هل تريد أن تتحرّك قوّاتنا بحريّة في بيروت الغربيّة؟ أنا شخصيّاً أفضّل أن تبقى قوّاتنا في خارج بيروت. وسنتصرّف تصرّفاً شرعيّاً مع جماعتك لقتل الفلسطينيّين أو سواهم. هل تريدنا أن نشترك في هذا العمل؟ إذا قلتَ: لا، فنحن حريصون على أن لا نحرج موقفك» (ص. ٢٢١). وردّ بشير بالقول: «لا تدخلوا بيروت الآن…إبقوا حيث أنتم. وجودكم هو بمثابة قوّة ضاغطة تجعل الجيش اللبناني أوفر قدرة على التحرّك في مناطق مختلفة، فيطهّرها وينشر فيها الهدوء والأمان». ثم ردّ شارون: «وإذا ذهب جيشكم إلى صبرا وشاتيلا، فهل تريد أن تتحرّك قوّاتنا وراءه»؟ فأجابه الجميّل: «أظن أن جيشنا قادرٌ («قادراً» في الكتاب، ص. ٢٢١) على العمل وحده». ثم عاد شارون إلى موضوع صبرا وشاتيلا فقال: «هل ستذهب قوّاتنا وراء جيشك إلى المدينة الرياضيّة وصبرا وشاتيلا؟» فأجاب الجميّل: «نعم. إذا شئتَ التحدّث عن هذه التحرّكات فعليكَ أن تقول إن الجيش اللبناني هو الذي دخل هذه الأماكن، وإن القوّات الإسرائيليّة ما جاءت إلّا بعده لتأخذ علماً بأن كل شيء جرى على ما يرام. في وسعكم أن تأتوا بعدنا لتروا أن العمليّات تُنفَّذ على الوجه الملائم. لا يجوز أن يظن أحد أنكم تنسّقون مع الجيش اللبناني. نسّقوا ما شئتم مع «هورس» (فادي أفرام)، وميشال عون، وأمير دروري… إننا نقوم بعمليّة «سلامي». ردّ شارون: «إذاً، فالوقت غير مناسب للقيام الآن بأعمال استعراضيّة في بيروت الغربيّة؟ أجابه الجميّل: «ليست هذه المنطقة آمنة. قد يتعرّض جنودكم للخطف والقتل… سيحصل تنسيق بين إيلي حبيقة وجوني عبده على أرفع مستوى. وهما ينسّقان مع جماعتك على مستوى رفيع أيضاً» (ص. ٢٢٢).
    واللافت أن أرييل شارون يبدو مهووساً بشفيق الحوت، السياسي والكاتب الفلسطيني ــــ اللبناني المعروف، ومدير مكتب منظمّة التحرير في بيروت لسنوات طويلة، والذي لم يكن له أي صفة عسكريّة. هذا هو العدوّ على حقيقته، لا يميّز بين المدني والعسكري. يسأل شارون الجميّل بصفاقة: «إذا تلقينا معلومات عن تحرّك أحد مراكز الفلسطينيّين، كمركز شفيق الحوت، مثلاً، أو غيره، وتدخل مغاويرنا لقمعه، فما هو الموقف الذي ستتخذونه من هذا الأمر؟». فيجيب بشير الجميّل: «إفعلوا ما تسمح به إمكاناتكم» (ص. ٢٢٣). هذا هو رئيس الـ١٠٤٥٢ كلم مربّع على حقيقته، بنص مساعده الأقرب. ويُطمئِن الجميّل شارون أن حكومته المُزمعة لن يكون فيها «الوزّان. ولن يدخلها جنبلاط أو قليلات أو عرفات». ويُفصح الكتاب عن حقيقة موقف الجميّل من العرب والعروبة (في وقت انفتحت فيه كل السفارات العربيّة نحو هذه الأداة الإسرائيليّة، بما فيها السفارة الجزائريّة)، إذ يقول لشارون: «ومن أجل أن تفهمني أصارحك بأني لا أعلن عزمي على البقاء في العالم العربي طمعاً بأموال العرب وما إلى ذلك. ولا تهمّني المصالح العربيّة في لبنان. ولكنني لا أستطيع إلا أن أهتم بأمور جوهريّة، حيويّة، أبرزها أن ستين في المئة من دخل اللبنانيّين، ومعظمهم من المسيحيّين البالغ عددهم ٣٠٠ ألف في البلدان العربيّة، يأتينا من هذه البلدان. لا مشكلة على الصعيد السياسي إذا نحن قطعنا العلاقات القائمة بيننا وبين العرب» (ص. ٢٢٧). وخلاصة اجتماع شارون مع الجميّل أن الفريقين توافقا على عقد معادة بين البلديْن، والتوتّر (من طرف واحد — الإسرائيلي) الذي ساد في لقاء نهاريا تبدّد، وأرسل بيغن برقيّة لبشير يهنئه فيها على الاتفاق الذليل بينه وبينه شارون (وهذا يجب أن يدفن إلى الأبد النظريّة الخبيثة عن أن خلافاً وقع بين بشير وبين مُشغّله الإسرائيلي وأن هذا كان سبب اغتياله). وأكد جورج فريحة في مقابلة مع «إم.تي.في» أن المسلمين كانوا سيقبلون المعاهدة بين لبنان وإسرائيل لأن المسلمين كان «طالع دينهم»، ولأن عبد الحميد الأحدب وصائب سلام أحبّا بشير الجميّل.
    ويتضمّن الكتاب نصوصاً لاجتماعات بين بشير الجميّل ومديرين عامّين في الدولة اللبنانيّة بعد تنصيبه رئيساً. وفي لقاء مع أمين عام وزارة الخارجيّة يقول الجميّل: «فالاغتراب يجب أن يتخذ الطابع المسيحي. وسأبذل قصارى الجهد لأعيد المسيحيّين إلى لبنان». ويضيف الجميّل رأيه في أن لبنان هو جزء من العالم الثالث فيقول: «أنا حضارة. وليس لي شأن أو علاقة مع العالم الثالث. أرجو أن تثبت أننا لا ننتمي إلى هذا العالم الثالث لا من قريب ولا من بعيد. أُخرج معي من هذا العالم المتخلّف ولحّقني إلى العالم الأوروبي، ولنرتبط بالعالم الحرّ والأميركي. أما قرأتَ تصريح واينبرغر وبحثه في إدخال لبنان إلى الحلف الاستراتيجي؟ قلتُ: إني متضامن معك. خذوا شواطئنا. خذوا صنّين قواعد لكم. شدّني إلى أميركا. أنا معها. علاقتي هي بها وبأوروبا» (ص. ٢٥١). وفي لقاء مع قائد الجيش، فكتور خوري (الذي قاتل مع الميلشيات اليمينيّة في شكا في سنوات الحرب)، فنجد أن خوري يُطمئِن بشير عن طائفيّته فيقول له: «بالنسبة إلى أصحاب الرتب في المستقبل، أصبح المسلمون أوفر عدداً. لما تسملّتُ القيادة كان عددهم حوالي ١٧٠٠٠. أصبحوا اليوم ٢٤٠٠٠. فسرّحتُ قسماً كبيراً منهم، حوالي ٤٠٠٠» (ص. ٢٦١). وأضاف خوري الذي كان جيشه يقف مُنسِّقاً مع الاحتلال الإسرائيلي: «علينا ان نحارب سوريا علناً، شقيقتنا سوريا». (ص. ٢٦٣)
    تقرأ هذا الكتاب وتقرأ تفاصيل ومعلومات جديدة عن مرحلة مفصليّة في التاريخ العربي المعاصر، ويزداد تقديرك وإعجابك بحبيب الشرتوني (الذي تتعرّض سيرته لتشويه فظيع وحقير في هذا الكتاب الذي ينمّ عن أخلاقيّات بشير الجميّل وصحبه). وحبيب الشرتوني لا يحتاج إلى دفاع عنه منّي أو من غيري. تاريخ لبنان (الحرّ) سينصفه وسيعظّمه. وحبيب لم يغادر وطنه يوماً. هو في صلب الوطن، وهو وقفة عزِّه. مسخُ الوطن غادره، ولن تتحقّق الوطنيّة اللبنانيّة الحقّة من دون عودة مظفّرة لحبيب وعلى رؤوس الأشهاد. عندها، عندما يخرج الناس في الشوارع ليزفّوا عريسهم حبيب، يمكن لنا أن نتكلّم عن سيادة وعن عزّة للوطن

  • الطاهر المعز-متابعات، نشرة أسبوعية – العدد 89، بتاريخ 14 من أيلول/سبتمبر 2024

    الطاهر المعز-متابعات، نشرة أسبوعية – العدد 89، بتاريخ 14 من أيلول/سبتمبر 2024

    يتضمن العدد التاسع والثمانون من نشرة « مُتابعات » الأسبوعية فقرة عن شهر أيلول 1970 في الأردن، وهي مجازر امتدّت حتى صَيْف سنة 1971، ضد الشعب الفلسطيني في الأردن وسنة 1982 في مخيمات لبنان، وبعض أحداث شهر أيلول على مر السنين، في فلسطين وخارجها، وفقرة عن تمويل الولايات المتحدة للكيان الصهيوني من خلال ضمان الحكومة شراء سندات العدو، بالتوازي مع تكثيف حملة المقاطعة وسحب الإستثمارات، خصوصًا في بلدان أوروبية مثل بريطانيا والنرويج، وفقرة عن تأثير حملة المقاطعة على مبيعات وأرباح بعض الشركات وفقرة عن تآمر قادة الحزب الدّيمقراطي الأمريكي لإزاحة نائبة بسبب انتقادها للكيان الصهيوني وللسياسة الطّبقية للسلطات الأمريكية وفقرة عن دور منظمة الصحة العالمية في إثْراء شركات المختبرات والأدوية العابرة للقارات وفي استغلال أطفال ومواطني البُلدان الفقيرة – بتواطؤ من حكام تلك البلدان – لتجربة أدويتها الجديدة، قبل طَرْحِها في الأسواق، بعنوان « مُساعدات إنسانية »، وفقرة عن الحرب الإقتصادية وعن الإستثمارات الألمانية في الصين والمبادلات التجارية بين البلَدَيْن وفقرة عن حركة رأس المال في قطاع الأغذية المُعبأة (المُغَلَّفَة) حيث ارتفعت عمليات الإندماج والإستحواذ وفقرة عن الحرب الإقتصادية

    أقرّت الجمعية العامة للأمم المتحدة منذ سنة 1981، يوم « الاحتفال بمُثُلِ السَّلام وتعزيزها بين جميع الأمم والشعوب »، وبعد مرور حوالي عِقْدَيْنِ من الزمن ( سنة 1999) حددت الجمعية العامة يوم الواحد والعشرين من أيلول/سبتمبر تاريخا للاحتفال السنوي بالمناسبة « كيوم لوقف إطلاق النار عالميا وعدم العنف من خلال التعليم والتوعية الجماهيرية وللتعاون على التوصل إلى وقف إطلاق النار في العالم كله »، ومن المعروف إن قرارات الجمعية العامة للأمم المتحدة، حيث يتساوى تمثيل جميع الدّول الأعضاء (صوت واحد لكل دولة) لا تُنَفّذ ولا قيمة لها لأن مجلس الأمن الذي يضم عشر ألأعضاء غير قارين (بالتداول) وخمس أعضاء قارّين يتمتعون بحق الإعتراض (النّقْض أو الفِيتُو): الصين وروسيا وبريطانيا وفرنسا والولايات المتحدة التي حطّمت الرقم القياسي للإعتراض، وخصوصًا على القرارات التي تخص الكيان الصهيوني، ولذلك يمكن للجمعية العامة أن تُقرّرَ ما تشاء، مثل « زرع ثقافة السّلام واحترام الحياة وحقوق الإنسان والحريات الأساسية وتعزيز اللاَّعُنْف من خلال التعليم والحوار والتعاون، والالتزام بالتسوية السلمية للصراعات والتمسك بالحرية والعدالة والديمقراطية والتسامح والتضامن والتعاون والتعددية والتنوع الثقافي والحوار والتفاهم على جميع مستويات المجتمع وبين الأمم… » وفق ما وَرَدَ في قرار 1999، غير إن القوى التي تمتلك المال ( من فِرْط استغلال الكادحين وثروات الشُّعُوب المُضْطَهَدَة) والسلاح تُقَرِّرُ ثم تفرض تنفيذ قراراتها، وفي مقدّمة هذه القوى الولايات المتحدة وربيبتها الكيان الصهيوني، وشُركاؤها أعضاء حلف شمال الأطلسي، وما إلى ذلك، لذا فإن الولايات المتحدة نفّذت انقلابًا عسكريا يوم الحادي عشر من أيلول/سبتمبر 1973، في تشيلي لأن رئيسها وبرلمانها المُنتَخَبَيْن ديمقراطيًّا قرّرا تأميم مناجم النّحاس التي تستغلها شركات عابرة للقارات، ذات المنشأ الأمريكي، وتُسيطر مثل هذه الشركات على قطاعات أساسية أخرى، وحاولت الولايات المتحدة جعل نفس اليوم 11 أيلول من سنة 2001 يُغَطِّي على كافة الأحداث الأخرى، لكننا لا ننسى المجزرة التي ارتكبها النظام الأردني ضد الشعب الفلسطيني ومنظماته الفدائية، خلال شهر أيلول/سبتمبر 1970 بدعم مُباشر من الإمبريالية الأمريكية وحلفائها ومن الكيان الصهيوني ومن الأنظمة العربية، وكذلك من مليشيات الإسلام السياسي الباكستانية التي كان يقودها « ضياء الحق » (1924 – 1988) الذي نَفَّذ فيما بعدُ انقلابا عسكريا دَمَوِيًّا في باكستان سنة 1977، وتوفي جمال عبد الناصر يوم الثامن والعشرين من نفس الشهر سنة 1970، وشهد منتصف نفس الشهر سنة 1982 مجازر مُخَيَّمَيْ صبرا وشاتيلا، بإشراف الجيش الصهيوني وتنفيذ مليشيات اليمين المتطرف اللبناني (كان بشير جمَيِّل وسمير جعجع من المُنَفِّذِين والمُشرفين على التنفيذ) كما تم توقيع اتفاقيات الخيانة (كامب ديفيد 1978 وأوسلو 1993) خلال نفس الشهر، وتعمّد أرئيل شارون اقتحام المسجد الأقصى خلال نفس الشهر سنة 2000 مما كان سببا في إطلاق شرارة الإنتفاضة الثانية… وها نحن نعيش مُجدّدًا « أيلول الأسود » الأشدّ دموية، سنة 2024، بدعم مُباشر من الدّول الإمبريالية و مشاركة الأنظمة العربية…    

    أطلق الكيان الصهيوني منذ يوم العاشر من تشرين الأول/اكتوبر 2023 حملة لِبَيْع السّندات ( نوع من الإقتراض، مقابل رهن ممتلكات الدّولة) بقيمة 5,4 مليارات دولارا، مُستحقّة يوم 31 كانون الأول/ديسمبر 2023، تحت عنوان « سندات الشتات » لتمويل العدوان الواسع وحرب الإبادة، وتمثل هذه الدّفعة الأولى من السندات نحو 12% من الدين الحكومي الخارجي للعدو، وفق وكالة رويترز بتاريخ 11 تشرين الأول/اكتوبر 2023، وتجدر الإشارة إلى تشجيع حكومة الولايات المتحدة مؤسسات الدّولة والولايات لشراء هذه السندات، بضمان من الدّولة الإتحادية الأمريكية، بواسطة « شركة التنمية لإسرائيل » وهي الذراع الأميركية لسندات العدو الصهيوني التي يتم شراؤها في الولايات المتحدة من جانب المتضامنين سياسيا معه، وذكرت صحيفة فايننشال تايمز « إن المجالس البلدية المحلية في الولايات المتحدة كانت من بين المشترين الأكثر حماسا للسندات الإسرائيلية « ، وباعت شركة « إسرائيل بوندز » -وهي الشركة الرسمية المسؤولة عن الاكتتاب في الديون- بين السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2023 ونهاية آذار/مارس 2024، أكثر من 3 مليارات دولار من الديون في مختلف أنحاء العالم، أي 3 أمثال المتوسط السنوي…

    لجأ الكيان الصّهيوني إلى بَيْع السّندات – فضلا عن المُساعدات الأمريكية والألمانية الضّخمة – لتمويل العدوان، وجمع نحو ثماني مليارات دولارا، بنهاية شهر شباط/فبراير 2024، من بيع سندات دولية، في أول إصدار في الأسواق العامة منذ اندلاع الحرب على قطاع غزة، وهو أكبر إصدار دولاري على الإطلاق كذلك لإسرائيل، وتتراوح مدة استحقاق السندات بين خمس سنوات وثلاثين سنة، بحسب وكالة « بلومبرغ » 06 آذار/مارس 2024، وتظل مبادلة العجز الائتماني (تكلفة الحماية من التخلف عن السداد) مرتفعة، ضمن مواطن أخرى في الاقتصاد الإسرائيلي يبقى فيها القلق قائما جراء الحرب، وكانت الحكومات المحلية في الولايات المتحدة من المشترين المتحمسين لهذه السّندات التي يشتريها الأمريكيون المُؤَيِّدُون للعدوان لدعم تمويل وتَسْلِيح الجيش الصهيوني، وتساعد في دعم عجز الميزانية الذي تضخم خلال الحرب إلى 7% من الناتج المحلي الإجمالي حتى شهر نيسان/ابريل 2024، بسبب الإنفاق العسكري، ويندرج الدّعم الحكومي الأمريكي المباشر لشراء السندات الصهيونية ضمن التّأييد غير المشروط للعدوان وسط الدّعوات لسحب الاستثمارات…

    أعلنت وزارة المالية الصهيونية تَلَقِّي طلبات على شراء سنداتها بقيمة 38 مليار دولار من قِبَل نحو 400 مستثمر من 36 دولة، وتمكنت من بَيْع سندات دولية تقليدية بقيمة ثَمانِي مليارات دولار بنهاية شهر آذار/مارس 2024،اشتراها المُتَضَامنون سياسيا مع الكيان الصهيوني، وارتفعت حصة السندات من إجمالي إصدارات الدّيُون لتبلغ 3,3 مليارات دولارا خلال شهر أيار 2024،  

    ومنذ سنة 2008، أضاف القانون الأمريكي « السندات الإسرائيلية إلى سندات الخزانة الأميركية والديون المدعومة من الوكالات الفدرالية وصناديق سوق المال وغيرها من الأصول منخفضة المخاطر، ولا يسمح بأي سندات حكومية أجنبية أخرى »، ويُعتبر ذلك دعمًا أمريكيًّا غير مسبوق لديون دولة أجنبية، وفقًا لصحيفة فاينانشال تايمز بتاريخ 27 أيار/مايو 2024، ويخطط الإحتلال لاستدانة 60 مليار دولار سنة 2024، مع تجميد التوظيف الحكومي وزيادة الضرائب، بعد أن تضاعف الإنفاق العسكري تقريبا جراء العدوان الأخير على الشعب الفلسطيني، وانكمش الاقتصاد بنسبة 19,4% سنويا خلال الربع الأخير من سنة 2023… 

    كان العدوان الصهيوني فُرْصَةً للمستثمرين لشراء أصول في المشرق العربي، غير إن حملة مقاطعة وسحب الإستثمارات من الكيان الصهيوني تكثّفت، وفي بريطانيا، تتعرض صناديق المعاشات التقاعدية في القطاع العام – التي لديها أموال مرتبطة بمجموعات تزود العدو الصهيوني بالأسلحة – لضغوط شديدة للتخلص من استثماراتها، ورغم التّصريحات التي تدّعي إن تأثير الدّعوات للمقاطعة هامشي فإن الكيان الصهيوني والإتحاد الأوروبي والولايات المتحدة وكندا وغيرها تُحاربها بقوة، ومُؤَخَّرًا باع أكبر صندوق تقاعد بريطاني في القطاع الخاص (صندوق تقاعد الجامعات البريطاني – يو إس إس) حوالي 102 مليون دولار من أصوله في فلسطين المحتلة، لِيَنْضَمَّ بذلك إلى قائمة المُنْسَحِبِين من فلسطين المحتلّة إثْر ضغوط حملة المُقاطعة وسحب الإستثمارات، وتُقَدَّرُ قيمة صندوق تقاعد الجامعات البريطاني (يو إس إس) بنحو 10,78 مليارات دولار، والذي يضم أكثر من 500 ألف عضو، واضطر إلى خفض حجم  استثماراته في فلسطين المحتلة، بعد ضغوط أعضاء صندوق التقاعد الذين ينقدون سِجِلّ الإحتلال في مجال حقوق الإنسان، وسبق أن أعلنت شركة « كيه إل بي »، خلال شهر حزيران/يونيو 2024 –وهي أكبر شركة خاصة لإدارة المعاشات التقاعدية في النرويج – إنها تخلت عن حصتها بقيمة سبعين مليون دولارا في مجموعة كاتربيلر الصناعية الأميركية، « بسبب المخاطر التي قد تترتب على استخدام معداتها في انتهاك حقوق الإنسان للفلسطينيين »، وسحبت شركة بنسيون -وهي واحدة من أكبر صناديق المعاشات التقاعدية في الدنمارك بأكثر من 800 ألف عضو- جميع استثماراتها من مصارف الإحتلال…

    رأس المال عَدُوٌّ بطبيعته، لأنه ينمو بفعل الإستغلال واضطهاد الشُّعُوب، وتزداد العداوة عندما يتَبَجّح الرأسمالي بدعم الكيان الصّهيوني، فيكون جوابنا الدّعوة إلى مُقاطعة منتجات تلك الشركات التي تدعم عَدُوّنا عَلَنًا، وخصوصًا تلك التي تبيع منتجات استهلاكية، يمكن الإستغناء عنها واستبدالها بأخرى، ومن بينها ستاربكس وماكدونالدز وكنتاكي وكارفور وغيرها من الشركات، وأدّت حملة المُقاطعة، بعد السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2023، إلى تَرَاجُعِ سهم شركة مَقاهي ستاربكس في بورصة نيويورك بأكثر من 31%، بعد انخفاض مبيعاتها العالمية بنسبة 3% واضطر المدير التنفيذي إلى الإستقالة يوم 13 آب/أغسطس 2024، بعد سنة واحدة من تنصيبه، واستغلت إدارة الشركة فرصة انخفاض المبيعات لتسريح نحو 4% من العاملين، من إجمالي خمسين ألف عاملة وعامل، كما تراجعت مبيعات مجموعة ماكدونالدز للأكلات الخفيفة والرّديئة خلال النصف الأول من سنة 2024، وتُرجّح وكالة بلومبيرغ إن الإنخفاض مُرتبط بالمُقاطعة جرّاء دعم بعض الشركات العابرة للقارات للعدوان الصهيوني

    كانت النائبة الأفرو-أمريكية « كُورِي بُوش »( 48 سنة) واحدة من الأصوات التقدمية داخل الكونغرس الأمريكي التي تدعم الفقراء وحقوق المرأة والرعاية الصحية والإسكان، وهي من القلائل الذين أدانوا العدوان الصهيوني منذ السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2023، ووصفت الإبادة الجماعية ب »عملية تطهير عرقي في غزة »، واعتبرت الكيان الصّهيوني « دولة فصل عنصري » وتطالب بمحاسبتها على « جرائم الحرب »، وشاركت في العديد من المؤتمرات الصحافية لأعضاء الكونغرس « التّقدّميين » ( بالمقاييس الأمريكية للتقدّمية) لتتحدث عن الأبرياء والأطفال والنساء والمدنيين في غزة، وعن المجاعة وتشريد الفلسطينيين بين الأنقاض، وندّدت في مداخلاتها بالدّعم الأمريكي للكيان الصّهيوني…

    لهذه الأسباب، وبسبب أصلها الطّبقي المتواضع (كانت مُمرّضة وواحدة من قادة إضرابات قطاع الرعاية الصّحّية، قبل أن تُصبح نائبة) أنفقت منظمة « أيباك » المنظمة الصهيونية الأمريكية الأكثر نفوذًا في العالم نحو 8,5 ملايين دولار لتشويه صورة كوري بوش، ولضمان عدم نجاحها في الإنتخابات التمهيدية الدّاخلية (في الحزب الدّيمقراطي) وهو ثاني أكبر إنفاق في تاريخ الإنتخابات التمهيدية لمجلس النواب في الولايات المتحدة، بعد الإنفاق الضّخم لنفس المنظمة (آيباك) لإسقاط النائب جمال بومان في منطقة برونكس (نيويورك)، وبذلك نجحت « أيباك » في إزاحة كوري بوش، وترشيح « ويسلي بيل » الذي كان مدعومًا من قِبَل كافة المجموعات الصهيونية، وتفاخرت « آيباك » على صفحتها بالشبكة الإلكترونية بتشويه صورة كوري بوش والإطاحة بها وترشيح منافسها الصهيوني، وبعد خسارتها، أكّدت « كوري بوش »  وعقب خسارتها، أكدت كوري بوش استمرار دعمها لفلسطين، والتنديد بمجموعات الضّغط الصهيونية، وعلى رأسها « آيباك » التي يُصرّح قادتها عَلَنًا: « إن الموقف المؤيد لإسرائيل يمثل الموقف الجَيّد » وكانت « آيباك » قد أرسلت إلى النواب والمنتخبين في الولايات والبلديات الأمريكية رسائل إلكترونية وهاتفية تُهدّدهم بأن انتقادهم لإسرائيل، حتى أثناء الإبادة الجماعية، قد يؤدي إلى نهاية حياتهم السياسية والمهنية.

    لم تكن السياسة الخارجية من اهتمامات « كوري بوش »، بل كانت مهتمة بالرعاية الصحية وبحقوق النساء والأطفال والمُشردين، ومنذ العدوان الصهيوني في تشرين الأول/اكتوبر 2023، أصبحت تُندّد بالقصف الصهيوني للمدنيين في غزة، وكانت واحدة من تسعة نواب فقط عارضوا قرار دعم الولايات المتحدة للكيان الصهيوني عسكريا وماليا وطالبوا بوقف شحنات الأسلحة، ومن ضمن النواب الذين قاطعوا خطاب المجرم نتن ياهو أمام نواب الكونغرس ووصفته بمجرم الحرب… 

    أصبحت كوري بوش في مواجهة  » لجنة الشؤون العامة الأمريكية الإسرائيلية » (آيباك) بسبب مواقفها التقدّمية مع الفُقراء في الدّاخل والمُضْطَهَدِين في الخارج، واعتبر جوزيف بايدن ( الذي أعلن مرات عديدة إنه صهيوني ويفتخر بذاك) تصريحات كوري بوش « مثيرةً للانقسام وللفتنة » وأعلن سكرتير البيت الأبيض « هذا النوع من الخطاب ( تصريحات كوري بوش) مثير للجدل ومثير للانقسام وغير مفيد على الإطلاق… لا يمكننا أن نسمح بهذا النوع من اللغة التحريضية والمثيرة للانقسام في خطابنا السياسي… » وهذا دليل على مُشاركة الرئيس وحزبه « الدّيمقراطي » في إزاحة نائبة من نفس الحزب، لأن موقفها مُناصر للفُقراء وللمٌضْطَهَدِين…

    تنفرد شركة المختبرات والأدوية بافاريان نورديك، بتصنيع وتسويق اللقاح الوحيد المعتمد من إدارة الغذاء والدواء الأمريكية (FDA) ووكالة الأدوية الأوروبية (EMA) ومنظمة الصحة العالمية ضد الجدري، ويباع اللقاح تحت الأسماء التجارية Jynneos و Imvamune و Imvanex، ولذلك أعلنت الشركة، يوم الخميس 15 آب/أغسطس 2024، فور إعلان منظمة الصحة العالمية عن الوباء، زيادة طاقتها الإنتاجية إلى 10 ملايين جرعة بحلول عام 2025 لتلبية الطلب المتزايد على اللقاحات، وأدّى الإعلان فَوْرًا إلى ارتفاع أسهمها بنسبة 17% في بورصة كوبنهاغن ( موطن الشركة)، واستمر ارتفاع سعر الأسهم خلال اليوم التالي (الجمعة 16 آب/أغسطس 2024) ليصل إلى 36%، لأن منظمة الصحة العالمية أعلنت ضرورة رفع إنتاج اللقاح، لكن الطلب على اللّقاح ضعيف في الدّول الغنية، فالوباء منتشر في إفريقيا، قارّة الفُقراء، فيما يبلغ سعر اللقاح  حوالي 100 دولار للجرعة الواحدة، ويكمن الحلّ في تكليف الجمعيات الخيرية والمنظمات « غير الحكومية » بجمع التمويلات، ومن بينها تمويل شركات الأدوية، مقابل إجراء تجارب مجانية في مستشفيات القطاع العام في البلدان ذات الكثافة السكانية، في نيجيريا ومصر والهند والبرازيل وغيرها، وأعلنت هيئة الاستجابة الصحية للطوارئ التابعة للاتحاد الأوروبي (ARSE) إنها طلبت 175400 جرعة « للتبرع » بها للأفارقة أي استخدامها في مواصلة إجراء التجارب، وطلبت شركات الأدوية من وكالة الأدوية الأوروبية إجراء تجربة أخرى من أجل توسيع استخدامه ليشمل المراهقين من سن 12 عاما، بهدف توسيع السوق وزيادة حجم المبيعات…

    أطْلقت منظمة الصّحّة العالمية – للمرة الثانية خلال أقل من سنَتَيْن – تحذيرًا صحيًّا دوليًّا بشأن مرض الجدْرِي، كان الأول خلال شهر أيار/مايو 2023، غير إنه تم تسجيل أقل من أربعين ألف حالة في 16 دولة، و 1456 حالة وفاة، بين كانون الثاني/يناير 2022 والخامس عشر من آب/أغسطس 2024، وخلال الفترة نفسها، مات عدة ملايين من الأفارقة بسبب سوء التغذية والأمراض البسيطة بسبب نقص الرعاية، ويموت كل يوم 25 ألف شخص بسبب الجوع والأسباب المرتبطة به، أي ما يقرب من 10 ملايين شخص سنويا، ولذلك يمكن التّأكيد إن منظمة الصحة العالمية أصبحت أداة في خدمة شركات العقاقير والمختبرات العابرة للقارات، بغطاء أُمَمِي، لأن الجوع هو الوباء الحقيقي، وهو أحيانًا ليس نتيجة الجفاف أو الفيضانات وإنما نتيجة الحُروب العدوانية والحصار وحظْر دخول الأدوية والغذاء، كما الحال في كوبا منذ أكثر من ستة عُقُود وفلسطين، وخصوصًا غزة… 

    كانت الشركات الأمريكية والأوروبية واليابانية تُسيطر على مجال التكنولوجيا والإلكترونيات، حتى نهاية القرن العشرين، ولما بدأ الإنتاج الصيني ( الألواح الشمسية وتوربينات الرياح والحواسيب والهواتف وقطع غيار الطّيران…) يغزو الأسواق في بداية القرن الواحد والعشرين، كحصيلة لمخطط التفوق التكنولوجي في إطار مبادرة « صُنِعَ في الصّين 2025″، ادّعت الولايات المتحدة « إن السيطرة الصينية المتزايدة على قطاع الإلكترونيات تهدد الاقتصاد الأميركي، وتُشكّل مخاطر كبيرة على الأمن القومي الأمريكي » وفق وكالة رويترز بتاريخ 13 آب/أغسطس 2024…

    بدأت الصين منذ سنة 2013، كردّ عَمَلِي على قرارات باراك أوباما ووزيرة خارجيته هيلاري كلينتون بمحاصرة الصين،  ضخّ الدّعم الحكومي لصالح شركات التكنولوجيا مما سمح بتفوق الشركات الصينية على شركات اليابان وكوريا الجنوبية والولايات المتحدة، وبزيادة حصتها في سوق شاشات عرض البلور السائل (إل سي دي المُستخدمة في أجهزة الحواسيب والهواتف والتلفاز والمعدّات العسكرية…) من 13% سنة 2016 إلى 45% سنة 2023، وأدّى ارتفاع حجم المبيعات إلى خفض أسعار مُنتجات الشركات الصينية وإلى تراجع التصنيع الأمريكي وإلى فقدان الوظائف، فيما تمكّنت الشركات الصينية من تحقيق تقدم هام في تكنولوجيا أشباه الموصلات وتَجَاوُزِ بعض العراقيل

    من جهتها دعت حكومة الولايات المتحدة حُلفاءها في حلف شمال الأطلسي واليابان وكوريا الجنوبية وأستراليا وغيرها، إلى « التصدي للتهديد الصيني وإقرار إستراتيجية مُشتركة تشمل السياسة الاقتصادية والابتكار وإجراءات الأمن القومي لضمان التفوق التكنولوجي الأمريكي »…

    تضرّرت مصالح بعض الدّول الحليفة للإمبريالية الأمريكية بسبب تطبيق القرارات الأمريكية غير الصّائبة، وكانت ألمانيا أكبر متضرر من انقطاع تدفق الغاز الرّوسي، غير إن بعض الشركات الألمانية تجاهلت أوامر حلف شمال الأطلسي (في المجال الإقتصادي) فارتفعت الاستثمارات الألمانية المباشرة في الصين سنة 2024، من 2,48 مليار يورو خلال الربع الأول إلى 4,8 مليار يورو خلال الربع الثاني من سنة 2024، وارتفع حجم استثمارات الشركات الألمانية في الصين، بنسبة 10% خلال النصف الأول من سنة 2024 مقارنة بنفس الفترة من سنة 2023 وفق موقع صحيفة فاينانشال تايمز، اعتمادًا على بيانات المصرف المركزي الألماني، وارتفعت من 6,5 مليارات يورو خلال سنة 2023 بكاملها إلى 7,3 خلال النصف الأول من سنة 2024 وتأتي شركات صناعة السيارات في مقدّمة المستثمرين، رغم تحذيرات حكومة أولاف شولتس ودعوات رئيسة المفوضية الأوروبية، أورسولا فون دير لاين إلى « تقليص المخاطر » وعدم الإستثمار في الصّين، غير إن الشركات الألمانية حققت أرباحًا في الصين بقيمة حوالي عشرين مليار يورو سنة 2023، أعادت استثمار نصفها تقريبا في الصين، حيث تتزود بالعديد من المدخلات والمواد الخام الأساسية اللازمة للإنتاج ومن المواد الكيميائية والخلايا الشمسية وبطاريات السيارات الكهربائية…

    شكلت الاستثمارات الألمانية أكثر من 50% من استثمارات الاتحاد الأوروبي البالغ عددها 27 دولة في الصين، طيلة السنوات الخمس الماضية، بفعل استثمارات شركات صناعة السيارات الألمانية، وتعتزم شركة فولكس فاغن و شركة بي إم دبليو استثمار 2,5 مليار يورو لكل منهما في الصّين بفعل انخفاض تكلفة الإنتاج في هذا البلد…

    كانت الصين منذ العام 2015 الشريك التجاري الأكبر والأهم لألمانيا، لكن انخفضت المبادلات التجارية بينهما، لتبلغ 122 مليار يورو خلال النصف الأول من سنة 2024، وأصبحت الولايات المتحدة أكبر شريك تجاري لألمانيا بنحو 127 مليار يورو خلال النصف الأول من سنة 2024، وفقًا لبيانات مكتب الإحصاء الألماني.

    استحوذت شركة « مارس » العملاقة للأغذية المعبأة – من بينها علاماتها التجارية للحلوى إم آند إمز وسنيكرز – سنة 2008 على شركة ريجلي مقابل 23 مليار دولار، وأعلنت يوم الأربعاء 14 آب/أغسطس 2024، إنها ستشتري شركة كيلانوفا المُصَنِّعَة لمنتجات « برينغلز » بقيمة 36 مليار دولار تقريبًا في أكبر صفقة في قطاع الأغذية المعبأة، وتهدف عملية الإستحواذ توسيع منصة الوجبات الخفيفة الخاصة بشركة « مارس » لترتفع حصتها إلى حوالي 8,5 من السوق الأمريكية للأغذية الخفيفة والمُعبّأة، وارتفعت أسهُم شركة مارس بنحو 8% عند انتشار الخبر، ويشهد قطاع الأغذية المعبأة في الولايات المتحدة صفقات كبيرة حيث تسعى الشركات إلى زيادة حجم أعمالها لمواجهة تأثير انخفاض المبيعات وخوفًا من تحول المستهلكين إلى العلامات التجارية الأرخص بسبب ارتفاع الأسعار…  

    الطاهر المعز

  • الطاهر المعز- عَيّنات من الحرب التكنولوجية بين الصين والولايات المتحدة

    الطاهر المعز-  عَيّنات من الحرب التكنولوجية بين الصين والولايات المتحدة

    عَيّنات من الحرب التكنولوجية بين الصين والولايات المتحدة : الطاهر المعز

    نَقَلَتْ برقية لوكالة رويترز ( 12 أيلول/سبتمبر 2024) عن المتحدثة باسم البيت الأبيض روبين باترسون، إن مسؤولين حكوميين كبار، من بينهم مستشار الأمن القومي جيك سوليفان ورئيس موظفي البيت الأبيض جيف زينتس ومديرة المجلس الاقتصادي الوطني لايل برينارد، إلى جانب كبار مسؤولي المناخ في إدارة بايدن، التقوا بالبيت الأبيض مسؤولين تنفيذيين لشركات التكنولوجيا والطاقة ( منها شركة توب تكنولوجي فينتشرز و  ألفابيت و أنثروبي…) « لمناقشة احتياجات البنية الأساسية للذكاء الاصطناعي، بما في ذلك مراكز البيانات وتوليد الطاقة وأشباه الموصلات… »، كما أوردت شبكة البث التلفزيوني « سي إن إن » تفاصيل الاجتماع الذي « بحث سُبُلَ تعزيز بناء مراكز الذّكاء الإصطناعي لتطوير التكنولوجيا ولضمان القيادة الأمريكية  » ومن المقرر أن تلتقي وزيرة الطاقة ووزيرة التجارة أيضًا مع المسؤولين التنفيذيين لشركات الطاقة والتكنولوجيا الدّقيقة »،وسبق أن طلبت إدارة الرئيس جوزيف بايدن، خلال شهر حزيران/يونيو 2024، من شركات التكنولوجيا « الاستثمار في توليد الطاقة الجديدة الصديقة للمناخ لتغطية الطلب المتزايد عليها » خصوصًا من قِبَل مؤسسات الذكاء الاصطناعي، وابتهج الناطقون باسم الشركات المَعْنِيّة للإلتزام الذي أعلنته الإدارة الأمريكية بدعم البنية التحتية الإضافية الضرورية لتعزيز السياسة الصناعية والمستقبل الاقتصادي للبلاد، ثم تدّعي الحكومة الأمريكية وشركاتها إن حكومة الصين تدعم الشركات الصينية، ويعتبرون ذلك مُخالفًا لقواعد المُنافسة…  

    منذ عام 2012، كثف الرئيس الأميركي باراك أوباما ووزيرة خارجيته (هيلاي كلينتون) الحرب الاقتصادية ضد الصين وحاولا تطويقها عسكرياً، منذ سنة 2012، مما دَفَعَ الصين إلى إقرار « مبادرة الحزام والطّريق » سنة 2013، للإلتفاف على الحصار الإقتصادي والتّجاري الأمريكي، ثم كثف الرئيسان دونالد ترامب وجوزيف بايدن سياسة الخنق هذه، وكانت شركة الاتصالات الصينية هواوي رَمْزًا للخطوات التي قطعتها الصين خلال فترة قياسية قصيرة، وتمكنت من تطوير تكنولوجيا الجيل الخامس (5G) عالميًا، لذلك أرادت الحكومة الأمريكية ومجلس النواب تدميرها من خلال الحصار والعقوبات، حيث فرضت الولايات المتحدة ( وتبعتها أوروبا وكندا وأستراليا وحلفاء الولايات المتحدة) مئات العقوبات على شركة هواوي وغيرها من الشركات الصينية لعرقلة التقدم التكنولوجي والاقتصادي في الصين.

    ساعدت الدولة الصينية شركة هواوي على التَّكَيُّف مع « العقوبات » الأمريكية والأوروبية، وعلى إنشاء سلاسل لوجستية خاصة بها، من خلال استثمار الحكومة بكثافة في البحث والتطوير والسيطرة على جوانب البرمجيات والأجهزة.

    يمكن تصنيف الدولتين ( الأمريكية والصّينية) في خانة الدّول ذات النّظام الرأسمالي، لكن ليس لديهما نفس المفهوم: فالولايات المتحدة وحكومات ما يُسمّى الغرب ( رغم عدم دقّة التّسْمِية) تنطلق من بحث احتياجات المستهلك والتسويق والعلامات التجارية، لكن الدّولة الصينية وشركاتها تنطلق من ضرورة إنشاء وتطوير شبكات الخدمات اللوجستية، ثم المرور إلى عملية الإنتاج وأخيرًا البحث عن المُستخدمين أو الزبائن، أي خلق الحاجة إلى المُنْتَج، خلافًا لشركات أمريكا الشمالية وأوروبا واليابان التي تنطلق من قاعدة الزبائن (العُمَلاء) لتكييف المُنْتَج وفق نوعية الزبائن وأذْواقهم واحتياجاتهم…

    عندما رفضت الشركات الأمريكية العمل مع شركة هواوي الصّينية، استبدلت هواوي جميع سلاسل التوريد الخاصة بها بشعار « إزالة كل ما هو أمريكي » وبمجرد الانتهاء من ذلك، بدأت هواوي في جذب جميع الزبائن الأمريكيين الذين يستخدمون هذه التقنيات، لأن الولايات المتحدة كانت رائدة، قبل أن تتجاوزها شركة « هواوي » التي أصبحت تتحكم في منظومة الخدمات اللوجستية، مما سمح لها، في غضون بضع سنوات، بتنظيم هذا الهجوم المضاد الذي مَكَّنَها من السّيْطَرَة على سوق الهواتف « الذكية »، والتقنيات السحابية، ومراكز البيانات، وعلى صناعة وتطوير أشباه الموصلات (وهو قطاع لم تكن موجودة به حتى سنة 2015)، وطَوّرت شركة هواوي « الذكاء الاصطناعي »، انطلاقًا من دعم الحكومة الصينية والعمل على ضرورة إنجاز « السيادة التكنولوجية »، مما أهّل شركة هواوي للسيطرة على القطاعات التي لم يكن لها وجود فيها من قبل، حيث استوردت الصين سنة 2019، أشباه موصلات بقيمة 400 مليار دولار سنويا، وأصبحت سنة 2023، مُصدِّرًا، وبلغت قيمة صادراتها من أشباه المواصلات 73 مليار دولارأ، وأصبحت الصين، في غضون خمس سنوات، تنتج الصين معظم أشباه الموصلات، وتفوقت شركة هواوي على شركة « إنفيديا » الأمريكية، الرائدة في هذا القطاع وهي كذلك ( أي إنفيديا) الشركة الأعلى قيمة في سوق الأوراق المالية بأكثر من 3000 مليار دولار، واضطرت شركة Nvidia إلى خفض أسعار وحدة معالجة الرسومات لخادمها – H20 – من أكثر من 125 ألف يوان إلى 100 ألف يوان في غضون أشهر، وتجدر الإشارة إلى أن وحدات معالجة الرسومات هي المكونات الرئيسية لثورة “الذكاء الاصطناعي” وسبق أن خَطَّطَتْ شركة Nvidia لبيع مليون من وحدات معالجة الرسوميات هذه في الصين سنة 2024، لكنها أصبحت تواجه صعوبة في بيع أسهمها لأن وحدة معالجة الرسومات التابعة لشركة Huawei الصينية أكثر كفاءة وأقل تكلفة (120 ألف يوان) من نفيديا… وهكذا قامت الولايات المتحدة وأوروبا واليابان وكوريا الجنوبية وتايوان بتخريب قطاعها التكنولوجي الذي كان المُصَدِّر الرئيسي لأشباه الموصلات إلى الصين، التي كانت أكبر زبون لشركات « الغرب »…

    تُشْرِفُ الدولة الصينية على التخطيط طويل المدى وبدأت تجربة إنتاج الشريحة الضوئية، شريحة المستقبل، وتم، خلال شهر حزيران/يونيو 2024، افتتاح أول مصنع تجريبي للرقائق الضوئية بالقرب من شنغهاي، وسوف يحدد هذا المصنع ما إذا كانت هذه الرقائق قابلة للحياة على المدى الطويل أو ما إذا كانت الطاقة الإنتاجية كافية وما إذا كانت هذه الرقائق فعالة… تستهلك الشريحة الضوئية طاقة قليلة جدًا وتستخدم الضوء (الفوتونات) لنقل المعلومات بدلاً من الإلكترونات التي تكون أساس جميع إلكترونيات الحالية حيث يمر التيار عبر المقاومات والبوابات، ووفقا للتقديرات، فإن أشباه الموصلات الضوئية ستكون أسرع بألف مرة من أشباه الموصلات الحالية التي تستخدم السيليكون الذي أظهر حدوده، وتوقعت أكاديمية العلوم في بكين، خلال شهر أيلول/سبتمبر 2023، أن الإنتاج الصيني واسع النطاق للرقائق الضوئية سيكون ناجزًا وفَعَّالاً خلال ثلاث سنوات، أي سنة 2026، في حين لم يتوقع الباحثون « الغربيون » الإنتقال إلى مرحلة الإنتاج المُكثّف ( الصناعي)  لهذا النوع من الرقائق قبل سنة 2040 أو رُبّما 2050.

    إذا نجحت الصين في هذا الإنجاز المتمثل في كونها أول من ينتج رقائق ضوئية وظيفية على نطاق واسع، فسوف يتغير النظام البيئي الإلكتروني ونظام تكنولوجيا المعلومات بالكامل، من الهواتف الذكية إلى مراكز البيانات، بما في ذلك أجهزة الكمبيوتر الشخصية وجميع أجهزة إنترنت الأشياء. أما في المجال العسكري، فإن استخدام هذه الرّقاَقات في الاتصالات، وحساب المسارات سواء للأسلحة المُضادّة للطائرات أو الطائرات بدون طيار، سيعطي ميزة كبيرة للجيش الصيني الذي يستفيد بالفعل من أداء الذكاء الاصطناعي الصيني، الذي يتفوق بكثير، من الناحية التّقنية، على أداء « الغرب ».

    ظلت الدول الصناعية تحاول، لعدّة عُقُود، تجربة الاندماج النووي، من خلال التحكم في الدورة، ولكن دون جدوى، ولَئِنْ  تم إنجاز الاندماج النووي منذ عقود فإن ذلك لم يُمكّن من السيطرة على الدورة الكاملة)، وفي حزيران/يونيو 2024، أثبتت الصين جدوى الاندماج النووي من خلال إنتاج البلازما لأول مرة في التاريخ، وللتوضيح فإن الاندماج النووي هو الطاقة النهائية، فهو ينتج أكثر مما يستهلك ويمكنه استخدام مياه البحر، وهو غير ملوث وغير مشع، ويعتمد البحث العلمي الصيني على الجانب العملي للأشياء، كما سَلَفَ ذِكْرُهُ، فالهدف هو إنتاج طاقة وافرة وغير مكلفة، وبالتالي الحصول على رقائق أسرع – في نقل المعلومات والبيانات – وأرخص ثمنًا، ومن هنا جاء البحث عن الرقائق الضوئية لتحقيق الإكتفاء الذاتي من الطاقة، وربما تصديرها، ولوضع حد للاعتماد على الوقود الأحفوري والتّخلّص من استيراده، ولتحقيق الاندماج النووي الخاضع للرقابة – أي إبقائه تحت السيطرة والتقليل من إمكانية الحوادث الخطيرة –  مع خفض الإنفاق الإستثماري تجنبت الصين إنشاء مفاعلات ضخمة مثل المفاعل الأوروبي إيثر، وهو مفاعل مكلف للغاية ويصعب تعديله، ولذلك استخدم الباحثون الصينيون مفاعلات صغيرة يمكن تعديلها بسهولة بتكلفة لا تتجاوز 1% مقارنة بتكلفة تعديل المفاعل الأوروبي « إيثر »، وتستخدم المفاعلات الصينية مادة متوفرة بكثرة وغير مكلفة مما يحل مشكلة المواد الخام، وستكون هذه التكنولوجيا جاهزة وقادرة على الإنتاج باستخدام الرقائق الضوئية خلال خمس سنوات، لكن سيتعين الانتظار ثلاثين عاما أو أكثر للتّأكُّد من نجاعة تقنيات الاندماج النووي الصيني!

    الطاهر المعز

    https://www.facebook.com/BTPH.Algerie/videos/nouveau-si%C3%A8ge-de-huawei-%C3%A0-shenzhen/935092937236509

  • Rene Naba-Le Lobby pro israélien au sein de l’Union Européenne

    Rene Naba-Le Lobby pro israélien au sein de l’Union Européenne

    René Naba -1 mars 2019 

    L’indignation suscitée par la profanation d’un cimetière juifs d’Alsace dans la foulée de l’émotion provoquée par l’agression verbale dont a été victime Alain Finkielkraut, le 16 Février 2019 à Paris, en marge de la manifestation des «Gilets Jaunes» a conduit un député de la majorité, membre de la République en Marche (LRM) Sylvain Maillard à réclamer la pénalisation de l’antisionisme.

    Criminaliser l’anti sionisme? Où va-t-on. Vers quelles dérives chauvines mènent-ils la France ces incendiaires électoralistes?

    L’honorable élu de la nation, plutôt que de se vautrer dans la fange de la démagogie, aurait dû s’interroger sur les raisons de l’agressivité certaine que focalise sur sa personne Alain Finkielkraut, de même que sur l’absence d’un «Mémorial de la Shoah» au Royaume Uni, un pays européen d’une importance comparable à la France. De la réponse à cette question, jamais enseignée dans les manuels d’histoire, il aurait compris une part des grands malheurs qui minent la France.

    L’académicien, il est vrai, ne laisse pas indifférent. Théoricien de l’équipe de France de Foot «Black Black Black risée de l’Europe» mais néanmoins double champion du Monde, il est aussi l’un des inspirateurs d’Anders Behring Breivik, l’auteur du carnage d’Oslo, en juillet 2011, dans le prolongement de la convergence de l’extrême droite israélienne et Israël, matérialisée par le rapprochement entre Benyamin Netanyahu et Victor Orban (Hongrie).

    Une imposture morale de l’alliance des descendants des victimes du génocide hitlérienne et les héritiers spirituels de leurs anciens bourreaux, matérialisée par le rapprochement entre Benyamin Netanyahu et Victor Orban (Hongrie).

    Pour aller plus loin sur ce sujet https://www.renenaba.com/le-carnage-doslo-un-symptome-des-derives-de-la-pensee-intellectuelle-occidentale/

    Pas de «Mémorial de la Shoah» au Royaume Uni tout simplement car Londres a été la plateforme de la libération de l’Europe continentale du joug nazi, quand Vichy faisait office d’anti chambre des camps de la mort. Et pendant que la Royal Navy torpillait gaillardement le ravitaillement stratégique du III me Reich, la flotte française, piteusement, se sabordait à Toulon. Panache français qu’ils disent.

    Pourquoi le Royaume Uni? Tout simplement parce qu’il n’y eut ni rafle de Vel D’Hiv, ni port d’étoile jaune, ni Drancy, ni Guy Moquet, ni délation, ni déportation, ni collaboration. Le distingué Donald Trump dans son langage châtié a bien résumé la question en assurant, non sans raison, que «Sans nous (les Américains) à Paris on aurait parlé Allemand». Vichy, une mèche à combustion lente dont la déflagration, 70 ans après, se fait sentir encore de nos jours.

    Un état de fait dont pas un arabe ou musulman, ni le moindre basané n’en est responsable… De ce grand malheur qui ronge la France en une tache indélébile, une souillure morale absolue. L’antisémitisme en France, ses origines, ses causes, sa persistance, sont à rechercher ailleurs. En France même, pas au «sein» des mères des banlieues périphériques.

    Le malheur des Arabes et des Musulmans est bien plus grave et plus profond. Il provient de l’aberration mentale de dirigeants ayant procédé au détournement de la religion musulmane au service de leurs anciens colonisateurs, au détriment des grandes puissances sans passif colonial avec eux (Chine, Russie), dont l’exemple le plus affligeant n’est autre que le prédicateur millionnaire du Qatar, Youssef Qaradawi.

    Ah les contorsions doctrinales du thésard longue durée de François Burgat, Nabil Ennasri, l’ancien souffleur sur les braises islamistes, converti aux vertus de la dé-radicalisation, pour justifier l’injustifiable du Mufti de l’Otan, lors de la soutenance de sa thèse à l’Université d’Aix Marseille, en Novembre 2018.

    Une instrumentalisation de la religion musulmane au détriment des intérêts à long terme du Monde arabe et musulman, suscitant une islamophobie généralisée au point de gommer les turpitudes occidentales.

    Misère, frustration, errance, désespérance, déshérence, stigmatisation, criminalisation: Voilà ce que dans les familles arabes des zones périurbaines de France «on tète avec le lait de sa mère», avant le basculement vers la déviance et la violence au terme d’une vie brève mais dense de privation et répression.

    La clause IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance): une définition de la droite israélienne colonisatrice.

    M. Emmanuel Macron, redoutant vraisemblablement une surenchère propulsée par les actes anti sémites, -en augmentation de 74 pour cent en France en 2018-, a voulu couper court à cette proposition visant à l’adoption d’une loi punissant l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme. Sans doute en raison du fait que le couplage de l’antisémitisme et de l’antisionisme relève d’un amalgame hypocrite et dangereux  sous tendant une volonté de museler toute critique d’Israël. De faire en sorte qu’Israël  soit l’unique état au Monde soustrait à la critique.

    «Je ne pense pas que pénaliser l’antisionisme soit une bonne solution. Je pense que ce que nous aurons à faire (…), c’est faire république, c’est-à-dire être ensemble. (…) Faire république, c’est éduquer, former», a déclaré le président français. Autrement dit faire de la pédagogie non de la démagogie en vue d’exacerber le chauvinisme des Français.

    Puis se ravisant, le soir même, il effectuera un rétropédalage dont Jupiter en le secret et concédera à ses hôtes, lors du diner annuel du CRIF, mercredi 20 Février 2019, que la France allait adopter dans ses textes de référence une définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme. «L’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme».

    «Depuis plusieurs années, et la situation s’est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays – comme d’ailleurs l’ensemble de l’Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales – est confronté à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale», a-t-il fait valoir

    La promotion d’une définition israélo-centrée de l’antisémitisme trouve son origine, au début de la décennie 2000, à travers les efforts d’un lobby de la droite colonialiste israélienne, le «Jerusalem Center for Public Affairs (JCPA)», qui souhaitait faire taire les critiques portées contre la politique israélienne, notamment en Europe. Devant l’échec de leur tentative auprès des organismes européens, les promoteurs de cette définition se sont alors tournés vers l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance), organisme intergouvernemental chargé de promouvoir la mémoire de l’holocauste, dont ce n’est pas la mission.

    La définition elle-même est particulièrement floue. Sa rédaction laisse rêveur: «L’antisémitisme est une certaine perception des Juifs, qui peut s’exprimer par la haine envers les Juifs. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme sont dirigées contre des personnes juives ou non-juives et/ou leur propriété, contre les institutions de la communauté juive ou les lieux religieux».

    Gageons que ce terme IHRA fera florès dans les propos des médiacrates en mal de légitimité. Et Motus sur les contradictions du disciple du philosophe Paul Ricœur qui entend lutter contre la montée de la xénophobie au sein de l’Union européenne, et, «en même temps» faire taire les critiques sur l’alliance du premier ministre ultra droitier israélien Benyamin Netanyahu avec les chefs de file du chauvinisme planétaire Victor Orban (Hongrie), Jaïr Bolsonaro (Brésil).

    Sous couvert de lutte contre l’antisémitisme, le lobby pro israélien en France cherche en fait à discréditer toute expression de solidarité avec la lutte du peuple palestinien. En entérinant cette démarche, la France se rend, cette fois, complice d’un sociocide palestinien.

    Pour aller plus loin sur ce thèmehttps://orientxxi.info/magazine/comment-israel-manipule-la-lutte-contre-l-antisemitisme,2892

    A deux mois des élections européennes, les premières de la mandature d’Emmanuel Macron, qui se dérouleront en Mai 2019, retour sur le révisionnisme historique opéré par les signataires du «Manifeste du Nouvel Antisémitisme» qui pensaient pouvoir ainsi troquer, en toute impunité, l’antisémitisme récurrent de la société française par une arabophobie et une islamophobie rance.  Un dossier en trois volets portant sur «le lobby pro-israélien en France», 2eme volet: «le CRIF, chef d’orchestre du tapage médiatique», enfin, 3eme volet un sur «le lobby pro israélien en Europe».

    Ah Vichy et son ignominie, qui tétanise tout débat public en France, l’aseptisant de toute critique à l’égard d’Israël, l’assimilant à une forme déguisée d’antisémitisme, au point que l’ultra-bellicisme de l’Etat Hébreu, ses bains de sang répétitifs, -de Deir Yassine, en 1948, à Dawaniya, (1949), à Qibya (1953 par Ariel Sharon, à Kafr Qassem, en 1956, à Bahr al Baqqar, (1970) à Sabra Chatila (1982), sont présentés comme des actes d’auto-défense de la «sentinelle avancée du Monde Libre face à la barbarie arabo musulmane», justifiés «au nom de la «pureté des armes» de «l’armée la plus morale du Monde».

    A lire :  http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/04/04/une-breve-et-douloureuse-histoire-des-massacres-israeliens/ & http://www.france-palestine.org/Les-cartes-des-colonies-israeliennes-qui-ont-choque-Barack-Obama

    Assignation, intimidation, stigmatisation, prescription, pleuvent dru. La tension est persistante, la pression constante, en dépit du riche bestiaire utilisé par les Israéliens pour désigner les Palestiniens ou les Arabes (Animaux à quatre pattes, cafards etc..) dans le silence complice de la classe politique française.

    Au point de placer toute pensée dissidente sur la défensive, de pénaliser voire de criminaliser les exogènes de France du fait de leurs origines ethnico-religieuses, comme si le fait d’être arabe ou musulman l’afflige d’une tare indélébile. Comme si l’histoire de France est le récit d’un long fleuve tranquille d’un pays peuplé de blanches colombes.

    S’il est vrai que toute conscience se pose en s’opposant, l’histoire de France est jalonnée de massacres, tant sur le plan interne, pour ancrer dans l’opinion la suprématie de la fille ainée de l’Église catholique, que sur le plan externe, pour intérioriser dans le psychisme des peuples colonisés leur sentiment d’infériorité.

    Sur le plan interne, le Massacre de la Saint Barthélémy (24 août 1572), contre les Protestants, le génocide hitlérien (1939-1945), contre les Juifs, et sur le plan externe (Thiaroye 1944-Sénégal; Sétif 1945-Algérie; Haut-Sananga 1960-Cameroun) révèlent rétrospectivement un comportement sinon belliqueux, à tout le moins impulsif. De nos jours, l’expression adéquate serait éradicateur.
    Un comportement impétueux compensatoire de deux siècles de désastres militaires. Trafalgar, Waterloo, Fachoda, Sedan, Mexique, culminant avec la capitulation française de 1940 face à l’Allemagne nazie, conduiront l’historien Marcel Gauchet à conclure qu’«En Mai 1940, la France a brutalement cessé d’être une grande puissance».

    Circonstance aggravante, la capitulation de 1940 sera en effet suivie quatorze ans plus tard du désastre de Dien Bien Phu (1954), première défaite d’une armée blanche d’un pays membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU face à un peuple basané, et, deux ans plus tard, en 1956, du désastre diplomatique de Suez contre l’Egypte nassérienne et de l’Indépendance de l‘Algérie, mettant un terme à 130 ans de colonisation intensive de ce pays.

    Ce piteux bilan, – quatre capitulations en deux siècles, record absolu parmi les grandes démocraties occidentales, n’a pas pour autant bridé la morgue française ni induit une culture de la modestie.

    A la désastreuse claironnade de Paul Raynaud, à l’époque ministre des finances, «Nous vaincrons par ce que nous sommes les plus forts», a succédé 78 ans plus tard, la fanfaronnade de la technostructure française: «Seule armée européenne présente sur tous les océans et les cinq continents via ses bases militaires, l’armée Française est l’ultime armée européenne à posséder les cinq fonctions stratégiques majeures en mesure de l’habiliter à être chef d’une coalition en Europe», tonnera sans sourciller le chef d’état-major interarmes François Lecointre, dans sa déposition devant la commission des forces armées de l’Assemblée nationale, le 20 mars 2018. Sauf que le gradé a commis une omission de taille, à savoir que la France n’est plus désormais que la sous-traitante des Etats Unis dans ses anciennes zones d’influence (Afrique francophone, Moyen Orient)

    L’antisémitisme ancien ou nouveau est récurrent à la société française. De l’affaire Dreyfus, qui a éclaté alors qu’aucun Arabe ou Musulman n’était présent en France, à la collaboration vichyste au génocide hitlérien, qui s’est déployé alors que près de 400.000 Arabes et Africains, Chrétiens ou Musulmans, volaient au secours de la France pour libérer leur colonisateur du joug nazi et mettre un terme à la persécution des Juifs par leurs compatriotes français du fait de leur différence religieuse.

    N’en déplaise à Philippe Val, l’imposteur qui pratique le révisionnisme historique anti arabe en guise de rente de situation, nouveau lauréat du Prix 2019 du cru 2019, à Manuel Valls, le caniche d’Hillary Clinton piégé par sa psychorigidité, à Bernard Henry Lévy et sa fausse théorie sur «les origines nazies du terme Iran», Renaud Camus et son «grand remplacement», Georges Bensoussan et ses jérémiades sur les «territoires perdus de la République», une énergique et douloureuse piqûre de rappel s’impose à l’attention des chantres de la nouvelle islamophobie.

    Urbi at Orbi: Tous les théoriciens de l’antisémitisme sont des Français de pure souche: De Charles Maurras, à Céline, voire même Georges Bernanos, à Alain Soral, le dragueur de voix de la périphérie urbaine des grandes villes françaises au profit du Front National.

    Pour mémoire: La contribution des basanés à la libération de la France durant les 2 Guerres mondiales a été substantielle de l’ordre de 1,2 millions de combattants dont près de 100.000 tués.

    Fait ignominieux: Ce tribut de sang, sans doute unique dans l’histoire, s’est acquitté alors que la France sabordait sa flotte de guerre à Toulon plutôt que de livrer bataille à l’ennemi et qu’une bonne fraction de la population française se fourvoyait dans la collaboration nazie.
    Ce sacrifice des colonisés, les exogènes de la République, en substitution des indigènes français, dans la défense de leur colonisateur fait que l’immigration basanée en France s’impose comme une immigration de créance et non une immigration de bienfaisance. Il devrait faire taire à jamais les chantres du « Nouvel antisémitisme » qui font du révisionnisme anti arabe et anti musulman une rente de situation, à l’instar des signataires du «Manifeste des 300».

    L’instrumentalisation de l’accusation d’antisémitisme pour neutraliser toute critique à l’égard d’Israël a été érigée en mode opératoire absolu pour stigmatiser toute opinion dissidente à la doxa néo conservatrice philo sioniste. Le procédé est abject qui signe une forme hideuse et vile de la censure. Il n’immunise pas de ses dérives. Au point qu’un député israélien ira jusqu’à proclamer «la supériorité de la race juive» dans une reproduction inversée de la théorie nazie de la « supériorité de la race aryenne». Ah les ravages de l’excès des tenants du « nouvel antisémitisme » qui se projette parfois dans le psychisme pathologique de certains représentants du «peuple élu ».

    Pour aller plus loin sur ce sujethttps://fr.timesofisrael.com/un-depute-israelien-proclame-la-suprematie-de-la-race-juive/

    Près de 550.000 basanés, -arabes et africains, chrétiens et musulmans-, ont combattu dans les rangs de la France durant la 1 ère guerre Mondiale, dont plus de 50.000, ont perdu la vie et, fait rarissime dans l’histoire, pour la 2me fois en un même siècle, près de 400.000 autres ont volé au secours de la France durant la 2me Guerre Mondiale, pour défendre un pays, la France dont les concitoyens n’ont pas su, pas pu, ou ou pas voulu le défendre.

    Quatre mille deux cents (4.200) combattants originaires d’Afrique du Nord, (le Maghreb), -sur les 6.500 tués de l’armée française, soit les 2/3, sont tombés au champ de d’honneur de Monte Cassino, la plus grande victoire de l’armée française, qui hisse Monte Cassino tout à la fois au rang de victoire française qu’arabe.
    Cet état de service devrait donner aux basanés de France droit à une entrée par la grande porte dans la vie publique française, et non à une entrée honteuse escamotée par la porte de service. En un mot d’avoir voix au chapitre.

    Que nenni. Toute réflexion sur le bien-fondé de la déstructuration d’une prétendue «politique arabe» de la France déconstruite par les plus philo sionistes dirigeants français, Dominique Strauss Khan, Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy est bannie, alors que, parallèlement, le pèlerinage à Tel Aviv est devenu le passage obligé de tout aspirant à un rôle national en France.

    Sans faux fuyant, le premier président de «sang mêlé» a même été jusqu’à faire acte de candidature à la magistrature suprême depuis Herzilya, transposant dans la foulée le conflit israélo palestinien en France, en sollicitant l’expertise de la répression des manifestations périurbaines de France, en 2005, à Avi Dichter, le responsable de la sécurité israélienne pour les territoires palestiniens occupés, et non l’avis de son homologue, le ministre israélien de l’intérieur.

    Mieux, signe de sa défiance à l’égard des diplomates français, dans une démarche qui constitue une parfaite illustration des confusions des genres, il mandatera Valérie Hoffenberg, Présidente du bureau Français de l’American Jewish Committe (AJC), en tant que «Représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient ».

    Autrement dit, la patronne d’un lobby juif américain en France en charge pour le compte du gouvernement français des négociations israélo-palestiniennes. De quoi rêver, sauf à penser que la France est en panne de diplomates compétents pour ce genre d’exercice.

    La démagogie de Nicolas Sarkozy a atteint un degré tel que, sur les conseils de la si peu avisée mais totalement dogmatique Emmanuelle Mignon, le «sang mêlé» envisagera de « confier la mémoire » des 11.000 enfants français victimes de la Shoah à chaque élève de CM2, à partir de la rentrée scolaire 2008.

    Simone Weil, ancienne déportée, mesurant sans doute les dégâts considérables qui seraient infligés au psychisme des enfants, brisera net ce projet. Dans une réaction énergique, l’ancienne présidente d’honneur de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, –qui «dénonçait régulièrement toute forme de concurrence des mémoires, qui conduit toujours à la confusion des esprits»–, qualifiera ce projet d’ »inimaginable, dramatique, injuste », estimant cette mémoire « bien trop lourde » à porter pour des enfants de cet âge.

    Sur la déconstruction de la «politique arabe de la France» https://www.renenaba.com/le-voyage-dun-sang-mele-dans-son-pays-de-predilection/

    Si le socialiste François Hollande n’a pas hésité pas à pousser la chansonnette dans la cuisine du plus xénophobe dirigeant de la droite israélienne Benyamin Netanyahu, l’assurant de pouvoir toujours entonner «une chanson d’amour pour Israël», Emmanuel Macron, lui, actera, depuis la tribune du CRIF, en 2018, le statut de «Juifs de France» aux membres de la communauté nationale se réclamant de la religion juive. Une reconnaissance en contradiction avec le principe de la laïcité; un principe cardinal de la vie politique d’un pays, unique au monde à avoir consacré ce principe.

    Ce faisant, M. Macron a appliqué aux juifs le même procédé que le régime de Vichy dont le critère de sélection vers les «camps de la mort» avait été l’appartenance religieuse des citoyens français. A n’y prendre garde, l’identification communautaire des citoyens français pourrait favoriser une ghettoïsation de la vie politique nationale.

    Dans cette perspective, la défense de la nation ne résulterait plus ainsi d’une mobilisation des citoyens du pays, mais des divers segments de sa population, es qualité «Juifs de France, Catholiques de France, Protestants de France, Musulmans de France, Boudhistes de France, Laïcs de France, Athées de France et Agnostiques de France».

    «Juifs de France»? Soit. Mais alors, mutatis mutandi, pourquoi s’offusquer de rage devant ceux qui se revendiquent «Musulmans de France» et non «Français Musulmans»?

    Halte au délire: Vraiment Georges Bensoussan, «dans les familles arabes en France […] l’antisémitisme on le tète avec le lait de sa mère»? Vraiment? Et vous alors, historien du Mémorial de la Shoah, n’auriez-vous pas tété le crétinisme «avec le lait de votre mère»?

    Nulle intention diffamatoire de notre part, GB, juste de la «catachrèse», pour reprendre l’expression du tribunal qui vous a relaxé, autrement dit, un détournement d’un mot de son sens propre pour les besoins de la démonstration.

    Que penser alors du Maroc, dont le Sultan de l’époque le futur Roi Mohamad V aura été le seul dirigeant de l’Empire français à refuser d’appliquer les lois racistes de Vichy, d’imposer le port de «l’étoile jaune» aux ressortissants marocains de confession juive du temps du protectorat français.

    A une période où une grande fraction de l’Europe ployait sous le fascisme, que la France collaborait activement avec le nazisme, ce sultan arabe et musulman s’est dressé contre ses propres protecteurs et le racisme européen ambiant? Le banquier André Azoulay et le publiciste Richard Attias en sont témoins qui conservent la nationalité marocaine par gratitude à l’égard de la dynastie chérifienne.

    Que penser du chef nationaliste algérien Messali Hadj qui a décliné toutes les offres de Vichy, de même que son adjoint le Cheikh El Oqbi risquant une mesure d’éloignement pour avoir eu le courage de refuser d’apporter une caution musulmane à l’application des lois anti-juives de 1941 que lui demandait le gouverneur général pétainiste, l’amiral Abrial ?

    « Nous avons des désaccords théologiques avec les Juifs. Mais ils bénéficient des droits reconnus aux Gens du Livre par le Coran il y a 14 siècles », expliqua El Oqbi à Abrial.

    Le mot Apartheid n’est pas seulement une description de ce qui s’est passé en Afrique du Sud. Le crime d’apartheid est qualifié par le Statut de Rome (1998), instituant la Cour Pénale Internationale, comme un crime contre l’humanité. Cette qualification fut initialement opérée par différentes résolutions du Conseil de Sécurité (1984) et de l’Assemblée Générale (1966) des Nations-Unies relatives à l’Afrique du Sud.
    La Convention pour l’Élimination et la Répression du crime d’Apartheid de 1973 le définit comme «un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime».

    A lirehttps://www.lacimade.org/faq/peut-on-parler-d-apartheid-en-israel/

    Le judéocide hitlérien ne saurait autoriser Israël à commettre un sociocide à l’encontre des Palestiniens, en une entreprise préméditée de destruction systématique de la société palestinienne, de sa culture, et de son identité sur plusieurs générations et la phagocytose de son territoire, au mépris du droit international.

    De même troquer la judéophobie traditionnelle de la France contre l’arabophobie ou l’islamophobie ne saurait constituer une panacée aux maux de la société française. Tout au plus une fuite en avant.

    Ni à la purger du racisme structurel dont le pays de la «Déclaration des Droits de l’homme» a fait preuve durant son histoire, du «Code Noir» au «Code de l’Indigénat», aux zoos ethnologiques à la «Venus Callipyge», d’un pays qui a «des idées mais pas du pétrole», qui se trouve, sans craindre la contradiction, en état de reptilité permanente devant les dictatures pétro monarchiques, les plus grands générateurs d’islamophobie à travers le Monde.

    Dans ce même ordre d’idée, que cela soit dit avec netteté: L’Islam n’a pas conquis la France. L’Islam en France n’est que le fruit résiduel du reflux d’empire. Pas de colonisation, pas de «burnous à faire suer», ni «des «Arabes qui mangent le pain des Français».

    L’exemple le plus édifiant demeure la séquence dite du «printemps arabe». Personne n’a rien vu venir. Personne. Absolument personne. Ce mot d’ordre, repris en chœur par tous les intellectuels médiatiques, dans toutes les déclinaisons des réseaux hertziens et numériques, a servi de justificatif à la cécité politique occidentale, particulièrement française, lors du «printemps arabe» de l’hiver 2011, alors que les deux pivots arabes de l’Union Pour la Méditerranée (UPM), chère à Nicolas Sarkozy, la Tunisie, siège de l’UPM, et l’Egypte, dont le président Hosni Moubarak en était le co-président, ont été les premiers à sombrer.

    Personne n’a rien vu venir, parce que personne ne voulait voir. L’Occident ne perçoit pas son environnement. Il le conçoit en fonction des impératifs stratégiques du maintien de la supériorité israélienne sur la sphère arabo musulmane. A l’aide de présupposés idéologiques, de prismes déformants, héritage de six siècles de domination absolue sur le reste de la planète, du fort sentiment antisémite qu’il a sécrété en son sein, de son rôle prescripteur et de son monopole du récit médiatique. Avec les désastreuses conséquences en Irak, en Libye, En Syrie, au Yémen, au Soudan.

    «Israël dans des frontières sures et reconnues». Soit. Mais alors pourquoi ne pas appliquer cette même formule aux Palestiniens, eux, qui n’ont, ni état, ni frontières, encore moins de frontières sûres et reconnues.

    Le réclamer serait-il faire preuve d’antisémitisme ou de justice? En quoi d’ailleurs les Palestiniens seraient-ils responsables du massacre des juifs européens? En vertu de quel principe devraient-ils en supporter seuls les conséquences? Le souligner serait-il preuve d’antisémitisme?.

    L’adoption par le parlement israélien de la Loi «Israël Etat-Nation du peuple juif» a érigé l’état hébreu en ethnocratie, unique régime pays au monde sans doute à relever de cette classification. Se pose la question de savoir d’une manière subséquente en vertu de quel principe l’«ethnocratie» israélienne serait-elle l’«Unique démocratie du Moyen Orient», à l’effet de l’absoudre toutes ses turpitudes.

    Un État qui se vit en permanence en dehors des normes internationales prend le risque d’être, à terme, perçu comme un État hors la loi. Se montrer soucieux de faire respecter la légalité internationale dans un pays voisin, en l’occurrence le Liban avec la résolution 1559 du Conseil de sécurité, tout en bafouant soi-même, d’une manière constante, toutes les résolutions internationales, y compris celles prises avec la caution de ses parrains occidentaux, notamment du Conseil de sécurité (n°242 de Novembre 1967) concernant le règlement du conflit israélo-arabe, relève d’un cynisme éhonté.

    À coups d’annexion rampante, d’expropriation forcée, de spoliation, de déportation et d’intimidation, Israël est en passe d’absorber 80 pour cent du territoire de la Palestine du mandat britannique, en ne concédant que 20 pour cent de la superficie initiale aux Palestiniens, une portion congrue, elle-même gangrenée par une multitude de colonies de peuplement, en vue d’asphyxier l’espace vitale palestinien.

    Mieux, Israël, depuis la création de la FINUL, en 1978, a procédé à l’invasion du Liban, à deux reprises, en 1982 et en 2006, mettant hors de combat soit directement, soit par l’entremise de ses supplétifs de l’armée du sud-Liban, 258 casques bleus, en toute impunité.

    L’incarcération de Georges Ibrahim Abdallah est en effet symptomatique de la pathologie dans laquelle baigne la France depuis la fin de la II me guerre mondiale en raison d’un quadruple fait :

    • A-La tétanie du débat public en France du fait juif consécutif à la collaboration nazie du régime de Vichy qui condamne la « Patrie des lumières» à une solidarité expiratoire inconditionnelle à l’égard d’Israël, conférant à ses dirigeants une impunité, et à leurs thuriféraires français, une immunité corrélative.
    • B- L’OPA exercée par la France sur la chrétienté arabe, découlant de son statut de «fille aînée de l’Eglise», l’autorisant à préempter le rôle de «protectrice des chrétiens d’Orient», assujettissant ses pupilles non à un rôle protecteur, mais à un «protectorat de fait», leur assignant une fonction d’obéissance, qui condamne aux mines de sel tout récalcitrant à ses aberrations politiques.
    • C- Le décalage qui existe entre l’image que la France s’emploie à projeter d’elle-même sur le plan international et la réalité de sa politique interne. Le mythe sur lequel elle prospère et la mythomanie dans laquelle elle se vautre, avec sa codification juridique longtemps fondée selon le principe du gobino darwinisme, au mépris du principe de la Liberté; l’impunité de sa technostructure au mépris du principe d’égalité, la hideuse pratique de la cristallisation des pensions des anciens combattants de l’outre-mer, au mépris du principe de la fraternité.
    • D- La confusion que se fait la France de son rôle qui l’autorise à s’arroger abusivement le statut de «Patrie des Droits de l ‘homme», alors qu’elle n’est en fait que la «Patrie des de la Déclaration de l’Homme», en raison de ses abus répétitifs en ce domaine du Code Noir de l’Esclavage, au Code l’Indigénat, à la Colonisation, à la cristallisation des pensions des anciens combattants de l’outre-mer, à la torture durant la guerre d’Algérie; aux repentances successives à propos de la déportation des juifs français vers les camps de la mort; au confinement des Harkis dans les recoins concentrationnaires de la République, eux, qui ont pris le parti de la France contre leur patrie d’origine.

    Le doyen des prisonniers politique à travers le Monde était en fait un homme libre en captivité. Tel est le paradoxe de cet homme de conviction et de rare courage, victime des contradictions françaises.

    Pleinement Libre, mais retenu en otage de considérations politiques françaises où le ministère de l’intérieur fait capoter une remise en liberté, non au nom de la raison d’état, mais pour des considérations électoralistes, où la duplicité tient lieu de posture morale en ce que le principe de la séparation des pouvoirs, hautement proclamé de manière répétitive à chaque scandale politico financier, est régulièrement mais subrepticement bafoué par des arguties de basse manœuvres politiques.

    Ce militant pro palestinien d’origine libanaise, emprisonné en France depuis 34 ans a été l’objet d’un invraisemblable déni de droit de la part de la France, dans l’indifférence générale de l’opinion arabe et internationale. Incarcéré depuis 1984, il a battu le record détenu jusque-là par Nelson Mandela (24 ans), le chef du combat nationaliste sud-africain, et revendique désormais le titre de «Doyen des prisonniers politiques dans le Monde», au même titre que Mumia Abou Jamal. Au-delà du bien-fondé de sa condamnation sur la base de preuves sujettes à caution, l’homme a purgé sa peine. Il demeure néanmoins arbitrairement maintenu en prison.

    La fonction d’un journaliste est de placer le doigt là où cela blesse et non d’enfumer le peuple par complaisance avec la doxa officielle. Affirmons le sans ambages: «En Israël, pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts», selon le constat sans concession dressé par un éminent universitaire israélien, spécialiste du fascisme, Zeev Sternhell.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/18/zeev-sternhell-en-israel-pousse-un-racisme-proche-du-nazisme-a-ses-debuts_5258673_3232.html

    https://orientxxi.info/magazine/en-israel-les-trois-dimensions-d-une-derive-fascisante,2542

    Pamphlétaires à la petite semaine, l’ignorance ne s’apprend pas. Elle ne saurait se camoufler par une politique d’intimidation et d’intoxication de l’opinion. Pédale douce sur ce point et ne surtout pas «confondre les enfants du Bon Dieu et les canards sauvages». Mollo.

    Tous les Israéliens et les Juifs ne sont pas des chérubins et le reste de l’humanité des «salopards», pour reprendre l’expression préférée du plus éminent d’entre eux, Bernard Henry Lévy.

    Source : https://www.madaniya.info/2019/03/01/le-lobby-pro-israelien-au-sein-de-lunion-europeenne-1-3/

    Source : https://www.madaniya.info/2019/03/01/le-lobby-pro-israelien-au-sein-de-lunion-europeenne-1-3/

    René Naba – 5 mars 2019 

    Le CRIF, dont le dîner annuel constitue un haut lieu du rituel de la France laïque est le chef d’orchestre de ce groupe de pression. Un vrai lobby de la République. Sur jouant de sa représentativité, surfant sur la vague arabophobe et islamophobe résultant des attentats terroristes des groupements islamistes parrainés par l’OTAN, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France s’est érigé en arbitre des élégances françaises, adoubant les personnalités politiques, qu’il agrée aux agapes de son dîner annuel …

    En fonction de leur allégeance à la politique israélienne et non en fonction de leur représentativité nationale, excluant ainsi de la liste de ses convives Jean Luc Mélenchon, une personnalité d’envergure nationale, de même que le Parti Communiste Français, nonobstant son glorieux passé historique dans son combat contre le nazisme. Curieux qu’un organisme dont des membres ont été exclus de la communauté nationale en raison de leur religion, recourt au même procédé de l’exclusion.

    https://www.humanite.fr/avant-la-marche-pour-mireille-knoll-le-crif-sisole-en-sempetrant-dans-les-amalgames-652893

    S’embourbant dans ses amalgames et ses contradictions, le CRIF, à tout le moins son président de l’époque Roger Cukierman, se félicitera de la percée de président du Front National, Jean Marie Le Pen, au 2me tour de la présidentielle française de 2002, la considérant comme une «leçon aux Arabes», tout en conviant à sa table des «rented negroes» de la communauté musulmane pour leur fonction supplétive à la politique de domestication israélienne de toute forme de contestation à leur annexion rampante de la Palestine, à l’exemple de Hassan Chalghoumi.

    Un organisme qui s’autorise à organiser des levées de fonds «pour le bien être du soldat israélien» de l’armée de la puissance occupante de la Cisjordanie et de Gaza, mais qui foudroie de l’accusation de «terrorisme» toute collecte en faveur des réfugiés palestiniens, des orphelins et des familles des dizaines de milliers de prisonniers palestiniens du fait de la politique ultra répressive israélienne. Des contre feux aux aspects hideux de la politique israélienne et des passe-droits des personnalités de la communauté juive.

    Tout le monde garde présent à l’esprit, la défense tous azimut de Dominique Strauss Khan embourbé dans les affres de la moquette du Sofitel à New York, dont un homonyme, Jean François Khan, ira jusqu’à assimiler son comportement à un «troussage de domestique», réhabilitant pour les besoins de la cause de son coreligionnaire, le «droit de cuissage» du code noir de l’esclavage, de même que la défense pathétique du premier époux de l’épouse bafouée, malgré la réputation de récidiviste de ce prédateur sexuel…….La meilleure façon en somme d’accréditer l’idée d’un lobby juif occulte en France. Mais là aussi, chut. Le souligner, c’est faire preuve d’antisémitisme.

    Pour aller plus loin sur ce sujet
    http://www.liberation.fr/societe/2010/02/17/le-crif-vrai-lobby-et-faux-pouvoir_610434

    Contrairement aux pays arabes qui avancent sur la scène française en ordre dispersée, voire en rivalité, et depuis la séquence dite du «printemps arabe», en 2011, en guerre d’autodestruction, les organisations juives chassent en meute.

    Le quadrillage de la communauté juive de France, de l’ordre de 500.000 personnes, s’est fait selon un déploiement arachnéen avec un maillage combinant instances religieuses, organisations socio professionnelles de nature communautariste: la section française du Congrès Juif Mondial, «bras diplomatique du peuple juif», Grand Rabinat, Consistoire de Paris, Fonds Social Juif Unifié, Appel Juif Unifié de France, Association des Jeunes Avocats Juifs de France, Association des Médecins Israélites de France, Association Européenne pour la Culture Juive, Association des Sourds Juifs de France, Association humanitaire de la Communauté Juive.

    A cela s’ajoute, une kyrielle d’autres organisations: Cercle de Généalogie Juive, Association des Etudiants Juifs de France, Mémorial de la Déportation des Juifs de France, BEIT HAVERIM, GROUPE JUIF LGBT de France; Ainsi que le WISO, Organisation internationale des femmes sionistes (en anglaisWomen’s International Zionist Organization), plus connue sous le sigle WIZO;

    Avec leurs vecteurs d’accompagnement médiatique, L’Arche, et Tribune Juive, pour la presse écrite, Radio J, Radio Shalom, et RCJ pour les médias audiovisuels et leur appendice «Causeur.fr» le web magazine d’Elizabeth Lévy.

    Leur tête de gondole, l’empire médiatique du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi (I24, BFM, RMC, L’EXPRESS et l’écharpe rouge de son éditorialiste Christophe Barbier réputé pour sa sempiternelle rengaine sur «Israël, bastion avancée du Monde libre», LIBERATION, et sa prise de guerre Hala Kodmani, la propre fille de l’ancien ambassadeur de Syrie en France, en charge de l’intoxication psychologique de l’opinion française dans la guerre de destruction de son pays d’origine.

    Enfin, leurs sous-marins, la structure européenne de Gatestone composée de l’universitaire Guy Millière et d’Anne Elizabeth Moutet, deux «distinguished senior fellow» de cette instance, dont la liste des auteurs de ce groupe de pression occulte se trouvent sur ce lien

    https://www.gatestoneinstitute.org/authors/

    Enfin, dernier et non des moindres, la fonction de Paris de plaque tournante des opérations clandestines anti-arabes du Mossad, de l’élimination des dirigeants palestiniens et des savants, –notamment de Mahmoud Al Mabhouh, responsable des achats d’armes du Hamas, dont l’élimination à Doha a été téléguidée depuis Paris, du temps de la lune de Miel entre l’Emir du Qatar et le pro israélien Nicolas Sarkozy–, aux opérations d’intoxication psychologique, à l’aide de leurs collaborateurs bénévoles, les fameux «Sayanim», ces informateurs du Mossad, recrutés au sein des Juifs de la diaspora qui, par «patriotisme», acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence.

    Leur nombre en France se situerait autour de trois mille, selon Jacob Cohen, auteur du livre «Le printemps des Sayanim». Ils se recrutent principalement au sein du Bnaï Brit (franc-maçonnerie juive internationale) et autres organisations juives nationales.

    Pour aller plus loin sur ce thème, cf: L’ombre du Mossad plane sur Paris
    https://www.lemonde.fr/series-d-ete-2018-long-format/article/2018/07/24/l-ombre-du-mossad-sur-paris_5335390_5325928.html

    BHL, La Règle du jeu, ses satellites et ses groopies serviles

    SOS Racisme, Licra, Urgence Darfour, Urgence Syrie, ces acronymes racoleurs constituent autant de satellites de Bernard Henry Lévy.
    Des néoconservateurs français érigés, sous couverture d’expertise, en intellectuels médiatiques. Des agitateurs professionnels, des agents d’influence, voire même pour certains présomptueux, des directeurs de conscience qui piaillent dans la basse cour en attendant de graviter dans l’orbite de BHL, en autant de courtisans rétribués. Des groopies serviles.

    Le signataire de ce texte laisse à un prestigieux maître le soin de porter son jugement sur celui qui était alors un «nouveau philosophe», certes, mais aux méthodes prématurément éculées. Prémonitoire, la sentence est sans appel. Raymond Aron, pointera, les défauts, nombreux, du jeune loup de la philosophie dans un texte sans concession, en date du 7 Fevrier 1981, qui demeure d’actualité 39 ans après:

    «Un auteur qui emploie volontiers les adjectifs infâme ou obscène pour qualifier les hommes et les idées invite le critique à lui rendre la pareille. Je résisterai autant que possible à la tentation, bien que le livre de Bernard-Henri Lévy présente quelques-uns des défauts qui m’horripilent: la boursouflure du style, la prétention à trancher des mérites et démérites des vivants et des morts, l’ambition de rappeler à un peuple amnésique la part engloutie de son passé, les citations détachées de leur contexte et interprétées arbitrairement.

    Pis encore, le doute subsiste à la fin de la lecture: la violence du ton, maintenue d’un bout à l’autre du pamphlet, révèle-t-elle une indignation authentique ou le goût du scandale et de la diffusion de masse?
    «Allons plus loin: le livre ne se prête guère à une discussion objective, selon le mot consacré dans les universités. II n’apporte aucun fait, aucun document, aucun texte que l’on ne trouve dans les quelques livres dont Bernard-Henri Lévy a tiré, pour l’essentiel, la matière qu’il triture à sa manière.

    «Ce qui lui appartient en propre, c’est une certaine mise en place d’un corpus de mots ou de phrases. Or, cette mise en place est à tel point commandée par le propos de l’auteur que l’on se demande s’il vaut la peine de discuter avec un «philosophe» qui s’arroge le rôle de justicier. Fin de citation.

    Le texte complet est sur ce lien:
    https://www.lexpress.fr/culture/livre/provocation_487366.html

    Passons sur Laurent Fabius, le petit télégraphiste des Israéliens sur le nucléaire iranien; sur Meyer Habib, cet ancien du mouvement radical Betar, impliqué en 1988 dans l’attaque par l’«Organisation juive de combat» de la fête de commémoration de Jeanne d’Arc, promu désormais à la fonction de représentant du Likoud en France, siégeant au sein de la représentation nationale française au titre de la 8eme circonscription des Français établis hors de France;

    Sur Meyer Habib, cf ce lien
    http://www.lepoint.fr/societe/les-policiers-ne-veulent-plus-assurer-la-securite-du-depute-meyer-habib-21-10-2014-1874472_23.php

    Passons sur Christian Estrosi, qui a caressé le projet de transposer au sein de la police municipale de la ville dont il est le Maire, Nice, les méthodes policières israéliennes contre les Palestiniens, alors qu’en voyage de noces en Israël, il abondera de 50.000 euros le Fonds National Juif KKL en vue de reboiser la forêt en Israël, dans une prime déguisée à la colonisation de la Cisjordanie dont cet organisme en a la charge.

    Passons sur la prolifération d’une littérature arabophobe et islamophobe, sur les saillies verbales de Michel Houellebecq, jugeant «stupide» la religion musulmane; sur l’aveu d’un grand journaliste français Claude Imbert, Directeur de l’Hebdomadaire «Le Point» se déclarant ouvertement «islamophobe»; sur les dérapages répétitives d’Eric Zemmour au point d’en faire sa rente de situation.

    La France au Mondial 2018 de Russie a figuré comme étant la “sixième équipe africaine” du Mondial en ce qu’elle était constituée « d’au moins 16 joueurs d’origine africaine”. Chiche Alain Finkielkraut, auriez-vous le courage de répéter votre propos méprisablement raciste, «équipe de foot black black, black, risée de l’Europe»-, qui vous a valu votre promotion à l’Académie française, alors que le Conseil d’état vient de supprimer le terme «race» de la constitution et que votre alter ego dans l’islamophobie Eric Zemmour a été privé de sa chronique matinale sur RTL ?.

    Le 3 mai 2018, le journaliste avait été condamné par la cour d’appel de Paris pour provocation à la haine religieuse en raison de propos islamophobes qu’il avait tenus en 2016 dans l’émission de télévision «C à vous», sur France 5.

    Récidiviste, Eric Zemmour avait déjà été condamné en 2011 pour provocation à la haine pour avoir déclaré à la télévision que «la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait».

    A-t-il jamais songé ce spécialiste des statistiques ethniques, en hoquetant de rire par ses épaules, de recenser les délinquants au col blanc des autres composantes ethnico religieuses de la nation française, dont les dégâts sur l’économie française sont infiniment plus dommageables que les braquages des basanés, de Bygmalion, à la saga du couple Balkany et celle d ‘ELF Aquitaine, aux vedettes de Taiwan et aux sous-marins du Pakistan; enfin Samuel Flatton Sharton, Arcadi Gaydamak, Cyril Astruc, dont la magouille sur la taxe carbone s’est élevée à plusieurs centaines de millions d’euros. «Un pognon de dingue» jeté par la fenêtre pour le train de vie de cet escroc et soustrait aux exclus de la société.

    Pour aller plus loin sur ce thème
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/07/02/kylian-mbappe-l-enfant-de-bondy-qui-renvoie-finkielkraut-et-zemour-dans-leurs-buts_5324696_3212.html

    Passons enfin sur le double standard pratiqué à l’égard, d’une part, de Gilad Shalit, ce caporal de l’armée israélienne revendiqué comme «otage français» par tapage médiatique, à la filiation française pourtant problématique, capturé alors qu’il était en opération de guerre contre un pays ami de la France, la Palestine, et, d’autre part, Salah Hammouri, citoyen français de plein droit, avocat pacifiste, arbitrairement retenu dans les geôles israéliennes, sans la moindre protestation de la cohorte des pamphlétaires, y compris la formation pro israélienne «Avocats sans frontières», dont l’un des plus illustres animateurs n’est autre que William Goldnadel, l’amuseur public de l’émission de dimanche de Thierry Ardisson.

    4185 soldats en service régulier ont la citoyenneté française. Le nombre est peut-être minoré, car l’armée ne compte que les personnes qui ont déclaré leur nationalité française. La nationalité française est la deuxième nationalité étrangère la plus représentée dans les rangs de Tsahal, après la nationalité américaine. Les citoyens français ou franco-israéliens engagés dans les forces armées israéliennes représentent entre 1,7% et 3,5% des effectifs totaux

    http://www.liberation.fr/checknews/2018/07/19/combien-de-francais-servent-dans-l-armee-israelienne_1661759

    Passons sur le cas d’Arrno Klarsfeld, ce réserviste de l’armée israélienne, nommé conseiller du ministre de l’intérieur de l’époque Nicolas Sarkoy, en juillet 2006, en pleine offensive israélienne contre le Liban.

    Le cas Arno Klarsefld sur ce lien
    https://www.renenaba.com/lettre-ouverte-a-m-nicolas-sarkozy/

    Surtout ne pas piper mot de la fourniture de fusils Tavor sous licence israélienne au bataillon Zazov d’Ukraine, un groupe néo nazi, de crainte de relancer le nouvel antisémitisme que les arabes et les musulmans «tête en même temps que le lait de leur mère». Pas plus que des armes à fragmentation livrées par les Israéliens aux troupes saoudiennes dans leur agression contre le Yémen.

    Pour aller plus loin sur ce sujet, ce lien: Un vétéran de l’armée israélienne dirige une unité de combat de nuit dans les rues de Kiev

    https://www.jta.org/2014/02/28/news-opinion/world/in-kiev-an-israeli-militia-commander-fights-in-the-streets-and-saves-lives

    Non Manuel Valls, Philippe Vall, Georges Bensoussan, le nouvel antisémitisme se nourrit du comportement d’«état voyou» de celui que vous présentez comme «l’unique démocratie du Moyen orient», qui est, en fait, un état d’apartheid, pour la composante palestinienne de la population, particulièrement depuis l’adoption de la loi controversée «Israël Etat-Nation du peuple juif».

    Passons sur les agressions imaginaires et autre automutilations du Rabbin Gabriel Farhi (2003), «le Rabbin de la Paix» selon l’expression de Martine Gozlan, la «Marianne de la bonne conscience chronique de la mauvaise conscience», la fausse agression antisémite de la mythomane Marie Léonie Leblanc (RER B-2006) agressée par trois hommes de «type maghrébin»; la fausse agression d’un instituteur de Marseille, Sylvain Saadoun, le 18 novembre 2015, soit cinq jours après les attentats du Bataclan, dans une démarche de victimisation en vue de surfer sur la vague d’émotion populaire judéophile et islamophobe.

    Passons sur Gilles Bernheim, Grand Rabbin de Paris, serial plagiaire (2014), sur Alain Minc, lui aussi serial plagiaire, condamné à deux reprises pour son emprunt massif au travail du philosophe Patrick Rodel sur Spinoza, en 1999, puis pour un emprunt de 47 pages au livre de Pascale Froment sur René Bousquet. Passons enfin sur l’inventeur du botulisme, condamné pour diffamation, dont tous les censeurs sont «assimilables à des nazis». En toute impunité.

    Pour aller plus loin sur ce sujet
    https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2013-04-26-BHL

    Passons enfin sur la kyrielle de vierges effarouchées: Samuel Flatto Sharon, le «Roi des Chiffonniers», le précurseur des arnaqueurs franco israéliens, recyclé dans l’honorabilité en vertu de la «Loi du retour»; passons sur l’escro du siècle, Cyril Astruc, via la taxe sur le carbone, ainsi que sur Gilbert Chikli et son associé Antoine Lassarevitz, grands arnaqueurs devant l’éternel.

    Sur Cyril Astruc
    https://www.vanityfair.fr/pouvoir/politique/articles/cyril-astruc-lescroc-du-siecle/27006

    Sur Gilbert Chikli
    http://www.lepoint.fr/faits-divers/exclusif-l-escroc-gilbert-chikli-futur-repenti-23-04-2018-2212668_2627.php

    Passons enfin sur le cas de Tareq Ramadan, cas typique de la même duplicité française.
    Nonobstant le fond de l’affaire, et en dépit des vives critiques de l’auteur de ce texte sur le rôle nocif de la confrérie des Frères Musulmans dans la régression du Monde arabe, il n’en demeure pas moins que la curée contre le prédicateur confrérique Tareq Ramadan, «présumé innocent» jusqu’à preuve du contraire, a quelque chose de choquant, particulièrement si elle est mise en corollaire avec la défense frénétique tant du cinéaste prédateur Roman Polansky que du journaliste communautaire Frédéric Haziza (Radio J), voire même de Dominique Strauss Khan.

    Une telle défense, opérée par phénomène réflexe, a pu accréditer l’idée d’une solidarité communautaire, «une solidarité judaïque», voire «une solidarité sioniste», selon l’expression de l’extrême droite française, en ce que cette solidarité mécanique prévalant, au mépris de la justice, sur toute autre considération pourrait impulser un comportement préjudiciable à la cause que les tenants de cette ligne sont censés promouvoir. Le communautarisme à tout crin peut se révéler parfois contre-productif.

    En dépit de la défense tonitruante de BHL, son parrain, Frédéric Haziza a fait l’objet d’un «Rappel à la Loi» et trappé de la grille de rentrée 2018 de «La Chaine Parlementaire» où il officiait, en même temps qu’ à Radio J. Le communautarisme à tout crin peut se révéler parfois contre-productif .

    Ci joint l’«hallucinante défense» de Frédéric Haziza par BHL
    http://www.liberation.fr/direct/element/lhallucinante-defense-de-frederic-haziza-par-bernard-henri-levy_73929/

    Au terme d’une lévitation de cinq ans à la tête d’un pays qu’il a laissé en «champ de ruines», le destructeur de la Libye, le donneur de leçons à l’Afrique «pas encore entrée dans l’histoire», -désavoué par deux fois par le peuple français, en 2012 contre son rival socialiste François Hollande, en 2016 contre son ancien premier ministre François Fillon, lors des primaires présidentielles de la droite française-, a été rattrapé par la justice de son pays, dans une sorte de vengeance posthume de son bienfaiteur «Avec les compliments du guide».

    A propos de Nicolas Sarkozy, un champ de ruines
    https://www.renenaba.com/nicolas-sarkozy-un-champ-de-ruines/

    Celui qui se levait tous les jours en se posant la question de savoir ce qu’il pouvait faire pour la «grandeur d’Israël», et non de la France, dont il était un membre de sa représentation nationale; celui que son épouse avait programmé pour être «le premier président juif de la République française», en une revanche du déshonneur infligé du fait de sa judéité au capitaine Alfred Dreyfus, qui a foudroyé d’un trait son collègue du Parti Socialiste Pascal Boniface pour s’être posé la question de savoir «Est il permis de critiquer Israël?», cet homme qui représente un rare cas de suicide politique au retentissement international, dont le naufrage a entrainé dans sa chute la cohorte de ses courtisans zélés, cet homme là vit sa retraite politique forcée, en convalescence auprès de sa compagne marocaine qu’elle bichonne de tajines et couscous royal, la nourriture de la terre de sa naissance qu’il n’aurait jamais dû oublier, en guise de gratitude de son hospitalité.

    A propos de Dominique Strauss Khan: La déliquescence du socialisme, non sa quintessence.
    https://www.renenaba.com/dominique-strauss-kahn-la-deliquescence-et-non-la-quintessence-du-socialisme-1/
    https://www.renenaba.com/dominique-strauss-kahn-la-deliquescence-et-non-la-quintessence-du-socialisme-2/

    L’enthousiasme à l’égard des fulgurances du jeune «nouveau philosophe» n’est plus ce qu’elle était, érodée par trop de plagiats, d’approximations, de mystifications. Le compte à rebours du septuagénaire flamboyant philosophe du botulisme, a commencé. Sur la pente déclinante de sa vie, ce plagiaire impénitent, falsificateur indécent, son œuvre, miroir des vanités intellectuelles de son temps, se dissipera.

    En son for intérieur sa fin de parcours est déjà actée, contrecoup de ses turpitudes. Un dégagement inéluctable, sans doute, par un «nouveau philosophe», à son image, empressé de notoriété.
    A n’en pas douter, le chef de file de l’offensive médiatique israélienne sur le théâtre européen subira de plein fouet la loi d’airain de la presse, la règle des 3 L (Lécher, Lâcher, Lyncher), dont son oraison funèbre en pâtira inexorablement. A ce stade de sa vie, plein de vitalité et de ressort, il en est encore au premier échelon. Sa descente aux enfers interviendra immanquablement dans une sorte de mouvement libératoire d’une trop grande révérence envers un bouffon.

    Pour compléter le portrait de ce «chevalier du vide» l’analyse décapante de Jean Baptiste Botul, qui reprend par dérision le pseudonyme du journaliste du «Canard Enchainé» Frédéric Pagès auteur du canular sur le botulisme, le piège dans lequel tomba BHL: «Les preuves de l’inexistence de Bernard-Henri Lévy»:
    «Tout chez toi est imaginaire (…) Ton existence morale, chevalier du vide, révèle l’inexistence sous l’armure des croisés de notre génération blanche. Et cette inexistence est inscrite en tes initiales, BHL. Tu n’as même pas de nom à toi, rien qu’un sigle, comme RATP ou SNCF».
    Le texte complet de cet article qui s’apparente à une entreprise de démolition en règle est sur ce lien du site «les herbes entre les pavés» http://lherbentrelespaves.fr/index.php?post/2013/04/11/Les-preuves-de-l-inexistence-de-Bernard-Henri-Levy

    L’identitarisme est la maladie du XXIe siècle», fruit de «L’alliance du républicanisme néo conservateur et du catholicisme traditionaliste pour la défense d’une Europe blanche et chrétienne», diagnostiquera à juste titre l’académicienne Danielle Sallenave. Et dans le cas particulier de la France du «Syndrome additionnel de Vichy». Une souillure indélébile.

    https://www.renenaba.com/bhl-l-homme-des-ides-de-mars/

    Cf à ce propos: https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/23/daniele-sallenave-l-identitarisme-est-la-maladie-du-xxie-siecle_5319970_3232.html

    Son dernier ouvrage paru «L’Eglantine et le Muguet (Gallimard, 544 pages, 22,50 euros)»

    Sur la nébuleuse BHL: Les nouveaux néo cons, une imposture française
    https://www.madaniya.info/2017/04/18/nouveaux-neocons-une-imposture-francaise/

    Pour aller plus loin sur ce thème de l’instrumentalisation de l’antisémitisme en France, ces deux liens:
    https://www.madaniya.info/2017/04/07/de-l-accusation-d-antisemitisme-comme-arme-de-neutralisation-de-toute-critique-a-l-egard-d-israel/

    A propos du mot d’ordre «Ne pas transposer le conflit israélo palestinien en France
    https://www.renenaba.com/ne-exporter-conflit-israelo-palestinien-france/

    Source : https://www.madaniya.info/2019/03/05/le-crif-chef-dorchestre-du-tapage-mediatique-2-3/

    René Naba – 11 mars 2019 

    Bruxelles, capitale politique de l’Union Européenne, est également la capitale du lobbying européen, en une reproduction miniature de l’industrie du lobbying américaine, la plateforme majeure du lobby juif pour l’ensemble des 27 pays membres de l’Union Européenne. Un phénomène d’attraction identique à celui qu’exerce auprès des ONG, Genève, le siège européen des Nations Unies.

    A Genève, la cité-état helvétique accueille le siège du Conseil des Droits de l’Homme, le Palais des Nations Unies, siège de la défunte «Société des Nations», le précurseur de l’ONU, un grand nombre de sièges d’agences internationales directement liées à l’ONU, de même qu’elle abrite quelques grandes et petites ONG: 13.500 sont enregistrées mondialement à l’EcoSoc à New-York (États Unis) et 13.000 Fondations en Suisse, accréditant l’idée d’une industrie florissante.

    Pour aller plus loin sur ce sujet https://www.madaniya.info/2018/03/01/geneve-l-ong-une-industrie-florissante/

    La proportion est sensiblement identique à Bruxelles: Présents à tous les échelons de la prise de décision de l’Union européenne, les lobbyistes seraient entre 15.000 et 30000 à Bruxelles, soit l’équivalent des effectifs du Ministère français des affaires étrangères. Les plus grandes entreprises françaises comme EDF, Engie ou Total, consacrent jusqu’à 2 millions d’euros par an en rencontres, plaidoyers et conférences pour influencer commissaires, fonctionnaires et élus européens.

    Premier échelon du processus législatif européen, la Commission européenne est la cible privilégiée des lobbyistes. Dernier exemple en date: les «Monsanto Papers» ont révélé que des passages entiers de textes de la Commission européenne étaient copiés sur les argumentaires de la firme américaine pour prouver la non-dangerosité du glyphosate.

    Plus de 10.000 organisations sont enregistrées dans la capitale belge auprès des institutions européennes sur le registre officiel des lobbys de l’Union européenne. Environ un millier sont françaises. Parmi elles, quelques ONG, mais surtout des grandes entreprises, des associations industrielles et des cabinets de consultants. Tous œuvrent pour faire prévaloir leurs intérêts auprès des décideurs européens.

    Le phénomène des «portes tournantes» -autrement dit des allées et venues entre Commission et secteur privé- la version française du pantouflage, est régulièrement dénoncé par les ONG bruxelloises.

    Au-delà des cas emblématiques des anciens commissaires européens comme Manuel Barroso passé chez Goldman Sachs ou Connie Hedegaard chez Volkswagen[, le phénomène concerne tous les échelons hiérarchiques de la Commission, et expliquerait en grande partie sa réceptivité aux arguments des lobbys.
    Dans le grand jeu du lobbying auprès des institutions européennes, les multinationales bénéficient ainsi d’un rapport de forces favorable non seulement par rapport aux ONG et aux syndicats, mais aussi par rapport à leur concurrentes plus petites et moins internationalisées.
    Ainsi, les trois entreprises françaises qui dépensent le plus pour défendre leurs intérêts auprès de la Commission sont toutes issues du secteur de l’énergie. EDF et Engie ont respectivement 14 et 13 lobbyistes «maison» enregistrés à Bruxelles, et déboursent chacune plus de 2,25 millions d’euros de frais de lobbying auprès des institutions européennes. Le pétrolier Total qui emploie six lobbyistes permanents, a dépensé, lui, plus de 2,5 millions d’euros de frais de lobbying auprès des institutions européennes en 2015.

    Contrairement à la France qui a capitulé et collaboré avec l’Allemagne nazie, devant fut sous Vichy l’antichambre des camps de la mort, la Belgique a proclamé sa neutralité durant la 2me guerre mondiale. A la suite de sa reddition, le Roi Léopold, assigné à résidence à son château, a rejeté la coopération avec les Nazis et refusé d’administrer la Belgique selon leurs préceptes, favorisant le départ vers Paris puis Londres du gouvernement belge. En dépit de cette désobéissance passive, le Roi Leopold sera néanmoins destitué à la fin de la guerre et remplacé par son fils Baudouin

    La communauté juive de Belgique, au nombre de 40.000 membres, obéit au même maillage que les autres communautés juives du monde occidental, selon le déploiement suivant de ses principales articulations: Fondation Auschwitz, Fondation de la mémoire contemporaine, Kazerne Dossin (Memorial Museum and Documentation Center on the Holocauts and Human Rights), Musée juif de Belgique, l’Instituut voor Joodse Studies-Universiteit Antwerpen, le Centre d’études et de documentation Genre et Sociétés contemporaines…

    En superposition aux synagogues et organismes de prévoyance sociale: Consistoire central israélite de Belgique, Cercle Ben Gourion, Radio Judaica, Forum Der Joodse Organsaties, Centre communautaire laîc de Bruxelles, Union des progressistes juifs de Belgique et Comité de coordination des organisations juives de Belgique, l’équivalent belge du CRIF français.
    Malgré sa faible importance numérique, la communauté juive de Belgique n’en dispose pas moins d’un important levier d’influence, la place forte de ses diamantaires à Anvers.

    Environ 80 pour cent de la population juive d’Anvers vit de l’industrie du Diamant, et plus de la moitié de la production mondiale transite par ce quartier, situé à proximité de la gare centrale. Les centres diamantaires servent aussi de lieux de réunion, où tous les sujets communautaires, culturels politiques, d’intérêt juifs y sont abordés. Toutefois ce monopole est en voie de passer sous contrôle des Indiens qui contrôlent dejà près de 80 pour cent du commerce des pierres précieuses.

    Autre levier d’influence, «l’Institut d’études du judaïsme à l’Université Libre de Bruxelles», dont l’un de ses plus célèbres pensionnaires n’est autre NATHAN WEINSTOCK, notoire pour son engagement antisioniste et pour le revirement qui s’est ensuivi. Issu de la gauche israélienne, membre du parti Matzpen, Nathan Weinstock est l’auteur, en 1969, d’un retentissant ouvrage «Le sionisme contre Israël» qui demeure à ce jour la réfutation la plus documentée, la plus argumentée, la plus systématique du projet sioniste.

    Il récidivera en 1970 avec un autre ouvrage «Le Mouvement révolutionnaire arabe», deux titres qui deviendront des classiques antisionistes; cet historien né en Belgique reniera cependant ses engagements de jeunesse, à l’instar de la journaliste du Figaro, Annie Krigel, qui passera de l’ultracommunisme à l’ultrasionisme sans le moindre sas de décompression, de son neveu Alexandre Adler, du philosophe français André Glusckman, du secrétaire de Jean Paul Sartre, Benny Lévy et de Romain Goupil, toute cette gauche mutante, le plus important vivier du néo conservatisme pro israélien de l’époque contemporaine.

    En dépit de son parcours erratique, cet historien, né en Belgique, spécialiste de la criminologie demeure pour bon nombre d’observateurs une référence intellectuelle, dont la parole fait infiniment plus d’autorité que les saltimbanques médiatiques du calibre de Bernard Henry Lévy.
    Une prise de guerre inestimable pour le camp pro israélien qui lui confère la puissance d’un lobby à lui tout seul.

    Pour aller plus loin sur la communauté juive de Belgique, ce lien
    https://www.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-1963-41-page-1.htmL

    Le Conseil Européen des Relations Extérieures est une structure européenne qui se déclare officiellement indépendante, mais qui fait office en fait de relai de la pensée stratégique de la doxa atlantiste. Sa composition dispense d’ailleurs de tout commentaire:
    Georges Soros, un des cosmocrates les plus en vue de la finance internationale qui se targue de philantropie en guise de couverture médiatique, de même que son alter ego français Alain Minc, un serial plagiaire, condamné à deux reprises pour son emprunt massif au travail du philosophe Patrick Rodel sur Spinoza, en 1999, puis pour un emprunt de 47 pages au livre de Pascale Froment sur René Bousquet.

    Parmi les membres du CERE-ECFR figurent Bernard Kouchner, ancien ministre français des Affaires étrangères et Dominique Strauss Khan, deux des artisans français de la déconstruction de la politique arabe de la France, Jean-David Levitte, ancien Sherpa du Président Nicolas Sarkozy lui aussi impliqué par la politique de «désarabisation du Quai», ainsi que Pierre Moscovici, Commissaire européen, successeur de son ami Jérôme Cahuzac au ministère français de l’économie; Dana Pinto, historienne spécialiste des «espaces juifs», enfin «les demoiselles de Bilderberg», l’inévitable trio journalistique chargé du service après vente de la commercialisation médiatique de la production du centre: Christine Ockrent, épouse Bernard Kouchner, Sylvie Kauffmann, Directrice éditoriale du journal Le Monde et Bassma Kodmani, supplétive du pouvoir français au sein de l’opposition off shore syrienne dans la guerre de destruction de son pays d’origine.

    Dernier et non le moindre des membres de ce centre n’est autre que François Burgat, conférencier à l’Otan, l’idiot utile du terrorisme islamique international, qui a bénéficié d’une subvention de 2 millions d’euros du centre pour son travail sur «les révolutions arabes», désormais président de la section parisienne du « Centre Arabe de Paris», après sa mise à la retraité académique.

    Ce groupe a été inauguré en 2006 dans le but de devenir un lobby pro-israélien du type AIPAC en Europe. Il est constitué de plusieurs parlementaires pro-israéliens de l’Union Européenne et d’hommes d’affaires juifs le sponsorisant afin d’amplifier la coopération entre les parlementaires pro-israéliens sur l’ensemble du continent et aider à améliorer l’image d’Israël, «à faire de l’Europe un allié d’Israël». Selon Yehoshua Ben-Yosef, représentant de ce groupe de pression en Israël, 150 membres du Parlement européen avaient rejoint ce groupe de pression, présidé par Michel Gur Ari.

    Voir à ce propos Europe 10 septembre 2006: Création du premier Lobby pro-israélien auprès de l’Union Européenne Par Yedioth Ahronoth Publié le 6 septembre 2006.

    La comparaison avec l’AIPAC paraît présomptueuse pour qui quiconque connaît un soit peu la puissance du lobby juif américain, membre organique du complexe militaro industriel américain et de la stratégie de l’Otan

    Pour aller plus loin sur ce sujet, voir ce dossier consacré à la propagande israélienne:

    http://www.renenaba.com/israel-de-la-propagande-part-13-2/
    http://www.renenaba.com/israel-de-la-propagande-part-23/
    http://www.renenaba.com/israel-de-la-propagande-part-33/

    Au delà de cette controverse, le fait que des parlementaires européens, déjà rétribués par le budget du parlement européen, soient financés par des hommes d’affaires juifs, sans que cette grave violation à la déontologie, n’entraîne des poursuites judiciaires pour fait de prévarications et de corruption, donne la mesure de la confusion mentale et morale dans laquelle baigne la nébuleuse parlementaire européenne et l’impunité que confère le statut d’Amis d’Israël».

    C- L’Institut Transatlantique de Bruxelles: Un diplomate hollandais, lobbyiste principal d’un groupe pro-Israël.

    A l’image du pantouflage en France, une pratique courante dans la haute administration française, un diplomate hollandais George Van Bergen est passé du statut de fonctionnaire chargé de la gestion des dossiers sur le Moyen-Orient à celui de lobbyiste auprès de ses anciens collègues pour les intérêts d’Israël.

    Débauché de l’ambassade des Pays-Bas auprès de l’Union Européenne pour occuper les fonctions de sous-directeur de l’Institut Transatlantique, le bureau bruxellois de l’AJC (Comité juif américain), Van Bergen, en guise d’entrée en matière, a inauguré ses fonctions par une stigmatisation des Palestiniens, tirant profit l’émotion suscitée par les attentats islamistes de Bruxelles et de la place fantasmagorique qu’occupe dans l’imaginaire belge par Molenbeek, la banlieue populeuse de Bruxelles.

    L’homme a été aussitôt relayé par Murray Goldman, l’un des membres du conseil d’administration de l’Institut Transatlantique de l’AJC: «Les leaders politiques en Europe et en Amérique doivent publiquement défier la majorité des musulmans dans le monde à condamner ces actes de terreur et de violence», a-t-il écrit dans l’Atlanta Jewish Times.

    Sauf que dans son exaltation guerrière, Murray Goldman a oublié le fait que depuis le début du XXI siècle, les Etats-Unis, le Royaume Uni et la France, sous divers prétexte, «guerre contre le terrorisme», «changement démocratique des pays arabes, ont soit directement attaqué soit participé à des guerres contre des musulmans en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Yémen, au Pakistan, en Syrie, en Palestine, au Liban, au Mali et Libye, souvent avec l’aide des groupements terroristes islamistes, dont ils sont les parrains.

    L’Institut Transatlantique de l’AJC est subventionné par le «Comité des Juifs Américains» dont le quartier général est situé à New York. Le plus gros donateur connu de l’AJC est Seth Klarman, un investisseur milliardaire.

    Connu pour avoir soutenu Elad, un groupe cherchant à exclure les Palestiniens de la partie occupée à l’est de Jérusalem, l’institut transatlantique de l’AJC essaye de persuader l’UE de faire preuve de souplesse à l’égard des colonies d’Israël dans l’est de Jérusalem et plus largement, en Cisjordanie.

    L’arabophobie et son corollaire l’islamophobie ont servi de ciment à l’alliance entre l’extrême droit européenne et Israël; une alliance qui a constitué une imposture morale en ce qu’elle a scellé l’alliance des descendants des victimes du génocide hitlérien avec les héritiers spirituels de leurs anciens bourreaux.

    Le carnage d’Oslo, en juillet 2011, par Anders Behring Breivik (75 morts), apparaît ainsi rétrospectivement comme une conséquence indirecte de cette collusion, symptomatique des dérives intellectuelles occidentales.

    Circonstance aggravante, le silence complice de la presse occidentale envers cette alliance contre nature. Pas un grand journal européen, en effet, n’a émis la moindre critique contre cette phraséologie islamophobe et arabophobe qui a prospéré dans les débats politiques, particulièrement dans les médias, sous couvert de lutte contre le «terrorisme islamique», pour fustiger en fait les réfractaires à la pensée hégémonique occidentale.

    Pas un n’a émis la moindre réserve contre des propos démagogiques, tels le «fascislamisme», l’expression préférée du tandem magique du journal Le Figaro Alexandre Adler et Yvan Rioufol ou «Eurabia», l’expression forgée par la théoricienne de l’ultra droite européenne, Bat Ye’or, une juive égyptienne de nationalité britannique, icône des milieux d’extrême droite, pour dénoncer une prétendue islamisation rampante de l’Europe, de même que leur sœur jumelle, l’expression méprisante d’«islamo gauchiste», brandie en vue de criminaliser la mise sur pied d’une alliance des exclus de la société d’abondance fédérant les diverses composantes de la société française, au delà des clivages religieux ou communautaires.

    Pas un n’a cillé face au travail de déconstruction historique entrepris par Bernard Henry Lévy, présentant, dans une sorte de révisionnisme anti arabe, «l’islamisme radical comme une variante de ce phénomène mondial que fut, il y a presque un siècle, le fascisme»

    Pas un n’a pointé le déplacement d’une impressionnante délégation de près de trente-cinq parlementaires et responsables européens d’extrême droite, effectué le 18 décembre 2010 en Israël, durant les vacances de Noël. La délégation couvrait toute la gamme des sensibilités droitières européennes, des populistes de l’UDC aux fascistes suédois, dont le lien commun était une égale islamophobie, amplifiée par le passé nazi ou antisémite avéré de certains des participants.

    La délégation était composée des personnalités suivantes: Geert Wilders, fondateur du PVV (Partij voor de Vrijheid, Parti pour la Liberté), parti populiste néerlandais, Filip Dewinter et Frank Creyelman (responsable de la commission des affaires étrangères, Parlement belge), Heinz-Christian Strache (successeur de Jorg Haïder), René Stadtkewitz (président du Parti de la Liberté Wilderien, Allemagne), Kent Ekeroth (responsable du Parti des Démocrates Suédois), des Suisses et bien évidemment des Danois, dont l’extrême-droite est ouvertement atlantiste.

    L’illustration la plus parfaite de cette convergence entre l’extrême droite européenne et israélienne aura été la visite effectuée le 19 juillet en Israël par le premier ministre hongrois Viktor Orban en vue de sceller avec son double israélien un rapprochement fondé sur le chauvinisme et le rejet des migrants.

    «Il n’y a pas de pays au monde qui ressemble plus à l’Israël de Netanyahou que la Hongrie d’Orbán. Deux Etats de 9 millions d’habitants, dirigés par des nationalistes chevronnés qui s’accrochent au pouvoir malgré les accusations de corruption en effaçant la culture démocratique, cultivant la xénophobie et un sentiment de siège pour apeurer leurs électeurs», a fait valoir Anshel Pfeffer, éditorialiste du Haaretz, le quotidien de la gauche israélienne.

    En 2017 à Budapest, le leader israélien avait alors absous de tout antisémitisme son homologue (admirateur déclaré de l’amiral Miklos Horthy, régent hongrois allié d’Adolf Hitler qui permit la déportation des deux tiers des Juifs hongrois, soit près d’un demi-million de personnes).

    «L’islamophobie est une idéologie de masse qui imprègne lentement la société française», observe Nicolas Lebourg, historien spécialiste de l’extrême droite, pointant la responsabilité tant de l’extrême droite radicale française, que de l’UMP, des intellectuels de la gauche laïque ou les grandes chaines de télévision.

    «L’argumentaire islamophobe est né à la marge, dans l’extrême droite radicale, avant de se diffuser dans la société française. Les guerres dans l’ancienne Yougoslavie ont marqué un tournant, avec les premières diffusions de l’idée que l’Europe est en cours d’islamisation. Y compris dans les hauts rangs de l’état-major français et dans une partie de la gauche laïque circulait l’idée que la Serbie était, au Kosovo, en train de défendre l’Europe contre l’islamisation. Depuis dix ans, on laisse le discours islamophobe devenir légitime», explique-t-il dans une interview à libération parue le 25 juillet 2011.

    Pour aller plus loin sur ce sujet https://www.renenaba.com/le-carnage-doslo-un-symptome-des-derives-de-la-pensee-intellectuelle-occidentale/

    Oeuvre de trois auteurs appartenant à “Public Interest Investigations /Spinwatch”, David Cronin, journaliste irlandais, Sarah Marusek, chercheuse post-doctorante en étude des religions à l’Université de Johannesburg (Afrique du Sud), et, David Miller, professeur de sociologie au Département des Sciences sociales et politiques de l’Université de Bath (Grande-Bretagne), ce rapport “révèle l’étendue du financement du lobbying pro-israélien en expansion à Bruxelles par des promoteurs et des bailleurs de fonds de l’Industrie de l’islamophobie aux États-Unis et dans les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie et à Jérusalem”.

    Cette étude, dont la rédaction a pris plus de deux ans, dévoile une “matrice de relations” au sein du lobby pro-israélien, qui constitue un mouvement social dont les contours se superposent largement avec ceux de “l’industrie transatlantique de l’islamophobie”.

    Les principaux soutiens du lobby israélien à Bruxelles comprennent par exemple :

    Irving Moskowitz, un multi-millionnaire californien propriétaire de casinos, qui finance ouvertement la judaïsation de Jérusalem-Est et les colonies israéliennes en Cisjordanie.

    Sheldon Adelson, ami du président américain Donald Trump, un milliardaire propriétaire de casinos et de médias, qui utilise son empire médiatique pour soutenir son ami de longue date, Benjamin Netanyahou.

    Nina Rosenwald, héritière de la fortune de Sears Roebuck, surnommée par le journaliste Max Blumenthal “la mama en sucre de la haine anti-musulmane”-Daniel Pipes, que le “Center for American Progress” désigne comme faisant partir d’un “réseau d’experts en désinformation” qui “colporte la haine et la peur des musulmans et de l’islam”

    Paul E. Singer, 2me ami de Donald Trump, milliardaire états-unien de droite, qui est le troisième plus important contributeur à la campagne présidentielle des Républicains

    Ce rapport lève le voile sur ce réseau transatlantique animé du secret. soulignant la contribution de leurs généraux donateurs à l’amplification de la colonisation illégale de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Il dévoile enfin comment le lobby a persuadé les parlementaires européens de s’abstenir de sanctionner Israël en dépit de ses constantes violations des droits humains, et il analyse comment les supporters d’Israël ont tenté de saper les campagnes citoyennes en faveur de la justice en Palestine.

    Le dernier des parachutés néo conservateurs outre atlantique n’est autre que Steve Bannon, l’ultra droitier ancien conseiller de Donald Trump, qui a pris ses quartiers à Bruxelles avec pour mission de propulser au pouvoir le mouvement populiste et xénophobe européen, en vue de saborder l’Union Européenne.

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/03/07/des-milliardaires-americains-financent-discretement-des-campagnes-de-desinformation-en-europe_5432486_4408996.html

    La très visible domination du lobby pro israélien sur certains aspects de la politique gouvernementale des Etats Unis n’est pas unique. D’autres pays en pâtissent, tel le Royaume Uni.

    Pour surprenant que cela puisse paraître, la «Mère des parlements» en Grande-Bretagne est peut-être l’organe législatif le plus dominé par les intérêts israéliens, plus, à bien des égards, que le Congrès des États-Unis.

    Le Parti conservateur au pouvoir a un Groupe des Amis d’Israël dont plus de 80 % de ses parlementaires font partie. BICOM, le Centre de communication et de recherche de la Grande-Bretagne, est un clone situé à Londres de l’American Israel Political Action Committee (AIPAC). Il est bien financé et politiquement puissant, travaillant par l’intermédiaire de ses différents mandataires «Amis d’Israël».

    Les organisations juives sont autorisées à patrouiller dans les quartiers juifs de Londres dans des uniformes de type policier tout en conduisant des véhicules de type policier. Des rapports font état de patrouilles menaçant les musulmans qui cherchent à entrer dans ces quartiers.

    Cf à ce propos : La crucifixion de Jeremy Corbyn. Les amis d’Israël demandent sa totale reddition- Philip Giraldi http://w41k.com/145285

    Au terme de ce panorama non exhaustif, une vérité s’impose: Quatre des plus grands scandales planétaires du début du XXI me siècle ont été le fait de membres actifs du lobby israélien à travers le monde.

    Deux des protagonistes étaient des sommités du système bancaire mondiale:

    Paul Wolfowitz, Président de la Banque Mondiale, auparavant ultra-faucon secrétaire à la défense lors de l’invasion américaine de l’Irak, en 2003, contraint à la démission du fait d’un «comportement inapproprié» avec sa subordonnée, en fait son assistante d’origine libyenne. IL quittera ses fonctions poursuivi par les savates de jeunes turcs mécontents de son bellicisme.

    Dominique Strauss Khan, le plus important sabordage politique en direct de la vie politique française, victime du penchant naturel d’un prédateur sexuel: le «troussage de domestique» au Sofitel New York.

    Le 3me, Bernard Madoff, victime de sa cupidité, a été le maître d’oeuvre d’une escroquerie d’une valeur de 65 milliards de dollars, une jonglerie financière fondée sur le mécanisme de la «Pyramide de Ponzi» fonctionnant sur la base d’une surprime du taux d’intérêt.

    Parmi ses principales victimes figurent, paradoxalement, Bernard Henry Lévy et Elie Wiesel, et à titre de dommage collatéral le chanteur Enrico Macias, trois figures de proue du judaïsme institutionnel International.

    Un des fondateurs du Nasdaq, à la bourse de New York, Bernard Madoff a été condamné à 150 ans de prison en 2008. Durant les premières années de sa détention son fils ainé, Marc, s’est suicidé et son fils cadet, Andrew, est décédé des suites d’un cancer. Seule survivante, son épouse, dévastée par ce désastre sans nom.

    Le 4 ème n’est autre que Harvey Weinstein, le nabab d’Hollywood, victime de sa pulsion prédatrice.

    Bernie, Ya ibn Ben Saf, Ismah’h wa chouf, dans la langue de ton pays natal:

    «L’affaire Harvey Weinstein montre à quel point le fait de dominer un champ d’activité quelconque rend possible tous les abus de pouvoirs. La violence sexuelle est, en la matière, le paroxysme d’un continuum de pratiques dégradantes infligées à tous les dominés».
    Le constat est d’un philosophe comme vous, certes, pas un «nouveau philosophe» mais un vrai, un authentique philosophe, un vrai de vrai, pas un chiqué, Laurent Paillard. Son constat est mentionné dans «l’Affaire Harvey Weinstein et les ordonnances de la honte», «Les indigné.e.s» N° 48 Trimestriel 6ème année Juin 2018. Fhimit ya ibn Beni Saf??

    Un fort sentiment d’omnipotence et d’impunité a projeté ces quatre personnages vers l’enfer médiatique, la carbonisation publique et le déshonneur qu’aucun lobby si puissant soit-il n’aurait pu prévenir.

    Au delà d’une griserie passagère, la lévitation peut réserver parfois de vilaines surprises. A défaut d’un code moral rigoureux, à défaut d’une conscience civique, la peur du gendarme devrait constituer le commencement de la sagesse, selon l’adage populaire bien connu.
    Pour des personnes qui se réclament du «Peuple de la Bible», cela fait quelque peu désordre. Et la bonne preuve que parmi les enfants du Bon Dieu un lot appréciable de canards boiteux se faufilent toujours.

    L’Occident chrétien a pensé purger son passif avec le judaïsme et lui témoigner sa solidarité expiatoire en créant l‘Etat d’Israël en vue de «normaliser la condition juive diasporique et l’enraciner dans des composantes nationales claires», selon l’expression de l’écrivain israélien Abraham B. Yehoshua. (cf; La question juive posée au Monde» Libération 29 Novembre 2001.

    Mais, en sous traitant au Monde arabe l’antisémitisme recurrent de la société occidentale, il a dans le même temps transmuté son contentieux bi millénaire avec une religion longtemps considérée comme «déicide» en un conflit israélo-arabe et en un conflit islamo-judaïque, en négation avec la symbiose andalouse.

    Le refuge des juifs, des rescapés des camps de la mort et des persécutés, le pays du Kibboutz socialiste et de la fertilisation du désert, des libres penseurs et des anticonformistes est devenu, aussi, au fil des ans, un bastion de la religiosité rigoriste, des illuminés et des faux prophètes, de Meir Kahanna (Ligue de la Défense Juive) à Baruch Goldstein, l’auteur de la tuerie d’Hébron, le 25 février 1994, le pays des gangs mafieux et des repris de justice, de Meir Lansky, à Samuel Flatto-Sharon à Arcadi Gaydamak.

    Au même titre que d’autres continents, l’Occident a engendré des monstres, tel Hitler et la défense du «Monde libre» n’a pas été l’apanage exclusif des occidentaux. Elle participe également de la contribution des peuples du tiers monde,-asiatique, arabe, africain, toutes religions confondues, dont plusieurs dizaines de milliers ont combattu aux côtés des Européens et des Américains contre les tyrannies du XX me siècle.

    L’Allemagne, responsable du génocide juif du XXme siècle, le Royaume Uni, auteur de la Promesse Balfour portant création d’un «Foyer National Juif» sur la terre de la Palestine, au coeur de l’espace arabe, à l’intersection de la rive asiatique et de la rive africaine du Monde arabe, la France, enfin par ses massacres coloniaux répétitifs en terre d‘Islam se doivent d’assumer, aux côtés des Etats Unis, le protecteur absolu de l’État Hébreu et le parrain de toutes ses équipées militaires depuis un demi siècle, un rôle à la mesure de leur responsabilité antérieure dans la naissance du conflit israélo-arabe et de l’exacerbation du sentiment anti-occidental dans le Monde arabo-musulman.

    Israël, pour tragique qu’ait été la souffrance des juifs au siècle dernier et éminente leur contribution à la culture du Monde, ne saurait faire l’impasse sur l’intérêt que portent 1,7 milliards de Musulmans et autant de Chrétiens à Jérusalem, une cité que le hasard de l’histoire a voué à être le lieu saint des trois religions monothéistes.

    Point de fixation des conflits latents de l’Islam et de l’Occident, le conflit israélo-palestinien, au-delà le conflit israélo-arabe et d’une manière générale le passif post colonial sera purgé non par la coercition, ni non plus par la diplomatie de la cannonière et la négation des droits légitimes du peuple palestinien, mais par la coopération des divers protagonistes d’un contentieux qui a gangrené tout le XX me siècle pour déborder de manière apocalyptique sur le III me millénaire.

    1- Note Luc Delval: Le rapport sur le «Lobby israélien et l’Union Européenne» de David Cronin, Sarah Marusek et David Miller est accessible sur ce lien: admin@europalforum.org.uk
    “Public Interest Investigations” est une organisation à but non-lucratif indépendant, fondée en 2004, avec pour objectif de promouvoir une meilleure compréhension du rôle des “relations publiques”, de la propagande, du lobbying et des réseaux de pouvoir qu’ils soutiennent, notamment via son site web :www.spinwatch.org et un “wiki“ :www.powerbase.info
    “Europal Forum” est une organisation indépendante de défense des droits des Palestiniens, qui s’attache notamment à améliorer la compréhension et le dialogue entre les Palestiniens et les décideurs européens.

    Journaliste-écrivain, ancien responsable du Monde arabo musulman au service diplomatique de l’AFP, puis conseiller du directeur général de RMC Moyen-Orient, responsable de l’information, membre du groupe consultatif de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme et de l’Association d’amitié euro-arabe. Auteur de « L’Arabie saoudite, un royaume des ténèbres » (Golias), « Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français » (Harmattan), « Hariri, de père en fils, hommes d’affaires, premiers ministres (Harmattan), « Les révolutions arabes et la malédiction de Camp David » (Bachari), « Média et Démocratie, la captation de l’imaginaire un enjeu du XXIme siècle (Golias). Depuis 2013, il est membre du groupe consultatif de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme (SIHR), dont le siège est à Genève et de l’Association d’amitié euro-arabe. Depuis 2014, il est consultant à l’Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l’Homme (IIPJDH) dont le siège est à Genève. Editorialiste Radio Galère 88.4 FM Marseille Emissions Harragas, tous les jeudis 16-16H30, émission briseuse de tabous. Depuis le 1er septembre 2014, il est Directeur du site Madaniya.

  • Andreï Ilnitski-Guerre (hybride menée à la Russie) dans toute sa profondeur stratégique

    Andreï Ilnitski-Guerre (hybride menée à la Russie) dans toute sa profondeur stratégique
     Le tire original de cet article est :"Guerre dans toute sa profondeur stratégique" qui n'indiquait par suffisamment qu'il s'agit de la guerre hybride menée spécifiquement à la Russie 
    Il m'a semblé intéressant de proposer à votre attention cette analyse d'un spécialiste russe de la guerre hybride menée à son pays, une parole interne à ce grand pays qui projette aussi de la lumière sur le caractère planétaire de ces guerres hybrides MB

    La guerre hybride est un terme couramment utilisé pour décrire l’état de « paix comme guerre ». Cependant, cette hybridation – c’est-à-dire le mélange des méthodes de guerre – n’est qu’une des caractéristiques du « monde de la guerre ». L’hybridité ne décrit pas le caractère dramatique et total de la pénétration de la « logique de guerre » dans toutes les sphères et dans toute la profondeur de la politique mondiale. Pour décrire cette nature largement nouvelle de la guerre, les auteurs introduisent et justifient le terme de guerre profonde. L'article examine l'essence, les objectifs, la stratégie, les outils de la guerre profonde et les mesures qui doivent être prises aux niveaux politique et sécuritaire face aux menaces et aux défis croissants.

    Andreï Ilnitski

    Annonce de la domination mondiale

    La guerre pour la reconstruction du monde, pour les ressources mondiales – humaines, intellectuelles, matérielles, minérales – est déjà en cours. Elle est réalisée en utilisant des méthodes hybrides dans la « zone grise », dont les propriétaires sont l’élite mondiale – une structure en réseau de contrôle du monde, communément appelée l’État profond. Puisque objectivement le prix des ressources va augmenter, il sera un jour égal aux coûts et au prix de la guerre. Et puis, avec un degré de probabilité élevé, les propriétaires de l’État profond déclencheront ouvertement la Troisième Guerre mondiale. Mais pour y parvenir, ils doivent détruire le système mondial des États-nations, ce qui est aujourd’hui empêché avec succès par la Russie, la Chine, l’Iran, l’Inde et d’autres pays qui tentent de poursuivre une politique souveraine. C’est pourquoi la guerre menée par l’État profond pour l’hégémonie sur le monde a un caractère caché et profondément enraciné.

    Cependant, conceptuellement, cette hégémonie a déjà été formalisée. En août 2024, le rapport du « Club de Rome » et du « Conseil pour l’avenir de l’humanité » (ci-après dénommé le Club de Rome, Conseil pour l’avenir de l’humanité) – les principaux centres qui conçoivent les politiques des mondialistes – a été publié – le document publié est essentiellement une stratégie de programme de l’État profond. L’un des auteurs du rapport, l’écrivain australien de science-fiction Julian Cribb, auteur de livres sur les problèmes existentiels de l’humanité, dont How to Fix a Broken Planet (2023, Cambridge), a écrit : « La Troisième Guerre mondiale a déjà commencé, même si peu de gens l’ont remarqué.. Il s’agit d’une guerre presque silencieuse qui coûtera la vie à des millions, voire des milliards de personnes, et détruira la planète pour toujours… La Troisième Guerre mondiale est un conflit universel entre des vérités prouvées et des mensonges commodes. Entre réalité et fantasme inventé. C’est une bataille pour l’âme humaine… »

    En analysant les propositions du Club de Rome préparées par Cribb, on ne peut s’empêcher de constater leur caractère manipulateur et très dangereux. Le rapport parle des problèmes mondiaux et d’une crise générale du pouvoir, qui menace la fin de la civilisation humaine au milieu du 21e siècle. La thèse avancée est que « le pouvoir des États se dissipe », puisque les États seraient incapables de résoudre les problèmes mondiaux de l’humanité et devraient donc céder la place à ce qui sera en fait un « gouvernement mondial ». Pour y parvenir, des mesures urgentes doivent être prises pour créer des organes de gouvernance au niveau mondial et la nécessité pour les pays de renoncer à une partie de leur souveraineté. À ces fins, il est prévu de créer l’Assemblée parlementaire des Nations Unies et le Conseil du système terrestre, qui adopteront une législation obligatoire pour tous les pays. Autrement dit, nous parlons d’une dégradation et d’une dévaluation complète du concept de souveraineté nationale.

    L’un des changements fondamentaux proposés par les auteurs de ce document est la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU avec la suppression du droit de veto des membres permanents. Et afin d’éliminer enfin la menace qui pèse sur leur hégémonie de la part des États souverains, les mondialistes proposent d’interdire les armes nucléaires. Sont également alarmantes les idées de réduction « volontaire » de la population et de création d’une « Commission de vérité mondiale » (avancée par Cribb), dangereuses pour l’humanité, ainsi que les propositions visant à un changement « vert radical » du système économique. complété par l’introduction d’une monnaie mondiale unique et contraignante pour tous.

    Si l’on supprime le « camouflage verbal-cognitif », il devient évident que les auteurs du Club de Rome rapportent avec leurs clients de l’État profond qu’ils voient la solution aux problèmes de l’humanité dans un contrôle total sur elle – c’est-à-dire sur chacun de nous. Ces idées, en général, ne sont pas nouvelles dans la politique mondiale, mais ce qui frappe est leur nature agressive, offensive et radicale, qui rappelle l’escalade de la guerre elle-même, qui se déroule à un niveau profond.

    Au même moment, six mois plus tôt, lors du Forum de Davos, tenu à l’hiver 2024, l’intention de prendre en main l’avenir de l’humanité était directement affirmée.

    Nous avons besoin d’un changement de paradigme… Nous devons agir en tant que garants d’un avenir meilleur pour l’humanité. En tant qu’intendants de l’avenir, nous sommes responsables du développement du monde…Klaus SchwabPrésident du Forum de Davos

    Il ressort clairement du rapport du Club de Rome que la lutte pour l’énergie et les ressources constitue le trait dominant de la politique mondiale à court et moyen terme. Selon leurs calculs, il n’y a pas assez de ressources pour le « milliard d’or », et donc l’effondrement des ressources devient de plus en plus évident. La solution à ce problème a été formulée par l’Occident il y a plus de vingt ans par Zbigniew Brzezinski, un homme politique américain de premier plan de la seconde moitié du XXe siècle, qui a déclaré : « Le nouvel ordre mondial sera construit contre la Russie, sur les ruines de Russie et aux dépens de la Russie .

    Selon les orientations programmatiques collectives de l’Occident et de l’OTAN – c’est ce qui ressort de la stratégie de sécurité nationale des États-Unis – la Russie est considérée comme l’adversaire principal et la principale menace. La défaite stratégique de la Russie, comprise comme son « annulation », son effondrement civilisationnel, sa privation de son indépendance historique, est la principale priorité de la politique de l’Occident collectif.

    La guerre hybride est un état de « paix comme guerre » ; dans cette hybridation – ce mélange – se révèle l’essence de l’époque actuelle. Cependant, le métissage n’est qu’une facette du tableau du « monde de guerre », et l’hybridité ne décrit pas toute l’intensité dramatique de la modernité, la pénétration totale de la « logique de guerre » dans toutes les sphères et dans toute la profondeur du monde. politique. C’est le profil profond de la guerre qui complète le caractère hybride de l’affrontement moderne, dans le cadre duquel la sphère humanitaire se technologise et les clés des codes : civilisationnels et mentaux deviennent des cibles militaires. Les technologies de cette guerre profondément hybride reposent sur des réseaux de contrôle et d’influence du pouvoir qui enchevêtrent le monde : de la cybersécurité à l’information, de l’énergie et de la logistique aux réseaux de services de renseignement et de PMC, des groupes de réseaux transnationaux ethno-financiers et de l’ombre cryptographique. entreprises vers le Deep Web. Souvent, ces réseaux omniprésents échappent au contrôle légitime du gouvernement et du public, dans la « zone grise » où il n’y a ni guerre ni paix.

    L’histoire du crash mondial de Windows en juillet 2024 reflète une caractéristique importante du système mondial moderne en réseau : une erreur commise à un moment donné du système peut effondrer le système mondial tout entier. Pour l’instant, il s’agit plutôt d’une « reconnaissance en force », qui sera suivie d’une suite. Ruptures régulières des câbles Internet, pannes inattendues de satellites, accidents sur des infrastructures d’importance stratégique, interruptions de l’alimentation électrique des zones critiques, augmentation des épidémies « aléatoires » mais synchrones, afflux « dirigés » de vagues de migrants, soulèvements politiques et coups d’État. induit apparemment de nulle part, etc. – tout cela fait partie d’une guerre qui est tangible pour beaucoup, mais cachée et compréhensible uniquement par les vrais acteurs. Ceci, pris ensemble, constitue le profil hybride de la guerre profonde – Deep War – dont les batailles et les combats sont souvent passés sous silence par les médias.  

    Ainsi, la Deep War est totale par son ampleur et sa pénétration dans toutes les sphères de l’activité humaine, c’est une forme d’affrontement multi-domaines dans les sphères militaire et civile, dans l’espace géopolitique, qui est décrite par le concept de zone grise. Il s’agit d’une guerre pour le contrôle du monde, préparée et menée par les mondialistes de l’État profond selon les concepts du même Club de Rome et d’institutions similaires. Cette guerre n’est pas menée pour des territoires ou même des ressources en tant que telles, mais pour l’établissement d’un nouvel ordre mondial. Dans cette guerre, il n’y a pas de « batailles et batailles décisives » ; au contraire, des opérations et des processus à plusieurs échelles sont mis en œuvre qui « accumulent les dégâts » dans le système existant, conduisant à des changements tectoniques aux niveaux les plus profonds du fonctionnement du système mondial. . L’essentiel est que dans ce cas, ce sont précisément les problèmes de la guerre qui sont résolus – en privant l’ennemi de sa subjectivité, de sa volonté et de sa capacité de développement souverain et en le détruisant finalement.

    Dans toute guerre, c’est le peuple qui gagne.[cette expression renvoie à l’histoire du peuple Russe] Seuls les hommes dotés d’une forte volonté sont capables de relever d’énormes défis et de réaliser les transformations dont la Russie a besoin. 

    L’essence de l’approche est que, puisque la guerre devient l’essence profonde de la politique et que les frontières de la guerre et de la paix se dissolvent dans une zone grise, la division en sphères civile et militaire devient conditionnelle, donc les sphères civile et professionnelle fusionnent inévitablement. et s’entremêler avec l’armée. La priorité stratégique de l’État est donc la création d’un système garantissant une synergie de personnel entre les sphères militaire et civile.

    La mobilisation du personnel et de la technologie, l’unification des spécialistes et des développements militaires et civils sont aujourd’hui vitales. En la matière, l’expérience de la Grande-Bretagne est intéressante – un pays qui a toujours, non sans succès, revendiqué les premiers rôles mondiaux, sans disposer de ressources et d’une population significatives, mais en promouvant avec compétence ses intérêts à travers l’élite – très dévouée à la pays, fort d’esprit et déterminé.

    L’une des priorités stratégiques en matière de personnel de la politique de sécurité nationale britannique est d’assurer la participation continue de spécialistes civils de haute qualité provenant de divers domaines directement et indirectement liés aux questions de sécurité nationale. L’un des exemples les plus intéressants d’une telle structure est fourni par le Deep Warfare Group of Military Intelligence (SGMI) au Royaume-Uni. Le SGMI recrute du personnel parmi les spécialistes de manière ciblée et systématique, principalement en raison de leurs spécialités uniques, notamment des compétences académiques, scientifiques et professionnelles acquises dans le domaine civil. Et ce qu’il est important de noter : souvent, ces spécialistes accomplissent leurs tâches dans le cadre du SGMI à titre gratuit, c’est-à-dire que servir leur pays est pour eux une priorité.

    Cela donne le résultat : dans les opérations cognitives et la guerre mentale, les Britanniques sont aujourd’hui parmi les meilleurs. Et ce ne sont pas des épisodes ou des exceptions, il s’agit d’un système de personnel adapté à des tâches de guerre spécifiques. Dans son entretien d’août 2023, le général de l’armée américaine Mark Milley (alors président des chefs d’état-major interarmées) a souligné que les guerres du 21e siècle seront menées pour la domination cognitive-mentale, pour laquelle le domaine mental-cognitif est défini et doctrinal. formalisé comme le sixième environnement opérationnel / « sixième domaine » (avec la terre, l’air, la mer, l’espace, l’info-cybersphère), où – comme indiqué dans les développements de l’OTAN – « l’influence et le contrôle de la conscience de l’ennemi permettent d’éviter confrontation frontale. Et ce n’est pas un hasard si le général britannique Hockenhull (chef du commandement stratégique du renseignement militaire britannique) a déclaré en janvier 2023 : « »

    … le conflit en Ukraine peut, à certains égards, être considéré comme la première guerre numérique, et une grande partie de ces capacités numériques proviennent de sources ouvertes et de services disponibles dans le commerce plutôt que de capacités militaires traditionnelles …Ben HockenhullChef du commandement stratégique britannique

    Tout cela parle essentiellement de guerre profonde, de son personnel et de ses technologies. Autre exemple de stratégie en matière de personnel, à la fin de l’été 2024, la nouvelle a éclaté selon laquelle le Pentagone était en train de créer de nouveaux détachements intégrés d’information sur le théâtre (TIADS). Il s’agit d’un nouveau type d’unités, dont la création est prévue au cours de l’exercice 2026 (12 cybergroupes de 65 militaires de haut niveau chacun), destinées à surveiller les efforts de guerre de l’information chinois et russes sur le terrain. Cette approche reflète la volonté du commandement de l’armée américaine de réunir des cybernéticiens, des spécialistes de la guerre électronique, des ingénieurs en communication, des ingénieurs en communication de données, des opérations d’information, du renseignement (technologies électroniques intégrées) et des spécialistes des opérations d’information et psychologiques – PSYOP. Le lieutenant-général Maria Barrett, commandant général du Cyber ​​​​Command de l’armée, a déclaré dans un communiqué.

    Il est nécessaire de comprendre que de telles décisions opérationnelles et tactiques peuvent constituer un avantage stratégique dans les compétences et sur le champ de bataille de tout État. Par conséquent, la création de structures et d’institutions similaires, mais adaptées aux traditions de gestion de la Russie, sur la base d’organismes spécialisés intéressés, principalement chargés de l’application des lois, devrait être une priorité stratégique en matière de personnel de l’État, car elle peut non seulement renforcer le potentiel de défense. , mais forment un noyau hautement professionnel d’une élite à vocation nationale – en C’est la principale ressource de recrutement de l’élite.

    La profonde guerre hybride de l’Occident contre la Russie est menée à la fois de l’extérieur et de l’intérieur sur tous les fronts – de l’économie, de la politique, de la sphère spirituelle et mentale et du cyberespace aux affrontements militaires locaux et aux conflits par procuration dans le monde entier. Dans une guerre aussi profonde, les défaites et les victoires ne sont pas fixées par « l’Acte de Capitulation » ; elles ne sont parfois pas évidentes, multi-domaines et hybrides, et les changements qualitatifs obtenus à la suite de cette guerre sont souvent évolutifs, mais irréversibles et destructeur.


    Andreï Ilnitski , membre du présidium du Conseil de politique étrangère et de défense, conseiller d’État actif de 3e classe.
    Oleg Ianovsky

    Source : https://repost.press/news/vojna-na-vsyu-strategicheskuyu-glubinu

  • الطاهر المعز-من تحديد النّسل إلى المثلية و »المتحولين جنسيا »: دعاية لدين جديد؟

    الطاهر المعز-من تحديد النّسل إلى المثلية و »المتحولين جنسيا »: دعاية لدين جديد؟

    هذا النّص مقتبس من نص أصلي باللغة الإسبانية كتبه جوزيب كونسولا نشرته مُدوّنة ( mpr21 ) بتاريخ السابع من أيلول/سبتمبر 2024، مع إضافة علاقة إثارة هذا الموضوع بتغييب النقاش حول التفاوت المُجْحف بين الطبقات وبين البُلدان، وعلاقة ذلك بالوضع الخاص بالشعوب المُضْطَهَدَة والعلاقة بين الترويج للمُثُلية والهيمنة الإمبريالية على مقدرات البلدان والشعوب المُضْطَهَدَة…   

    قبل تناول جوهر الموضوع، أُورِدُ ملاحظَتَيْن تتضمّنان اقتباسات من عضوة في الكونغرس الأمريكي ومن برنامج « الجبهة الشعبية الجديدة  » في فرنسا، وكلاهما ( الولايات المتحدة وفرنسا) دولة امبريالية:

    1 – أعربت عضوة الكونغرس الأمريكي ماكديرموت بوضوح عن الأسباب الكامنة وارء الترويج لمواضيع المُثُلية والمتحولين جنسيا، وإنفاق المبالغ الضخمة من قِبَل الممولين الكبار: « إن المُجَمَّع الصناعي الطبّي في هذا البلد (الولايات المتحدة) أكبر من المُجَمّع الصناعي العسكري، والناس لا يعرفون ذلك، لكنها صناعة ضخمة وهدفها ليس الربح المادي فحسب، بل تُدافع كذلك عن مصالحها واتجاهاتها الأيديولوجية ».

    2 – في فرنسا، تَضَمّن البرنامج الإنتخابي للجبهة الشعبية الفرنسية المُصنَّفَة في خانة اليسار (1) خلال الانتخابات التشريعية الأخيرة، الإقتراح التالي في الصفحة 7: « العمل من أجل إطلاق سراح الرهائن (المستوطنين الصهاينة) المحتجزين منذ مجازر حماس الإرهابية، و الرفض القطعي للمشروع الثيوقراطي لحماس » وورد في الصفحة 21 من نفس البرنامج الإنتخابي الاقتراح التالي: « تأسيس البُنُوّة ( نسبة إلى: ابن أو ابنة) من خلال الاعتراف بها كمبدأ افتراضي، وسداد تكاليف الإنجاب بمساعدة طبية (MAP)، وجعلها في متناول الأشخاص المتحولين جنسيًا ».

    الرابط بين الفقرتيْن هو اندماج هذا « اليسار » المائع في الإيديولوجية الإمبريالية وَمَحْو الفوارق في القضايا الجوهرية، وتَبَنِّي نفس الخطاب بشأن الإستعمار والهيمنة، وكان ذلك جليًّا في فرنسا خلال نضال الشعب الجزائري من أجل الإستقلال، ويظهر اليوم جليًّا في موقف معظم منظمات « اليسار » الأوروبي (خصوصًا اليسار البرلماني) إزاء القضية الفلسطينية، وينطبق هذا التّمهاي على العديد من القضايا الأخرى…

    قبل نحو ستة عقود من الزمن، كانت « مساعدات التنمية » أو القروض مشروطة (جزئيا) بالتطبيق الواسع النطاق لوسائل منع الحمل المفروضة على النساء، دون فحوصات صحية أو دراسات وكذلك دون استشارة وموافقة النساء، واليوم، للحصول على منحة أو قرض من المنظمات الأوروبية أو الأمريكية، يتعين على جمعيات البلدان الخاضعة أو حكومات هذه البلدان أن تُدْرِج في مواثيقها أو تشريعاتها الصيغ المفروضة المتعلقة بـ « الأقليات » الدينية أو العرقية أو الجنسية، باسم المساواة والديمقراطية، كما يجب على الجمعيات العربية الاعتراف بـ«شرعية» الاحتلال وحظر الدعوة إلى تحرير فلسطين أو حتى المقاطعة التي هي شكل من أشكال النضال السلمي، باسم «مكافحة معاداة السامية »، وانطلق نقاش في الدّول الأوروبية، في ذروة العدوان الصهيوني والإبادة الجماعية للشعب الفلسطيني، بشأن إلتزام طالبي جنسية تلك الدّول بالإعتراف بشرعية الكيان الصهيوني، سواء بشكل مُباشر أو بأشكال مُلتوية، وقد يصل الأمر إلى فرض نفس الشروط على طالبي تأشيرة الدّخول إلى تلك الدّول، وعلى الدّارسين والعاملين بها.

    لا تختلف نظريات المتحولين جنسيًا والكويريين كثيرًا عن أسلافهم (مثل Skoptsy، وهي طائفة مسيحية نشأت في روسيا في القرن الثامن عشر، أسسها كوندراتي سيليفانوف، ودرستها لورا إنجلستين بالتفصيل وتم ذكرها في كتاب “الإخصاء والمملكة السماوية: الحكاية الشعبية الروسية ») الذين اعتقدوا أنه لتحقيق الهدوء والكمال الروحي، كان من الضروري إجراء عمليات استئصال الثدي للنساء والإخصاء للرجال، واستندت هذه المعتقدات إلى الكتاب المقدس عندما طُرد آدم وحواء من الجنة، وكان كل منهما يحمل نصف تفاحة كانت سبب الاختلاف الجنسي بين الرجل والمرأة، بحيث لا يمكن تحقيق « الكمال » إلا عن طريق البتر المقابل، وأيّدَ مُريدو هذه الطائفة تتويج الملك بطرس الثالث، أي إن أهداف الطائفة كانت سياسية مُغلّفة بالدّين، وفي القرن الواحد والعشرين، يؤكد البروفيسور سيلسو أرانغو، الباحث البارز في الأكاديمية الوطنية الملكية للطب في إسبانيا، على أن الطريقة التي تظهر بها الاضطرابات العقلية قد تغيرت، ففي السابق، كان المراهقون يُظْهِرُون سرعة الانفعال وقد ينخفض مردودهم العلمي (مؤقتا)، أما الآن « فإنهم يؤذون أنفسهم ليستبدلوا هذا الألم العاطفي بألم جسدي لأنه أكثر احتمالا »، وأشارت إحدى الدّراسات المنشورة بشأن مشاكل المُراهقين إلى تأثير محتوى وسائل الإعلام على المراهقين، حيث لوحظ أنه بعد إذاعة مسلسل « 13 سببا » الذي تكشف فيه الفتاة الصغيرة هانا بيكر عن آلامها، وكيف تقع في حالة من الاكتئاب الذي يؤدي في النهاية إلى وفاتها، وخلال الشهر الذي تلا العَرْض الأول للمسلسل، ارتفعت حالات الانتحار بين المراهقين الذين تتراوح أعمارهم بين 10 و17 عامًا بنسبة 29% (3).، فيما أظْهر التقرير السنوي للنظام الصحي الوطني (الإسباني) لسنة 2023، إن مشاكل الصحة العقلية الأكثر شيوعًا بين الأطفال والمراهقين هي اضطرابات القلق (32,8 حالة لكل 1000 نسمة) (4).، وأدّى « إضفاء الطابع الطبي على الحياة » إلى خَطَأ تصنيف العديد من الظروف غير المَرَضِيّة ( أي إنها متعلقة بصعوبات الحياة اليومية) على أنها اضطرابات القلق (5).، وأثارَ « خوان رامون لابورت » في كتابه بعنوان « وقائع مُجْتمع مخمور » تجاوزات المجمع الصيدلاني العسكري، الذي يسعى من خلال حيله الشبيهة بتلك التي تستخدمها الأديان إلى إرباك العقل. ولكي يَلْجَأَ المواطنون إلى الإسترشاد بالإيمان فقط، حتى عندما تهيمن المصالح السياسية على المصالح الدينية، والإبتعاد عن التفكير النقدي في المعتقدات.

    وافق الرئيس بايدن خلال شهر كانون الثاني/يناير 2021 على مشروع قانون تكون فيه ل »الهوية الجنسية » الأسبقية على حقوق المرأة على أساس الجنس (10)، ويعتزم بايدن ونائبته (كامالا هاريس) أن يصبحا رسل هذا « الدين الجديد » وأن يستخدما الآليات القانونية وغير القانونية لنشره في جميع أنحاء العالم، كخدم صالحين للإله العابر للحدود الوطنية ومن خلال التعليم الدِّيني الجديد المُرْسَل من قبل إله الرأسمال الإحتكاري العالمي الذي ملأ المكتبات ودور السينما ووسائل الإعلام والتواصل « الإجتماعي » بالمنشورات والكتب وقصص الأطفال عن « الدين الجديد » الذي يُحاول رأس المال (الطّبِّي والصيدلاني) ترسيخه منذ الطُّفُولة المُبكِّرَة، وللتذليل على تأثيرات هذه الحملة، في إنغلترا، على سبيل المثال، بلغ عدد الفتيات المتحولات جنسيا، أربعين فتاة وفق المصادر الطّبّيّة، خلال العام الدراسي 2009/2010 بلغ عدد الفتيات المحولات من قبل الأطباء لعلاج تغيير الجنس 40 فتاة، وإثر حملة ضخمة لتشجيع عمليات التحول الجنسي لدى القاصرين، زادت الإحالات الأمنية (NHS) لعلاج تغيير الجنس (GIDS) إلى 1,806 فتاة، بزيادة قدرها 4,400 بالمائة خلال العام الدراسي 2017/2018 ( 11 )، وتجدر الإشارة إلى الحظر المفروض على أي علاج نفسي للباحثين عن المتحولين جنسيًا، لأن البحوث والدّراسات العلمية قد تُشكّك في الأصول والإطار العام لخطاب « الدين الجديد » ودعايته.

    خلال عقد الستينيات من القرن العشرين، بعد موجة « الاستقلال » الشّكلي والانتقال من الاستعمار العسكري المباشر إلى الاستعمار الجديد أو الاستعمار غير المباشر، ادّعت الدول الإمبريالية، بدعم من منظمات الأمم المتحدة والبنك العالمي ( كان يُسمّى « البنك الدّولي للتّنْمِية وإعادة الإعمار »، أن « الاكتظاظ السكاني » (ارتفاع معدل المواليد) هو السبب الرئيسي لتخلف البلدان التي تهيمن عليها الإمبريالية، ثم فَرَضَتْ هذه الأطراف المُهَيْمِنَة تحديد الولادات بوسائل مختلفة، دون استشارة أولي الأمر، وبذلك تم تعقيم ملايين النساء، دون علمهن، في أمريكا الجنوبية، وأفريقيا (بما في ذلك النساء السّود في جنوب أفريقيا)، وآسيا (بما في ذلك فلسطين) وكذلك نساء الشعوب الأصلية في الأمريكتَيْن وعدة مناطق من العالم…

    عارض التقدميون هذه الأطروحات وزعموا أن الحل يكمن في التحول الاجتماعي، وفي توجيه الإقتصاد نحو الإنتاج وخلق الثّرْوَة لتلبية حاجيات المجتمع المحلي، ونحو إعادة تقييم العمل وإعادة توزيع الثروة، ويُقال إن ماو تسي تونغ قال، ردًّا على محاولات فَرْض خَفْض عدد السّكّان في البلدان الواقعة تحت الهيمنة: « إن لكل إنسان فم واحد فقط للأكل ويَدَانِ للعمل ويجب توفير العَمَل للجميع لإنتاج ما يكفي من الغذاء أو بناء المساكن والمصانع أو الطرقات …

    أما اليوم، في عصر « الذكاء الاصطناعي »، فتستمر الفجوة في الإتّساع بين أقلية صغيرة من الأثرياء والأغلبية العظمى من سكان العالم، ومن هنا تأتي أهمية إلغاء النظام الرأسمالي الذي أدى إلى إفقار غالبية سكان العالم. أما الجدل الزائف حول « الحكم الرشيد » أو « الشفافية » أو محاولات فرض مواضيع لا تشكل أولوية على جدول أعمال الدول الفقيرة أو لا تشكل جزءا من المطالب الشعبية، فيمكن تشبيهها بالتدخل أو المناورة الإمبريالية الرامية إلى تحويل الانتباه عن المشاكل الحقيقية لمجتمعات البلدان الخاضعة للسيطرة، وإلهاء مُثقفيها بمواضيع هامشية.

    لقد بَرَعت الرأسمالية في صَقْل برامج الدّعاية ووسائلها ولُغتها، لتجعل منها « حقائق » لا جدال فيها، لذلك وجب التفكير والاستدلال والتحليل والدراسة والبحث عن دواخل هذه « الطائفة الجديدة » التي أصبحت ديناً، والبحث عن مروجيها ومموليها ومنظميها وأتباعها وأهدافها، للوصول إلى إدراك حقيقتها…

    تُلِحُّ الدّعاية في البلدان الإمبريالية، على مُثُلِيّة رؤساء بلديات بعض العواصم والمُدُن الكبرى، أو وزراء أو رؤساء حكومات « يَرْفَعُون رايَةَ » مُثُلِيَّتَهُم الجنسية، في حين يتعلق هذا الأمر بالحياة الخاصة أو الحميمة لهؤلاء، وتفرض مكانة هؤلاء أن يهتموا بالشأن العام وبحل مشاغل المواطنين الذين لا يجب تحويل أنظارهم عن الإهتمام ببرامج السياسيين لأن البرامج والخطط هي محط اهتمام المواطنين وليست الحياة الجنسية للحاكمين!

    الطاهر المعز

    *****

    اعتمدْتُ على نص جوزيب كونسولا الذي أثار هذا الموضوع في مدونة mpr21 بتاريخ 7 أيلول/سبتمبر 2024 باللغة الاسبانية، وتناولت محتوى مَتْن النص، مذكراً بالسياق التاريخي، ودمج موضوع « تحديد النّسل » ضمن خُطَب ومفاهيم « الإمبريالية » و »الاستعمار الجديد » بهدف وَضْع النقاش في سياقه التاريخي، باعتبار مواضيع المُثُلِيّين والمتحولين جنسيا – بالطريقة التي يتم طرحهما اليوم – استمرارًا لما طُرِحَ سابقًا من تجريم نساء ورجال البلدان حديثة الإستقلال السياسي الهش، والتي بقيت تحت الهيمنة مع تغيير شكلها…

    مراجع:

    (1) https://lafranceinsoumise.fr/wp-content/uploads/2024/06/PROGRAMME-FRONT-POPULAIRE.pdf
    (2) https://src-h.slav.hokudai.ac.jp/sympo/94summer/chapter1.pdf
    (3) https://www.ranm.es/area-de- prensa/5077-el-20-de-los-adolescentes-espanoles-cumplira-con-los-requisitos-diagnosticos- para-tener-un-trastorno-mental.html
    (4) https://www.sanidad.gob.es/estadEstudios/estadisticas/sisInfSanSNS/tablasEstadisticas/InfAn SNS.htm
    (5) https://www.semg.es/images/2023/noticias/nota_prensa_20230615_2.pdf
    (6) https://observatoriocrisis.com/2023/07/02/quien-financia-el-movimiento-lgbtq/
    (7) https://www.childtrends.org/wp- content/uploads/2017/06/2017-22LGBTSurveyMeasures-1.pdf
    (8) https://thefederalist.com/2018/02/20/rich-white-men-institutionalizing-transgender-ideology/
    (9) https://www.democracynow.org/2009/4/1/rep_mcdermott_the_medical_industrial_complex
    (10) https://townhall.com/tipsheet/reaganmccarthy/2021/01/21/biden-eo-title-ix-n2583491
    (11) https://es.aleteia.org/2018/10/21/gran-bretana-se-multiplican-por-cuatro-las- peticiones-de-cambio-de-sexo-transexuales-por-parte-de-ninos/

  • Taher Elmouez-De la limitation imposée des naissances au discours « transgenre », propagande d’une nouvelle religion ?

    Taher Elmouez-De la limitation imposée des naissances au discours « transgenre », propagande d’une nouvelle religion ?

    Taher Al-Mouez ( d’après un texte original en espagnol de Josep  Consola)

    La députée américaine McDermott a clairement exprimé la raison des actions de ces grands financiers : « le complexe médico-industriel de ce pays ( les Etats-Unis) est plus grand que le complexe militaro-industriel. Les gens ne le savent pas, mais c’est une industrie énorme et son objectif n’est pas le simple profit, mais des intérêts idéologiques »

    En France, dans le programme électoral du Front populaire français (1) lors des dernières élections législatives, on retrouve page 7 la proposition suivante : « Agir pour la libération des otages ( colons sionistes) détenus depuis les massacres terroristes du Hamas, dont nous rejetons le projet théocratique »

    On peut lire à la page 21 du programme la proposition suivante: « Établir la filiation par reconnaissance comme principe par défaut, rembourser la procréation Médicalement Assistée (PMA), la rendre accessible aux personnes trans ».

    Y a-t-il un lien entre les deux paragraphes ?

    Il y six décennies, environ, les « aides au développement » ou les prêts étaient conditionnés (en partie) par l’application généralisée des méthodes contraceptives imposées aux femmes, sans bilan de santé ou étude de compatibilité.

    Aujourd’hui, pour obtenir une subvention ou un prêt, les associations des pays dominés ou les gouvernements de ces pays doivent inclure dans leurs chartes ou leurs législations des formules imposées concernant « les minorités » religieuses ou ethniques ou sexuelles, au nom de l’égalité et de la démocratie.

    Les associations arabes doivent, en plus, reconnaitre la « légitimité » de l’occupation et bannir l’appel à la libération de la Palestine ou même le boycott qui est une forme de lutte pacifique, au nom de « la lutte contre l’antisémitisme » !!!  

    Les théories trans et queer ne diffèrent pas beaucoup de leurs prédécesseurs ( comme les Skoptsy, une secte chrétienne du XVIIIe siècle originaire de Russie, fondée par Kondraty Selivanov, étudiée en détail par Laura Engelstein et capturée dans le livre « La castration et le royaume céleste : un conte populaire russe ») qui pensaient que pour atteindre la tranquillité et la perfection spirituelle, il fallait pratiquer des mastectomies pour les femmes et des castrations pour les hommes. Ces croyances étaient basées sur la Bible lorsque Adam et Ève furent expulsés du paradis, chacun portant une demi-pomme qui était la cause de la différence sexuelle entre les hommes et les femmes, de sorte que la « perfection » ne pouvait être atteinte que par les amputations correspondantes.

    Laura Engelstein raconte que selon Nadejdin, « non plus humains, mais toujours de sang russe, les Skoptsy ne pouvaient imaginer d’autre moyen de réaliser le Royaume des Cieux sur terre qu’avec l’ascension de Pierre III au trône impérial russe ». Nadejdin a averti que la secte formait un réseau national de soutien mutuel, de financement et de propagande, et que « les intérêts politiques prédominent sur les intérêts religieux ».

    Actuellement, le professeur Celso Arango, académicien titulaire de l’Académie royale nationale de médecine d’Espagne, souligne que la manière dont les troubles mentaux se manifestent a changé. Arango explique qu’avant, les adolescents faisaient preuve d’irritabilité ou avaient de moins bons résultats scolaires, alors que « maintenant, ils s’automutilent pour remplacer cette douleur émotionnelle par une douleur physique parce qu’elle est plus supportable ». Il existe une étude publiée où l’on observe qu’après la diffusion de la série « 13 Reasons Why », dans laquelle une jeune fille, Hannah Baker, révèle sa douleur, comment elle tombe dans la dépression qui conduit finalement à sa mort, des suicides parmi les adolescents âgés de 10 à 17 ans ont augmenté de 29% dans le mois qui a suivi la première de la série (3).

    Selon le dernier rapport annuel du système national de santé 2023, chez l’enfant et l’adolescent, les problèmes de santé mentale les plus fréquemment enregistrés sont les troubles anxieux (32,8 cas pour 1 000 habitants) (4).

    La « médicalisation de la vie » a conduit à qualifier à tort de troubles anxieux de nombreuses circonstances qui ne sont pas pathologiques, mais plutôt des situations vitales ou de la vie quotidienne (5).

    Comme le titre du dernier livre écrit par Juan Ramón Laporte, « Chronique d’une société intoxiquée », nous sommes soumis aux excès du complexe pharmaceutique-militaire, qui, à travers ses astuces semblables à celles utilisées par les religions, cherche brouiller la raison et que nous nous laissons guider uniquement par la FOI, même lorsque les intérêts politiques prédominent sur les intérêts religieux.

    En 1996, en réponse à la proposition d’une réglementation administrative des cours de religion en Espagne avec catégorie thématique, Antonio López Campillo et Juan Ignacio Ferreras ont publié un petit livre intitulé « Cours accéléré d’athéisme » qui, dans sa justification, déclare que «Nous n’espérons pas convertir qui que ce soit, puisque personne ne nous a convertis, mais nous espérons inciter à une réflexion critique sur les croyances ».

    Aujourd’hui, en 2024, non seulement il existe une proposition pour une nouvelle matière religieuse, mais elle a déjà le statut de loi : la loi Trans, obligatoire pour les jardins d’enfants, à laquelle les responsables de l’éducation ont humblement répondu, niant l’histoire de la reproduction humaine jusqu’à aujourd’hui et en niant la biologie elle-même. Par conséquent, il est nécessaire de mentionner le cours d’athéisme accéléré susmentionné et de le convertir en un cours d’atransisme accéléré.

    Une des réflexions de la Première Leçon du Cours d’Athéisme précité repose sur la notion de révélation, « il s’agit avant tout de séparer l’homme de sa raison, de sa critique, de sa pensée, il ne lui est pas demandé de penser, sinon, il vous est demandé de croire. Nous pouvons parfaitement situer cette réflexion dans le discours écrasant des nouveaux mots établis à la suite des impositions de l’Agenda 2030, qui incluent tout, depuis la novlangue qui établit la non-existence des hommes et des femmes, seulement l’existence d’entités abstraites, indéfinies et à la merci des tentatives transhumanistes aliénantes de l’impérialisme.

    La troisième leçon commence ainsi : « à très peu d’exceptions, voire aucune, chaque création d’un dieu est suivie par la création d’une organisation que nous appellerons, pour simplifier, religion. » Ces réflexions nous amènent à démêler la création d’organisations nécessaires à l’affirmation ou à la révélation du nouveau trans-dieu et de la religion qui en résulte. De telles organisations sont nommées et très bien financées comme la World Professional Association for Transgender Health (WPATH), International Trans Fund, International Foundation for Gender Education, Global Action for Trans Equality, Transgender Europe, Arcus Foundation…

    Le 2 juillet 2023, Silvia Guerini a écrit un article documenté sur le financement du réseau trans dans lequel elle demande : d’où vient l’intérêt de ces hommes d’affaires ? Pourquoi veulent-ils protéger les droits d’une minorité de la population mondiale ? (6)

    Le financement de la création des structures de cette nouvelle religion provient de certaines fondations comme l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros, la Fondation Terasem Movement de la trans Martine Rothblatt, qui est membre des Académies nationales des sciences et de l’ingénierie Medicale, financé par la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), la Tides Foundation qui a créé un paradis fiscal pour cette nouvelle religion, la Fondation Arcus de Stryker et la Fondation Tawani de Pritzker qui a été secrétaire américain au Commerce nommé par Obama, qui a créé l’Institut national pour l’innovation dans la fabrication de produits biopharmaceutiques, dédié aux vaccins, aux thérapies géniques et au développement de projets de recherche sur les pandémies, en plus de la Planned Parenthood Federation of America et la Human Rights Campaign Foundation (HRC) qui se consacrent à la propagation de la nouvelle religion dans les zones urbaines du monde entier.

    Child Trends dispose d’un financement important pour mener une étude intitulée : Améliorer la mesure de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre chez les élèves des collèges et lycées, c’est-à-dire enseigner des cours trans-religieux dans les écoles (7).

    Les fonds d’investissement spéculatifs, comme les Edge Funds qui investissent dans Trans Pride, sont financés par la Fondation Rockefeller et l’Open Society de George Soros. Lorsque les « propriétaires du monde » investissent des millions de dollars pour développer ce mouvement, ils ne le font pas innocemment (8).

    La députée américaine McDermott a clairement exprimé la raison des actions de ces grands financiers : « le complexe médico-industriel de ce pays ( les Etats-Unis) est plus grand que le complexe militaro-industriel. Les gens ne le savent pas, mais c’est une industrie énorme et son objectif n’est pas le simple profit, mais des intérêts idéologiques » (9).

    Le président Biden a approuvé en janvier 2021 un projet de loi dans lequel « l’identité de genre » prime sur les droits des femmes fondés sur le sexe (10). Biden et son vice-président ( Kamala Harris) entendent devenir les apôtres de cette nouvelle religion et utiliser tous leurs mécanismes légaux et extralégaux pour la diffuser à travers le monde, en bons serviteurs du dieu trans transnational et à travers un nouveau trans-catéchisme envoyé par le dieu mondialiste. .

    Dans la Quatrième Leçon, nos auteurs affirment : « Dernièrement, il y a des intellectuels, pour ainsi dire, qui cherchent avidement une éthique avec une majuscule, pour établir la morale, c’est comme si la disparition d’un dieu en cherchait un autre pour le remplacer. » Rien n’est plus juste quand on le compare aux écrivains éveillés, pleins de subsides, dont les pamphlets, les livres et les contes pour enfants sur la nouvelle religion remplissent les rayons des librairies et des bibliothèques scolaires utilisés pour instaurer une trans-moralité dès la plus tendre enfance conformément aux impératifs ordonnés par les dieux modernes. À cet égard, il convient de noter qu’après ces campagnes scolaires massives en Angleterre, si au cours de l’année scolaire 2009/2010 le nombre de filles référées par des médecins pour un traitement de changement de sexe était de 40, au cours de l’année scolaire 2017/2018 les orientations de la sécurité sociale (NHS) vers un traitement de changement de sexe (GIDS) passnt à  1.806 filles, soit une augmentation de 4.400 pour cent (11).

    Dans la sixième leçon : « Avec la foi, vous ne pouvez pas penser, avec la foi, vous pouvez seulement croire. » Et de la même manière, l’acte transcratique est une affaire de foi, comparable aux mystères ou miracles de la Sainte Trinité ou Transsubstantiation. Un garçon se transforme en fille par miracle, et inversement une fille se transforme en garçon. Le mystère réside dans une question de foi avec laquelle on est empêché de penser, de raisonner, d’établir des causes, d’analyser des situations…, on ne peut que croire parce que c’est ce qu’ont ordonné les organisateurs de la nouvelle religion.

    Dans le discours de clôture, les auteurs du cours ajoutent : « la croyance religieuse est – par définition – immobile, fixe, permanente et non sujette à des fluctuations. Une foi mobile, comme un vent qui souffle, ne peut que créer de l’angoisse. « Vous ne pouvez pas imaginer des croyants s’interrogeant chaque nuit, agités, sur le contenu de la foi pour le lendemain. » Ce qui cadre parfaitement avec les interdictions de toute thérapie psychologique pour les aspirants transgenres, si ce n’était le cas où ils remettaient en question les origines et la trame globale du discours et de la propagande de la nouvelle religion.

    Penser, raisonner, analyser, étudier, chercher les tenants et les aboutissants et le pourquoi de cette nouvelle secte devenue religion, qui en sont les promoteurs, les financiers, les organisateurs, les acolytes et les objectifs, est un exercice qui ne peut être reporté, à moins que l’on veuille ressemble aux toxicomanes et aux consommateurs de toutes sortes de substances hallucinogènes pour échapper à la réalité.

    Conclusion :

    Au cours des années soixante, après la vague des « indépendances » et la transition de la colonisation militaire directe, à la néo-colonisation ou colonisation indirecte, les pays impérialistes, épaulés par les organisations de l’ONU et la Banque Mondiale, prétendaient que le « surpeuplement » ( le taux élevé de natalité ) est la cause principale du sous-développement des pays dominés par l’impérialisme, avant d’imposer la limitation des naissances par différents moyens…  Ainsi des millions de femmes ont été stérilisées, à leur insu en Amérique du Sud, en Afrique ( dont en Afrique du Sud), en Asie ( dont la Palestine), mais aussi les femmes des peuples autochtones dans plusieurs régions du monde…

    Les progressistes s’opposaient à ces thèses et prétendaient que la solution réside dans la transformation sociale, dans la revalorisation du travail et la redistribution des richesses. On prétend que Mao Tsé Tong disait que chaque être humain à une seule bouche pour manger et deux mains pour travailler et il faut faire travailler tout le monde pour produire suffisamment de nourriture, construire des logements ou des routes…

    Aujourd’hui, à l’ère de « l’intelligence artificielle », l’écart entre une petite minorité de riches et l’immense majorité de la population du globe ne cesse de s’élargir, d’où la pertinence de l’abolition du système capitaliste qui a abouti à l’appauvrissement d’une majorité des citoyens du globe. Quant au faux débat sur la « bonne gouvernance » ou la « transparence » ou les tentatives d’imposer aux pays pauvres des sujets qui ne constituent pas une priorité ou qui ne font pas partie des revendications populaires, on peut l’assimiler à une ingérence ou une manœuvre impérialiste visant à détourner l’attention sur les problèmes réels des sociétés des pays dominés.

    Dans les pays impérialiste, on exhibe des maires de certaines capitales ou des ministres ou des chefs de gouvernements qui affichent leur homosexualité, alors que c’est une question de vie privée et les citoyens s’intéressent au programmes des hommes politiques et non à leur vie sexuelle !  

    Le sujet est évoqué par Josep Consola – Blog mpr21 en date du 07 septembre 2024

    Le texte original est en langue espagnole. J’ai repris le corps du texte, en rappelant le contexte historique, en intégrant la notion de « l’impérialisme » et du « néocolonialisme » et en contextualisant le débat…

    Références :

    (1) https://lafranceinsoumise.fr/wp-content/uploads/2024/06/PROGRAMME-FRONT-POPULAIRE.pdf
    (2) https://src-h.slav.hokudai.ac.jp/sympo/94summer/chapter1.pdf
    (3) https://www.ranm.es/area-de- prensa/5077-el-20-de-los-adolescentes-espanoles-cumplira-con-los-requisitos-diagnosticos- para-tener-un-trastorno-mental.html
    (4) https://www.sanidad.gob.es/estadEstudios/estadisticas/sisInfSanSNS/tablasEstadisticas/InfAn SNS.htm
    (5) https://www.semg.es/images/2023/noticias/nota_prensa_20230615_2.pdf
    (6) https://observatoriocrisis.com/2023/07/02/quien-financia-el-movimiento-lgbtq/
    (7) https://www.childtrends.org/wp- content/uploads/2017/06/2017-22LGBTSurveyMeasures-1.pdf
    (8) https://thefederalist.com/2018/02/20/rich-white-men-institutionalizing-transgender-ideology/
    (9) https://www.democracynow.org/2009/4/1/rep_mcdermott_the_medical_industrial_complex
    (10) https://townhall.com/tipsheet/reaganmccarthy/2021/01/21/biden-eo-title-ix-n2583491
    (11) https://es.aleteia.org/2018/10/21/gran-bretana-se-multiplican-por-cuatro-las- peticiones-de-cambio-de-sexo-transexuales-por-parte-de-ninos/

Note : 5 sur 5.

« Commencer mon rôle en tant qu’administrateur WordPress a été un plaisir, grâce à son interface intuitive, sa gestion des médias, sa sécurité et son intégration des extensions, rendant la création de sites Web un jeu d’enfant. »

– Keiko, Londres

Note : 4 sur 5.

« Commencer mon rôle en tant qu’administrateur WordPress a été un plaisir, grâce à son interface intuitive, sa gestion des médias, sa sécurité et son intégration des extensions, rendant la création de sites Web un jeu d’enfant. »

– Sarah, New York

Note : 5 sur 5.

« Commencer mon rôle en tant qu’administrateur WordPress a été un plaisir, grâce à son interface intuitive, sa gestion des médias, sa sécurité et son intégration des extensions, rendant la création de sites Web un jeu d’enfant. »

– Olivia, Paris