Mohamed Taleb : ELNET – European Leadership Network – L’AIPAC européen génocidaire
ELNET – European Leadership Network –L’AIPAC européen génocidaire par Mohamed Taleb
Juste avant la Guerre de 1967, l’opinion publique dans le monde occidental, aux États-Unis et surtout en Europe, se trouve sous la forte emprise d’un sens de culpabilité pour la tragédie de l’Holocauste et ne peut appréhender la question du conflit israélo-palestinien, qui plus est, est encore un conflit israélo-arabe à cette époque, que sous les aspects moral et émotionnel. La question politique palestinienne était, en 1967, presque totalement absente, et réduite à un problème[1] d’ordre humanitaire pour un million de Palestiniens, réfugiés dans les pays arabes limitrophes, la Jordanie, le Liban, la Syrie, l’Egypte etc…
La mémoire collective occidentale et surtout européenne, encore très affectée par le sort subi par les Juifs, va donner naissance à un paradigme nouveau d’après-guerre qui va conditionner la géopolitique jusqu’au-delà de la période qui a vu l’effondrement en 1989 du bloc soviétique et comme nous le constatons pour le génocide actuel des Palestiniens, encore de nos jours.
Le fardeau mémoriel allemand se concrétise en pratique entre autre par des accords avec l’entité sioniste sur les plans militaire et économique. Le dernier, en date du 17 août 2023, porte sur la livraison d’un systèmede défense antimissile israélien Arrow 3 à l’Allemagne pour une valeur de 3,5 milliards de dollars.
La rhétorique délirante du « petit David face au géant Goliath », est véhiculée par la machine médiatique occidentale. Des personnages illustres de la culture française y prennent part, tel Jean Paul Sartre[2] et sa compagne Simone de Beauvoir, affichant leur soutien à l’entité sioniste.
La couverture médiatique occidentale durant des semaines précédant la guerre de 1967, d’une ferveur passionnelle, est à l’unisson pro-israélienne. Le relai massif des « craintes existentielles » de l’entité sioniste par les médias et par nombre d’intellectuels, accompagnant la diffusion de l’image d’un État israélien démocratique dans l’imaginaire occidental, et perçu comme le prolongement de la civilisation occidentale face à la barbarie du Monde arabe.
Déjà en 1948, l’armée israélienne était supérieure en nombre et en matériel militaire face aux armées des pays arabes, soi-disant agresseurs de l’entité sioniste nouvellement créée (le rapport étant de 1 soldat arabe pour 4 soldats israéliens – Voir ouvrage de Gudrun Krämer : Histoire de la Palestine -Éditions C.H. Beck – 2015). Le conflit fut stoppé à l’issue des Accords d’Armistice de Rhodes de 1949 avec établissement de lignes d’armistices provisoires. L’entité sioniste (le tiers de la population en Palestine) dispose de « Facto » et non « de Jure » d’un territoire qui représente 78% de la Palestine historique alors que les Nations Unies lui octroyaient 54% dans le cadre du Plan de partage de 1947.
La décision de l’ONU de novembre 1947 (après dépôt de mandat de la Grande Bretagne), portant sur le partage de la Palestine historique, était une proposition faite aux populations arabe et juive. L’ONU n’avait cependant aucune compétence juridique pour décider du partage de la Palestine historique. À nos jours, l’entité sioniste ne dispose pas de frontières au mépris du Droit international. Il s’agit dans ce cas d’espèce d’une occupation illégale de territoire, hormis le discours colonisateur mit en pratique à l’issue du premier Congrès sioniste à Bâle de 1897 étayé avec les slogans de Théodore Herzl « Nous serons le poste avancé de la civilisation face à la barbarie » et de Zangwill « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre ».

L’historien Shlomo Sand, professeur émérite de l’Université de Tel Aviv, a, dans ses différents ouvrages (voir portrait ci-joint), dénoncé la nature mensongère de l’entreprise coloniale sioniste en Palestine.
L’Union soviétique et les partis communistes européens dont le PC français et le PC italien, avaient farouchement défendu en 1947 le partage de la Palestine historique et la création de l’État d’Israël. Sous prétexte, pour les partis communistes, de lutte contre l’impérialisme britannique qui selon eux opprimait les Juifs en Palestine, pendant que l’Union soviétique désirait avoir un pied-à-terre au Moyen-Orient, du fait que la population de l’entité sioniste était majoritairement d’origine russe.
Les sionistes choisirent plutôt les États-Unis comme sponsor et feront le «sale boulot » en 1967 dans leur agression contre les États arabes (Egypte, Syrie) au profit des États-Unis, quelque peu embourbés dans la Guerre du Vietnam à cette époque.
La hasbara (propagande sioniste) actuelle dans le monde occidental est encore plus sophistiquée de nos jours que durant les périodes précédant la Guerre de 1967.
À cet effet et pour d’autres objectifs, une organisation a été créée en 2007 pour perfectionner l’appareil propagandiste sioniste au sein de l’Union européenne, une AIPAC européenne (une American Israel Public Affairs Committee of Europe) au service du sionisme et surtout contre le Droit international.
ELNET, le lobby génocidaire
ELNET, une organisation non gouvernementale créée soi-disant pour la promotion des liens entre l’Europe et Israël, en réalité un lobby pro-israélien et pro-sioniste fondé à Bruxelles en 2007.
ELNET fait voter des résolutions, emmène des ministres et des présidents d’assemblées en voyage, et s’impose comme un interlocuteur incontournable des commissions de Défense en France et en Allemagne.
ELNET assiste des parlementaires et des partenaires européens pour contrer toute critique envers Israël en Europe au sein des parlements et en collaboration avec d’autres organisations et œuvrer pour renforcer les relations entre l’Europe et Israël, basées sur des « valeurs démocratiques communes » et des intérêts stratégiques communs. En plus de son travail de plaidoyer politique pour l’entité sioniste, ELNET assure la promotion des industries militaires et sécuritaires israéliennes auprès de l’Union européenne et encourage celle-ci à un soutien inconditionnel aux politiques coloniales et génocidaires de l’entité sioniste en Palestine.
ELNET est enregistré en Belgique (antenne responsable de l’Union européenne et de l’OTAN), en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Pologne, en Israël et en Italie (adhésion en 2024, en plein génocide ghazaoui). À cela s’ajoute une succursale supplémentaire basée aux États-Unis, Friends of Elnet (Les Amis de ELNET : FELNET), chargée de collecter des fonds pour le réseau.
ELNET s’inspire directement du groupe de pression sioniste AIPAC (American Israel Public Affairs Committe), créé aux États-Unis en 1963, pour soutenir l’entité sioniste quelle que soit la couleur de son gouvernement, tout en privilégiant le soutien au parti Likoud de Netanyahou d’extrême droite. L’AIPAC exerce de multiples pressions sur les parlementaires aux États-Unis et ne manque pas de s’en féliciter publiquement lorsqu’ils sont élus.
Son cofondateur, Raanan Eliaz, est un ancien consultant de l’AIPAC et ancien élève du bureau du Premier ministre israélien. Depuis le 7 octobre 2023 ELNET a battu des records de collecte de fonds. Le travail d’ELNET est financé par plus de 100 fondations, associations, trusts et organisations caritatives américaines

Les programmes d’ELNET offrent des plateformes aux hauts responsables européens et israéliens pour :
- approfondir les bénéfices mutuels des relations étroites ;
- discuter des défis géopolitiques ;
- mieux comprendre les menaces sécuritaires auxquelles Israël est confronté ;
- explorer les solutions israéliennes aux besoins européens
- poursuivre de nouvelles opportunités de partenariat dans les domaines de la défense, du commerce, de l’énergie, de la sécurité alimentaire et de l’innovation technologique.
Très méconnue du public, ELNET adopte une stratégie médiatique totalement agressive en mettant à disposition des parlementaires et personnalités influentes un discours approprié pour faire taire toute critique à la politique de l’entité sioniste, spécialement pendant le génocide de Ghaza.
| Le directeur exécutif adjoint d’ELNET Israël, Yossi Abravanel[3], souligne la valeur ajoutée dans le fait de faire venir en Israël des experts militaires européens aux côtés des parlementaires et politiciens divers et de hauts cadres de l’OTAN. |
| Direction des différentes agences ELNET | |
| Israël – 2007 | Directeur général : Emmanuel Navon. Politologue israélien du Likoud (né en France). Chercheur à l’Institut de stratégie et de sécurité à Jérusalem. Analyste pour le canal TV i24News |
| ELNET UE et OTAN – 2007 | Directeur général : Matthiys Schussler, (avocat) conseiller principal au sein du Parti populaire européen |
| FELNET – 2007 : Financement US | Directeur général : David Siegel. Ancien diplomate israélien (politique étrangère aux plus hauts niveaux. Ex. Chef de cabinet du vice-ministre israélien des Affaires étrangères et chef de cabinet de 3 ambassadeurs d’Israël aux USA. |
| ELNET Royaume-Uni – 2007 | Directeur général : Joan Ryan. En 2015 nommée présidente des Labour Friends of Israel |
| ELNET France – 2010 | Directeur général : Dr. Arié Bensemhoun, dentiste de profession. Consultant en communication, relations internationales, affaires stratégiques au Moyen-Orient. Rôle crucial dans la relation franco-israélienne. |
| ELNET Allemagne – 2014 | Directeur général : Carsten Ovens. 20 ans d’expérience en politique, député de l’État de Hambourg, relations germano-israéliennes |
| ELNET Pologne – 2014 | Directeur général : Marta Kubika. 15 ans d’expérience dans les relations polono-juives et polono-israéliennes, dix ans à l’ambassade d’Israël en Pologne, spécialiste du protocole diplomatique à l’ambassade des États-Unis à Varsovie |
| ELNET Italie – 2024 | Directeur général : Roberta Anati (italo-israeliana). Ex. vice-présidente chambre de commerce Israël-Italie. Leader primée en business intelligence, technologies émergentes, écosystèmes … |
Les deux principaux objectifs de l’action d’ELNET sont :
- l’effacement de la question palestinienne en la renvoyant à une dimension et une menace terroristes (tout comme en 1967) et la condamnation de toute critique à l’entité sioniste dans sa qualification d’antisémitisme.
- La promotion et l’adoption de la définition de l’antisémitisme de l’IHRA dans les parlements et les universités, à même de modifier le cadre légal européen et confondant l’opposition aux politiques de l’entité sioniste avec l’antisémitisme
L’étayage de ces initiatives se fait à travers l’affichage des mythes de l’îlot démocratique (seule démocratie au Moyen-Orient) et civilisationnel (appartenance de l’entité sioniste à la civilisation occidentale) et enfin autour de la « menace existentielle » (volonté d’extermination surtout de la part de l’Iran), passant sous silence la supériorité militaire et la possession de l’arme atomique de l’entité sioniste, en plus du soutien fondamental et constant des États-Unis.
Avec le 7 octobre, ELNET courtise à tout va les élus européens, de diverses confessions également, à travers l’organisation de voyages tous frais payés en Israël à leur intention.
ELNET France
La branche française d’ELNET est créée en 2010, pratiquement la première en Europe. Déjà pendant le gouvernement de François Hollande (2012-2017), ELNET noue des relations avec Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie et responsable entre autre de l’implantation de la French Tech à Tel Aviv. À son tour, E. Macron noue des relations avec deux acteurs de la stratégie d’influence israélo-sioniste sur le pouvoir français : Jean-David Bénichou et Philipe Guez.
L’agence française d’Elnet est dirigée par Ariè Bensemhoun, parfait revendeur de la politique du gouvernement israélien et courroie de transmission entre ce dernier et les dixaines d’experts, d’intellectuels et d’ élus qu’il convie tous frais payés en Israël et qui ensuite servent à leurs lecteurs, à leurs étudiants et à leurs électeurs, des éléments de langage appropriés pour la hasbara sioniste.
Il réclamait de la France une nouvelle position « claire et nette qui passe par la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël ».
En outre, il s’est exprimé au lendemain (janvier 2024) de la décision de justice de la Cour pénale internationale d’émettre un mandat d’arrêt international contre Netanyahou et Gallant : «… les accusations ne se basent sur rien, aucune preuve, si ce n’est les fausses déclarations des ONG à la solde des islamistes et des terroriste du Hamas et de l’Autorité palestinienne… ».
En France, le positionnement d’Elnet se fait sur plusieurs niveaux :
- Guerre sur les réseaux sociaux et médias
- Mobilisation de personnalités influentes : universitaires, artistes, journalistes, diplomates
- Organisation de grands meetings parisiens : diffusion par les médias
- Organisation de meetings sous le prête-nom « Agir ensemble » autour de sionistes notoires, tels Bernard Henri-Levy, Manuel Valls, Romain Goupil et d’autres encore.
L’agenda d’Elnet en France comprend également, dans le combat des mouvements de solidarité avec la Palestine et la marginalisation les voix critiques, le registre religieux à travers l’enrôlement des Imams pour la divulgation de la hasbara et des mythes sionistes.
Les adeptes des mosquées en seront les « bénéficiaires ».
| Accueil d’une délégation d‘Imams en Israël (juillet 2025) en plein génocide de Ghaza (à. d. avec le président Isaac Herzog). Invités tous frais payés en Israël, pendant que les criminels et génocidaires sionistes assassinaient les enfants de Ghaza et la rasaient au sol. L’imam Chalghoumi, fervent sioniste et pro-Israël, fait partie de la délégation. | |
ELNET utilise tous les moyens pour faire taire toute voix dissonante et qui condamne de manière ferme le génocide sioniste et la complicité des États européens dans l’accomplissement de cette barbarie. Dominique de Villepin en est la cible (voir tableau ci-dessous).
| L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin sous la présidence de Jacques Chirac, a eu un échange de propos avec Elisabeth Borne (ancienne Premier ministre) lors d’une émission télévisée présentée par Léa Salamé sur la chaine publique France 2 le 23 novembre 2024, dans laquelle il a critiqué le génocide perpétré par Israël à Ghaza. La discussion aurait été marquée, selon ELNET, par « un florilège de propos mensongers et calomnieux, dans la droite ligne de son obsession envers l’État d’Israël, présenté comme responsable, pour ne pas dire coupable, d’une guerre qu’il subit depuis 1948 sans jamais l’avoir déclenchée ». Une accusation diffamatoire et caricaturale marquée par la manipulation du langage, le mensonge et la falsification de l’histoire, le tout dans un document de plus de 20 pages paru le 6 décembre 2024 (Site ELNET) Voir Link : “Quelle époque !” avec Dominique de Villepin L’obsession anti-Israël d’un diplomate sous influence | ELNET |
Face à l’entrisme effréné d’ELNET dans les hautes sphères du pouvoir et la montée de son influence sur les décisions gouvernementales et des institutions, des membres du Parti la France Insoumise, sous l’impulsion des députés M. Aymeric Caron et Mme Mathilde Panot, ont présenté une proposition de résolution (N. 1000) portant sur la mise en place d’une commission d’enquête sur l’ingérence de l’organisation ELNET.
| Extrait du texte de la proposition …L’influence d’ELNET ne se limite pas à ce soutien idéologique. Cette organisation s’emploie également à s’immiscer directement dans la vie démocratique française, allant jusqu’à tenter de faire sanctionner des députés en désaccord avec ses positions. Ainsi, le 15 octobre 2024, un courrier était adressé par ELNET à la présidente de l’Assemblée nationale, pour demander des sanctions contre un député apparenté au groupe parlementaire La France insoumise – Nouveau Front Populaire… … L’influence croissante exercée par ELNET au sein du Parlement français reflète une montée en puissance des pratiques de lobbying en faveur de l’extrême droite israélienne dans les sphères politiques nationales… Proposition de résolution, n° 1000 – 17e législature – Assemblée nationale |
ELNET France fait appel dans son combat pour l’entité sioniste également au collectif « Agir ensemble » avec le soutien de Bruno Retailleau et Manuel Valls, pro-sioniste notoires.
| Le satellite d’ELNET France, « Agir ensemble » réunit une grande partie du courant islamophobe en France. Le directeur d’ELNET France, Arié Bensemhoun, était présent à une rencontre en décembre 2025, devant les polémistes Rachel Khan, Michel Onfray ainsi que l’écrivain Mohamed Sifaoui, grand ami de Manuel Valls. L’objectif de ce satellite pro-israélien est de « mener le combat de la vérité, …, contre les ennemis de la République et de toutes les démocraties, à savoir combattre l’islamisme, tel un dôme de fer ». Allusion au système de défense aérienne israélien? « Agir ensemble » assure la tenue d’un meeting anti-iranien où était présent le fils du Chah, la marionnette à la solde des États-Unis. |
ELNET Allemagne
L’agence ELNET regroupe avec l’Allemagne l’Autriche et la Suisse, Elle a été fondée en 2014 et a son siège à Berlin. Elle est née sous l’impulsion de Karl-Theodor zu Guttenberg, ex. Ministre démocrate-chrétien de la défense et démissionnaire de toutes ses fonctions politiques suite à l’affaire de plagiat concernant son diplôme de doctorat (le titre de doctorat lui a été retiré par l’université concernée). Zu Guttenberg sera remplacé par Ursula von de Leyen à la Défense qui, à la suite de petits scandales, sera nommé à la tête de la Commission européenne en contrepartie de la nomination de la francaise Christine Lagarde comme chef de la Banque centrale europénne.
Le rôle d’ELNET en Allemagne est identique à celui des filiales d’autres pays, avec l’unique différence que l’État sioniste d’Israël est considéré comme une raison d’État en Allemagne.
Dans sa déclaration de mars 2026, ELNET « avait appelé les gouvernements européens à réagir de manière décisive à l’agression iranienne. Maintenant que le CGRI (Corps des Gardiens de la Révolution islamique) a été désigné comme organisation terroriste, l’Europe devrait exiger que l’Iran abandonne complètement son programme nucléaire, son arsenal de missiles ainsi que son réseau de proxys terroristes, et laisse son peuple décider librement de son avenir ».
La manipulation médiatique est manifeste : l’Iran, pays agressé depuis le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël, en violation criarde du Droit international, devient le pays agresseur pour le lobby ELNET.
Ce lobby pro-sioniste et pro-Likoud omet en outre de mentionner par qui le CGRI a été désigné comme organisation terroriste et qu’il a milité pendant longtemps pour que le CGRI soit désigné en tant que tel et qu’il a salué de manière hypocrite cette « tant attendue » décision.
Le CGRI d’Iran a été désigné comme organisation terroriste par l’Union européenne (le 29 janvier 2026), les États-Unis (en 2019), le Canada (en juin 2024) et l’Australie (en novembre 2025).
En somme des pays qui, avec une population de 859 millions d’habitants représentent seulement 10,7% des huit milliards de la population mondiale (UE : 450 millions), USA (342 millions), Canada (40 millions), Australie (27 millions), désignent le CGRI comme organisation terroriste.
Il en est de même pour les résistants du Hamas, du Hezbollah et des résistants Houthis.
Pour le CEO de ELNET Allemagne, Carsten Ovens, Israël est considéré non plus uniquement sur le plan historique, mais sous le prisme de la sécurité commune et comme Partner pour l’architecture de la sécurité, de la défense et de la stratégie. La coopération sur le plan de la défense ayant presque triplé entre temps entre l’Allemagne et l’entité sioniste.
Selon le quotidien allemand Tageszeitung[4], les membres d’ELNET en Israël seraient en contact direct avec Netanyahou et le mouvement des colons en Cisjordanie.
Le 10 juillet 2025, ELNET a officialisé un nouveau partenariat[5] avec l’Allemagne : l’Initiative de sécurité et de défense (ISD). Un programme est soutenu par des entreprises israéliennes de l’industrie militaire Elbit Systems, mais aussi par le fabricant allemand de mines et de lance-roquettes Dynamite Nobel Defence, ou encore l’entreprise aéronautique Lufthansa Technik.
PAYS ARABES
Les pays arabes qui collaborent avec ELNET sont principalement ceux ayant signé les Accords d’Abraham. Les principaux partenaires impliqués dans les forums stratégiques et dialogues d’ELNET incluent :
- Les Émirats arabes unis (EAU) : Partenaire central, ayant notamment accueilli le Forum Europe-Moyen-Orient d’ELNET.
- Le Maroc : Impliqué dans les dialogues stratégiques, notamment via des partenariats comme le Policy Center for the New South.
- Bahreïn : Membre actif des discussions géopolitiques et sécuritaires.
- L’Arabie saoudite, l’Égypte et la Jordanie : Ces pays participent également régulièrement aux dialogues et sommets régionaux organisés ou soutenus par le réseau.
À signaler la tenue (septembre 2025) d’un Forum[6] qui a réuni des diplomates de haut niveau, de des élus, des législateurs, des chefs de think tanks, des dirigeants du secteur énergétique et des journalistes originaires d’Autriche, de Bahreïn, de France, d’Allemagne, d’Israël, d’Italie, de Jordanie, d’Indonésie, de Pologne, d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Conclusion
Au lendemain du 7 octobre – à prendre en considération comme un acte de résistance, reconnu par différentes résolutions des Nations-Unies – et du début du génocide à Ghaza, le lobby ELNET a redoublé d’effort pour anéantir et effacer toute critique ou dénonciation du génocide.
La décision de justice de la Cour Internationale de Justice à l’encontre de Netanyahou et consorts a fait l’objet d’une attaque honteuse de la part de Arié Bensemhoun, directeur d’ELNET France.
À titre de conclusion, une récapitulation sous forme de tableau des différentes façades de ELNET.
| Axe stratégique | Méthodes | Objectifs | Impact |
| Lobbying Institutionnel | Voyages tous frais payés en Israël, petit-déjeuner pour parlementaires, infiltration des commissions de Défense. | Verrouiller le soutien politique des partis de gouvernement; bloquer les sanctions contre Israël. | Accès direct au sommet des États (France, Allemagne, GB, Italie) |
| Diplomatie Économique & Technologique | Réseau GINSUM (DE), intermédiation dans les contrats d’armement majeurs | Rendre les économies et les armées européennes dépendantes des technologies israéliennes. | Transformation du lobby idéologique en un lobby d’affaires militaro-industriel hautement lucratif. |
| Infiltration Académique | Pressions sur les présidences d’universités, financement de recherches et de sondages. | Neutraliser le mouvement de boycott (BDS); former les futurs diplomates au récit sécuritaire israélien. | Annulations de colloques (Collège de France, Allemagne); dénonciation d’atteintes aux libertés académiques. |
| Guerre de l’Information (Réseaux) | Diffusion massive de « Lobbying des données ». Utilisation de Big data, de l’IA et de l’analyse des réseaux sociaux pour influencer spécifiquement les décisions politiques | Façonner l’opinion des élites connectées; assimiler toute critique à de l’antisémitisme. Alimenter l’islamophobie | Modernisation du récit d’avant 1967 (le mythe de la « seule démocratie ») adapté à l’ère numérique. |
| Infrastructure Financière | FELNET – USA. Fonds secrets du ministère israélien des Affaires étrangères | Garantir une agilité financière totale tout en masquant l’identité des grands donateurs privés. | Opacité financière. Contournement des règles européennes de transparence budgétaire. |
Mohamed Taleb
Le 3 juin 2026
[1] – Voir Link: Plus de deux millions et demi d’Israéliens et un million de réfugiés Palestiniens
[2] – Voir Link: JEAN-PAUL SARTRE EST CRITIQUÉ À DAMAS
[3] – Voir Link: Interview – Yossi Abravanel, Deputy Executive Director, with ELNET’s 2025 Women Mission
[4] – Voir Link: Die Taz und die Israel-Lobby, Tageszeitung junge Welt, 01.12.2025
[5] – Voir Link: Europe. Elnet, au service du business israélien de la guerre – Mathieu Rigouste – Sarah Benichou – Simon Mauvieux
[6] – Voir Link: Fünftes Europe-Middle East Forum in Abu Dhabi – European Leadership Network (ELNET)
