L’Assemblée générale de septembre dernier a mis en évidence la mise en place de la règle de la force brute de la part des États-Unis (USA), autrefois supposés garants de l’ordre mondial.
Comme la Société des Nations (SDN) dans les années trente du siècle dernier, l’Organisation des Nations-Unies (ONU) n’est plus en mesure de porter des solutions à la crise internationale actuelle. L’ONU risque vivre le même parcours  que la SDN.

L’Assemblée générale, l’organe suprême de l’ONU,  a montré son impuissance, voire son inutilité, devant la déroute de l’ordre international.
Cette descente aux enfers a été marquée par les discours de deux personnalités, un monstre bicéphale, le président des USA Donald Trump et le premier ministre de l’entité sioniste, le criminel Benjamin Netanyahou, qui se distinguent par la violation de la Charte de l’ONU.
D’un côté les agressions des USA contre le Venezuela, l’Iran, Cuba, les élucubrations de Trump concernant le Groenland, de l’autre celles de l’entité sioniste contre la population palestinienne, le Liban, L’Iran, l’assassinat des dirigeants du Hezbollah et enfin le génocide de Ghaza et le chef de gouvernement sioniste sur lequel pèse un mandat d’arrêt international pour crimes contre l’humanité, en sont l’illustration parfaite.

Il faut rappeler le génocide de Ghaza a été qualifié comme tel par des experts internationaux, spécialistes en recherches sur l’Holocauste, parmi lesquels figurent des Juifs comme Raz Segal et Omer Bartov. Le génocide a été dénoncé en outre par maintes organisations internationales comme Amnesty International, Human Rights Watch et l’organisation israélienne B’Tselem[1].

Extermination et actes de génocide : Israël privant délibérément les Palestiniens de Gaza d’eau | HRW
Amnistie conclut qu’Israël commet un génocide à Gaza

Le génocide à Ghaza, bien que d’intensité plus faible après le « fameux cessez-le-feu » en octobre 2025,  poursuit son chemin au mépris du droit[2] international, tant acclamé par les puissances occidentales. Un droit encore piétiné dans l’enceinte même du siège  des Nations-Unies qui a vu,  le 24 septembre dernier, le criminel de guerre Benjamin Netanyahou, tenir un discours en vomissant son venin devant un  auditoire certes réduit mais amadoué et complice, la majorité des délégations ayant quitté la salle en signe de protestation.
Dans son discours, devant l’isolement diplomatique croissant de l’entité sioniste sur le plan international, malgré le déploiement de la Hasbara à travers le financement de campagnes de publicités contre l’Iran et le Hamas et les accusations d*antisémitisme tous azimuts  à toute voix discordante, Netanyahou trouve même l’audace d’affirmer : « … Depuis trois ans, nos braves soldats combattent vaillamment sur sept fronts, mais il y a un huitième front dans cette guerre. C’est la guerre de la vérité. Elle se déroule dans les médias du monde entier, et plus pernicieusement encore, sur les réseaux sociaux … ».
Dans la salle, il y a des diplomates, représentants d’États vassaux à l’impérialisme « USraélien »,  qui écoutent cette ignominie  mais n’osent pas intervenir pour cause d’aplaventrisme.

Délégations de 77 pays quittant la salle de l’Assemblée générale de l’ONU – 24 septembre 2026

En fin de discours, le criminel Netanyahou leur fournit, comme cerise sur le gâteau,  la rhétorique sur l’unicité du peuple d’Israël : « … Nos prophètes, notre raison d’être et notre peuple sont uniques dans l’histoire. Nos valeurs inspirent l’Humanité depuis des millénaires. La croyance en un Dieu unique. Le caractère sacré de la vie. L’État de droit. Notre quête éternelle de paix. Notre quête éternelle de justice …».

Il termine enfin en citant un verset biblique : « Comme le dit la Bible, netsakh Yisrael lo yeshaker — l’éternité d’Israël ne vacillera pas. Et la raison en est simple. Nous n’avons pas d’autre choix.

Merci à tous. Chag Sameach le’Am Yisrael ».

Ce discours a été prononcé dans le contexte d’élections de fin octobre en Israël. Pour Netanyahou, cette apparition sur la scène internationale était l’occasion de se présenter, aux yeux de son électorat national, comme un dirigeant fort tenant tête aux critiques internationales. Le fort ancrage dans la tradition juive visait spécifiquement l’électorat national-religieux et conservateur en Israël.

De nombreuses délégations internationales avaient quitté la salle en signe de protestation lorsque Netanyahou a pris la parole. Il a réagi vivement à ce geste, qualifiant les absents de « lâches moraux ». Le verset biblique final sert de bouclier rhétorique : le destin et le droit à l’existence d’Israël ne dépendent ni de l’approbation ni des résolutions des Nations unies, mais reposent sur un fondement divin éternel.

Enfin le verset du premier livre de Samuel – chapitre 15 de l’Ancien Testament traitant de la destruction totale des Amalécites (en lien avec la désobéissance de Saül), est à interpréter comme une rhétorique des plus extrémistes qui, rapportée au contexte actuel,  sert à légitimer la destruction[3] totale et génocidaire de l’adversaire en la présentant comme un impératif absolu.

Un tel évènement est toujours susceptible d’avoir lieu tant que le système au sein des Nations-Unies sera basé sur le droit de veto au sein du Conseil de sécurité, actuellement  composé de 5 pays qui représentent moins d’un quart de la population mondiale (2 sur 8,4 milliards)  et sur la souveraineté absolue  des États individuels. D’autre part des

Une réforme radicale impliquerait le démantèlement du système fondé sur le droit de veto et sur la souveraineté absolue des États individuels, pour passer à un modèle de véritable gouvernance mondiale démocratique.

Une modification radicale de la Charte des Nations unies exigerait que les superpuissances actuelles acceptent volontairement de se soumettre à une autorité supérieure, un scénario qui nécessite une impulsion extérieure voire une crise mondiale dont l’ampleur  détruirait le système actuel.

Entretemps l’entité sioniste génocidaire s’offre le luxe d’agresser l’Iran, en duo avec la collaboration active des USA et du soutien de plusieurs États européens, asiatiques et d’Amérique du Sud. Mais tous deux font un mauvais calcul, ayant projeté de se débarrasser de l’Iran en quelques heures, fomentant des troubles internes via le Mossad omniprésent, risquent l’enlisement devant la riposte iranienne, voire la noyade dans le Détroit d’Ormuz. 

Le criminel Netanyahou est par ailleurs mis en difficulté en raison de récentes révélations concernant les mises en garde de la part des Emirats arabes unis ainsi que de la part de l’Egypte sur une probable attaque du Hamas contre Israël peu avant le 7 octobre 2023. Netanyahou n’ayant pas avisé les services de renseignement ni les organes appropriés.

L’enquête publiée par le quotidien israélien « Haaretz » a révélé, un mois et demi avant la tenue du scrutin du 27 octobre prochain en Israël,  que Benjamin Netanyahou aurait été informé par Mohammed Ben Zayed, le président émirati,  des menaces de la part du Hamas. L’information a été démentie par le bureau du Premier ministre et a fait l’objet d’un refus de commentaire de la part des Émirats arabes unis.

Suite à tous ces contretemps et complications, arrive à point nommé un plan B pour sortir de ce pétrin et pouvoir se remettre en selle : un 11 septembre version Dubaï-Tel Aviv où un passager, plombier de profession qui a appris cette technique à la télévision, a pu redresser l’avion en proie à une chute libre et dévastatrice pour le reste des 174 passagers, non sans après avoir mis hors de combat le présumé pilote terroriste « islamiste » omanais qui a pu introduire un couteau dans l’aéroport ultra-contrôlé et surveillé de Dubaï.
Une bouée de sauvetage inouïe pour le criminel Netanyahou qui montre du doigt le terrorisme islamiste (depuis ses débuts bien soutenu par l’entité sioniste) et l’intention destructrice de la majorité des  États limitrophes à l’encontre de la « seule démocratie » au Moyen-Orient.

Selon Ahmed Bashir Al-Aila[4] : « Sur la base d’analyses dynamiques, aérodynamiques et physiologiques, le scénario impliquant de déverrouiller la porte blindée depuis l’extérieur et de contrôler manuellement l’avion pendant la piquée doit être considéré scientifiquement et réalistement impossible. Le timing des systèmes de libération électromécaniques, combiné à la paralysie motrice causée par les oscillations de la gravité, prive cette reconstruction de toute fondation physique. Les récits héroïques diffusés dans des contextes de fortes tensions géopolitiques répondent à des stratégies de propagande précises. La création du mythe du « héros qui s’introduit dans la cabine et sauve l’avion » n’est pas une simple exagération, mais un dispositif médiatique pour détourner l’attention des défaillances opérationnelles ou de sécurité vers un récit émotionnel.

Cependant, les reconstructions de propagande entrent en conflit avec la rigueur de la science : face aux équations de la gravité, à la physique de l’atmosphère et à la physiologie humaine, les récits artificiels montrent toutes leurs limites ».

Mais c’est l’entité sioniste et le sionisme et non ses représentants actuels (extrémistes de droite ou religieux)  ou anciens (travaillistes) qui sont à la racine de l’histoire tragique des Palestiniens et des autres populations des pays voisins. L’État voyou israélien, présenté par le monde occidental (complice du génocide actuel) comme un modèle de démocratie (sic!), vient de subir ses premières défaites sur le plan moral,  dues à ses pratiques génocidaires en totale contradiction avec les « valeurs » promues et défendues par le monde occidental. Gouvernements israélien et occidentaux hurlent à perte de voix le droit à l’autodéfense face aux menaces existentielles pour l’entité sioniste et de la lutte contre le terrorisme pour assurer la stabilité régionale et contrer les forces hostiles présentes dans la région.

Tout le système impérialiste occidental est secoué et craque de partout, à même de pouvoir donner naissance à un nouvel équilibre qui se substituera à sa force hégémonique, avec en tête celle des USA, titubante face à la détermination de la résistance iranienne.

L’entité sioniste subit de plein fouet les retombées du massacre génocidaire de la population palestinienne à Ghaza et en Cisjordanie. Ces retombées sont très visibles sur le plan démographique, économique, social et moral.

Une évaluation classifiée de la CIA[5] avertit qu’Israël fait face à une « guerre civile » potentielle ou à un « effondrement total », selon le rapport « Fracture From Within » compilé par The Red Cell en août 2026 en vue des prochaines élections en Israël.

Le rapport « Fracture From Within » (Fracture de l’intérieur) est une évaluation analytique classifiée réalisée par la Red Cell (la « Cellule Rouge ») de la CIA. La Red Cell est une unité spéciale de la CIA chargée de fournir des analyses alternatives, de bousculer les certitudes du renseignement traditionnel et d’étudier les pires scénarios possibles.

Le rapport examine la convergence de crises politiques, économiques et sociales sans précédent qui menacent la stabilité structurelle interne de l’entité sioniste, évoquant des risques de conflit civil ou d’effondrement de l’État.  

Plusieurs facteurs exercent des pressions majeures aptes à fracturer l’entité sioniste :

  • L’isolement international croissant au sein même des États-Unis et des pays européens hormis quelques pays tels l’Espagne, la Slovénie, L’Irlande…
  • L’asphyxie[6] économique et budgétaire due à l’explosion des dépenses militaires (guerres menées sur plusieurs fronts).
  • L’instabilité politique et constitutionnelle intensifiée par la lutte pour se maintenir au pouvoir du criminel Benjamin Netanyahou et la division des différents courants politiques concernant les réformes institutionnelles et l’absence d’une majorité stable selon les sondages. « Les sondages[7] en Israël suggèrent que ni Netanyahu ni les blocs qui s’opposent à lui ne pourraient atteindre les 61 sièges nécessaires pour former un gouvernement au parlement ».
  • Le retour des réservistes traumatisés : Le retour à la vie civile de dizaines de milliers de soldats lourdement armés et souffrant de traumatismes psychologiques (SSPT) majeurs après les combats à Gaza et au Liban augmente les risques de violence interne.
3 janvier 2024Soldats de réserve revenus d’une exemption au service actif 45.000Jours moyens de réserve  Total réservistes recrutés depuis le début de la guerre
 45.00061295.000
    
Segmentation par genre HommesFemmes
  81%19%
    
Segmentation par âgeEntre 40 et 49 ansEntre 40 et 49 ansEntre 20 et 29 ans
 13%31%50%
    
  Entre 60 et 69 ansEntre 50 et 99 ans
  1%5%
    
Soldats de réserve et enfant MèresPères
  3.000115.000
    
Link : Mobilisation de la Réserve | Et
  • La crise de la conscription militaire et le débat autour de l’exemption historique du service militaire pour les juifs ultra-orthodoxes (Haredim) constitue l’une des lignes de faille les plus explosives. L’exemption exacerbe la colère des réservistes laïques et traditionnels, fortement mobilisés par les guerres prolongées.

L’interdépendance des ces facteurs pourrait mener, selon les experts de la CIA, au déclenchement d’une guerre civile à la suite d’une simple étincelle dont les causes seraient :

  •  Le désinvestissement massif ou la fuite des talents des entreprises technologiques étrangères et de l’intelligence artificielle  (primordiale pour secteur économique et militaire).
  • Un repositionnement de gouvernements des pays arabes quant à leur normalisation des relations avec l’entité sioniste.
  • Vulnérabilité de l’entité sioniste face aux pays ou aux organisations soi-disant agressifs

En conclusion, la Red Cell met en garde contre l’illusion d’une invulnérabilité uniquement basée sur la puissance militaire, soulignant que les contradictions intérieures accumulées ne peuvent pas être résolues par les armes.

Le gouvernement israélien et le cabinet de Netanyahou évitent de se prononcer sur le rapport de la CIA portant sur ses vulnérabilités et dont les révélations accentuent les tensions diplomatiques entre la CIA et le Mossad sur la conduite des agressions contre Gaza, le Liban, l’Iran …

TRADUCTION Rapport de la CIA met en garde contre un conflit civil et un « effondrement » en Israël : rapport Une évaluation classifiée rapportée par la CIA a averti que l’approfondissement des divisions politiques, économiques et sociales pourrait exposer Israël au risque de conflit civil ou d’effondrement de l’État. Selon Drop Site News, le rapport d’août, intitulé « Fracture from Within », a été produit par Red Cell de la CIA, une unité chargée d’examiner des scénarios alternatifs et de contester les évaluations conventionnelles du renseignement. La CIA n’a pas confirmé publiquement ce rapport. L’évaluation mettrait apparemment en lumière les tensions liées aux exemptions du service militaire pour les Israéliens ultra-orthodoxes, le retour de réservistes lourdement armés après des combats prolongés, la violence des colons en Cisjordanie occupée, l’augmentation des dépenses militaires et les pressions économiques. Il examine également les tensions politiques entourant le Premier ministre Benjamin Netanyahu avant les élections israéliennes du 27 octobre et expose des scénarios dans lesquels ces pressions pourraient contribuer à un conflit interne plus large. Le rapport, tel que décrit par Drop Site News, se concentre sur les divisions parmi les Israéliens juifs et ne prend pas pleinement en compte les tensions impliquant des citoyens palestiniens israéliens.  

Le site israélien 972mag dresse un tableau assez exhaustif sur la situation au plan économique de l’entité sioniste dans lequel l’économiste israélien Dr. Shir Hever[8] explique comment le génocide de Ghaza et les guerres d’agressions contre l’Iran et le Liban sont le socle d’une « économie zombie » qui donne l’impression de fonctionner mais ne possède aucun horizon futur.

Les causes de la crise sont multiples :

  • Le déplacement des populations proches des frontières avec Gaza et le Liban et l’absence de productivité dans ces régions, ainsi que des dommages directs causés par des missiles et des roquettes dans ces zones.

Après le 7 octobre 2023, 143 000 personnes ont officiellement été évacuées des régions frontalières, dont 75 000 dans le sud et 68 000 dans le nord. Selon le rapport[9]  (rapport « État des lieux social 2026 » publié dimanche par le Centre Adva), ces déplacements ont été gérés sans plan civil global ni calendrier clair pour le retour et la reconstruction. 

  • Le rappel de près de 300.000 soldats de réserve (voir tableau ci-dessus) sur une période prolongée entrainant une baisse consistante de leur part dans le marché du travail.
  • L’émigration envisagée par une classe moyenne instruite pendant que des dizaines de familles ont déjà émigré. Le Bureau de la population, l’Institut national d’assurance et le Bureau[10] central des statistiques débattent du nombre d’Israéliens ayant quitté le pays. Une enquête spéciale de CI Marketing Information analyse le chiffre derrière ce chiffre, selon lequel environ 40 % des Israéliens envisagent d’émigrer »
  • Une crise financière due à l’augmentation de la prime de risque israélienne, une baisse de la note de crédit israélienne et ‘exportation de la part de nombreux Israéliens de leur économie à l’étranger.

Au deuxième trimestre 2025, le solde des actifs détenus à l’étranger par des résidents israéliens a augmenté d’environ 61,5 milliards de dollars (environ 7,8 %), pour atteindre environ 852 milliards de dollars fin juin. Cette hausse était principalement due aux investissements nets à l’étranger de résidents israéliens et à une hausse des prix des titres étrangers détenus par des résidents israéliens.

Le ratio de la dette extérieure brute sur le PIB (en termes de dollars) a augmenté d’environ 1,4 point de pourcentage au deuxième trimestre, pour atteindre environ 28,7 % fin juin 2025.

La qualité de l’enseignement supérieur ainsi que celle des services publics ont chuté de manière vertigineuse. Le «  label » israélien est devenu toxique, vus les boycotts plus importants qu’auparavant à tel point que d’anciens partenaires commerciaux évitent dorénavant  de traiter avec les entreprises commerciales israéliennes.

La pauvreté en israel
Selon le rapport de l’ONG Latet[11], une remarquable hausse de l’insécurité alimentaire et une fragilisation accrue des classes populaires et démunies liées aux conflits de l’entité sioniste avec les pays voisins, il faudrait dire les agressions de l’entité sioniste envers les pays voisins.

 

L’analyse présentée dans le rapport repose sur plusieurs études complémentaires et sur leur intégration : 

  • Étude des bénéficiaires d’aide – Documenter la vie des individus et des familles recevant une aide des ONG partenaires de Latet, reflétant la réalité quotidienne de la pauvreté. 
  • Enquête sur la perception publique – Examen des attitudes du grand public concernant la pauvreté, les inégalités sociales et la responsabilité de l’État à y faire face. 
  • Rapport sur l’insécurité nutritionnelle – Une évaluation dédiée de la prévalence et de la gravité de l’insécurité alimentaire chez les citoyens israéliens. 
  • Coût de la vie – Évaluation du coût minimum requis pour les conditions de vie de base et du coût de la vie normative en Israël. Cela sert d’outil pour mesurer les écarts de niveau de vie et analyser les tendances plus larges du coût de la vie. 

Une augmentation de 27,5 % chez les ménages et de 28,9 % chez les individus dans le taux d’insécurité nutritionnelle par rapport à 2024.

Le rapport émet les conclusions suivantes :

  • Seuls 18,7 % des ménages bénéficiaires disposent d’une pièce sécurisée anti-bombes chez eux, contre 42,6 % de la population générale
  • 47 % des parents bénéficiaires déclarent avoir dû renoncer à l’achat de lait infantile ou donner à leurs enfants moins que la quantité recommandée en raison de difficultés économiques
  • Les résultats scolaires de 41,5 % des enfants bénéficiaires ont décliné de manière significative ou sévère en raison des conséquences de la guerre, contre 18,4 % dans la population générale
  • 91,1 % des bénéficiaires d’aide aux personnes âgées déclarent ne pas pouvoir se permettre les soins à domicile ou l’aide dont ils ont besoin
  • Bien qu’au moins un salarié parmi 83,2 % des ménages en âge de travailler, ces familles restent dans la pauvreté
  • Dans 41 % des familles assistées, au moins un enfant a été contraint d’entrer sur le marché du travail, soit 2,4 fois le taux de la population générale (17,2 %)
  • 61,9 % décrivent leur état mental comme « mauvais », soit 2,8 fois le taux de la population générale (22,1 %)
  • 42,4 % des bénéficiaires et 45,9 % des bénéficiaires âgés rapportent une détérioration de leur état mental depuis la guerre
  • 59,6 % des bénéficiaires d’aide rapportent que leur situation économique s’est détériorée au cours de l’année écoulée, contre 36,5 % de la population générale
  • 24,3 % des bénéficiaires d’aide ont commencé à avoir besoin d’aide alimentaire au cours des deux dernières années, depuis le déclenchement de la guerre

Le site pro-israélien i24NEWS[12] en France rapporte  une étude de l’Institut israélien pour la démocratie selon laquelle  plus d’un quart de la population  israélienne de quitter le pays, soit 27% des citoyens israéliens envisageraient de s’installer à l’étranger.
Le solde migratoire était déjà négatif avant le 7 octobre 2023. Trois ans plus tard il représente désormais une menace pour la croissance démographique au sein de l’entité sioniste.

Le nettoyage ethnique des Palestiniens est entre autre une solution sioniste à la menace démographique.

Bien que la démographie palestinienne soit en baisse, en raison des conditions d’existence d*une extrême dureté, elle est toujours considérée comme une menace à même de contrecarrer les projets de politiciens de droite –mais aussi de « gauche »- avec comme objectifs d’assurer, ad vitam aeternam, leur hégémonie démographique dans toute la Palestine. Il faut rappeler que la population juive en Israël avoisine les 74% de la population totale (près de 22% sont Arabes/israéliens et quelques 6% une population aux différentes ethnies). Le démographe sioniste italien Sergio Della  Pergola estime même qu’il y a une forte probabilité d’une parité démographique dans le futur par rapport à la condition actuelle avec, selon lui,  un rapport de 55% pour la population juive et de 45% pour la population arabe.
La proportion relativement élevée de jeunes dans la population arabe, qui porteront bientôt leurs propres enfants, indique une croissance future à la hausse.

Le tableau[13] ci-dessous est une projection pour 2050 sur les populations arabe et juive en Palestine et Israël, élaboré  par Michel Louis Lévy[14], administrateur de l’INSEE en retraite  (Institut national de la statistique et des études économiques en France) et membre du Conseil de surveillance de la CNAF (Caisse nationale des allocations familiales), co-fondateur et ancien président du Cercle de Généalogie Juive et membre fondateur de Judeopedia.org.  et le démographe Sergio Della Pergola.

PROJECTION POPULATIONS JUIVE ET PALESTINIENNE EN ISRAËL-PALESTINE  –  2050
Projection 2050      JuifsArabes israéliensTotal IsraëlTotal territoires palestiniensTotal PalestiniensGrand Total
 abc = a+bde = b+df = a+b+d
Haute10.391.0004.419.00014.810.00021.655.00026.074.00036.465.000
Médiane8.780.0003.121.00011.901.00011.560.00014.681.00023.461.000
Basse7.323.0002.065.0009.388.0006.019.0008.084.00015.407.000
a: y compris membres non-juifs des ménages juifs, cas fréquents chez les émigrés de l’ex. Union Soviétique e=b+d : Les réfugiés palestiniens de Jordanie, de Syrie et du Liban ne sont pas pris en considération

Dans son article, Michel Louis Lévy affirme que  pour l’année 2050,  «  le scénario “ médian ” paraît plus vraisemblable », soit  14,68 millions de Palestiniens, y compris 3,12 millions d’Arabes israéliens (musulmans, chrétiens, druzes…)  pour 8,78 millions de Juifs israéliens.

À la population palestinienne il faudrait cependant ajouter celle des réfugiés.

Dans le tableau ci-dessous sont regroupés les résultats de projection démographique de divers organismes de statistiques. Dans le cas CBS-Statistiques israéliennes nous nous référons aux valeurs  médiane et basse de la projection, et à la valeur médiane pour celle de Michel-Louis Lévy. La projection basse de CBS semble beaucoup plus proche de 4 autres projections (INED, Populationpyramid.net, Worldometers et fr.zhujiworld.com)  alors que celle de Michel-Louis Lévy apparait largement au-dessus de ces projections. Grosso modo nous pouvons dire que la population palestinienne, même sans les réfugiés, sera en 2050 supérieure à la population israélienne – Juifs et autres- d’au moins 1,5 millions de personnes.

Projection 2050 Palestiniens Cisjordanie / GazaArabes israéliens 20,9%Juifs et autres (Israel)  79,1%       Population totale   Population palestinienne avec Réfugiés de Jordanie, Syrie et  Liban Réfugiés: données 2017 sans croissance 3.436.944
  A B C 
CBS[15]-Israel: Médiane-2050pas de projection3.233.70012.439.80015.673.500*
CBS : Israël : Basse -2050pas de projection2.902.30010.888.10013.790.400*
      
Michel Louis Lévy[16] et Sergio d. Pergola – médiane11.560.0003.121.000  
14.681.0008.781.00023.462.00018.117.944
      
Countrymeters[17] – 20509.704.2042.641.632  
12.345.8369.307.19921.653.03515.782.780
      
INED[18]  –  20508.900.0002.730.000 
11.630.00010.270.00021.900.00015.066.944
      
populationpyramid.net[19]      20508.861.7482.728.276  
11.590.02410.263.51521.853.53915.026.968
      
Données INED  Palestiniens des Territoires 2050 + CBS (Juifs et autres) –  médiane (M) et basse (B)8.900.0003.233,7/2.902,3 mil 
12.133.700M-12.439.80024.573.50015.570.644
11.802.300B-10.888.10022.690.40015.239.244
      
Worldometers[20] – 20508.815.7742.671.287   
11.487.06110.049.12921.536.19014.924.005
fr.zhujiworld.com[21] – 20508.815.7772.568. 567
11.474.34410.061.84821.536.19214.911.288
* : Sans la population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza.  

Les projections israéliennes pour la population israélienne, médiane et basse, sont très généreuses par rapport aux autres  projections, un signe révélateur de la phobie démographique de l’entité sioniste.

En tenant compte du nombre réèl de réfugiés palestiniens et de leur croissance, la population palestinienne  (y compris les Arabes israéliens qui forment 20,9% de la population en Israel) ferait le double de la population israélienne (74% de Juifs et 5,1% d’autres).  Nous revoilà au rapport démographique d’avant 1948. Un siècle plus tard, la politique scélérate sioniste rivée sur le désir d’expulser la population palestinienne par tous les moyens (expulsions forcées, contrainte à des conditions de vie insoutenables afin de freiner la croissance démographique) sera vouée à l’échec.

le génocide continue à ghaza

Ci-dessous un tableau[22] récapitulatif de la situation à Ghaza en septembre 2026

Les intenses opérations militaires criminelles de l’entité sioniste ont dévasté la bande de Ghaza. 92 % des établissements économiques ont été détruits et  l’ensemble de la population est contrainte au déplacement vers des lieux plus sûrs déplacer.
Le montant nécessaire au redressement et à la reconstruction de Gaza s’élève à 71,5 milliards de dollars au début 2026 et risque encore d’augmenter.
Le Plan de paix en 15 points  de Trump (succéssif au Plan en 20 points),  un plan néocolonial d’occupation de Ghaza, a été rejeté par le criminel Netanyahou qui a durci ses positions encore plus face au Hamas avec le refus de se retirer de Ghaza tant que le Hamas ne sera pas désarmé.

Les opérations militaires menées depuis octobre 2023 ont endommagé ou détruit 92 % des établissements économiques de Gaza, paralysant presque entièrement l’activité productive dans tous les secteurs. L’économie est entrée dans la plus grave crise jamais observée dans le monde.

Début 2026, le montant des dommages causés aux infrastructures physiques a été évalué à 35,2 milliards de dollars, soit plus de deux fois et demie le PIB réel de la Cisjordanie et de la bande de Gaza réunies avant le conflit, auxquels s’ajoutent des pertes économiques et sociales estimées à 22,7 milliards de dollars.

Ghaza traverse actuellement la plus grave crise économique jamais observée dans le monde.  Son produit intérieur brut (PIB) annuel par habitant s’établissant à 212 dollars (0,58 dollar par jour) en 2025, soit 83 % de moins que le niveau déjà très bas enregistré en 2022.

Le chômage et la pauvreté ont bondi dans l’ensemble du Territoire palestinien occupé : plus de 90 % de la population de Ghaza en âge de travailler est sans emploi et les Ghazaouis basculent dans la pauvreté multidimensionnelle.
L’agression génocidaire sioniste a détruit des centaines de milliers d’emplois, privant l’économie des milliards de dollars de revenus du travail qui auraient dû être générés.

Dans l’ensemble du Territoire palestinien occupé, le taux de pauvreté est passé de 29 % en 2023 à 40 % à la fin de l’année 2024.

Avant l’escalade de 2023, un Palestinien sur trois vivait dans la pauvreté. À Gaza, le taux de pauvreté est passé de 38,8 % en 2011 à 53 % en 2017, pour atteindre 63,7 % en 2023 ; autrement dit, près des deux tiers des Ghazaouis vivaient dans la pauvreté avant le conflit, et Gaza concentrait à elle seule quatre Palestiniens pauvres sur cinq8.

L’entité sioniste  continue de priver l’État de Palestine des  recettes fiscales qui lui reviennent de droit (conformément à l’Accord de Paris de 1994), mais dont elle conserve le contrôle. Le risque que la crise budgétaire touche le secteur bancaire et précipite l’effondrement du système est bien réel, en raison de l’ampleur de la crise des secteurs touchés :

  • Effondrement du secteur agricole. Moins de 1,5% des terres en cultures sont accessibles et intactes
  • L’infrastructure sanitaire est presque complètement détruite. Plus de la moitié des hôpitaux et des centres de soin sont hors de service accompagnés de pénuries de fournitures de médicaments, au  manque d’eau  et d’eau  propre surtout, à une alimentation  insuffisante et aux épidémies.
  • Les infrastructures scolaires ont subi des dévastations considérables. La quasi-totalité des établissements scolaire a été endommagée ou détruite. 93% des cas nécessitent une reconstruction complète.

La colonisation poursuit par ailleurs son chemin, parallèlement au génocide. Le projet E1 est un plan de colonisation israélien approuvé en août 2025 prévoyant la construction d’environ 3 400 logements sur une zone de 12 kilomètres carrés située à l’est de Jérusalem, entre Jérusalem-Est et la colonie de Maalé Adoumim. Les appels d’offres ont déjà été lancés.

Avec le projet  criminel E1[23],  on assiste à l’enterrement de la « Solution à deux États », tant prônée par la « communauté internationale » (entendre le monde occidental), bien qu’il y ait eu des États à avoir  déclaré leur opposition à ce projet, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège et le Canada ainsi que la Turquie, l’Egypte, l’Indonésie, la Jordanie, le Pakistan, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

L’expansion des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie s’est accélérée, signe d’une évolution notable vers une annexion formelle. La violence et la dépossession créent un climat coercitif qui pousse un grand nombre de Palestiniens à quitter leur terre, tandis que la population de colons augmente.

Les colonies israéliennes ne cessent de se multiplier en Cisjordanie occupée. En octobre 2025, on dénombrait plus de 300 colonies et avant-postes, le Gouvernement ayant mis en place les infrastructures nécessaires pour faciliter le transfert de populations israéliennes vers le territoire occupé. En 2025 et au cours du premier semestre 2026, Israël a autorisé la création de nouvelles colonies et l’extension de celles existantes, y compris dans la zone B, et a transféré certains pouvoirs juridiques et administratifs de son armée à ses autorités civiles.

La communauté internationale doit agir pour parvenir à un cessez-le-feu permanent et, une fois celui-ci obtenu, prendre des mesures fermes à l’effet de mobiliser une aide financière et technique de grande envergure en vue de reconstruire les capacités productives palestiniennes dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, de la construction, de l’énergie et des technologies. Ce soutien ne devrait pas seulement viser à remplacer les biens détruits : il doit être suffisant pour inverser en profondeur la dynamique de dé-développement imposée par l’occupation depuis des dizaines d’années et permettre l’émergence d’une économie capable de générer des moyens de subsistance décents.

La solution à un État démocratique, avec égalité des droits pour tous les citoyens, reste la seule viable.

Mohamed Taleb Le 7 10 2026.

Note de Mohamed Bouhamidi – administraeur du site de l’école populaire : cette analyse est très importante mais ma position est que Israël doit être détruit sans considération pour les sort des israéliens. Cela n’anlève rien à la valeur de cette analyse ni au droit de mon camarade Mohamed Taleb d’exprimer son avis fondamentalement anti-sioniste.


[1] – Voir Link : Our Genocide: | B’Tselem

[2] – Voir Link : Roberto Iannuzzi : La fin de l’ONU et le triomphe de l’anarchie

[3] Voir Link : Netanyahu vient d’inciter au génocide dans son discours à l’ONU. Voici ce que vous avez manqué. – Mondoweiss

[4] – Ahmed Bashir Al-Aila : Vol Flydubai, les lois de Newton réfutent la version de Netanyahu

[5] – Voir Link : CIA Report Warns Israel Could Head Toward Civil War, Total Collapse

[6]  Voir Link : Un rapport de la CIA avertit qu’Israël pourrait se diriger vers une guerre civile et un effondrement total | Ryan Grim (@ryangrim) sur X

[7] – Voir Link : Rapport de la CIA met en garde contre un conflit civil et un « effondrement » en Israël : rapport | Middle East Eye

[8] – Voir Link : L’économie zombie d’Israël (Partie 4) : L’économie israélienne est-elle au bord de l’effondrement ? Avec Shir… – YouTube

Voir aussi: Is Israel’s genocide economy on the brink?

[9] – Voir Link : Israël : La Classe Moyenne Recule, Les Inégalités Se Creusent – i24NEWS

[10] – Voir Link : Plus de 69 000 Israéliens ont quitté Israël en 2025 – The Times of Israël

Voir aussi : 40 % des Israéliens déclarent envisager de quitter le pays. C’est ce qui les retient ici – Israel News

[11] – Voir Link : Le rapport sur la pauvreté alternative – Résumé exécutif 2025

[12] – Voir Link : Plus D’un Israélien Sur Quatre Envisage De Quitter Le Pays, Selon Une Étude – i24NEWS

[13] – Voir l’ouvrage : Mohamed Taleb-Prélude à un déclin autoprogrammé. Editions APIC 2023

[14] – Voir Link : Article de Michel Louis Levy (cdweb.com)

[15] – Voir Link : st02_10.xls (cbs.gov.il)

[16] – Voir Link : (PDF) La démographie dans le conflit israélo-palestinien (researchgate.net)

[17] – Voir Link : Israël Population 2023 (countrymeters.info)         Autorité palestinienne Population 2023 (countrymeters.info)

[18] – Voir Link : Projections par pays – Projections mondiales – Les chiffres – Ined – Institut national d’études démographiques

[19] – Voir Link: Pays par ordre de population en 2050 (populationpyramid.net)

[20] – Voir Link : Most Populous Countries in the World (2016) – Worldometer (worldometers.info)

[21] – Voir Link : Israël — statistiques, démographie et projections démographiques pour 2023 (zhujiworld.com)

Territoire palestinien — statistiques, démographie et projections démographiques pour 2023 (zhujiworld.com)

[22] – Voir Link : L’ONU et la crise dans les territoires palestiniens occupés

[23] – Voir Link : Israël approuve un plan majeur de colonisation en Cisjordanie occupée | RTS

Voir aussi : Le Canada et d’autres pays dénoncent le projet de colonie prévu en Cisjordanie | Radio-Canada

Voir aussi : Londres convoque une diplomate israélienne, demande l’arrêt d’un projet de colonisation en Cisjordanie | Le Devoir