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  • Les missiles d’avril

    Les missiles d’avril

    L’attaque de représailles de l’Iran contre Israël restera dans l’histoire comme l’une des plus grandes victoires de ce siècle.

    J’écris sur l’Iran depuis plus de vingt ans. En 2005, j’ai fait un voyage en Iran pour vérifier la «vérité de terrain» sur ce pays, une vérité que j’ai ensuite incorporée dans un livre, «Target Iran», exposant la collaboration américano-israélienne pour élaborer une justification d’une attaque militaire contre l’Iran destinée à faire tomber son gouvernement théocratique. J’ai fait suivre ce livre d’un autre, «Dealbreaker», en 2018, qui met à jour cet effort américano-israélien.

    En novembre 2006, dans un discours prononcé à l’École des relations internationales de l’Université de Columbia, j’ai souligné que les États-Unis n’abandonneraient jamais mon «bon ami» Israël, jusqu’à ce que, bien sûr, nous le fassions. Qu’est-ce qui pourrait précipiter une telle action, ai-je demandé ? J’ai fait remarquer qu’Israël était un pays ivre d’orgueil et de puissance, et qu’à moins que les États-Unis ne trouvent un moyen de retirer les clés de l’allumage du bus qu’Israël conduisait vers l’abîme, nous ne rejoindrions pas Israël dans son voyage suicidaire à la manière d’un lemming.

    L’année suivante, en 2007, lors d’un discours devant le Comité juif américain, j’ai souligné que mes critiques à l’égard d’Israël (dont de nombreuses personnes dans l’auditoire se sont vivement offusquées) provenaient d’une préoccupation pour l’avenir d’Israël. J’ai souligné le fait que j’avais passé la majeure partie d’une décennie à essayer de protéger Israël des missiles irakiens, à la fois pendant mon service dans Tempête du désert, où j’ai joué un rôle dans la campagne de lutte contre les missiles SCUD, et en tant qu’inspecteur en désarmement des Nations unies, où j’ai travaillé avec les services de renseignement israéliens pour m’assurer que les missiles SCUD irakiens étaient bien éliminés.

    «La dernière chose que je souhaite voir», ai-je déclaré à la foule, «c’est un scénario dans lequel des missiles iraniens percuteraient le sol d’Israël. Mais à moins qu’Israël ne change de cap, c’est le résultat inévitable d’une politique davantage dictée par l’arrogance que par le bon sens».

    Dans la nuit du 13 au 14 avril 2024, mes craintes se sont concrétisées en direct devant un public international : des missiles iraniens se sont abattus sur Israël et ce dernier n’a rien pu faire pour les arrêter. Comme cela avait été le cas un peu plus de 33 ans auparavant, lorsque les missiles SCUD irakiens avaient surmonté les défenses antimissiles Patriot américaines et israéliennes pour frapper Israël des dizaines de fois en l’espace d’un mois et demi, les missiles iraniens, intégrés dans un plan d’attaque conçu pour submerger les systèmes de défense antimissiles israéliens, ont frappé en toute impunité des cibles désignées à l’intérieur d’Israël.

    Malgré l’utilisation d’un vaste système intégré de défense antimissile composé du système dit «Dôme de fer», de batteries de missiles Patriot fabriquées aux États-Unis et d’intercepteurs de missiles Arrow et David’s Sling, ainsi que d’avions américains, britanniques et israéliens et de défenses antimissiles embarquées américaines et françaises, plus d’une douzaine de missiles iraniens ont frappé des aérodromes et des installations de défense aérienne israéliens lourdement protégés.

    L’attaque de missiles iraniens contre Israël n’a pas été lancée à l’improviste, pour ainsi dire, mais plutôt en représailles à l’attaque israélienne du 1er avril contre le consulat iranien à Damas, en Syrie, qui a tué plusieurs hauts commandants militaires iraniens. Bien qu’Israël ait déjà mené des attaques contre le personnel iranien à l’intérieur de la Syrie, l’attaque du 1er avril s’est distinguée non seulement par la mort de très hauts responsables iraniens, mais aussi par le fait qu’elle a frappé ce qui était légalement parlant un territoire iranien souverain – le consulat iranien.

    Du point de vue iranien, l’attaque du consulat constituait une ligne rouge qui, en l’absence de représailles, effacerait toute notion de dissuasion, ouvrant la voie à une action militaire israélienne encore plus audacieuse, pouvant aller jusqu’à des attaques directes contre l’Iran. Les représailles sont toutefois contrebalancées par un ensemble complexe d’objectifs politiques imbriqués qui seraient probablement remis en question par le type de conflit à grande échelle entre Israël et l’Iran qui pourrait être précipité par une attaque iranienne significative en représailles contre Israël.

    Tout d’abord, l’Iran s’est engagé dans une politique stratégique fondée sur un pivot qui s’éloigne de l’Europe et des États-Unis et se rapproche de la Russie, de la Chine et de la masse continentale eurasienne. Ce changement est dû à la frustration de l’Iran face à la politique de sanctions économiques menée par les États-Unis et à l’incapacité et/ou au manque de volonté de la part de l’Occident collectif de trouver une voie qui permettrait de lever ces sanctions. L’échec de l’accord sur le nucléaire iranien (le Plan d’action global conjoint, ou JCPOA) à produire le type d’opportunités économiques qui avaient été promises lors de sa signature a été un moteur majeur de ce pivot iranien vers l’Est. À la place, l’Iran a rejoint l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et le forum des BRICS et a consacré son énergie diplomatique à l’intégration complète et productive de l’Iran dans ces deux groupes.

    Deuxièmement, mais non moins important dans l’équation géopolitique globale pour l’Iran, le conflit en cours à Gaza. Il s’agit d’un événement qui change la donne, Israël étant confronté à une défaite stratégique face au Hamas et à ses alliés régionaux, notamment l’axe de résistance dirigé par l’Iran. Pour la première fois, la question de la création d’un État palestinien a été abordée par un public mondial. Cette cause est d’autant plus facile à défendre que le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou, issu d’une coalition politique farouchement opposée à toute notion d’État palestinien, risque de s’effondrer en raison des conséquences directes de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et de l’incapacité subséquente d’Israël à vaincre le Hamas militairement ou politiquement. Israël est également entravé par les actions du Hezbollah, qui a tenu Israël en échec le long de sa frontière nord avec le Liban, et par des acteurs non étatiques tels que les milices irakiennes pro-iraniennes et les Houthis du Yémen qui ont attaqué Israël directement et, dans le cas des Houthis, indirectement, en fermant des lignes de communication maritimes critiques qui ont pour résultat d’étrangler l’économie israélienne.

    Mais c’est Israël qui s’est fait le plus de mal à lui-même, en menant une politique génocidaire de représailles contre la population civile de Gaza. Les actions israéliennes à Gaza sont la manifestation vivante de l’orgueil démesuré et des politiques axées sur le pouvoir contre lesquels j’avais mis en garde en 2006-2007. J’avais alors déclaré que les États-Unis n’accepteraient pas d’être les passagers d’un bus politique conduit par Israël qui nous entraînerait dans une guerre ingagnable avec l’Iran.

    Par son comportement criminel à l’égard des civils palestiniens de Gaza, Israël a perdu le soutien d’une grande partie du monde, mettant les États-Unis dans une position où ils verront leur réputation déjà ternie irrémédiablement endommagée, à un moment où le monde passe d’une période de singularité dominée par les États-Unis à une multipolarité tirée par les BRICS, et où les États-Unis ont besoin de conserver autant d’influence que possible dans ce que l’on appelle le «Sud mondial».

    Les États-Unis ont essayé – sans succès – de retirer les clés du contact du bus suicide de Netanyahou. Face à l’extrême réticence du gouvernement israélien à modifier sa politique à l’égard du Hamas et de Gaza, l’administration du président Joe Biden a commencé à prendre ses distances avec la politique de Netanyahou et a fait savoir à Israël que son refus de modifier ses actions à Gaza pour tenir compte des préoccupations américaines aurait des conséquences. 

    Toute riposte iranienne contre Israël devrait naviguer dans ces eaux politiques extrêmement compliquées, permettant à l’Iran d’imposer une posture de dissuasion viable conçue pour empêcher de futures attaques israéliennes tout en s’assurant que ni ses objectifs politiques concernant un pivot géopolitique vers l’est, ni l’élévation de la cause de l’État palestinien sur la scène mondiale, ne soient détournés.

    L’attaque iranienne contre Israël semble avoir franchi avec succès ces écueils politiques. Elle y est parvenue avant tout en tenant les États-Unis à l’écart du combat. Oui, les États-Unis ont participé à la défense d’Israël, en aidant à abattre des dizaines de drones et de missiles iraniens. Cet engagement a profité à l’Iran, puisqu’il n’a fait que renforcer le fait qu’aucune combinaison de capacités de défense antimissile ne pouvait, en fin de compte, empêcher les missiles iraniens d’atteindre leurs cibles désignées.

    Les cibles frappées par l’Iran – deux bases aériennes dans le désert du Néguev d’où avaient été lancés les avions utilisés lors de l’attaque du 1er avril contre le consulat iranien, ainsi que plusieurs sites de défense aérienne israéliens – étaient directement liées aux arguments que l’Iran tentait de faire valoir pour établir la portée et l’ampleur de sa politique de dissuasion. Premièrement, les actions iraniennes étaient justifiées au titre de l’article 51 de la Charte des Nations unies – l’Iran a riposté contre les cibles israéliennes directement liées à l’attaque israélienne contre l’Iran – et deuxièmement, les sites de défense aérienne israéliens étaient vulnérables aux attaques iraniennes. L’effet combiné de ces deux facteurs est que tout Israël était susceptible d’être frappé par l’Iran à tout moment, et qu’Israël ou ses alliés ne pouvaient rien faire pour empêcher une telle attaque.

    Ce message a résonné non seulement dans les allées du pouvoir à Tel-Aviv, mais aussi à Washington, DC, où les décideurs politiques américains ont été confrontés à la vérité inconfortable que si les États-Unis agissaient de concert avec Israël pour participer à une riposte israélienne ou la faciliter, les installations militaires américaines dans l’ensemble du Moyen-Orient seraient soumises à des attaques iraniennes que les États-Unis seraient impuissants à arrêter.

    C’est pourquoi les Iraniens ont tant insisté pour que les États-Unis restent en dehors du conflit et que l’administration Biden a tenu à ce que l’Iran et Israël comprennent que les États-Unis ne participeraient pas à une riposte israélienne contre l’Iran.

    Les «missiles d’avril» représentent un changement radical dans la géopolitique du Moyen-Orient : la mise en place d’une dissuasion iranienne qui a un impact à la fois sur Israël et sur les États-Unis. Si les émotions sont vives à Tel-Aviv, en particulier parmi les conservateurs les plus radicaux du gouvernement israélien, et si la menace d’une riposte israélienne contre l’Iran ne peut être totalement écartée, le fait est que l’objectif politique sous-jacent du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou depuis plus de 30 ans, à savoir entraîner les États-Unis dans une guerre avec l’Iran, a été mis en échec par l’Iran.

    De plus, l’Iran a été en mesure d’y parvenir sans perturber son pivot stratégique vers l’Est ni saper la cause de l’État palestinien. L’opération «Promesse honnête», comme l’Iran a nommé son attaque de représailles contre Israël, restera dans l’histoire comme l’une des plus importantes victoires militaires de l’histoire de l’Iran moderne, en gardant à l’esprit que la guerre n’est qu’une extension de la politique par d’autres moyens. Le fait que l’Iran ait établi une posture de dissuasion crédible sans perturber les principaux buts et objectifs politiques est la définition même de la victoire.

    source : Scott Ritter

  • Ghassan Kanafani : Un combattant nationaliste arabe qui a apporté l’une des contributions les plus significatives à la théorie révolutionnaire arabe moderne

    Ghassan Kanafani : Un combattant nationaliste arabe qui a apporté l’une des contributions les plus significatives à la théorie révolutionnaire arabe moderne
    Dans les guerres de libération anticoloniales, la création et la diffusion de symboles parmi le public est une bataille cruciale dans la guerre de la construction des consciences, même si ses effets ne sont pas clairement visibles dans le présent. Peut-être que l'exemple le plus frappant de ces batailles, de ces luttes de libération, a été – c'est – l'image de Che Guevara dans les guerres de libération de l'Amérique latine.

    Dans le contexte arabe, la guerre pour libérer les symboles arabes de la captivité des monopoles de l’histoire continue de s’intensifier… il s’agit de lutter contre la trahison dans l’esprit arabe.

    Dans ce contexte, le cinquantième anniversaire de l’assassinat du martyr Ghassan Kanafani est célébré, avec des pages et des sites web remplis de commémorations de la vie de Ghassan, de ses citations et de ses œuvres les plus significatives. Il n’est plus surprenant que Ghassan Kanafani soit célébré même sur les plates-formes de la « normalisation » [avec le sionisme] (…) des voix s’élèvent pour « commémorer » Ghassan, même au cœur du projet hostile sous l’égide de ses bases militaires [en réalité, ils ne le commémorent pas, mais tentent de détourner et de réduire son symbolisme révolutionnaire]. La question qui se pose alors est la suivante : quel Ghassan Kanafani commémorons-nous aujourd’hui ? Et comment protégeons-nous le Ghassan que nous connaissons ?
    La vie de Ghassan Kanafani a fourni un riche matériau aux lecteurs, aux disciples et aux analystes après son martyre. Cependant, la perception de Ghassan n’était pas indépendante des contextes politiques du destinataire qui interprétait son mot, ce qui a donné lieu à de multiples « versions » de Ghassan Kanafani, dont certaines sont examinées ci-dessous.

    (…) Confiner Ghassan Kanafani dans le domaine de la « littérature » n’est pas toujours innocent et, à certains égards, constitue une réduction délibérée de l’œuvre politique de Ghassan Kanafani. Ghassan était responsable de la mobilisation, des médias et faisait partie du cercle de décision politique du Front populaire de libération de la Palestine, il faisait partie du Mouvement nationaliste arabe. Il resta dans cette position jusqu’à son martyre (…) »

    La version la plus répandue de Ghassan Kanafani est celle d’un « écrivain » qui a écrit des nouvelles, des pièces de théâtre et dépeint la réalité palestinienne. La diffusion de cette version peut être justifiée car les œuvres littéraires de Ghassan sont les plus populaires parmi le peuple et ont joué un rôle important dans la diffusion de son nom.

    Cependant, confiner Ghassan Kanafani dans le domaine de la « littérature » n’est pas toujours innocent et, à certains égards, constitue une réduction délibérée de l’œuvre politique de Ghassan Kanafani. Ghassan était responsable de la mobilisation, des médias et faisait partie du cercle de décision politique du Front populaire de libération de la Palestine, car il faisait partie du Mouvement nationaliste arabe. Il resta dans ce rôle jusqu’à son martyre. De plus, la production littéraire de Ghassan n’a jamais fait de compromis ou ne s’est jamais faite au détriment de ses positions politiques ou n’a jamais pris le pas sur lui à aucun moment de sa carrière. En termes de production, ses études politiques, ses recherches, ses articles et son journalisme éditorial sont aussi abondants et importants que ses œuvres narratives et théâtrales. Même ces derniers n’ont jamais été détachés du contexte politique ; au contraire, le récit a servi de cadre à travers lequel Ghassan a transmis ses idées politiques, sociales et même philosophiques. Par conséquent, l’image de Ghassan en tant qu’« écrivain engagé dans la politique » disparaît, remplacée par la vérité de Ghassan : l’homme politique qui a mis la littérature au service d’une cause politique. Le danger de cette réduction délibérée réside dans le fait d’ouvrir la voie à une image aseptisée de Ghassan Kanafani, présentée au public par des pages et des plateformes libérales (et même normalisantes) pour gagner en crédibilité au nom de Ghassan.

    Kanafani aborde un dilemme fondamental qui pèse encore aujourd’hui sur notre réalité politique, à savoir la crise de « la priorité donnée au changement interne plutôt qu’à la libération ».

    Ainsi, le réductionnisme devient une distorsion délibérée, transformant le nom de Ghassan Kanafani en un « miel » submergé dans le poison des idées isolationnistes, libérales et anti-résistance dans notre pays sous couvert de liberté et de libération. Sinon, comment pouvons-nous comprendre la célébration de Ghassan Kanafani par les plateformes libérales et les influenceurs de la base aérienne d’Al-Udeid ?

    L’une des réductions injustes de Ghassan Kanafani est l’enfermement de sa personnalité et de ses œuvres dans la « Palestine », telle qu’elle est définie par le colonialisme. Encore une fois, une excuse peut être trouvée pour cette réduction parce que la Palestine représente l’aspect principal de l’identité politique et littéraire de Kanafani, et son expérience est étroitement liée à l’expérience palestinienne globale de la guerre, du déplacement forcé, de la diaspora et de la lutte pour le retour.

    Certains accordent trop d’importance à l’identité palestinienne de Ghassan, éclipsant sa dimension arabe, qu’il n’a jamais cachée. En effet, l’examen des études politiques de Ghassan Kanafani nous révèle la vérité de Ghassan en tant que penseur nationaliste arabe qui a travaillé dur et lutté pour développer des cadres pratiques pour la théorie révolutionnaire arabe. C’est ce qui ressort clairement de son étude approfondie, « La cause arabe à l’ère de la République arabe unie », où il analyse l’essence de la guerre imposée à notre région, en identifiant les parties ennemies et amies et, en fin de compte, en définissant l’objectif principal. La libération comme condition de l’unité et de la renaissance. Ghassan développe les conclusions de cette étude dans une autre étude intitulée « Les applications révolutionnaires du nationalisme arabe », publiée en 1959, dans laquelle il détaille magistralement le concept d’unité arabe et les outils pour sa mise en œuvre pratique.

    Ghassan Kanafani va plus loin en considérant la confrontation de la pensée isolationniste (régionaliste) comme une nécessité révolutionnaire, décrivant « l’isolationnisme » comme quelque chose qui « contredit la nature de la formation des sociétés ». L’isolationnisme ou le « régionalisme » sont des tendances anti-unité, basées sur la définition des intérêts de la société à partir des frontières coloniales et sur le traitement de chaque État arabe comme « indépendant » en soi, comme l’ont affirmé Sykes et Picot.

    Kanafani s’attaque à un dilemme fondamental qui pèse encore aujourd’hui sur notre réalité politique : la crise de « la priorité du changement interne sur la libération ». Il n’y a pas de meilleure formulation de cette question que les propres mots de Ghassan lorsqu’il a déclaré que « soulever le concept [de se concentrer d’abord sur le développement interne] est une exclusion délibérée du courant populaire dirigé vers l’unité avec détermination, et le détourner vers les secteurs latéraux et régionaux. des batailles facilement manipulables (tant que chaque pays arabe n’est pas – au niveau national – à un niveau de libération complète digne d’une construction sociale adéquate). Ghassan conclut son argumentation en déclarant que « l’unité est une condition préalable à la renaissance… même son aspect régional.

    Nous mentionnons ces idées comme des exemples de la pensée nationaliste arabe de Ghassan Kanafani, qui s’opposait fondamentalement à l’isolationnisme et aux projections en conserve du marxisme et d’autres, avec force et clarté. Ainsi, la célébration de Ghassan par les partisans de ces idées indique qu’ils exploitent l’héritage de Ghassan (par eux-mêmes) et qu’ils échouent à protéger Ghassan (par ceux qui croient en ses idées).

    Le point de départ est de nous définir nous-mêmes. Croyons-nous à l’approche et à la vision de Ghassan Kanafani pour le conflit actuel dans notre pays, qui se fait au détriment de notre sang, de nos vies et de notre destin ? Si c’est le cas, notre premier devoir est de sauver Ghassan Kanafani des chaînes du consumérisme bon marché et de le présenter au public sous sa forme vraie et impeccable : un combattant nationaliste arabe qui a apporté l’une des contributions les plus significatives à la théorie révolutionnaire arabe moderne.

    En outre, nos responsabilités incluent également de raviver l’esprit de travail du parti, dans lequel Ghassan a été un pionnier, et de corriger les cadres des partis arabes pour exploiter les énergies gaspillées dans les prisons de l’activisme virtuel, dans les couloirs des « organisations non gouvernementales » et les labyrinthes du désespoir et du découragement.

    Notre obligation envers Ghassan Kanafani exige que nous comprenions notre réalité et ses conditions et que nous définissions clairement nos objectifs, sur la base d’une conviction profonde dans notre rôle civilisateur en tant que nation. Nous devons croire que la libération de la terre est un pas vers l’unité, et que l’unité est une condition préalable à la renaissance qui nous élèvera à notre statut légitime de civilisation parmi les nations. Enfin, voici une partie du testament actuel de Ghassan Kanafani :

    « Un être humain qui ne vit pas en moyenne soixante ans ne trouvera pas assez d’espace pour vivre en paix ; Au lieu de cela, ils porteront le fardeau de la crise dès leur naissance… et ils le transmettront à leurs enfants au moment de leur mort. Les résultats de cette lutte seront pour une génération dont nous ne savons pas quand elle arrivera, bien que nous soyons optimistes quant au fait que nous assisterons à ses premiers jours vers la fin de notre vie… Notre seule récompense sera peut-être que la prochaine génération, la génération heureuse qui jouira de nos victoires, nous enviera d’avoir mérité l’honneur de vivre à l’ère de la lutte pour la vie. Et c’est suffisant pour nous temporairement.

    Resistance News Network, 2023

    Source : https://albagranadanorthafrica.wordpress.com/2024/04/12/ghassan-kanafani-un-luchador-nacionalista-arabe-que-hizo-una-de-las-contribuciones-mas-significativas-a-la-teoria-revolucionaria-arabe-moderna/

  • Ivan Kesic-Comment s’est déroulée l’action militaire de représailles de l’Iran contre l’entité sioniste ?

    Ivan Kesic-Comment s’est déroulée l’action militaire de représailles de l’Iran contre l’entité sioniste ?

    Dans une démonstration étonnante de ses prouesses militaires phénoménales, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a mené une opération militaire sans précédent en réponse à l’attaque terroriste du régime israélien contre le consulat iranien dans la capitale syrienne de Damas le 1er avril.

    Les frappes de représailles sont intervenues après deux semaines de patience stratégique et de planification et d’exécution méticuleuses, tout simplement parfaites, prenant par surprise le régime et ses soutiens occidentaux.

    L’attaque israélienne contre le consulat iranien à Damas a entraîné le martyre du général de brigade Mohammad Reza Zahedi, un haut commandant de la force Qods du CGRI, de son adjoint, le général Mohammad Hadi Haji Rahimi, et de cinq autres officiers militaires.

    Après cette lâche attaque, qui a violé le droit international et les Conventions de Vienne, les dirigeants iraniens ont promis une « réponse décisive » en exerçant leur droit de légitime défense.

    « En réponse aux nombreux crimes du régime sioniste, notamment l’attaque contre la section consulaire de l’ambassade d’Iran à Damas et le martyre d’un certain nombre de commandants et de conseillers militaires de notre pays en Syrie, la division aérospatiale du CGRI a lancé des dizaines de missiles et de drones contre certains cibles à l’intérieur des territoires occupés », a indiqué dimanche le communiqué du CGRI.

    Le ministère iranien des Affaires étrangères a mis en garde dans un communiqué distinct contre de nouvelles attaques sur le sol iranien.

    Il est évident que « l’Opération True Promise », lancée peu avant minuit samedi et qui s’est poursuivie jusqu’aux petites heures du dimanche matin, a laissé le régime paralysé.

    Voici comment cela s’est déroulé, avec des cyberattaques suivies de frappes militaires.

    Les multiples attaques de drones et de missiles ont été précédées d’une série d’attaques informatiques contre le réseau électrique et les systèmes radar du régime sioniste, qui ont entraîné des pannes de courant massives.

    Une panne d’électricité majeure a été signalée dans de nombreux quartiers de Tel-Aviv en raison d’une cyberattaque majeure contre l’infrastructure électrique, ont rapporté les médias.

    Le groupe de hackers iranien « Cyber ​​Av3ngers » a publié une déclaration revendiquant la responsabilité des coupures d’électricité dans diverses parties des territoires occupés.

    Le groupe a souligné qu’il avait mené cette cyberattaque du sud vers le nord en réponse aux crimes du régime sioniste contre le peuple palestinien à Gaza.

    Plus tôt dans la soirée, il a également été signalé que les radars du régime sioniste avaient fait l’objet d’une attaque informatique, ce qui a forcé la fermeture de l’espace aérien au-dessus des territoires occupés.

    Le groupe de hackers iranien Hanzaleh Bammad en a revendiqué la responsabilité, en publiant des images et en affirmant que son action était une réponse à la récente attaque du régime israélien contre le consulat iranien.

    Op. Véritable promesse : l’Iran frappe une entité sioniste et prouve que les jours de délits de fuite sont révolus

    Peu avant minuit, l’Iran a lancé une série de drones suicides et de missiles sur les territoires palestiniens occupés, démontrant que l’époque des « délits de fuite » est révolue.

    Vers 23 heures, heure iranienne, la division aérospatiale du CGRI a officiellement lancé une opération militaire de représailles contre le régime sioniste, menant au moins quatre vagues d’attaques de drones.

    La première vague comprenait des dizaines de drones kamikaze Shahed-136, estimés à environ 100 pièces, dont l’essaim a également été enregistré par des images de caméras privées en Iran et en Irak.

    Shahed-136 est une munition errante en forme d’aile delta, peu observable et de faible signature, d’une portée de 2 000 km et transportant une ogive de 50 kg.

    Ce type de véhicule aérien sans pilote (UAV) était auparavant utilisé pour détruire les quartiers généraux des terroristes dans la région nord de l’Irak, mais c’est la première fois que l’Iran l’utilise en grand nombre et avec une portée supérieure à 1 000 kilomètres.

    Shahed-136 utilise un moteur à pistons de fabrication iranienne et a une vitesse d’environ 200 km/h, ce qui signifie qu’il lui a fallu environ cinq heures de vol avant l’impact.

    Après la première vague, trois autres vagues d’attaques ont suivi à des intervalles d’environ une demi-heure, et on estime qu’un total de 400 à 500 drones ont été lancés.

    « Game over » : les internautes lisent la nécrologie de l’entité sioniste après les représailles de l’Iran

    Les médias sociaux ont été en effervescence à propos des frappes de représailles iraniennes, les internautes saluant l’Iran pour avoir tenu ses promesses et tenu sa promesse avec son « Opération True Promise ».

    L’étape suivante de l’opération militaire de représailles a été le lancement d’une série de missiles de croisière et balistiques, qui auraient été accompagnés de frappes simultanées de drones et de missiles par les groupes de l’Axe de la Résistance en Irak, au Yémen et au Liban.

    Il n’a pas encore été officiellement annoncé quels modèles de missiles ont été impliqués dans cette opération extrêmement réussie, même si au moins certains des missiles balistiques seraient des Kheibar Shekan.

    Kheibar Shekan est un missile balistique à combustible solide à moyenne portée d’une portée de 1 450 km et doté d’une ogive d’une demi-tonne, caractérisé par une grande maniabilité à l’atterrissage.

    Il existe également des informations selon lesquelles les missiles hypersoniques Fattah ont également été utilisés, ce qui est difficile à évaluer sur la base des images nocturnes disponibles, car leur vitesse terminale est similaire à celle des derniers missiles balistiques, ainsi que leur degré de manœuvre et leur degré de manœuvre.

    Explication : Quels sont les scénarios probables de représailles de l’Iran contre Israël ?

    Alors que l’Iran se prépare à une frappe de représailles contre le régime israélien, il possède une large gamme de missiles capables de cibler des villes situées au cœur des territoires occupés.

    Téhéran n’a pas annoncé les emplacements des cibles, et bien que les autorités sionistes aient appelé la population à ne pas publier de vidéos des frappes iraniennes, des dizaines d’entre elles ont fuité sur Internet, témoignant de frappes étendues et précises.

    Comme indiqué à juste titre dans une précédente analyse du site Press TV , les principales cibles étaient les bases militaires du régime sioniste, du plateau du Golan au désert du Néguev.

    Scott Ritter, un expert militaire américain, a déclaré sur la plateforme X (anciennement Twitter) qu’au moins sept missiles hypersoniques avaient touché la base aérienne de Nevatim et qu’aucun n’avait été intercepté.

    Cette base aérienne est située dans le désert du Néguev et abrite les avions sionistes F-35 qui ont été utilisés lors de l’attaque terroriste contre le consulat iranien à Damas.

    Plusieurs images de caméras privées, prises à distance, témoignent d’une série de tirs rapides et puissants de missiles balistiques ou hypersoniques, prouvant une fois de plus les lacunes des systèmes de défense aérienne (militaire) israéliens, très exagérés, y compris le soi-disant Iran Dome. .

    La base aérienne abrite également des unités F-15 et F-16, ainsi que de grands entrepôts d’armes coûteuses de plusieurs milliards de dollars, ce qui en fait l’une des principales cibles des frappes iraniennes précises.

    Les images confirment que la base aérienne de Ramon, une autre base majeure du Néguev, a également été touchée par plusieurs missiles, laissant une traînée de destruction.


    Le site Internet de Press TV est également accessible aux adresses alternatives suivantes :

    www.presstv.co.uk

  • Pepe Escobar-La Russie et la Chine esquissent l’avenir alors que le monde attend la prochaine action de l’Iran

    Pepe Escobar-La Russie et la Chine esquissent l’avenir alors que le monde attend la prochaine action de l’Iran

    La planète entière attend avec impatience la réponse iranienne, inévitable, à l’attaque de son consulat/résidence de son ambassadeur à Damas par les psychopathes bibliques responsables du génocide de Gaza.

    Enveloppée dans une aura de secret, chaque jour qui passe trahit l’immensité du défi : la réponse éventuellement asymétrique doit être à la fois symbolique, substantielle, convaincante, raisonnable et rationnelle. Cela rend Tel-Aviv totalement hystérique et les instances décisionnelles de l’Hégémon extrêmement irritables.

    Toute personne dotée d’un cerveau en état de marche sait que, du point de vue des sionistes purs et durs et des sio-cons chrétiens américains, ce rêve humide d’un coup d’éclat était une provocation sérieuse, destinée à attirer les États-Unis vers le plan israélien longtemps caressé de porter un coup décisif à la fois au Hezbollah et à Téhéran.

    Le chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, a pratiquement dévoilé le jeu lorsqu’il a déclaré dimanche dernier que «nous agissons en coopération avec les États-Unis et les partenaires stratégiques de la région».

    Traduction : ne jamais faire confiance à l’Hégémon, même si l’idée est lancée – via des médiateurs suisses – que Washington n’interférera pas dans la réponse de Téhéran à Tel-Aviv. Il suffit de se rappeler les «assurances» données par Washington à Saddam Hussein avant la première guerre du Golfe.

    Il est impossible de prendre au pied de la lettre les assurances données par les canaux de l’Hégémon. La Maison-Blanche et le Pentagone dispensent occasionnellement ces «assurances» à Moscou chaque fois que Kiev frappe au plus profond de la Fédération de Russie en utilisant les renseignements satellitaires, la logistique et l’armement américano-britanniques et avec l’OTAN en contrôle opérationnel de facto.

    L’attaque terroriste d’État contre Damas, qui a mis en pièces la convention de Vienne sur l’immunité diplomatique, était également une attaque contre les BRICS élargis et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). L’Iran est membre de ces deux organismes multilatéraux et, en outre, il est engagé dans des partenariats stratégiques avec la Russie et la Chine.

    «Si l’Iran attaque depuis son territoire – Israël répondra et attaquera en Iran», a menacé le ministre des Affaires étrangères d’Israël de frapper l’Iran, tweetant en hébreu et en persan et taguant le guide suprême iranien Ali Khamenei.

    Il n’est donc pas étonnant que les dirigeants de Pékin et de Moscou étudient attentivement toutes les répercussions possibles de la prochaine action iranienne.

    L’escalade délibérée de Tel-Aviv – lorsqu’il s’agit d’étendre la guerre au Moyen-Orient – se trouve être le reflet d’une autre escalade : L’OTAN n’a d’autre issue en Ukraine que de redoubler d’efforts, sans aucune fin en vue.

    Cela a commencé avec l’invariable secrétaire d’État Tony Blinken, toujours à côté de la plaque, qui a affirmé, officiellement, que l’Ukraine allait (en italique) rejoindre l’OTAN. Ce qui, comme le sait n’importe quel cerveau en état de marche, peut se traduire par une feuille de route menant à une guerre chaude entre la Russie et l’OTAN, avec des conséquences incroyablement désastreuses.

    L’irresponsabilité criminelle du petit Blinkie a été dûment reprise et répercutée par le duo franco-britannique, comme l’ont exprimé les ministres des Affaires étrangères britannique David «d’Arabie» Cameron et français Stéphane Sejourné : «Si l’Ukraine perd, nous perdons tous».

    Au moins, ils ont vu juste (en italique) – même si cela a pris du temps, lorsqu’il s’agit d’encadrer l’humiliation cosmique de l’OTAN qui s’approche.

    Passons maintenant des acteurs clownesques aux adultes présents dans la salle. Comme dans le cas du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et du ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi qui ont discuté littéralement de tous les dossiers incandescents ensemble en début de semaine à Pékin.

    Lavrov et Wang ne pourraient être plus clairs sur ce qui attend le partenariat stratégique Russie-Chine.

    Ils s’engageront ensemble sur toutes les questions relatives à la sécurité eurasienne.

    Pour reprendre les termes de Lavrov, ils s’engageront dans une «double opposition» afin de contrecarrer la «double dissuasion» de l’Occident.

    Ils s’opposeront à toutes les tentatives des suspects habituels de «ralentir le cours naturel de l’histoire».

    Ajoutez à cela la confirmation que les présidents Poutine et Xi tiendront au moins deux bilatérales en 2024 : au sommet de l’OCS en juin et au sommet des BRICS en octobre.

    En bref : les chiens des guerres éternelles aboient tandis que la caravane de l’intégration eurasiatique passe.

    Lavrov et Wang ont tous deux indiqué très clairement que tout en suivant «le cours naturel de l’histoire», le partenariat stratégique Russie-Chine continuera à chercher un moyen de résoudre la tragédie ukrainienne, en tenant compte des intérêts de la Russie.

    Traduction : L’OTAN ferait mieux de se réveiller et de sentir le café.

    Cette rencontre bilatérale au niveau des ministres des Affaires étrangères à Pékin est une nouvelle preuve graphique du changement tectonique actuel dans ce que les Chinois décrivent habituellement comme la «corrélation des forces dans le monde». Le mois prochain – c’est déjà confirmé – ce sera au tour de Poutine de se rendre à Pékin.

    Il ne suffit jamais de se rappeler que le 4 février 2022, également à Pékin, Poutine a personnellement expliqué à Xi pourquoi l’expansion de l’OTAN/hégémon en Ukraine était totalement inacceptable pour la Russie. Xi, à toutes fins utiles, a compris les enjeux et ne s’est pas opposé par la suite à l’opération militaire spéciale.

    Cette fois, Lavrov n’a pu que se référer au plan de paix en 12 points sur l’Ukraine proposé par Pékin l’année dernière, qui s’attaque aux causes profondes «principalement dans le contexte de la garantie d’une sécurité indivisible, notamment en Europe et dans le monde entier».

    Votre «surcapacité» me rend fou

    Téhéran et Moscou sont confrontés à un sérieux défi lorsqu’il s’agit des intentions de l’Hégémon. Il est impossible de conclure définitivement que Washington n’était pas dans la boucle de l’attaque de Tel-Aviv contre l’Iran à Damas – même s’il est contre-intuitif de croire que les démocrates, en année électorale, alimenteraient volontiers une méchante guerre chaude en Asie de l’Ouest provoquée par Israël.

    Pourtant, il est toujours possible que le génocide de Gaza, approuvé par la Maison-Blanche, soit sur le point d’extrapoler le cadre d’une confrontation entre Israël et l’Iran/l’Axe de la Résistance – puisque l’Hégémon est de facto impliqué à de multiples niveaux.

    Pour atténuer cette tension, introduisons ce qui, dans ces circonstances, peut être considéré comme un soulagement comique : l’aventure «Yellen va en Chine».

    La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, s’est rendue à Pékin pour proférer essentiellement deux menaces (il s’agit de l’Hégémon, après tout).

    1. Yellen a déclaré que les entreprises chinoises pourraient subir des «conséquences significatives» si elles apportaient «un soutien matériel à la guerre de la Russie contre l’Ukraine».

    2. Yellen a accusé les entreprises chinoises de «surcapacité», en particulier dans le secteur des véhicules électriques (18 des 20 premières entreprises de ce secteur dans le monde sont chinoises).

    Les Chinois, comme on pouvait s’y attendre, ont balayé tout ce spectacle d’un revers de main, soulignant que l’Hégémon ne peut tout simplement pas faire face à l’avantage concurrentiel de la Chine, et qu’il a donc recours à un nouvel exemple de «dé-risquage».

    En résumé, il s’agit d’un protectionnisme à peine déguisé. Le ministre chinois du Commerce, Wang Wentao, est allé droit au but : L’avantage de la Chine repose sur l’innovation et non sur les subventions. D’autres ont ajouté deux autres facteurs clés : l’efficacité des chaînes d’approvisionnement et la concurrence ultra-dynamique du marché. En Chine, les VE, ainsi que les batteries au lithium et les cellules solaires, sont connus comme les nouveaux «trois éléments majeurs».

    La mise en scène de Yellen à Pékin devrait être facilement identifiée comme une nouvelle manœuvre désespérée d’une ancienne hyperpuissance qui ne jouit plus de la suprématie militaire ; pas de MICIMATT dominant (lcomplexe militaire-industriel-congrès-renseignement-médias-académie-groupe de réflexion, selon la brillante formulation de Ray McGovern) ; pas de logistique et de voies maritimes entièrement contrôlées ; pas de pétrodollar invulnérable ; pas de peur forcée et aveugle des sanctions ; et surtout, pas de peur de la peur elle-même, remplacée dans le Sud mondial par la rage et le mépris le plus total pour le soutien impérial au génocide de Gaza.

    Un simple remaniement de la tragédie grecque

    Une fois de plus, c’est à l’inestimable Michael Hudson qu’il revient de résumer la situation :

    «La position officielle des États-Unis reconnaît qu’ils ne peuvent plus être un exportateur industriel, mais comment vont-ils équilibrer les paiements internationaux pour soutenir le taux de change du dollar ? La solution est la recherche de rentes. C’est pourquoi les États-Unis se demandent quelle est la principale nouvelle opportunité de recherche de rente dans le commerce mondial. Il s’agit des technologies de l’information et de l’informatique.

    C’est pourquoi les États-Unis combattent tant la Chine, et pourquoi le président Biden a répété à maintes reprises que la Chine est l’ennemi numéro un. Elle s’est d’abord attaquée à Huawei pour les communications 5G, et maintenant elle essaie d’empêcher les exportateurs européens, américains et taïwanais d’exporter une puce informatique vers la Chine, et les Néerlandais d’exporter des machines de gravure de puces vers la Chine. On croit que, d’une manière ou d’une autre, les États-Unis, s’ils peuvent empêcher d’autres pays de produire des rentes de propriété intellectuelle de haute technologie, alors les autres pays seront dépendants.

    La recherche de rente signifie en fait la dépendance d’autres pays s’ils n’ont pas le choix de vous payer beaucoup plus que le coût réel de production. C’est ce qu’on appelle la rente, c’est-à-dire le prix par rapport à la valeur. Comme les États-Unis ne peuvent pas rivaliser sur la valeur en raison du coût élevé de la vie et de la main-d’œuvre, ils ne peuvent que monopoliser la rente.

    La Chine ne s’est pas laissée décourager. Elle a dépassé les États-Unis et produit ses propres machines de gravure, ses propres puces informatiques. La question est de savoir ce que le reste du monde va faire. Eh bien, le reste du monde signifie, d’une part, la Majorité mondiale, l’Eurasie, les BRICS+, et d’autre part, l’Europe occidentale. L’Europe occidentale se trouve en plein milieu de tout cela. Va-t-elle vraiment renoncer aux exportations chinoises beaucoup moins chères, au prix coûtant, y compris au bénéfice normal, ou va-t-elle se laisser enfermer dans la technologie américaine d’extraction de la rente, non seulement pour les puces informatiques, mais aussi pour les armes militaires ?»

    Sur le plan graphique, cette semaine riche en événements a été l’occasion d’un nouveau coup de théâtre : Xi a reçu officiellement Lavrov alors que Yellen était encore à Pékin. Les spécialistes chinois notent que la position de Pékin dans une triade alambiquée est admirablement flexible, comparée à l’impasse vicieuse des relations américano-russes.

    Personne ne sait comment sortir de cette impasse. Ce qui est clair, c’est que les dirigeants de la Russie et de la Chine, ainsi que ceux de l’Iran, connaissent parfaitement les dangers qui rôdent sur l’échiquier lorsque les suspects habituels semblent jouer le tout pour le tout, même s’ils savent qu’ils sont plus armés, plus productifs, plus nombreux et plus malins que leurs adversaires.

    Il s’agit bien d’un remix de tragédie grecque, mais sans le pathos et la grandeur de Sophocle, qui ne présente qu’une bande de spécimens méchants et brutaux plongeant sans sourciller dans la mort qu’ils se sont eux-mêmes infligée.

    Pepe Escobar

    source : Sputnik Globe

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  • الطاهر المعز-الموقف من فلسطين معيار الدّيمقراطية

    الطاهر المعز-الموقف من فلسطين معيار الدّيمقراطية

    تمكّنت الحملات الإعلامية التضْلِيلِيّة في العديد من الدّول، مثل الولايات المتحدة وبريطانيا وألمانيا وفرنسا وهولندا والنمسا وغيرها من تشكيل ٍرأي عام يقبل التّضييقات على العُمّال الأجانب وتضييق نطاق حرية الرأي والتعبير وتجريم الحركات المطلبية والنضال النقابي والسياسي والإجتماعي المُنحاز إلى الفُقراء، فضلا عن التضييق على الحرية الأكاديمية وحرية التعبير والحريات السياسية الديمقراطية، وتَجَلّى الأمر في قُبُول الرأي العام الإبادة الجماعية التي يُمارسها الجيش الصهيوني بدعم من دول أمريكا الشمالية وأوروبا وتواطؤ الأنظمة العربية…

    ترفض دول أمريكا الشمالية وأوروبا والدّول الأعضاء في حلف شمال الأطلسي استخدام صيغة الفصل العنصري أو الإبادة الجماعية، أم مقاطعة الكيان الصهيوني، بل ترفض أي نقد لمؤسسات أو ممارسات الكيان الصهيوني، في انتهاك واضح لكل المعايير الأكاديمية ولمعايير الحرية السياسية وحرية التعبير، وفيما يلي عَيّنات من هذه الإنتهاكات.

    سبق للبرلمان الألماني (بوندستاغ) إصدار قانون يَعْتَبِرُ مقاطعة المؤسسات الصهيونية « الإسرائيلية » بمثابة معاداة السامية، وتشبيهها بالمقاطعة التاريخية ضد اليهود الألمان التي قادها النّازِيُّون في ثلاثينيات القرن العشرين، وبلغ الأمر، منذ العدوان الصهيوني الأخير على الشعب الفلسطيني في غزة، حدّ إلغاء جامعة كولونيا دعوة الفيلسوفة والمناضلة النّسوية الأمريكية نانسي فريزر لشغل منصب أستاذية ألبرتوس ماغنوس بداية من شهر أيار/مايو 2024،  بسبب توقيعها، خلال شهر تشرين الثاني/نوفمبر 2023، على بيان بعنوان « الفلسفة من أجل فلسطين »، وتتمثل الدّعوة ( المُلْغاة بواسطة رسالة إلكترونية ) في زيارة لعدة أيام وإلقاء محاضرات ضمن برنامج للتبادل المفتوح، وكان البرنامج يتضمن محاضرات عن موضوع آخر كتاب نشرته نانسي فريزر حول « الوجوه الثلاثة للعمل في المجتمع الرأسمالي »، وهو موضوع لا علاقة له مباشرة بفلسطين، ويُمثل موقف جامعة كولونيا – والجامعات والمؤسسات العلمية والثقافية الألمانية والأوروبية – انتهاكًا لقيم الحرية الأكاديمية وحرية الرأي وحرية التعبير والمناقشة المفتوحة في أوساط المجتمع وفي الفضاء العمومي، فيما يلتزم المثقفون والباحثون الأكاديميون الصّمت تجاه اغتيال الجيش الصهيوني للأطباء والصحافيين والمُدَرّسين والأطفال وقصف المدارس ودور العبادة، من بينها الكنائس التاريخية والمستشفيات…

    تُعتَبَرُ الولايات المتحدة وألمانيا أهم موردين للدعم والأسلحة للكيان الصهيوني خلال الأشهر الستة للعدوان، وباسم مكافحة معاداة السّامية تدعم الحكومة والمؤسسات والأحزاب والمنظمات الألمانية الكيان الصهيوني والإيديولوجية الصهيونية التي لا تختلف في جوهرها عن النازية، وأدّى هذا المناخ السياسي والإعلامي السّائد إلى ارتفاع تأثير اليمين المتطرف لدى الرأي العام وزيادة الممارسات والتصريحات العدوانية والإجرامية ضد الأجانب أو ذوي الأُصُول الأجنبية، ولما قَدّمت جنوب أفريقيا طلبها في كانون الأول/ديسمبر 2023 سعيا لإصدار حكم قضائي يُدِين ارتكاب الكيان الصهيوني أعمال إبادة جماعية في قطاع غزة، سارعت الولايات المتحدة وألمانيا وفرنسا وحلفاء الكيان الصهيوني إلى تكثيف شحنات الأسلحة والدعم المالي، وكانت ألمانيا رأس حربة هذا الدّعم حيث كانت ألمانيا مَصْدر ثُلُث مشتريات الأسلحة الصهيونية سنة 2023 بقيمة مُعْلَنَة قدرها 326 مليون دولار، ما جعل حكومة نيكاراغوا  تتهم ألمانيا رسميا لدى محكمة العدل الدّولية بالتّواطؤ في تنفيذ الإبادة الجماعية، وقدّمت حكومة نيكاراغوا تقريرًا من 43 صفحة إلى المحكمة لتقديم الأدلة على مسؤولية ألمانيا – التي لها علاقات متميزة مع الكيان الصهيوني – عن « الانتهاكات الجسيمة لقواعد القانون الدولي بتشجيع الإبادة الجماعية ضد الشعب الفلسطيني، وإنكار حق تقرير المصير للشعب الفلسطيني »، وبالتوازي مع إرسال الأسلحة للجيش الصهيوني، قطعت الولايات المتحدة وأوروبا وحلفاؤهما في العالم تمويل وكالة الأمم المتحدة لإغاثة وتشغيل اللاجئين (أنروا) التي توفر الدعم الأساسي للسكان المدنيين…  

    افتتحت محكمة العدل الدولية جلسات الاستماع الأولية يوم الثامن من نيسان/ابريل 2024 وأعلنت ممثلة ألمانيا بكل بساطة: « ترفض ألمانيا تماما هذه الاتهامات… لم ننتهك أبدًا اتفاقية الإبادة الجماعية ولا القانون الإنساني سواء بشكل مباشر أو غير مباشر، وألمانيا  ملتزمة بدعم القانون الدولي ».

    الجامعات الصهيونية جزء أساسي من نظام الفصل العنصري

    يدعي معارضو المقاطعة الأكاديمية أن الجامعات في فلسطين المحتلة هي ملاذات للبحث الحر، وفي الواقع، فإن الجامعات ومراكز البحث وبرامج علوم الآثار والحفريات جزء لا يتجزأ من نظام الإحتلال الإستيطاني وإقصاء الشعب الفلسطيني من وطنه ومن المنح الدراسية والجامعية والمَيْز.

    دمر الجيش الصهيوني كل الجامعات ومؤسسات التعليم الفلسطينية والمستشفيات والمختبرات الطّبّيّة والهندسية ومؤسسات التدريب والمكتبات والمتاحف والآثار التاريخية، ومنها واحدة من أقدم كنائس العالم، وتُشكل الحرب على التعليم والعِلم والمعرفة والتاريخ (الآثار) عنصراً أساسياً في الإبادة الجماعية ضد الفلسطينيين التي بدأت قبل أكثر من خمس وسبعين، بينما يتم الاحتفاء بالجامعات ومؤسسات البحث الصهيونية في « الغرب الإمبريالي » واعتبرت جامعة كولومبيا الأمريكية « إن مدينة وجامعة تل أبيب نموذج للإنفتاح والإبتكار والديناميكية » وصنفت منظمة فريدوم هاوس الأمريكية الجامعات الصهيونية ك »معاقل للتعددية والديمقراطية، ومراكز للمعارضة وهي مفتوحة لجميع الطلاب… ولذا وجب توسيع نطاق الشراكة والتَّوْأَمَة معها »، وصنفتها معظم المؤسسات الأوروبية كنموذج للتّمَيُّز العلمي وللحرية الأكاديمية والتعددية الثقافية وللإلتزام بقضية السلام ».

    أما الأكاديميون والمُثقّفون الفلسطينيون الذين يعرفون هذه المؤسسات الأكاديمية الصهيونية عن كثب، فقد شككوا في هذا الإجماع « الغربي » المُنْحاز، وأطلقوا سنة 2004، « الحملة الفلسطينية للمقاطعة الأكاديمية والثقافية لإسرائيل » (PACBI) ودعوا العلماء الدوليين إلى « مقاطعة المؤسسات الأكاديمية الإسرائيلية المتواطئة منذ عقود مع نظام القمع والمَيْز ضد الفلسطينيين…  » ولعبت مؤسسات التعليم العالي الصهيونية دورًا رئيسيًا في تخطيط وتنفيذ وتبرير سياسات الاحتلال والفصل العنصري، ولذا فإن المقاطعة الأكاديمية ليست مجرد وسيلة لتحقيق غاية، بل هي استهداف استراتيجي للأكاديمية الصهيونية باعتبارها أحد ركائز هذا النظام القمعي، وفق الوثيقة التّأسيسية للحملة (  PACBI ) التي كانت مُحفّزًا لمنظمات المجتمع المدني الفلسطيني – بما في ذلك النقابات العمالية، وجمعيات حقوق اللاجئين والمنظمات النسائية واللجان الشعبية الشعبية وشبكات المنظمات غير الحكومية – لإطلاق حركة المقاطعة وسحب الاستثمارات وفرض العقوبات  (BDS) سنة 2005، وقارنت هذه المجموعات مبادرتها بحملة مقاطعة جنوب إفريقيا زمن الفصل العنصري، وهي مقارنة خاطئة لكنها قد تُحرّك ضمائر الباحثين والأكاديميين في « الغرب » كوسيلة لممارسة الضغط على الكيان الصهيوني « لتطبيق القانون الدولي وقرارات الأمم المتحدة »، وهنا يكمن الخطأ لأن قرارات الأمم المتحدة منحت الشرعية للمُحتل وقسّمت فلسطين بين أهلها والمُسْتعمِرِين القادمين من مائة دولة، وتُطالب الحملة « بالمساواة الكاملة » بين أفراد الشعب الواقع تحت الإحتلال والمُسْتوطنين، ما يتعارض مع المطلب الثالث المتمثل في « احترام وتعزيز حق اللاجئين الفلسطينيين في العودة »…

    تَبَنّتْ بعض الجمعيات الأكاديمية في أمريكا الشمالية – جمعية الأنثروبولوجيا الأمريكية وجمعية الدراسات الأمريكية وجمعية دراسات الشرق الأوسط وجمعية دراسات الأمريكيين الأصليين والسكان الأصليين – وكذلك اتحادات أعضاء هيئة التدريس وطلاب الدراسات العليا، وفي أوروبا، صوت اتحاد المعلمين الأيرلندي والجمعية البريطانية لدراسات الشرق الأوسط والاتحاد الوطني للطلاب في المملكة المتحدة، وجمعيات ونقابات أخرى لصالح تأييد المقاطعة التي تدعمها ائتلافات واسعة وتؤيدها عمليات التصويت على القرارات التي تمت مناقشتها باستفاضة، تكتسب المزيد من الزخم في جميع أنحاء العالم.

    ردّت الحكومات الصهيونية المتعاقبة والمنظمات الصهيونية الدولية على توسع حركة المقاطعة برفع الدعاوى القضائية وممارسة الضغط والتشريعات وحملات التشويه والتّرْهِيب وشيطنة حركة المقاطعة وتجريمها، وعلى مر السنين تَوسَّعَ النقاش والجدل حول المقاطعة الأكاديمية في جميع أنحاء أوروبا وأمريكا الشمالية وأستراليا وجنوب أفريقيا، فيما عارضها بشدّة الأكاديميون الصهاينة في فلسطين المحتلة من مختلف ألوان الطيف السياسي الصهيوني، وخارجها وأطلقوا (مع حكومتهم) حملات مضادة منسقة جيدًا لأي مبادرة لدعم المقاطعة، وهي حملات مدعومة بالتمويل والدعاية والدّعم الإعلامي الصهيوني و »الغربي »، بذريعة إن الجامعات (كمؤسسات) والباحثين والمُدرّسين غير مسؤولين ( كأفراد) عن ما قد يتعرض له الفلسطينيون من « الظّلم المُحتَمَل »، وتُصنّف بعض الأوساط هؤلاء الأكاديميين ضمن « التقدميين » الذين يجادل بعضهم بأنهم يدعمون الحقوق الفلسطينية لكنهم يعارضون المقاطعة الأكاديمية « لأن الجامعات الإسرائيلية في طليعة النضال من أجل الديمقراطية والمساواة في الحقوق »، وفق تصريح عالم الأنثروبولوجيا « باروخ كيمرلينغ » أواخر سنة 2023 أمام أعضاء جمعية الأنثروبولوجيا الأمريكية، وهو من المحسوبين في صفوف « التقدّميين » الذين لا يختلفون عن سلطات دولتهم عندما يتعلق الأمر بالشأن الفلسطيني أو بالمقاطعة الأكاديمية،

    تأسست الدولة الصهيونية من خلال تدمير القُرى والأحياء والطرد الجماعي للفلسطينيين، بهدف إقامة أغلبية يهودية كأساس للدولة اليهودية، وكانت الأوساط الأكاديمية متورطة منذ البداية – وقبل تأسيس الدّولة الإستعمنارية – في هذا المشروع الاستعماري الاستيطاني المتمثل في الإزالة والاستبدال، وقامت الحركة الصهيونية، منذ سنة 1918، أي قبل ثلاثة عقود من قبل تأسيس الدّولة، بتأسيس ثلاث جامعات، بالتوازي مع تكثيف عملية الإستيطان، بحماية بريطانيا، كان الهدف منها بوضوح خدمة الأهداف الإقليمية للحركة في فلسطين، والتي تتلخص، وفق ما تذكره الدّعاية الصهيونية عند افتتاح الجامعة العبرية بالقدس سنة 1918 في « تشكيل هوية وأمة يهودية-صهيونية جماعية جديدة » ثم تم إنشاء معهد التخنيون ( التكنولوجيا) في حيفا ومعهد وايزمان في رحوفوت لنفس الأهداف، ولتعزيز التطور العلمي والتكنولوجي للدولة المزمع تأسيسها باعتبارها دولة يهودية في فلسطين التاريخية، وبالفعل « تم تجنيد هذه المؤسسات بشكل مباشر قبل عقود، وخصوصًا منذ سنة 1947 لدعم عمليات الإرهاب والسلب العنيفة اللازمة للتوسع الإقليمي الصهيوني، وساعدت الجامعات في استمرار الطرد الجماعي للفلسطينيين لإقامة دولة إسرائيل »، وفق الوثائق التي أوردتها مجموعة المؤرخين الصهاينة المعروفين باسم « المؤرخين الجدد »، وأنشأت الميليشيا الصهيونية  » الهاغاناه » فيلقًا علميًا، فتح قواعد في الجامعات الثلاثة للبحث وتحسين القدرات العسكرية، وقام أعضاء هيئة التدريس والطلاب بتطوير وتصنيع الأسلحة، حيث تم وضع جامعاتهم ومعداتهم وخبراتهم في خدمة الميليشيات الصهيونية أثناء طرد الفلسطينيين من أراضيهم، منذ 1947، ودعمت الجامعات وهيئات التدريس والبحث عمليات الاستبدال الديموغرافي ( التهويد ) وساهمت في تحويل الجامعات إلى مواقع استيطانية استراتيجية لتطويق الفلسطينين، من خلال التوسع الاستيطاني اليهودي، من الجليل إلى النقب ومن حيفا إلى الضفة الغربية، وساهمت كافة التخصصات الأكاديمية بدون استثناء بإنتاج المعرفة التي تستخدمها الدولة الصهيونية للإستيلاء على الأرض وتهجير الفلسطينيين، ومن بين هذه الإختصاصات: علم الآثار والدراسات القانونية ودراسات الشرق الأوسط، ومراكز البحث التي طورت صناعة الأسلحة والتطبيقات العسكرية المباشرة ( مثل معهد وايزمان والتخنيون )، والبرامج الأكاديمية المصممة خصيصًا لتدريب الجنود وقوات الأمن على تعزيز عمليات المراقبة والعُنف المُؤسّساتي والقمع والإعتقال والتعذيب، وتحالفت هيئات البحث التّدريس مع أجهزة الدّولة الأخرى في تصميم حملات مضايقة وإسكات أي مُعارض، وخاصة من الفلسطينيين « الإسرائيليين » ونظمت عملية تضييق مجال الحوار والمناقشة واستمرت الجامعات بتقييد التحاقهم بالتعليم وبتقليص الوجود الفلسطيني في الجامعات. أما مؤسسات التعليم الفلسطينية فهي خاضعة للحكم العسكري فضلا عن القيود البيروقراطية التي تعزلها وتعرقلها، وعمليات الإغلاق والمداهمات العسكرية المتكررة، واختطاف واحتجاز وتعذيب أعضاء هيئة التدريس والطلاب، وفي قطاع غزة، كان الحصار طيلة أكثر من سبعة عشر عاماً قبل العدوان والقصف الجوي المُستتر منذ السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2023 الذي دَمَّرَ كل الجامعات الفلسطينية في قطاع غزة، ولم تطالب أي إدارة جامعية صهيونية حكومتها بوقف قصف الجامعات الفلسطينية والتدمير المتعمد لمنظومة التعليم الفلسطيني، لأن الجامعات الصهيونية متواطئة وتُنتج دعاية الدولة للدفاع عن جرائم الحرب، وتقوم  بتدريب الجنود وتطوير الأسلحة وتمنح مزايا خاصة ومنحًا دراسية وحتى اعتمادات دراسية لجنود الاحتياط العائدين من قطاع غزة، وهي تدعم، بشكل عام الإستعمار الإستيطاني والإنتهاكات المستمرة لحقوق الشعب الفلسطيني، ما يُبرّر تفعيل المقاطعة الأكاديمية…

    تم التحقيق خلال ثلاثة أشهر مع عدة مئات من الأشخاص في بريطانيا أو تم تهديدهم بالفصل من العمل بسبب تعبيرهم عن آراء مؤيدة للفلسطينيين الذين يتعرّضون للعدوان، منذ السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2023، ويعد هذا أكبر هجوم على حرية التعبير منذ عقود، وخصوصًا في الجامعات التي تحولت إلى ساحة المعركة الرئيسية، حيث نشطت المنظمات الصهيونية، بدعم من الحكومة ومن إدارة الجامعات للتّشهير بالأساتذة والطّلبة والعديد من العاملين الذين يتمّ التّحقيق معهم وتهديدهم بالطّرد بتهمة « سوء السلوك » المتمثل في المطالبة بمقاطعة المؤسسات الأكاديمية الصهيونية ودعم الشعب الفلسطيني، في حين نَسَخَت معظم وسائل الإعلام – كما في جميع أنحاء العالم – الحجج الصهيونية المؤيدة للعمل العسكري، مثل « الدّفاع عن النفس » وخلال شهرَيْن – في الفترة ما بين 9 تشرين الأول/اكتوبر و14 كانون الأول/ديسمبر 2023 –  فاق عدد الإخطار بالتحقيقات الثلاثمائة إضافة إلى إنذارات شفوية لحوالي 136عامل وأكاديمي وباحث من المناهضين للإستعمار في جامعات إنغلترا، بسبب التعبير عن الدعم للفلسطينيين، وتجاهلت الجمعيات الليبرالية التي كانت تدّعي الدّفاع عن حرية التعبير هذا الأمر، بل طاولت حملات التّشهير والتهديد بالْعَزْل فئات أخرى، مثل المحامين والصحفيين والعاملين في شركات التكنولوجيا والمسؤولين الرياضيين، فيما عبرت قيادة حزب العُمّال عن دعمها غير المشروط للجيش الصهيوني…  

    استهدفت موجة عارمة، من القمع الحكومي والخاص، الأصوات المؤيدة للفلسطينيين ومن منتقدي العدوان الصهيوني الذين يواجهون تهديدات بالملاحقة القضائية الحكومية ووضع قوائم سوداء أو الفصل من العمل، ما يُذَكِّرُ بمناخ الفترة « المكارثية »، بعد الحرب العالمية الثانية، حتى نهاية عقد الخمسينيات من القرن العشرين، وأصبحت أي عبارة مُؤَيّدة للفلسطينيين تُصنَّفُ ضمن « التعصب والعُنصُرية والتحريض على العنف ومُعاداة السّامية… » وفي بداية شهر آذار/مارس 2024، تعاونت رابطة مكافحة التشهير (ADL) وهي من أكبر المنظمات الصهيونية، مع مركز لويس د. برانديز لحقوق الإنسان بموجب القانون لإرسال تحذير إلى أكثر من مائتي كلية وجامعة، تطالبها بحَظْر نشاط منظمة طلاب من أجل العدالة في فلسطين (SJP)  ، وطالبت بفتح تحقيقات للتدقيق بشأن تمويل هذه المنظمة الطلابية « والانتهاكات المحتملة لقواعد السلوك المدرسية وقوانين الولايات والقوانين الفيدرالية… وما إذا كانت تدعم الإرهابيين ماديًا »، ويحصل ذلك ضمن موجة متصاعدة من القمع السياسي والضغط الحكومي الذي يستهدف الأصوات المنتقدة للكيان الصهيوني والمؤيدة للفلسطينيين بالولايات المتحدة، ووجّهت إدارة بايدن وزارة الأمن الداخلي ووزارة القضاء « للعمل مع سلطات إنفاذ القانون داخل الجامعات لتتبع خطاب الكراهية عبر الإنترنت… » وارتفع حجم حملات القمع والتهديدات بالملاحقة القضائية، والحظر الذي تفرضه الدولة، والمراقبة الفيدرالية، والضغوط السياسية على الخطاب المؤيد للفلسطينيين في الولايات المتحدة، مع اعتماد المنظمات الصهيونية على سلطة الدولة لاستهداف وتثبيط حرية التعبير، وبضغط من الشركات الكبرى المُدْرَجَة في « وول ستريت » التي تبرعت بالمال وأمرت الكليات والجامعات بممارسة الضغط ونشر قوائم الطلاب « المخالفين » وحث المديرين التنفيذيين ومكاتب الإستشارات والمحاماة  على عدم توظيف الباحثين والمُدرّسين والقانونيين الذين عبروا عن نقد الكيان الصهيوني، وتم استجواب المُرشحين للوظائف في جامعات كولومبيا وهارفارد وولاية أركنساس، حول آرائهم بشأن ما يحصل في فلسطين، وشهّرت العديد من المواقع الصهيونية بالأشخاص الذين وقعوا على البيانات، مُعرّضين سلامتهم الجسدية للخطر من خلال إدراج أسمائهم الكاملة وصورهم ومسقط رأسهم، وإدراجهم ضمن « داعمي الإرهاب »، وطالبت بعض الولايات الأمريكية المقاولين المشاركين في أشغال حكومية بالتوقيع على « تعهد بعدم مقاطعة إسرائيل »، ليتم التشابك بين الرقابة المناهضة للفلسطينيين والسياسات المناهضة للعمال إلى اتهام النقابات التي نظّمت إضرابات « بدعم الإرهاب الفلسطيني »  

    في مجال الإعلام، حَظَرت إدارة الصحف ووسائل التعبير الأخرى التّعليق على الحصار الصهيوني وعلى تجويع الفلسطينيين حتى الموت، وأوقفت العديد من المحطات العاملين من أُصُول عربية، واستقال العديد من المحررين الآخرين احتجاجًا أو تضامناً مع زملائهم، وطاول الأمر النّواب (الذين أدّوا قَسَم الولاء للولايات المتحدة الأمريكية) والذين اتهمتهم وسائل الإعلام ب »تأجيج نيران الكراهية والانقسام » لأنهم اتهموا الحكومة الأمريكية بـ « المساعدة النشطة في الإبادة الجماعية »، كما حذفت مِنَصّات التواصل « الإجتماعي » العديد من الحسابات بتهمة ارتكاب انتهاكات وَهْمِيّة مثل « التحريض على العنف » و « معاداة السامية »…

    إنها المكارثية التي عادت إلى الولايات المتحدة وتمثلت مظاهرها في تهديد من يخالف الموقف الرسمي (أو الموقف السّائد) وإنشاء « قوائم سوداء » وإلغاء التوظيف والطرد من العمل، فضلا عن القمع الحكومي ومحاولات تجريم حرية التعبير ونَشْرِ مناخ من الترهيب والإتهامات الباطلة وتحريف التصريحات والآراء، وتجري حملة القمع من خلال مجموعة من القنوات الحكومية والشركات الخاصة، وملاحقة كل من ينتمي أو يؤيد حركة المقاطعة وسحب الاستثمارات وفرض العقوبات على الكيان الصهيوني، رغم محدودية أهداف الحملة، ومطاردة كل من ينتقد بعض جوانب سياسات الكيان الصهيوني. أما من يرفع شعار تحرير فلسطين من البحر إلى النّهر فيُعتبر إرهابيا وعُنصُريا ومعاديا للسامية وهلم جرًّا…  انتقاد انتهاكات حقوق الإنسان المختلفة التي ترتكبها الحكومة الإسرائيلية الآن أو لفت الانتباه إليها هو في حد ذاته تحريض على العنف العنصري.

    الطاهر المعز

  • الطاهر المعز-متابعات، نشرة أسبوعية – العدد 27، بتاريخ الثالث عشر من نيسان/ابريل 2024

    الطاهر المعز-متابعات، نشرة أسبوعية – العدد 27، بتاريخ الثالث عشر من نيسان/ابريل 2024

    يتضمّن العدد السّابع والسّتّون من نشرة "متابعات" الأسبوعية مُلَخَّصًا لبعض ما يحدث في فلسطين بعنوان نكبة ومقاومة مستمرة وفقرة عن تَرَبُّح بعض الشركات المصرية المرتبطة بالمخابرات وبمقاولات الجيش من مأساة الشعب الفلسطيني في غزة وبَيْع تصاريح الخروج بأسعار خيالية، وفقرة عن إشراف شركة صهيونية على إدارة المعلومات والبرامج باتحاد إذاعات الدّول العربية - مؤسسة تابعة للجامعة العربية (العِبْرِيّة؟)- وفقرة عن أسعار الغذاء بمؤشر منظمة الأغذية والزراعة (فاو)، بنهاية شهر آذار/مارس 2024، وفقرة عن ارتفاع حجم الدّين العام العالمي وفقرتان عن الحرب التجارية والإقتصادية التي أطلقتها أمريكا وحلفاؤها ضد روسيا والصين والتي أَضَرّت بالعديد من الشركات الأمريكية والأوروبية وفقرة عن توسيع رقعة العُدْوان الأمريكي بذريعة مكافحة الإرهاب وفقرة عن "الحياد" السويسري الزّائف...  

    يُكَرّر الكيان الصهيوني في الضفة الغربية حاليا ما حصل خلال النكبة 1947 – 1948 من النّهب والسّلب ومصادرة الأراضي ونزع الملكية ومحاولة طرد من بقوا في وطنهم…

    يستمر المستعمِرون الصهاينة – جيش ومُستوطنون –  في تنفيذ خطة ديفيد بن غوريون لتقليص الوجود الفلسطيني باستخدام الإرهاب الذي بلغ حدّ اغتيال الدبلوماسيين ومُمَثِّلِي الأمم المتحدة التي أنشأت دولة الكيان الصهيوني وشَرْعَنَت سَلْبَ وطن الشعب الفلسطيني وارتكاب المجازر.

    لم تكن خطة تأسيس الكيان الصهيوني تتضمن تقاسم أراضي فلسطين مع أصحابها الشرعيين بل كانت منذ بداياتها تتضمن إقصاءهم وتهجيرهم واستيراد مُستوطنين من كافة البلدان لإقامة دولة الإستعمار الإستيطاني، واعتبر « حاييم وايزمان » أول رئيس للكيان « إن الفلسطينيين يمثلون عقبات يجب إزالتها ».

    شَرْعنت الأمم المتحدة سلبَ فلسطين من أصحابها لتصبح « وطن لليهود »، بجَرّة قلم، وبدعم من أمريكا الشمالية وأوروبا، وكذلك من الاتحاد السوفييتي، الدولة الأولى التي تقدم اعترافًا قانونيًا بدولة الإحتلال…

    لم تتوقّف عمليات النهب والسلب والقتل والتّدمير، بل لا تزال مُستمرة بدعم من الدّول الإمبريالية ومن الحكام العرب، وهدم الجيش الصهيوني في القدجس والضفة الغربية ( بين 1967 و 2022) ما لا يقل عن 100 ألف منزل فلسطيني واقتلع ما لا يقل عن 800 ألف شجرة زيتون، وقام بتوطين 700 ألف مستوطن يهودي وأشرف على استيلائهم على الأراضي في الضفة الغربية والقدس ومرتفعات الجولان كجزء من استراتيجية طويلة الأمد تتمثل في مصادرة كامل أراضي فلسطين التاريخية وجنوب سوريا، ويتنزل العدوان والتدمير وإبادة فلسطينيي غزة ضمن هذه الإستراتيجية التي تحظى بدعم عسكري وسياسي واقتصادي كامل من قبل الإمبريالية الأمريكية والأوروبية، مما يجعلها طرفًا رئيسيًا في جرائم الحرب والإبادة الجماعية ومَنْع الوصول إلى المياه والغذاء والدواء والكهرباء والوقود وتكثيف القصف على الأحياء السَّكَنية والمدارس والمعابد والمستشفيات والعاملين في المجال الطبي والصحفيين ومخيمات اللاجئين واستهداف الأطفال والنساء وكبار السّنّ، مما جعل المجاعة تهدّد سكّان غزة. أما في الضفة الغربية فقد قتل المستوطنون مئات  الفلسطينيين بدعم جيش الإحتلال الذي أشرف على مُصادرة الأراضي واقتلاع أشجار الزيتون وإتلاف المحاصيل وتجريف الأرض، وفقاً لمكتب الأمم المتحدة لتنسيق الشؤون الإنسانية، فيما تعتبر الإمبريالية الأمريكية والأوروبية إن الكيان الصهيوني في حالة « دفاع عن النّفس »

    كانت الموافقات المصرية على خروج الفلسطينيين نحو مصر، عبر سيناء، تحت إشراف صهيوني – مصري، تستغرق قبل العدوان الصهيوني على فلسطينيي غزة، ما بين شهرين خلال فصل الشتاء وستة أشهر خلال فصل الصيف، وقد تتم معالجة طلبات المسافرين لأغراض طبية بشكل أسرع، غير إن الحصول على تصريح لم يكن ضمانًا للخروج، فقد ترفض السلطات المصرية دخول الفلسطينيين بعد اعتراض الصهاينة أو لأسباب مختلفة غير متوقعة، واغتنمت بعض الشركات السياحية الفرصة منذ سنة 2018، لبيع تصاريح الخروج والدّخول خلال 48 ساعة مقابل 1200 دولار للفلسطيني الواحد، فأصبح حوالي 25% ( حوالي 200 شخص يوميا) من المسافرين يضطرون لتدبير مبلغ 1200 دولارا للمرور عبر معبر رفح بهذه الطريقة، ومن بين هذه الشركات « شركة هلا » للسياحة والأسفار المملوكة لرجل الأعمال المصري إبراهيم الأورجاني، الذي يرأس قبيلة الترابين في صحراء سيناء المتاخمة لفلسطين، ويتعامل مع المخابرات المصرية ومع الجيش، وله شراكات تجارية أخرى مع أجهزة الدولة المصرية.

    اغتنمت بعض الفئات المُرْتَبِطَة بالسلطات المصرية العدوان الصهيوني على فلسطينِيِّي غزة للمُتاجرة بتصاريح العبور من غزة إلى مصر، وبعد مرور أكثر من مائة يوم على العدوان ارتفعت قيمة تصاريح العبور إلى ما بين 4500 و10000 دولار للفرد الفلسطيني الواحد وما بين 650 و 1200 دولارا لمن يحمل الجنسية المصرية، واضطر العديد من الفلسطينيين إلى بيع الحلِي والممتلكات أو الإقتراض، وفق منصة « صحيح مصر » الإعلامية (القاهرة)، وتعرض العديد من الفلسطينيين للاحتيال من قبل الوُسطاء، وفقدوا أموالهم دون أن يتمكّنوا من العُبُور، وعرضت وكالة سفر مصرية على موقعها الإلكتروني بشكل علني تصاريح عبور تحصل عليها بسرعة من أجهزة الأمن المصرية، بقيمة سبعة آلاف دولار للشخص الفلسطيني الواحد و 1200 دولار للمصريين وثلاثة آلاف دولار لغيرهم من حاملي جوازات السفر الأجنبية، وسبق أن نشرت منظمة هيومن رايتس ووتش تقريرًا سنة 2022 شهادات حول قيام ضباط مصريين بابتزاز الفلسطينيين للسماح لهم بالخروج من رفح التي يراقبها الكيان الصهيوني من قاعدة عسكرية قريبة.

    أسّست الجامعة العربية اتحاد إذاعات الدول العربية، إحدى مؤسسات العمل العربي المشترك، سنة 1969 ( مقره تونس) ويجمع الإتحاد بين محطات الإذاعة والتلفزيون العربية الرسمية وعدد من القنوات الخاصة والوكالات الأجنبية الناطقة بالعربية، بهدف « تطوير التعاون العربي في مجال الإذاعة والتلفزيون »، ويقدم الإتحاد لأعضائه التدريب الإذاعي والتلفزيوني والمعلومات والبرامج، فضلا عن تغطية الأحداث الكبرى في الوطن العربي وخارجه، بالإضافة إلى الخدمات الاستشارية.

    أطلق الإتحاد سنة 2023 مشروع “الشبكة السحابية” (ASBU Cloud) التي تربط جميع الأعضاء ببعضهم البعض، وتتضمن الشبكة خوادم على الشبكات السحابية العالمية واتصالات الإنترنت التي يستخدمها الإتحاد لتبادل الصور وأشرطة الفيديو والنصوص بالإضافة إلى العديد من التطبيقات والخدمات في مجال تقنيات بث المعلومات، بين أجهزة التلفزيون، ويشرف الإتحاد على أجهزة الذكاء الاصطناعي، وعلى توحيد أجهزة التخزين المركزية أو مركز البيانات والمعلومات… 

    اتفق اتحاد إذاعات الدّول العربية مع ثلاث شركات لإدارة خزينة المعلومات والبيانات ولإنشاء محتوى مرئي ومسموع وأنظمة الأرشيف والنشر، بمشروع – ASBU Cloud – ومن بينها شركة – Dalet- التي تنتج أنظمة التكنولوجيا التي بدأ العاملون في الاتحاد ووسائل الإعلام الرسمية في الدول العربية استخدامها منذ بداية شهر أيار/مايو 2023 على أجهزة الكمبيوتر في مراكز العمل أو على أجهزتهم الخاصة، بما في ذلك أجهزة الكمبيوتر والأجهزة المحمولة، لتبادل ولتعديل ملفات.

    شركة دالت هي شركة صهيونية معروفة لا تتخفّى وراء أسماء مُستعارة، فكيف يتم اختيارها لتُشرفَ على إدارة محتوى برامج محطة الإذاعات والتلفزيونات العربية، وتخزين أسماء جميع المستخدمين وبريدهم الإلكتروني وكلمات المرور والبريد الإلكتروني، لتصبح كل هذه المعلومات متاحة للمجتمع الصهيوني، لأن من يملك النظام ومفاتيحه وبرامجه لديه القدرة على مراقبتها، وعلى اقتحام أجهزة الكمبيوتر والهواتف التي تعمل بالنظام وتثبيت برامج التجسس فيها، وتحديد الموقع الجغرافي للمستخدم أثناء عمله على النظام المتصل بالإنترنت، واختراق الحسابات الشخصية لما لا يقل عن 150 موظفا بالإتحاد، بالإضافة إلى جميع العاملين بالإذاعات والتلفزيونات العربية

    تأسست شركة داليت سنة 1993 في بئر السبع بفلسطين المحتلة (حيث يوجد سجن رهيب) وهي كما ذكرنا ليست شركة غامضة تخفي هويتها، بل استمدّت إسمها من حرف « دال » بالعبرية الذي اعتمدته منظمة « الهاغاناه » الإرهابية الصهيونية لتهجير الفلسطينيين سنة 1948 باسم خطة « د »، وهي شركة صهيونية تصنع منتجات تكنولوجية في فلسطين المحتلة وتبيعها للزبائن في الخارج، مثل الجامعة العربية التي أصبحت أحد المساهمين في دعم الاقتصاد والمجتمع الإستيطاني الصهيوني، وتُشغل شركة « دالت » ضباطًا وجنودًا شاركوا في حرب الإبادة المستمرة في قطاع غزة، ومنهم من عملوا في الوحدة (8200) التابعة للإستخبارات الصهيونية – الموساد – ومَكّنتهم الجامعة العربية (من خلال اتحاد إذاعات الدّول العربية) من الإشراف على « حماية المعلومات والسلامة الشخصية للعاملين على المنصة » ومنحتهم فُرْصة التّجسّس على العاملين بمجال الإعلام في الدول العربية التي لم تنضم بعد إلى سرب التطبيع، مثل العراق وسوريا ولبنان واليمن وتونس والجزائر…

    تَنْشُر منظمة الأغذية والزراعة ( فاو) التابعة للأمم المتحدة، بنهاية كل شهر مؤشر ارتفاع الغذاء في أسواق الجملة الدّولية (وهي لا تعكس أسعار البيع بالتجزئة، أو حتى أسعار الجملة بالأسواق المَحَلِّية) اعتمادًا على أسعار مجموعة مواد اختارتها المنظمة (الحبوب ومشتقاتها والزيوت النباتية والسّكّر واللحوم والألبان ومشتقاتها) وأعلنت المنظمة انخفاضات قياسية لم يستفد منها أي مواطن في العالم، بل استفادت منها شركات المُضاربة بالغذاء، وبنهاية شهر آذار/مارس 2024، ارتفع مؤشر المنظمة ( فاو) للأغذية من أدنى مستوياته خلال ثلاث سنوات مدفوعا بارتفاع أسعار الزيوت النباتية واللحوم ومنتجات الألبان، وذكرت وكالة رويترز يوم الجمعة 05 نيسان/ابريل 2024، نقلا عن المنظمة أن مؤشر الأسعار -الذي يقيس التغيرات في أسعار السلع الغذائية الأولية الأكثر تداولا عالميا- سجل ارتفاعا عن مستوى أسعار شهر شباط/فبراير 2024 التي كانت الأدنى منذ شباط/فبراير 2021، وكان انخفاض شهر شباط هو السابع على التوالي، وهو ما لم يشعر به مواطنو العالم حيث بقيت أسعار التجزئة مرتفعة جدًّا، وقدّرت منظمة فاو ارتفاع أسعار الزيوت النباتية مارس/آذار بنحو 8% على أساس شهري، ومنتجات الألبان بنحو 2,9 %، واللحوم بنسبة 1,7 %، فيما انخفض  مؤشر فاو للحبوب بنسبة 2,6% على أساس شهري ومؤشر السكر بنسبة 5,4%…

    من جهة أخرى قدّرت منظمة الأغذية والزراعة إنتاج الحبوب خلال موسم 2023-2024 بنحو 2,841 مليار طن، ويتضمن إنتاج القمح الذي يُعادل 796 مليون طن، بانخفاض طفيف عن التوقعات السابقة بفعل توقعات انخفاض محاصيل الاتحاد الأوروبي وبريطانيا بعد هطول أمطار أضرت بالمحاصيل، وكذلك بسبب ظروف الجفاف في بعض المناطق الأخرى من العالم، فيما تتوقع المنظمة انخفاض إنتاج الذّرّة لكنه سوف يظل أعلى من متوسط السنوات الخمس الماضية… 

    عندما يرتفع حجم  الدَّين العام تُقرّر الحكومات خفض الإنفاق والاستثمار وهو قرار يُؤَدِّي إلى تباطؤ النموّ الاقتصادي وربما الرُّكُود، وقَدّرت بيانات معهد التّمويل الدّولي حجم الدَّيون العمومية (ديون الدّول والشركات والأُسَر) بنحو 307 تريليون دولارا بنهاية شهر أيلول/سبتمبر 2023، أو ما يُعادل 336% من الناتج الإجمالي العالمي العام، وساهم ارتفاع أسعار الفائدة في زيادة حجم هذه الدّيون بنحو عشرة تريليونات دولارا سنة 2022، وقَدّر البنك العالمي أقساط الدُّيُون المُستحقة سنة 2023 بأكثر من 87 تريليون دولارا، ما أدّى إلى انحسار النشاط الإقتصادي في عدد من البلدان المُهَدَّدَة بالعجز عن السداد (سريلانكا وباكستان ولبنان ومصر وتونس وكينيا…) واضطرت مائة دولة إلى خفض الإنفاق الإجتماعي والإستثمار في البنية التحتية والرعاية الصحية والتعليم والحماية الاجتماعية، ويُشكل الأُجَراء والكادحون والفُقراء أول ضحايا سياسات التقشف وخَفْض الإنفاق

    أكَّدَ وزير الاقتصاد الفرنسي – عند بداية الحرب في أوكرانيا – بشكل قاطع أن العقوبات الغربية من شأنها أن تدمر الاقتصاد الروسي، وبعد سنتَيْن أكّدَ تقرير نشرته وكالة رويترز-طومسون حدوث العكس تماما، فقد خلقت العقوبات معضلة للشركات « الغربية » التي اضطرت إلى بيع أُصُولها في روسيا بأسعار منخفضة للغاية غالبا، أو الاستمرار في العمل في بيئة اقتصادية وسياسية متزايدة الصعوبة، وقدّر تقرير وكالة رويترز خسائر هذه الشركات « الغربية » التي غادرت روسيا بأكثر من مائة مليار دولار نتيجة لشطب الأصول وخسارة الدخل، وتفاقم هذا الوضع بسبب التصعيد المستمر للحرب وتشديد العقوبات الغربية على روسيا، ما يزيد من التحديات والصّعوبات التي تواجه الشركات التي تسعى إلى الانسحاب من روسيا، وعلى سبيل المثال باعت شركة المتاجر والتجهيزات الرياضية « ديكاتلون » ( Decathlon ) خلال شهر تموز/يوليو 2023 أصولها في روسيا (35 متجرًا ومستودعًا) بسعر منخفض إلى الشركة الروسية ( ARM LLC ) التي تمتلك امتياز (  Mango)، ليتم تغيير إسم سلسلة المتاجر مع تزويدها بالمنتجات المصنوعة في روسيا، كما أعلنت شركات أخرى مثل Shell للمحروقات ومصرفHSBC  وPolymetal International  وYandex NV  عن بيع أصولها بأسعار مخفضة، في حين تكبدت شركات أخرى، مثل  Danoneللمواد الغذائية، خسائر كبيرة بسبب انسحابها من السوق الروسية،  ومع ذلك يستمر نشاط العديد من الشركات الغربية، مثل ( Auchan )  و  ( Benetton ) في روسيا وجمدت بعض الشركات نشاطها مُؤَقّتًا، لكن قد تزيد حدّة التّوتّر لأن دول الإتحاد الأوروبي تُهدّد روسيا باستخدام عوائد أصولها المُجَمّدة لدعم أوكرانيا…

    لا تقتصر تَبَعِيّة القرار الأوروبي على روسيا، بل تتعدّاها إلى الشركات الصّينية مثل شركة الإتصالات « هواوي » التي فرضت الولايات المتحدة والإتحاد الأوروبي، سنة 2020، حَظْرًا على منتجاتها الرائدة في مجال الإتصال حيث تمكّنت من إنتاج وتطوير تقنية الجيل الخامس ( G5 ) مُتجاوزةً الشركات الأمريكية واليابانية والأوروبية بأشواط، وأدّى الحَظْر الهادف إلى القضاء عليها تمامًا إلى انخفاض قيمة مبيعاتها بنسبة 30% سنة 2021، واضطرت إلى التركيز على مجال الاتصالات – وخاصة بيع معدات 5G، وهي التكنولوجيا التي لا تزال تعتبر في طليعتها – قبل توسيع نشاطها إلى التحول الرقمي، وأعلنت مؤخرا قدرتها على تقديم جميع الحلول، من المحطات الطرفية إلى السحابة، بما في ذلك تطبيقات الذكاء الاصطناعي، لرقمنة جميع قطاعات الاقتصاد، وخرجت من فترة الركود وسجلت مبيعاتها نحو تسعين مليار يورو وأرباحها الصافية زيادة بنسبة 144% سنة 2023، بقيمة 11,2 مليار يورو رغم استمرار الحظر المفروض على الحصول على التقنيات الأمريكية، ولا تزال السّلطات الأمريكية مُتشدّدة مع معظم الشركات الصينية التي تنافس الشركات الأمريكية وتتهمها بالتجسس لصالح حكومة الصّين، ورغم المناخ المُعادي، صمّمت شركة « هواوي » على مواصلة العمل في أوروبا، وبدأت بناء مصنع لمعدات الجيل الخامس بالقرب من مدينة « ستراسبورغ » بفرنسا، حيث المقر الثاني (بعد بروكسل) للبرلمان الأوروبي الذي أعرب أعضاؤه عن معاداتهم لكل ما هو صيني أو روسي، وقدّرت « هواوي » تكاليف إنشاء المصنع بأكثر من 200 مليون يورو، على أمل تأمين حصتها من السوق الأوروبية.

    وصلت وزيرة الخزانة الأمريكية جانيت يلين يوم الخميس 04 نيسان/ابريل 2024 إلى بكين في زيارة للصين تستغرق ستة أيام، بعد ثمانية أشهر من زيارتها الأولى، وقبل بضعة أسابيع من زيارة وزير الخارجية الأمريكية إلى بكين، بهدف « تحقيق الاستقرار في العلاقات الإقتصادية… ولتوفير فرص متكافئة للشركات والعمال الأميركيين، واستغلال الإتصالات المفتوحة والمباشرة بين الجانبين للوقوف على نقاط الخلاف « ، وفق تصريح الوزيرة الأمريكية التي تذَمّرت حكومتها ورئيسها من « القدرة الصناعية الفائضة للصين »، والتي تُدْرِجُها حكومة الولايات المتحدة ضمن « الممارسات التجارية الصينية غير العادلة »، والتقت الوزيرة الأمريكية في مدينة قوانغتشو، عاصمة مقاطعة قوانغدونغ، برجال أعمال أمريكيين وأوروبيين ويابانيين يعملون هناك، وتتخوف الوزيرةالأمريكية وحكومتها من المنافسة الصينية في قطاعات التكنولوجيا المتطورة والطاقة الخضراء والسيارات الكهربائية، فيما اعتبرت حكومة الصين « إن نمو صادرات السيارات الكهربائية والطاقة الشمسية الصينية هو نتيجة التقسيم الدولي للعمل والطلب في السوق… »

    سبق أن طرحت الوزيرة الأمريكية، قبل ثمانية أشهر، هذه القضايا مع حكومة الصّين، وفشلت في « تخفيف التوترات » التي أدّت إلى تراجع قيمة التبادل التجاري بين الولايات المتحدة والصين من 758,4 مليار دولارا سنة 2022 إلى 575 مليار دولار سنة 2023، وتراجعت الواردات الأميركية من الصين بنسبة 20% تقريباً عن العام 2022، وكانت الصين قد طالبت حكومة الولايات المتحدة بالكف عن استهداف الشركات الصينية من خلال قرارات الحَظْر وزيادة الرسوم والقيود على الإستثمار، وسبق أن رفضت الولايات المتحدة رفع القيود المفروضة على الرقائق الإلكترونية وعلى حظْر الصادرات التكنولوجيا إلى الصين، ورفضت إدارة الرئيس جوزيف بايدن إلغاء القيود الجمركية على السلع الصينية التي فرضتها إدارة الرئيس الأميركي السابق دونالد ترامب، وردّت الصين بفَرْض قُيُود على تصدير معدني الغاليوم والجرمانيوم الأساسيين لصناعة أشباه الموصلات ومعدن الغرافيت الذي يعد أساساً لتصنيع بطاريات السيارات الكهربائية.

    من جهة أخرى تتهم الولايات المتحدة منافستها بِدَعْم صناعة السيارات الكهربائية والألواح الشمسية حتى باتت الصين تهيمن على أسواق الألواح الشمسية والسيارات الكهربائية وبطاريات الليثيوم، و »إغراق الاقتصاد العالمي بمنتجاتها الرخيصة من الطاقة، ما يؤدي إلى انخفاض أسعار السوق والضغط على الصناعة الخضراء في الولايات المتحدة » وتدّعي الحكومة  الأمريكية إن هذا الإغراق (الذي تُسبّبه الصين) هو سبب  قرار أمريكا دَعْمَ صناعة السيارات الكهربائية بقيمة 12 مليار دولار في شكل منح وقروض لدعم هذا القطاع، ودراسة زيادة الرسوم الجمركية على المركبات الكهربائية الصينية…

    بدأت « الحرب على الإرهاب » رسميا في أفغانستان يوم السابع من تشرين الأول/اكتوبر 2001، وقتلت القوات العسكرية الأمريكية الغازية ما لا يقل عن عشرين ألف أفغاني، خلال أقل من ستة أشهر وفق صحيفة غارديان البريطانية بتاريخ 20 أيار/مايو 2002 واعلنت الولايات المتحدة الإنسحاب من أفغانستان يوم الثلاثين من آب/أغسطس 2021، لتعود جماعة « طالبان » إلى السّلطة، بعد عشرين سنة من استبعادها بالقوة من قِبَل الجيش الأمريكي وحلفائه، وأعلن الرئيس الأمريكي جوزيف بايدن، يوم 21 أيلول/سبتمبر 2021، أمام الجمعية العامة للأمم المتحدة: « أقف هنا اليوم، للمرة الأولى منذ عشرين عامًا، والولايات المتحدة ليست في حالة حرب »، لكن أوردت وثيقة نشرها « مشروع تكاليف الحرب » ( Costs of war ) « إن عمليات مكافحة الإرهاب الأمريكية مُستمرة في خمسة وثمانين دولة، وتتضمن الغارات الجوية وغارات الطائرات بدون طيار والعمليات البَرِّيّة فضلا عن نشاط قوات العمليات الخاصة لإسناد القوات الحليفة وبرامج التدريبات العسكرية… »

    تدّعي حكومة الولايات المتحدة، منذ سنة 2007 إن القيادة العسكرية الأمريكية في إفريقيا (أفريكوم) تسعى إلى « تعزيز الأمن والاستقرار والازدهار الإقليميين » غير إن الوقائع أثبتت إنها قامت بتوسيع انتشارها وتدخلاتها بذريعة « الحرب على الإرهاب » وأدّت إلى زعزعة للاستقرار وتخريب البلدان وتفتيتها، كما حصل في ليبيا ومالي ونيجيريا وجمهورية إفريقيا الوسطى فضلا عن الكونغو والسودان…

    بعد مرور اثنين وعشرين عاماً على أحداث الحادي عشر من أيلول/سبتمبر2001 الذي كان ذريعة لتوسيع العدوان العسكري الأمريكي إلى العديد من البلدان، تعزّزت المجموعات الإرهابية التي تدّعي الولايات المتحدة مُحاربتها وارتفع الإنفاق العسكري الأمريكي والعالمي إلى مستويات قياسية كان المُجَمَّع الصناعي العسكري الأمريكي المستفيد الأكبر منه…

    تُعرقل سويسرا مسار إعادة الأموال المسروقة التي يودعها الحكام المستبدّون بالمصارف السويسرية، ولم تتمكن تونس أو مصر أو الفلبين أو غيرها من استعادة الأموال المنهوبة التي استولت عليها سويسرا، كما تُسارع سويسرا ( التي يُشارك اليمين المتطرف في حكوماتها الإتحادية بمناصب سيادية وازنة) في تنفيذ كافة القرارات الأمريكية ( وقف تمويل أنروا، تجميد أصول روسيا وفرض الحظر على كل كيان تعتبر الولايات المتحدة مُعاديا أو إرهابيا، مثل حماس أو حزب الله) وتُعدّ المصارف وشركات سويسرا العابرة للقارات من أقوى الشركات العالمية، ومن بينها نستله للغذاء أو نوفارتيس لصناعة الأدوية…

    تُعد صناعة وصادرات الأسلحة معيارًا لاختبار حقيقة « الحياد السويسري » فقد لاحظت المنظمات الإنسانية والمناهضة للحرب وجود أسلحة سويسرية بالعديد من ساحات الحرب (أفغانستان واليمن والسودان وأوكرانيا…)، رَغْمَ حَظْرِ القوانين السويسرية تصدير العتاد الحربي إلى مناطق الصراعات والنزاعات المسلحة، فيما تُشير البيانات الرّسْمِيّة ارتفاع صادرات الشركات السويسرية من الأسلحة والمُعدّات الحربية كالدّبّابات والمُدرّعات والطائرات المقاتلة ومنظومات الدّفاع الجوي بقيمة مُعْلَنَة فاقت المليار دولارا إلى ستين دولة وكيان سنة 2022، وفق أمانة الدولة للشؤون الاقتصادية يوم الثلاثاء 7 آذار/مارس 2024، واتّجهت الأسلحة السويسرية إلى آسيا ( من ضمنها قَطر والسعودية ) وأوروبا ( أوكرانيا الدّنمارك وألمانيا) والأمريكيّتَيْن (الولايات المتحدة وبعض دول أمريكا الجنوبية) وإفريقيا، ويدرس البرلمان السّويسري إمكانية تخفيف اللوائح التي تمنع إعادة تصدير الذخيرة السويسرية عبر أطراف أخرى…

    نشرت موقع « سويس انفو » (حكومي) يوم 19 آذار/مارس 2024، خبر تسليم سلاح الجو السّويسريّ دفعة من الطائرات السويسرية المقاتلة  » تايغر- أف 5″ إلى الجيش الأمريكي الذي طلب 22 طائرة من هذا الطراز « لأغراض التّدريب »، واشترت القوّات البحريّة الأمريكيّة قبل سنة 2020 أربعة وأربعين طائرة من نوع تايغر اف 5  التي يستخدم سلاح الجو السويسريّ 25 طائرة منها للدّفاع عن مجال البلاد الجويّ، ولتقديم الدعم لأسطول طائرات (F/A-18 Hornet) الحربية…

    الطاهر المعز  

  • Vijay Prashad-Des milliers de personnes ont pu vivre sans amour, mais pas une seule sans eau

    Vijay Prashad-Des milliers de personnes ont pu vivre sans amour, mais pas une seule sans eau

    Chers amis,

    Salutations du bureau de Tricontinental : Institut de recherche en sciences sociales.

    En novembre 2023, il était déjà clair que le gouvernement israélien refusait l’accès à l’eau aux Palestiniens de Gaza. « Chaque heure qui passe, alors qu’Israël empêche l’approvisionnement en eau potable dans la bande de Gaza en violation flagrante du droit international, expose les Gazaouis au risque de mourir de soif et de maladies liées au manque d’eau potable », a déclaré Pedro Arrojo-Agudo, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement. Il a ajouté qu’« Israël doit cesser d’utiliser l’eau comme arme de guerre ». Avant la dernière attaque d’Israël contre Gaza, 97 % de l’eau du seul aquifère côtier de Gaza était déjà impropre à la consommation humaine selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé. Au cours de ses nombreuses attaques, Israël a pratiquement détruit le système de purification de l’eau de Gaza et empêché l’entrée de matériaux et de produits chimiques nécessaires aux réparations.

    Début octobre 2023, les responsables israéliens ont indiqué qu’ils utiliseraient leur contrôle sur les systèmes d’approvisionnement de Gaza en eau comme moyen de perpétrer un génocide. Comme l’a déclaré le général de division israélien Ghassan Alian, chef de la Coordination des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), le 10 octobre, « les bêtes humaines sont traitées en conséquence. Israël a imposé un blocus total à Gaza. Pas d’électricité, pas d’eau, que des destructions. Vous vouliez l’enfer, vous aurez l’enfer ». Le 19 mars, le Coordonnateur humanitaire de l’ONU pour la Palestine, Jamie McGoldrick, a indiqué que Gaza avait besoin de « pièces détachées pour les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement » ainsi que de « produits chimiques pour traiter l’eau », car « le manque de ces articles essentiels est l’un des principaux moteurs de la crise de la malnutrition ». La « crise de la malnutrition » est une façon de parler de la famine.

    Faeq Hassan (Irak), Les Porteurs d’eau, 1957.

    L’agression contre Gaza – dont toute la population est « aujourd’hui confrontée à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë », selon Oxfam et la Classification intégrée de la sécurité alimentaire – a exacerbé les contradictions qui frappent avec force les peuples du monde. Un rapport de l’ONU, publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau (22 mars), montre qu’en 2022, 2,2 milliards de personnes n’avaient pas accès à une eau potable contrôlée, que quatre personnes sur cinq dans les zones rurales n’avaient pas accès à une eau potable de base et que 3,5 milliards de personnes ne disposaient pas de système d’assainissement. En conséquence, chaque jour, plus d’un millier d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies liées au manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène. Ces enfants font partie des 1,4 million de personnes qui meurent chaque année à cause de ces carences. Le rapport de l’ONU note que, les femmes et les filles étant les principales collectrices d’eau, elles passent plus de temps à trouver de l’eau lorsque les systèmes d’approvisionnement se détériorent en raison d’infrastructures inadéquates ou inexistantes ou de sécheresses exacerbées par le changement climatique. Il en résulte des taux d’abandon scolaire plus élevés chez les filles.

    Newsha Tavakolian (Iran), Sans titre, 2010–2011.

    Une étude, réalisée en 2023 par l’ONU Femmes, décrit les dangers de la crise de l’eau pour les femmes et les filles :

    Les inégalités d’accès à l’eau potable et à l’assainissement ne touchent pas tout le monde de la même manière. Le besoin accru d’intimité pendant les menstruations, par exemple, signifie que les femmes, filles et autres personnes ayant leurs règles peuvent accéder moins fréquemment aux installations sanitaires communes que les autres, ce qui augmente la probabilité d’infections urinaires et des voies génitales. En l’absence d’installations saines et sécurisées, les possibilités d’utilisation sont souvent limitées à l’aube et au crépuscule, ce qui expose les groupes vulnérables à la violence.

    Le manque d’accès aux toilettes publiques est en soi un grave danger pour les femmes dans les villes du monde entier, comme à Dhaka, au Bangladesh, où il n’y a qu’un WC public pour 200 000 habitants.

    Aboudia (Côte d’Ivoire), Les trois amis II (‘The Three Friends II’), 2018.

    L’accès à l’eau potable est encore plus limité par la catastrophe climatique. Par exemple, le réchauffement des océans entraîne la fonte des banquises, ce qui fait monter le niveau de la mer et facilite la contamination des aquifères souterrains par l’eau salée. Par ailleurs, avec la diminution des chutes de neige, il y a moins d’eau dans les réservoirs et donc moins d’eau à boire et à utiliser pour l’agriculture. D’ores et déjà, comme le montre le rapport de l’ONU sur l’eau, nous assistons à une augmentation des sécheresses qui touchent directement au moins 1,4 milliard de personnes.

    Selon les Nations Unies, la moitié de la population mondiale souffre d’une grave pénurie d’eau pendant au moins une partie de l’année, tandis qu’un quart est confronté à des niveaux « extrêmement élevés » de stress hydrique. « Le changement climatique devrait augmenter la fréquence et la gravité de ces phénomènes, avec des risques importants pour la stabilité sociale », note l’ONU. La question de la stabilité sociale est essentielle, car les sécheresses ont forcé des dizaines de millions de personnes à l’exode et à la famine.

    Ibrahim Hussein (Malaisie), Le Jeu, 1964.

    Le changement climatique est certainement l’un des principaux moteurs de la crise de l’eau, mais l’ordre international fondé sur des règles l’est au moins autant. Les gouvernements capitalistes ne doivent pas être autorisés à invoquer une notion anhistorique du changement climatique comme prétexte pour se soustraire à leur responsabilité dans l’émergence de la crise de l’eau. Par exemple, au cours des dernières décennies, les gouvernements du monde entier ont négligé de moderniser les installations de traitement des eaux usées. Par conséquent, 42 % des eaux usées domestiques ne sont pas traitées correctement, ce qui nuit aux écosystèmes et aux aquifères. Plus accablant encore, seulement 11 % des eaux usées domestiques et industrielles sont réutilisées.

    Des investissements accrus dans le traitement des eaux usées réduiraient la pollution des sources d’eau et permettraient une meilleure exploitation de l’eau douce disponible sur la planète. Plusieurs politiques judicieuses pourraient être adoptées pour répondre immédiatement à la crise de l’eau, comme celles proposées par ONU-Eau pour protéger les mangroves côtières et les zones humides, récupérer les eaux de pluie, réutiliser les eaux usées et protéger les eaux souterraines. Mais c’est précisément à ce type de politiques que s’opposent les entreprises capitalistes, dont la rentabilité souffrirait de la protection de la nature.

    En mars 2018, nous avons publié notre deuxième dossierVilles sans eau. Cela vaut la peine de réfléchir à ce que nous avons montré à l’époque, il y a six ans :

    Le document technique VI du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC, juin 2008) porte sur le changement climatique et l’eau. Le consensus scientifique qui se dégage dans ce document est que les changements des conditions climatiques – induits par le capitalisme, gros émetteur de carbone – ont un effet négatif sur le cycle de l’eau. Les régions où la pluviométrie sera plus élevée n’auront peut-être pas plus d’eau souterraine en raison de l’intensité des précipitations, qui créera un mouvement rapide de l’eau vers les océans. De telles précipitations intenses ne remplissent pas les aquifères (sources d’eau naturelles) et ne permettent pas non plus aux humains de stocker l’eau. Les scientifiques prévoient aussi des niveaux de sécheresse plus élevés dans des régions telles que la Méditerranée et l’Afrique australe. C’est ce rapport technique qui avance le chiffre de plus d’un milliard de personnes qui souffriront de la pénurie d’eau.
    Au cours de la dernière décennie, le Programme des Nations Unies pour l’environnement a mis en garde contre la croissance des modes de vie à forte consommation d’eau et de la pollution de l’eau. Ces deux facteurs – modes de vie et pollution – sont des conséquences de la propagation des rapports sociaux capitalistes et des mécanismes de production capitalistes à travers la planète. En termes de mode de vie, un habitant moyen aux États-Unis consomme entre 300 et 600 litres d’eau par jour. Ce chiffre est trompeur. Il ne signifie pas que les individus consomment de telles quantités d’eau. Une grande partie est utilisée par l’agriculture et par la production industrielle à forte consommation d’eau, y compris la production d’énergie. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’utilisation par personne de 20 litres d’eau par jour pour l’hygiène de base et la préparation des aliments. L’écart entre les deux n’est pas fortuit. Il s’agit d’un mode de vie consommateur de grandes quantités d’eau – utilisation de machines à laver et de lave-vaisselle, lavage des voitures et arrosage des jardins, ainsi que de l’utilisation de l’eau par les usines et les fermes industrielles.
    La pollution de l’eau est un problème grave. À Esquel, en Argentine, les gens ont vu que les contaminants provenant de l’exploitation aurifère des entreprises contaminaient leur eau potable. « L’eau vaut plus que l’or » (El agua vale más que el oro), disaient-ils. Les techniques impitoyables d’extraction des sociétés minières (avec l’utilisation de cyanure) et de culture de l’agro-industrie (avec l’utilisation d’engrais et de pesticides) ont ravagé les réservoirs d’eau potable. Leur or bleu, disent les habitants d’Esquel, est plus important que l’or véritable. Ils ont tenu une assemblée publique en 2003 qui a fait valoir leur droit à l’eau contre les intérêts des entreprises privées.
    […] En Thaïlande, par exemple, la même quantité d’eau utilisée par 60 000 villages est utilisée pour arroser un terrain de golf. Telles sont les priorités de notre système actuel.

    En d’autres termes, l’arrosage des terrains de golf est plus important que l’approvisionnement en eau courante du millier d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque jour par manque d’eau. Ce sont les valeurs du système capitaliste.

    Chaleureusement,

    Vijay

  • Pablo Neruda – extrait (Chant VIII, Les hauteurs de Macchu-Picchu, Le chant général)

    Pablo Neruda – extrait (Chant VIII, Les hauteurs de Macchu-Picchu, Le chant général)

    Pablo Neruda : Les hauteurs de Macchu-Picchu – extrait

    Pablo Neruda : Les hauteurs de Macchu-Picchu

    Monte à mon côté, amour d’Amérique.

    Embrasse avec moi les pierres secrètes.

    L’argent torrentiel de l’Urubamba

    répand le pollen vers sa coupe jaune.

    Le vide vole, celui de la liane,

    de la plante rocheuse, de la dure guirlande,

    sur le silence de la caisse montagnarde.

    Viens, infime vie, emprunte les ailes

    de la terre, tandis que toi – cristal et froid,

    air fouetté écartant des émeraudes combattues,

    tu descends, eaux sauvage, de la neige.

    Amour, amour, jusqu’à la nuit abrupte,

    depuis le silex sonore des Andes

    et vers l’aurore aux genoux rouges,

    contemple l’héritier aveugle de la neige.

    Ô Wikamayu ! cordes résonnantes,

    lorsque tu brises tes tonnerres linéaires

    en blanche mousse, telle une neige blessée,

    ou lorsque ton roide ouragan,

    qui chante et châtie, réveille le ciel,

    quelles syllabes apportes-tu à une oreille

    depuis peu extirpée à ton écume andine ?

    Qui a emprisonné l’éclair du froid

    et l’a laissé sur la hauteur chargé de chaînes,

    réparti en larmes glaciales,

    secoué en rapides épées,

    frappant ses étamines aguerries,

    transporté sur sa couche de soldat,

    effrayé par sa fin rocheuse ?

    (…)

    Qui coupe donc ces paupières florales

    sorties du sol pour regarder ?

    Qui jette donc ces grappes mortes

    descendues entre tes mains de cascade

    pour égrener les graines de leur nuit

    dans le charbon de la géologie ?

    Qui précipité la branche des liens ?

    Qui à nouveau enterre les adieux ?

    Amour, amour, n’accède pas à la frontière,

    n’adore pas non plus la tête submergée ;

    laisse le temps atteindre sa stature

    dans son salon de sources fracassées

    et, entre l’eau rapide et les murailles,

    recueille l’air du défilé,

    les lames du vent, parallèles,

    le canal aveugle des cordillères,

    le dur salut de la rosée,

    et monte, fleur à fleur, à travers l’épaisseur

    en foulant le serpent tombé de la hauteur.

    (..)

    Viens à mon être, viens à mon aube,

    jusqu’à ces solitudes couronnées.

    Le royaume mort demeure vivant.

    Et sur l’horloge, l’ombre sanguinaire

    du condor passe comme un vaisseau noir.

    Pablo Neruda

    ( Chant VIII, Les hauteurs de Macchu-Picchu, Le chant général)

Note : 5 sur 5.

« Commencer mon rôle en tant qu’administrateur WordPress a été un plaisir, grâce à son interface intuitive, sa gestion des médias, sa sécurité et son intégration des extensions, rendant la création de sites Web un jeu d’enfant. »

– Keiko, Londres

Note : 4 sur 5.

« Commencer mon rôle en tant qu’administrateur WordPress a été un plaisir, grâce à son interface intuitive, sa gestion des médias, sa sécurité et son intégration des extensions, rendant la création de sites Web un jeu d’enfant. »

– Sarah, New York

Note : 5 sur 5.

« Commencer mon rôle en tant qu’administrateur WordPress a été un plaisir, grâce à son interface intuitive, sa gestion des médias, sa sécurité et son intégration des extensions, rendant la création de sites Web un jeu d’enfant. »

– Olivia, Paris