Les États-Unis ne mènent plus une politique étrangère, ils pratiquent une fuite en avant. Un empire à bout de souffle, terrorisé par sa propre chute, prêt à incendier la planète pour retarder l’inévitable. Derrière le théâtre grotesque de la « menace iranienne », derrière les sermons sur la sécurité et la démocratie, se cache une vérité simple et crue. Washington a peur de la Chine. Peur de sa puissance, peur de sa croissance, peur de perdre le contrôle d’un monde qu’il croyait posséder pour l’éternité.

La Chine n’a pas besoin de bombarder qui que ce soit pour terrifier les États-Unis. Elle construit, elle produit, elle innove, elle relie les continents par la nouvelle route de la soie, pendant que l’Occident sanctionne, menace, détruit et s’auto-détruit. Mais à part la dominance et le colonialisme, sait-il faire autrement? La Chine démontre, chiffres et développement à l’appui, que l’ordre occidental n’est ni naturel ni éternel. Pour la secte Trumpienne, c’est une humiliation historique. Perdre la première place économique mondiale, c’est perdre le pouvoir d’imposer le dollar, ses règles, ses récits et ses guerres.

Le monde, lui, a déjà commencé à tourner le dos à l’ancien maître. En Afrique, en Asie, en Amérique latine, la Chine est devenue le partenaire central, pendant que les États-Unis et leurs alliés européens recyclent les mêmes discours coloniaux et moralisateurs vidés de toute crédibilité. L’économiste en chef a changé d’adresse, et Washington ne supporte pas d’être relégué au second plan.

Le cauchemar ultime de l’empire américain porte un nom : les BRICS sous l’égide de la Chine. Un bloc qui ose contester la dictature du dollar, cette arme financière grâce à laquelle les États-Unis pillent, sanctionnent et asphyxient des nations entières. La fin du règne du dollar, c’est la fin de l’impunité américaine. Sans lui, l’empire est à terre et vaincu.

Mais face à une Chine technologiquement avancée, industriellement souveraine, militairement capable et stratégiquement préparée, Washington ne peut pas gagner frontalement. Il ne reste qu’une seule option : frapper indirectement, là où Pékin est vulnérable. L’énergie. La Chine importe l’essentiel de son pétrole et une large part de son gaz. Voilà le nerf de la guerre. Voilà pourquoi l’Iran et le Venezuela, gros fournisseurs de la Chine, sont redevenus des champs de bataille. La Russie l’est aussi, mais on s’attaque qu’à plus petit que soi, confirmant la lâcheté de l’Occident, du moins c’est ce qu’ils croyaient jusqu’à l’attaque de l’ancienne Perse ce 28 février 2026.

L’Iran devient ainsi la cible idéale. Elle est diabolisée, sanctionnée, isolée, présentée comme une menace permanente pour justifier leur méfait programmé. Cette obsession américaine épouse parfaitement celle d’Israël, son cheval de Troie dans le Moyen-Orient, dirigé par le boucher Benjamin Netanyahou, qui réclame depuis qu’il est au pouvoir la destruction de l’Iran sous le prétexte d’une bombe nucléaire jamais prouvée. Deux agendas, une même stratégie pour le couple satanique : éliminer l’Iran pour sécuriser l’hégémonie occidentale, la pérennité de l’État sioniste, et couper le pétrole iranien à la Chine pour les retarder dans leur avancée stratosphérique.

Les va-t-en-guerre trumpistes autour de Donald ont cru à leur propre propagande. Ils ont imaginé une opération éclair, une décapitation du régime iranien dès les premières heures, suivie d’un soulèvement populaire et de l’installation d’un pouvoir docile, fantasmé autour du rêve d’installer la progéniture pourrie du Shah Reza Pahlavi, un homme sans base sociale, sans légitimité et sans ancrage réel dans l’Iran contemporain.

Ce plan a échoué parce qu’il reposait sur une arrogance impériale classique, l’idée que les peuples se réjouissent d’être bombardés pour leur « libération ». Nous connaissons déjà la musique avec l’Iraq, l’Afghanistan, la Syrie, la Libye, le Yémen. La liste macabre est longue et non exhaustive. Le peuple iranien, confronté à une agression extérieure, n’a pas renversé son gouvernement. Il a fait ce que font tous les peuples attaqués. Il s’est rassemblé autour de son leadership. Même la perte de figures centrales du pouvoir avait été anticipée par l’État iranien, révélant un niveau de préparation que Washington avait refusé d’envisager.

Aujourd’hui, l’escalade échappe totalement aux calculs froids des grands criminels de guerre qui l’ont provoquée. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial acheminé par voie maritime, est devenu un voie sans issue. Sa fermeture durable ne frapperait pas seulement la Chine, mais plongerait l’économie mondiale dans le chaos, emportant avec elle les pyromanes mêmes de cette guerre soi-disant « préventive », désormais piégés par leurs propres crimes.

L’histoire retiendra que les États-Unis n’ont pas déclenché cette confrontation pour la démocratie, ni l’amour du peuple iranien, ni même pour la sécurité d’Israël, ou pour la non-prolifération nucléaire, mais par peur. La peur de voir un monde émerger sans eux au centre. L’Iran n’est pas l’ennemi final, seulement un champ de bataille de plus dans la lutte désespérée d’un empire refusant d’accepter la fin de sa domination.

L’Iran risque de devenir le dernier champ de bataille de géants déchus.