Opération „Déluge Al-Aqsa“ 7 octobre 2023 par Mohamed Taleb
5 octobre 2025
Introduction
Le génocide à Ghaza marque une ascension exceptionnelle du mécanisme génocidaire. Une industrie génocidaire sioniste déployée avec extrême arrogance sur une population civile sans défense et transmise en direct par les supports médiatiques au grand public, une montée prodigieuse de la machine dévastatrice et assassine sioniste, adoubée de l’Intelligence artificielle, au service de la destruction de l’humanité ( L’armée israélienne a développé des systèmes d’IA1 tels que « Lavender », « Gospel » et « Where’s Daddy ? » pour traiter les données et générer des listes de cibles, remodeler la guerre moderne et illustrer la nature à double usage de l’IA).
L’impitoyable régime sioniste assume parfaitement le rôle de successeur légitime de la barbarie du régime nazi avec une hausse considérable au niveau de la qualité du travail accompli : une population civile décimée sinon ébranlée et un territoire à 90% rasé au sol, une apocalypse humanitaire réalisée avec le progrès technologique.
Les pays occidentaux, imbus de leur complexe de supériorité, dont les États-Unis et une Europe accablée par le poids insupportable de son passé antijudaïque et antisémite qui a culminé avec
l’Holocauste, ont, pour se racheter, approuvé et soutenu l’entité sioniste dans son entreprise infernale contre les Ghazaouis et les Palestiniens de Cisjordanie., mettant à sa disposition tout un arsenal politique, militaire, financier et médiatique, pour la mise œuvre d’un rouleau compresseur sioniste à des fins de nettoyage ethnique, infrastructurel et territorial.
Le 7 octobre 2023, en territoire israélien (une première), a été une réponse violente à un phénomène violent de colonisation et de terrorisme d’État sévissant depuis plus d’un siècle. Du haut de sa « renommée » supériorité, mise à mal par l’action du Hamas, l’entité sioniste comptait réaliser l’élimination et la destruction du Hamas en quelques jours et récupérer tous les otages pris par le Hamas qui se trouvaient dans les tunnels sous la bande Ghaza. Il a été même question de faire inonder les tunnels par les eaux de mer pour exfiltrer le Hamas qui s’y réfugiait.
Le pouvoir sioniste fera cependant le choix de bombarder Ghaza plutôt que de récupérer les otages, via les propositions de cessez-le-feu, sabotées massivement par le véto américain au Conseil de sécurité.
Les doctrines Dahiya et Hannibal sont mise en pratique par l’entité sioniste à Ghaza : l’une faisant référence au quartier Dahiya de Beyrouth et consistant en une stratégie militaire utilisée en 2006 dansla guerre contre le Hezbollah au Liban qui impliquait la destruction à grande échelle d’infrastructures civiles afin de faire pression sur les gouvernements hostiles, l’autre faisant référence à la procédure d’élimination des soldats israéliens dans certaines situations de combats pour éviter leur éviter la capture et l’emprisonnement par les forces ennemies et pour ne pas devenir une monnaie d’échange pour la libération de prisonniers palestiniens.
La Hasbara, machine médiatique sioniste, relayée instantanément par les scribouillards mainstream occidentaux, démarre à une vitesse vertigineuse, en évoquant le nombre de plus de 1.400 victimes civiles du Hamas, de viols contre des femmes israéliennes et de bébés brulés. Le nombre de victimes a été revu à la baisse et porté à 1.200 dont une grande partie étaient armés et les informations sur les viols et les bébés brulés se sont révélées fausses par la suite, via les enquêtes du journal israélien Haaretz.
L’agence UNRWA a déploré une campagne honteuse de désinformation dont elle a fait l’objet et son chef, Philippe Lazzarini, a réfuté toutes les allégations de l’entité sioniste qui présentaient des membres du personnel de l’organisation comme des agents du Hamas.
- – Voir Link : www.hrw.org/news/2024/09/10/gaza-israeli-militarys-digital-tools-risk-civilian-harm ; www.ohchr.org/en/press-releases/2024/04/gaza-un-experts-deplore-use-purported-ai-commit-domicide-gaza- call ;
https://verfassungsblog.de/gaza-artificial-intelligence-and-kill-lists/ ; https://www.palestine-studies.org/en/node/1656285.
Le 7 octobre 2023

Le 7 octobre 2023 est pour les occidentaux l’instant qui fait l’histoire. Une histoire incrustée dans le socle suprématiste façonné par le monde occidental, à travers des siècles de politique coloniale et impérialiste, sa hasbara et sa morale trompeuse. Un monde occidental au sein duquel l’Europe demeure à ce jour accablée par le poids insupportable de sa culpabilité pour son antijudaïsme et son antisémitisme millénaires.
Mais les événements du 7 octobre doivent être compris dans le contexte plus vaste des luttes contre un colonialisme abject et contre l’occupation. L’oppression et la violence de la force occupante ne peuvent entrainer que des réponses violentes de la part de ceux qui subissent l’occupation.
Les Palestiniens ont le droit non seulement de se défendre après un siècle de terrorisme sioniste/israélien mais aussi de lutter pour y mettre fin. La mise au ban par l’opinion publique du monde occidental, manipulée par les médias, du « terrorisme palestinien », est le résultat d’une méconnaissance totale de tout ce qui a précédé l’Holocauste et la création de l’État d’Israël. Les atrocités sionistes commises entre 1880 et 1945 contre les Palestiniens sont totalement occultées par les médias occidentaux.
Très souvent et parfois inconsciemment, le citoyen lambda européen, quelle que soit son obédience politique, souvent prêt à critiquer son gouvernement, de droite ou de gauche, affiche un sentiment de supériorité pour les populations et gouvernements arabes, musulmans, noirs, asiatiques ou autres.
Le complexe de supériorité occidental est non seulement une carte d’identité mais bien plus un passeport pour imposer une vision du monde au reste de la planète sur les plans économique et culturel, pour ne citer que les plus importants, très souvent à travers la force.
La réaction sauvage de l’entité sioniste face à l’attaque du 7 octobre est la réponse à la question: comment osent-ils, ces barbares et animaux-humains palestiniens? Comment osent-ils nous lancer ce défi ?
L’action retentissante du Hamas, reprise dans tous les médias occidentaux, a été la surprise qu’Israël a sous-estimée en raison de son complexe de supériorité et de son racisme à même d’en attribuer l’origine du 7 octobre à l’Iran.

Le 7 octobre a été pour le monde occidental une attaque terroriste barbare aux dépens de la seule « démocratie du Moyen-Orient » avec l’armée la « plus morale du monde ». Le drapeau israélien est immédiatement hissé devant toutes les devantures et vitrines officielles européennes affichant de manière ostentatoire et apologétique leursoutien inconditionnel à l’État sioniste qui équivaut à un signe d’absolution pour toute la politique criminelle de l’État d’Israël contre le peuple palestinien depuis sa création en 1948 et à un nulla-osta pour les opérations génocidaires futures. L’exhibitionnisme hypocrite et mensonger de Bruxelles, de Berlin, Paris, Rome ou Vienne, de par la projection du drapeau israélien sur les façades du parlement européen, de la Porte de Brandebourg, de la mairie de Paris, du parlement italien ou encore de la mairie de Vienne, entretient une confusion vicieuse entre agresseur et agressé et veut faire assoir le principe de symétrie entre les deux parties en conflit, niant la réalité occupant-occupé.
Le Président de l’entité sioniste, Isaac Herzog2, l’exprime parfaitement dans l’un de ses discours racistes: « …ceci n’est pas seulement une guerre entre Israël et le Hamas, c’est une guerre qui vise réellement, véritablement à sauver la civilisation occidentale, à sauver les valeurs de la civilisation occidentale »… mais la vérité est que nous menons une guerre pour l’univers entier, pour le monde libre. Je dis toujours que si Israël n’était pas là, l’Europe serait la prochaine, parce que ces djihadistes barbares veulent nous faire sortir tous de la région et chasser aussi toute l’Europe de sa place, et les États-Unis sont les prochains aussi. Cette guerre est donc un élément essentiel de l’histoire de l’humanité ».


Propos de Isaac Herzog (extraits) : « …C’est toute une nation qui est responsable. Ce n’est pas vrai…cette rhétorique sur les civils qui ne sont pas au courant, qui ne sont pas impliqués, c’est absolument faux. Ils auraient pu se soulever, ils auraient pu lutter contre le régime maléfique qui a pris le contrôle de Gaza par un coup d’état… ». Une déclaration génocidaire !

une poignée de main qui équivaut à une absolution et à une
légitimité morale au génocide.
| Le rapport4 de la Commission de l’ONU du 16 septembre 2025 établit que le Président israélien Isaac Herzog, le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense de l’époque, Yoav Gallant, ont été les instigateurs du génocide à Ghaza et que les autorités israéliennes n’ont pris aucune mesure à leur encontre pour sanctionner cette incitation. |
Herzog reprend presqu’à la lettre les propos tenus il y a plus de 130 ans per Théodore Herzl (le fondateur du sionisme politique): « Pour l’Europe, nous constituerions là-bas un morceau de rempart contre l’Asie, nous serions la sentinelle de la civilisation contre la barbarie. Nous demeurerions,
comme Etat neutre, en rapports constants avec l’Europe qui devrait garantir notre existence…». Pour Isaac Herzog, il n’y a pas d’innocents à Ghaza, même les enfants, qui outre à devenir des véritables terroristes, sont tenus pour responsable du pogrome contre les juifs et en tant que tels, Ils doivent être éliminés.
Pour le monde occidental, le 7 octobre 2023 ne peut que s’inscrire dans le prolongement de et la continuation de l’Holocauste. Considéré comme le plus grand pogrome contre le peuple juif après la 2ème Guerre mondiale, il est proclamé à l’unisson par l’Occident pour justifier un soutien inconditionnel à l’entité sioniste et au droit à sa défense.
Le président français Emmanuel Macron a décrit l’assaut du Hamas sur le sol israélien comme «le plus grand massacre antisémite de notre siècle», une déclaration critiquée par Francesca Albanese, rapporteur des Nations Unies.
De par le qualificatif pogrome, toutes les organisations de résistance palestiniennes, Hamas, FPLP, Djihad islamique et par extension tous les Palestiniens, sont mises à l’index. Ils sont coupables, pour l’entité sioniste et pour le monde occidental, de cet acte d’antisémitisme et de haine antijuive et contre lequel le droit à la défense trouve sa justification et son affirmation.
Pour l’entité sioniste, de même que pour une consistante partie du monde occidental, politique et médiatique, tout commence le 7 octobre 2023. Un langage nouveau, étudié ad hoc, est imparti au niveau des journaux télévisés et de la presse écrite pour décrire la continuité entre l’Holocauste et le 7 octobre et consolider, moyennant une propagande médiatique et politique honteuses, le statut victimaire de l’entité sioniste.
Un vocabulaire5 nouveau, « Glossaire des reportages sur le conflit au Moyen-Orient pour », pour usage interne à nos propres diffuseurs etc…, a été adopté par la première chaine de télévision allemande (ARD) à partir du 18 octobre 2023 pour nous présenter une réalité déformée mais conforme à une vision qui servira à justifier le génocide et l’anéantissement du peuple de Ghaza par l’entité sioniste. À titre d’exemple, pour les présentateurs de journal télévisé et journalistes, il ne faudra plus dire «combattants du Hamas » mais « terroristes du Hamas » ou encore « organisation terroriste du Hamas » et non plus « le Hamas ». De même qu’il faut traiter les évènements comme étant un conflit entre Hamas et Israël, soit une confrontation entre deux armées, ceci dans la négation d’une vérité historique, celle de l’occupation coloniale et de l’apartheid par un régime raciste avec le soutien du monde occidental, en premier lieu les États-Unis.
5- Voir Link: https://www.nachdenkseiten.de/upload/pdf/231027-Glossar_BerichterstattungNahostkonflikt.pdf
L’histoire récente nous dévoile…
Lors des infâmes Accords d’Oslo de 1993, le chef de l’Organisation de libération de la Palestine,
Yasser Arafat (décédé en 2004), avait reconnu le droit à l’existence de l’État d’Israël et concordé avec l’entité sioniste l’établissement d’un futur État palestinien en l’espace de 5 années. Non seulement les autorités sionistes n’ont pas respecté cet engagement et cet État palestinien n’a pas vu le jour, bien plus, elles ont entamé un nouveau processus d’occupation de terres en Cisjordanie et à Ghaza, processus auquel il faut ajouter un regain de violence brutale envers les Palestiniens aussi bien de la part des colons israéliens que de Tsahal, l’armée la plus « morale » du monde.
Quelques années plus tard, le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, lâchement assassiné en Aout 2024 en Iran par les sionistes, avait envoyé une lettre en juillet 2006 au journal US le « Washington Post6 » (lettre publiée le 11 juillet 2006). Dans cette lettre, le défunt martyr Ismail Haniyeh dénonçait aussi bien le comportement de l’entité sioniste que celui des États-Unis sur la situation à Ghaza. Il dénonçait le siège sioniste de Ghaza accompagné de destruction par bombardement de bâtiments administratifs et autres, de centrales électriques et d’usines de distribution d’eau. L’objectif sioniste était celui de remettre en cause le résultat des élections libres et justes qui se sont tenues au début de l’année 2006 et qui ont vu le Hamas en sortir vainqueur : des mois de violence ad hoc pour convaincre la population palestinienne à se désolidariser du Hamas, de son gouvernement démocratiquement élu et d’entamer l’union entre les différents factions palestiniennes.
En même temps, Ismail Haniyeh propose une solution politique au conflit entre Israël et les Palestiniens. Une solution qui signifie une reconnaissance explicite de l’Etat d’Israël.
Haniyeh s’exprime ainsi dans sa lettre :
« … Mais il existe un remède, et même s’il n’est pas facile, il est conforme à nos convictions de longue date. Les priorités palestiniennes incluent la reconnaissance du différend fondamental sur la terre de la Palestine historique et les droits de tout son peuple ; résolution de la question des réfugiés à partir de 1948 ; récupérer toutes les terres occupées en 1967 ; et arrêter les attaques israéliennes, assassinats et expansion militaire. Contrairement aux descriptions populaires de la crise dans les médias américains, le différend ne concerne pas uniquement Gaza et la Cisjordanie ; il s’agit d’un conflit national plus vaste qui ne peut être résolu qu’en abordant toutes les dimensions des droits nationaux palestiniens de manière intégrée.
Cela signifie un État pour la Cisjordanie et Gaza, une capitale de Jérusalem-Est arabe, et une résolution équitable de la question des réfugiés palestiniens de 1948, sur la base de la légitimité internationale et du droit établi. Des négociations significatives avec un Israël non expansionniste et respectueux des lois ne pourront avoir lieu qu’une fois que ce formidable travail aura commencé… ».
Le contenu plutôt modéré et faisant référence au droit international de la lettre de Ismail Haniyeh au Washington Post est un démenti sonore pour ceux qui continuent à claironner encore de nos jours la volonté du Hamas à vouloir faire disparaitre Israël et exterminer les juifs.
La lettre d’Ismail Haniyeh a été totalement ignorée par Israël.
L’attaque du 7 octobre a fait environ 1.200 victimes israéliennes (au début il était question de plus 1.400 victimes, chiffre revu à la baisse par l’entité sioniste et ses médias) auxquelles il faudrait ajouter les quelques 240 otages aux mains du Hamas (une soixantaine ont été déjà libérés).
Peut-on comparer ces chiffres avec les millions de victimes de l’Holocauste, le crime nazi perpétré contre les juifs. Des chiffres manifestement incomparables.
Le droit à sa défense de l’entité sioniste au nom de la mémoire de l’Holocauste, élevé par ailleurs au rang de religion, est, au vu de ces chiffres, une souillure et une altération de cette même mémoire.
La soi-disant atteinte à l’humanité des juifs lors de cette attaque a été émoussée par les témoignages de certains politiques et médias israéliens (Haaretz) et autres, juste quelques jours après le 7 octobre. Les accusations de massacres de 40 bébés décapités et de viols de femmes se sont avérées fausses et ont été très vite retirées des médias israéliens et occidentaux.
Cochav Elkayam-Levy, l’avocate israélienne, récipiendaire du Prix d’Israël pour sa campagne d’accusation et ses allégations contre le Hamas d’avoir pratiqué des violences sexuelles lors de l’attaque du 7 octobre, est mise au pilori par certains médias7 israéliens et accusée de diffuser des informations totalement fausses.
Le journal Haaretz s’était exprimé ainsi : « …La farce du prix continue : critique de la sélection par le comité du Dr Kochav Elkayam-Levi, qui s’est distinguée par son implication dans la dénonciation des atrocités du 7 octobre. Des responsables des ministères dénoncent des « recherches inexactes », qui ont conduit à la dissociation de ses activités. – ainsi que des demandes de collecte de millions de dollars pour une « commission civique », un organisme basé uniquement sur elle. C’est la réponse du ministère de l’Éducation… ».
Il faut souligner par ailleurs deux éléments importants concernant les victimes israéliennes :
7- Voir Link: https://www.haaretz.com/israel-news/2023-11-30/ty-article-magazine/.highlight/hamas- campaign-of-rape-against-israeli-women-is-revealed-testimony-after-testimony/0000018c-2144-da36-a1de- 6767dac90000
6- Voir link: https://swap.stanford.edu/was/20090818202443/http://www.washingtonpost.com/wp- dyn/content/article/2006/07/10/AR2006071001108.html
Voir aussi : https://www.afrique-asie.fr/la-propagandiste-israelienne-a-lorigine-de-lhistoire-des-viols-massifs- du-hamas-denonce-comme-un-escroc-et-une-fraudeuse/
- La mise en application de la doctrine dite « Hannibal » de l’entité sioniste qui consiste à tuer à distance les soldats israéliens avec leurs ravisseurs afin d’en empêcher la capture. Le journal Haaretz8 a révélé que cette méthode a été utilisée au moins six fois pendant la journée du 7 octobre.
- Parmi les « civils » israéliens victimes de l’attaque du Hamas du 7 octobre, beaucoup sinon plus de la moitié étaient armés comme d’ailleurs une partie de la population civile israélienne.
Le Hamas a rejeté l’accusation d’avoir visé intentionnellement des civils lors de cette attaque et que des maladresses ou des fautes ont pu se produire lors de la confrontation avec l’armée sioniste.

Une israélienne prise en otage, Noa Argamani9 par les combattants du Hamas a été libérée en juin 2024 et a apporté un témoignage qui contredit les thèses sur le mauvais traitement, elle s’exprimait en ces termes sur Instagram : « Je ne peux pas ignorer ce qui s’est passé dans les médias au cours des dernières 24 heures. Les choses ont été sorties de leur contexte. Ils ne m’ont pas battu et ne m’ont pas coupé les cheveux. J’étais dans un bâtiment qui a été détruit par l’armée de l’air.

Le site d’information Al Mayadeen rapporte à ce sujet : « Selon les journaux israéliens Yedioth Ahronoth du 10 octobre et Haaretz du 18 novembre, un hélicoptère militaire israélien a tué de nombreux colons israéliens, y compris ceux qui participaient au festival de musique Nova, près de Gaza, où 364 colons ont trouvé la mort.
Les combattants du Hamas qui n’étaient pas au courant de la tenue du festival, ont été pris pour cible par l’hélicoptère. Pour empêcher de nouvelles infiltrations depuis Gaza, les forces d’occupation israéliennes ont frappé plus de 300 cibles dans les zones environnantes ».
La question qui se pose : un festival de musique qui se tient devant une prison à ciel ouvert avec plus de deux millions de personnes, n’est-ce pas une chose un tant soit peu déplacée et à la limite de
l’indécence ? Une population enfermée par un mur de fer qui souffre le martyre et des colons qui font la fête à quelques encablures du mur de fer.
8- Voir Link : https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/14/israel-comment-netanyahou-et-ses- allies-remettent-en-question-la-doctrine-de-sauvetage-des-otages_6280587_3210.html
Voir aussi : https://www.leperepeinard.com/flash-info/mensonge-sur-les-traitements-prisonniers-israelien-a- gaza-lancienne-prisonniere-israelienne-de-gaza-noa-argamani-denonce-les-medias-supremacistes-israelien/ Voir aussi : https://www.middleeasteye.net/news/noa-argamani-freed-israeli-captive-says-misquoted-about- hamas-mistreatment
Voir aussi: https://www.ynetnews.com/article/rkjqoobip
9- Voir aussi Link: https://arretsurinfo.ch/la-captive-israelienne-liberee-noa-argamani-affirme-avoir-ete- blessee-par-israel-et-non-par-le-hamas/
Les raisons immédiates de l’opération
Le mouvement de la Résistance10 a expliqué qu’il y avait une multitude de raisons qui l’ont poussé à mener cette opération, notamment :
- Les plans israéliens de judaïsation de la mosquée al-Aqsa et les tentatives de la diviser.
- Les actions du gouvernement israélien extrémiste et de droite, qui prend des mesures
- concrètes pour usurper la totalité de la Cisjordanie et d’Al-Qods occupée, tout en prévoyant d’expulser les Palestiniens de leurs maisons.
- Les milliers de Palestiniens injustement détenus par l’occupation israélienne et privés de leurs droits les plus élémentaires dans un contexte d’agressions et d’humiliations extrêmes.
- L’injuste blocus aérien, maritime et terrestre imposé à la bande de Gaza depuis 17 ans.
- L’expansion sans précédent des colonies israéliennes en Cisjordanie.
- Les escalades et les violences quotidiennes perpétrées par les colons contre les Palestiniens.
- Les sept millions de Palestiniens déplacés qui vivent dans des conditions horribles dans des camps de réfugiés et qui souhaitent retourner sur leurs terres.
- L’incapacité de la communauté internationale à créer un État palestinien et la complicité des grandes puissances pour empêcher la création d’un tel État.
Pour les résistants palestiniens, il s’agit d’une étape nécessaire dans la lutte contre l’occupation israélienne, la récupération de leurs droits et leur indépendance.
10- Voir Link: https://www.chroniquepalestine.com/hamas-raisons-offensive-7-octobre/
L’arrivée au pouvoir en 2022 du gouvernement d’extrême droite radicale en Israël, sous Benjamin Netanyahou, a été quelque peu au centre de l’intérêt politique sur la scène internationale à même de détourner l’attention du conflit par Ukraine interposée entre l’Otan et la Russie.
Un projet de loi du nouveau gouvernement sioniste (le plus à droite de tous les temps), en fin 2022, qui limitait drastiquement les prérogatives de la Cour suprême israélienne et donnait pratiquement carte blanche au parlement (Knesseth) en matière de colonisation et d’occupation de territoires palestiniens, a été à l’origine du conflit intérieur israélien. Le monde occidental, soi-disant soucieux des risques qu’encourait la « seule démocratie11 » du Moyen-Orient, avait soutenu les manifestations qui se sont déroulées pendant le premier semestre de l’année 2023 contre le nouveau gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahou avec en son sein les factions radicales extrémistes et religieuses.
- – Voir Link : https://www.reaganlibrary.gov/public/digitallibrary/smof/counsellor/jenkins/oa10569/40-274- 12009466-oa10567-001-2017.pdf

Dans ce climat de tensions internes à l’entité sioniste, les violences contre les Palestiniens font plus de 110 morts depuis le début de l’année 2023 et ont culminé, en avril 2023, avec les violences des forces israéliennes au sein même de la mosquée Al-Aqsa12 en pleine période de Ramadhan. Le Secrétaire général Le Secrétaire général des Nations-Unie, Antonio Guttierres13, s’est dit choqué et consterné par les violences et coups des forces de sécurités israéliennes.
Le statut de Jérusalem a été discipliné par la résolution 242 du Conseil de sécurité, en prévoyant la séparation entre Jérusalem-Ouest, capitale d’Israël et Jérusalem-Est capitale du futur État palestinien, conformément à la résolution 181 de 1947 relative au partage de la Palestine historique en deux États. L’entité sioniste, faisant fi du droit international, a annexé14 en 1980 toute la ville de Jérusalem et en a fait sa capitale, outre les spoliations et les implantations illégales créées dans Jérusalem-Est. L’esplanade des mosquées était un tant soit peu le seul endroit à Jérusalem où les Palestiniens avaient un semblant de liberté de mouvement et la pratique du culte était quelque peu tolérée par la force occupante.
Cette parenthèse d’agressivité à faible intensité a très vite laissé la place à de multiples provocations et agressions sionistes, produites de manière récurrente par les franges radicales sionistes. En premier chef celle de l’ex. Premier ministre sioniste en 2000 en pleine Intifada, Ariel Sharon, alias le boucher de Beyrouth en raison du massacre de Sabra et Chatila de 1982.
Entre janvier 2000 et septembre 2023, l’entité sioniste a fait 11.299 victimes palestiniennes et 156.768 blessés, la grande majorité d’entre eux étant des civils selon le Hamas.
- – Le racisme est la caractéristique intrinsèque du mouvement sioniste. De nos jours l’État d’Israël commet les pires atrocités à l’encontre du peuple palestinien et a installé un régime d’’Apartheid des plus féroces. Dès leur arrivée en Palestine, il y a plus d’un siècle, les sionistes ont considéré les Palestiniens comme des animaux ou presque.
- – Voir Link : https://www.lemonde.fr/international/article/2023/04/05/a-jerusalem-le-hamas-denonce- un-crime-sans-precedent-apres-l-intervention-de-la-police-israelienne-a-l-interieur-de-la-mosquee-al- aqsa_6168284_3210.html
- – Voir Link : https://www.lepoint.fr/monde/jerusalem-affrontements-a-al-aqsa-le-hamas-denonce-un- crime-05-04-2023-2514972_24.php
- – La loi fondamentale de 1980 votée par le parlement israélien (Knesset) qui fait de Jérusalem la

Le journal Haaretz15 de son côté, qualifie ce dépravé mental de membre du groupe de « Juifs sans foi ni loi ».
Il faudrait rappeler également les évènements concernant les expulsions de leur maison de Palestiniens du quartier de Cheikh Djarrah à Jérusalem. Ces mesures qui concernaient près de 300 personnes et qui équivalent à la destruction d’un environnement socio-culturel, un tissu social de relations entre familles sont en contradiction avec l’article IV de la Convention de Genève du 12 août 1949 qui stipule :
« Sont protégées par la Convention les personnes qui, à un moment quelconque et de quelque manière que ce soit, se trouvent, en cas de conflit ou d’occupation, au pouvoir d’une Partie au conflit ou d’une Puissance occupante dont elles ne sont pas ressortissantes …».
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme a dénoncé ces mesures qui constituaient des violations flagrantes des obligations d’Israël en tant que puissance occupante en vertu du droit international.
D’autres agressions, telles que les bombardements à Huwara et à Djénine, faisant des dizaines de victimes, sont tombées carrément dans l’oubli.
Les États-Unis et leurs alliés occidentaux traitent continuellement l’entité sioniste comme un d’État au-dessus des lois, qui jouit d’une impunité totale dans sa politique d’occupation et de destruction du peuple palestinien, caractérisée par davantage d’expropriation ainsi que d’un processus de judaïsation des Lieux Saints. Une liste interminable de résolutions de l’ONU a été ignorée par l’entité sioniste grâce à la complicité des États-Unis et de ces alliés occidentaux.
Les raisons récentes de l’opération
La guerre par procuration entre les pays de l’OTAN et la Russie par Ukraine interposée qui a démarré avec l’opération spéciale russe en février 2022 et le climat marqué par la pandémie de la maladie Covid d’avant, a mené à la mise en sourdine de la question palestinienne sur la scène internationale. L’indifférence des pays occidentaux, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Italie, se manifestait déjà depuis un certain nombre d’années et aucune réaction de leur part n’était signalée à l’égard de dérives diverses de l’entité sioniste contre les Palestiniens. Au contraire, ils ont souscrit à la liberté de manœuvre de l’entité sioniste, arborant à tout va le droit à sa défense face auxtentatives de rébellion des Palestiniens face à l’occupation. Tout au plus il s’agit d’un appel à la désescalade mettant ainsi sur un même niveau « occupant » et « occupé », ce dernier étant à l’origine de la réaction jugée quelque peu démesurée.
- – Voir Link : La Cisjordanie, l’autre « visage » de la Palestine – Matière à réflexion – L’Antidiplomatico (lantidiplomatico.it)
Les derniers accords entre l’entité sioniste, le Maroc (2020) et le Soudan (2021) ont en fait souligné la dissolution du problème de l’occupation coloniale, du régime d’apartheid et raciste en Palestine dans une nouvelle dimension relationnelle entre certains pays arabes et l’entité sioniste dans le cadre des fameux Accords d’Abraham, une construction en définitive, pour une mainmise américaine encore plus prégnante dans la région et une acceptation de la part des Palestiniens de leur exclusion définitive de toute transaction politique.
Une rencontre, fin 2022, entre le dirigeant du Hamas, Ismail Haniyeh, et le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, eut lieu à Alger à l’occasion du soixantième anniversaire de la Révolution du 1.er Novembre. Cette rencontre a mis fin à une rupture des relations entre les deux factions qui date depuis 2007 bien qu’il y ait eu un contact entre elles en 2016 au Qatar. À Alger, il était question, de par cette nouvelle donne, d’organiser des élections législatives en Palestine occupée en l’espace d’une année.
La fermeture militaire et le blocus actuels de la bande de Ghaza par Israël représentent l’intensification de politiques décennales israéliennes qui ont fait de la fermeture un mode de vie à Ghaza : une véritable prison à ciel ouvert.
Dans le tableau 16ci-dessous sont décrites les restrictions introduites par l’entité sioniste à l’égard de la population palestinienne de Ghaza.


Tous les secteurs d’activités économiques sont touchés par ce blocus en raison de la limitation des importations et des exportations pour la production agricole, industrielle ou autre à Ghaza. Avant les Accords d’Oslo de 1993, sous occupation sioniste, la production agricole a été orientée en fonction des besoins israéliens et de la demande internationale, principalement des produits de « luxe » (fraises, etc.). Après la signature des Accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne a poursuivi la politique agricole israélienne, sacrifiant de la sorte la production locale ghazaouie pour ses propres besoins alimentaires, une situation d’autant plus aggravée par le déficit des communications entre la Cisjordanie et Ghaza et par le conflit politique naissant entre le Hamas et le Fatah. Tous ces facteurs impactent brutalement le secteur économique de Ghaza.
Les dissensions politiques entre le Hamas (Gaza) et l’Autorité palestinienne (Cisjordanie) se répercutent au niveau de la gestion et de la répartition des revenus (recettes fiscales et aide financière internationale) au sein de l’administration des deux parties qui subissent, certes de manière asymétrique en raison du blocus israélien de Gaza, les effets de la crise mondiale et son impact en Palestine occupée. D’où une réduction sensible de postes de travail pour les fonctionnaires de Hamas et par la suite ceux de l’Autorité palestinienne.
L’aide financière a connu elle aussi une baisse importante et la réduction drastique des fonds destinés aux réfugies font grimper la courbe du taux de chômage aggravée actuellement par la pandémie de la Covid 19.

Selon la Banque mondiale, 25% de Palestiniens vivent en dessous du seuil de pauvreté (46% à Ghaza et 9% en Cisjordanie). Le chômage atteint près de 28% de la population palestinienne avec plus de 42% chez les jeunes. L’aéroport de Ghaz sera détruit en 2001/2002 par l’aviation israélienne, au déclenchement de la deuxième Intifada. Le port de Gaza est soumis à un blocus naval depuis 2007.
Les raisons profondes de l’opération
L’OCCUPATION COLONIALE
Alors que le blocus de Ghaza a été installé par l’entité sioniste en 2007 en installant la population palestinienne dans le désespoir, le mépris du droit international de l’entité sioniste remonte à plus de 75 ans et le drame palestinien à plus d’un siècle.
La source du problème et des violences en Palestine remonte au dernier quart du XIXème siècle avec la naissance et le développement du sionisme politique qui portait en son sein un projet de colonisation de peuplement en Palestine.
Dans le récit mensonger offert par les médias occidentaux à leur population, l’État d’Israël a été créé en 1948 à la suite de l’Holocauste, le génocide nazi pendant la 2ème Guerre mondiale perpétré contre les Juifs. L’histoire d’Israël et des Juifs commence avec l’Holocauste pour les occidentaux.
Le père du sionisme politique, Théodore Herzl, avait mis au point, déjà en 1895, le projet de colonisation de la Palestine, soit plus d’un demi-siècle avant 1948.

L’émigration juive sioniste, programmée par ce projet, était à la base des agressions contre les Palestiniens. Les premiers sionistes en Palestine étaient les précurseurs du nettoyage ethnique de la population palestinienne.
Théodore Herzl17 écrivait (en anglais ci-joint) en 1895 : «Nous essaierons de faire passer la population (palestinienne) pauvre de l’autre côté de la frontière en lui procurant du travail dans les pays de transit, tout en lui refusant tout emploi dans notre propre pays. Les propriétaires fonciers se rangeront de notre côté. Le processus d’expropriation et l’expulsion des pauvres doivent être menés avec discrétion et circonspection …».
Tout aussi convaincu que Théodore Herzl, son collègue et co-fondateur de l’Organisation sioniste mondiale, Léon Motzkin18, pensait que : « … la colonisation de la Palestine doit aller dans deux
directions : la colonisation juive en Eretz Israël et la réinstallation des Arabes d’Eretz Israël dans des zones situées à l’extérieur du pays ».
Cette solution, déclara-t-il, pouvait être trouvée dans un cadre arabe plus large, à condition que les Palestiniens acceptent de vendre leurs terres à des colons juifs et de se réinstaller sur des terres achetées dans des provinces arabes voisines. « Le fait est, déclara-t-il, qu’autour de la Palestine il y a de vastes zones. Il sera facile aux Arabes de s’y installer avec l’argent qu’ils recevront des Juifs. »
Ce projet colonial, qui trouve son inspiration dans la Conférence de Berlin de 1885 (conférence portant sur le partage du continent africain entre les puissances occidentales impérialistes), a été, nonseulement approuvé, mais soutenu par les puissances impérialistes de l’époque, en particulier par l’empire britannique qui en a été le principal promoteur. Ce soutien se concrétisera avec la Déclaration Balfour, adressée en 1917, en pleine Première Guerre mondiale, par le Ministre des Affaires étrangères britannique, Arthur Balfour, au membre de la fédération sioniste de Londres, le baron Lionel Walter Rothschild, et portant sur la fondation d’un Foyer national juif en Palestine.
Les empires britanniques et français se sont partagé le Moyen-Orient à l’issue de la Première Guerre mondiale et la chute de l’empire ottoman, un partage qui a été négocié secrètement dans le cadre des accords Sykes-Picot de 1916. Les Britanniques ont occupé la Palestine (mandat britannique) et mis en marche la réalisation du projet colonial sioniste. De groupes extrémistes à droite du mouvement sioniste, s’organisent autour du parti révisionniste de Zeev Jabotinsky et revendiquent non seulement la Palestine comme étant un dû en vertu du droit divin mais aussi la Transjordanie (sous mandat britannique avec administration mixte britannique-hachémite).
Benzion Netanyahou, le père de l’actuel Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, était le secrétaire personnel de Jabotinsky. L’objectif était la fondation du grand État juif sur les deux rives du fleuve Jourdain. Le parti révisionniste était appuyé par les organisations terroristes Stern et Irgoun.
17- Voir : The Complete Diaries of T H E O D O R H E R Z L – 1960 by The Theodor Herzl Foundation, Inc. Vol.I – p.88.
18-Voir Link : https://independentaustralia.net/life/life-display/criminal-practices-israels-cruel-apartheid- against-palestinians,18215

Le Premier ministre Yitzak Rabin, assassiné en 1995 par un radical juif, s’est enrôlé à l’âge de 14 ans dans la milice Haganah (fondée en 1920), ancêtre de Tsahal (initiales de Tsva Haganah le Israël, armée de défense d’Israël). Tous ces groupes, surnommés « groupes d’autodéfense », font régner la terreur en Palestine mandataire et sont responsables de massacres contre la population palestinienne pendant plus de 20 ans.
Une estimation de la Special Operations Executive (SOE, Direction des opérations spéciales) affirme que le nombre de miliciens à cette époque est près de 60.000, tandis que d’autres sources estiment qu’il est encore plus grand. (The National Archives (TNA), HS 3/146, Lt. Col. Pollock, memorandum on Jewish Settlement Police, 9 mai 1941).
Les Britanniques ont fait appel à ces groupes terroristes pour contrer la Révolte arabe de 1936 à 1939. Il est intéressant de remarquer les propos de Benzion Netanyahou (le père de Benjamin Netanyahou) lors d’une conférence19 sur le terrorisme tenue en 1984 à Washington, alors que lui-même provient d’une organisation terroriste :
« Le terroriste représente une nouvelle espèce d’homme qui régresse jusqu’à l’époque préhistorique, une époque où la morale n’existait pas encore. Dépourvu de tout principe moral, il n’a aucun sens
moral, aucun contrôle moral, et est donc capable de commettre n’importe quel crime, à la manière d’une machine à tuer, sans honte ni remords. Mais il est également rusé, menteur invétéré, et donc beaucoup plus dangereux que les nazis, qui avaient l’habitude de proclamer ouvertement leurs objectifs. En fait, il est le parfait nihiliste. » Voir tableau ci-dessous :
19- Voir Link : https://www.reaganlibrary.gov/public/digitallibrary/smof/counsellor/jenkins/oa10569/40-274- 12009466-oa10567-001-2017.pdf

Notons entre autres, la relation historique entre les sionistes et l’Allemagne nazie pendant les années Trente à l’arrivée au pouvoir des nazis en 1933 en Allemagne. Le mythe présentant le sionisme comme un mouvement travaillant contre l’antisémitisme est construit en partie autour de cet accord. Mais le but principal des sionistes a été en réalité celui de la colonisation de la Palestine à travers une émigration à

destination de la Palestine uniquement, privilégiant la jeunesse juive au détriment d’autres tranches d’âge et empêchant et sabotant toute émigration juive vers d’autres destinations.
Nazisme et Sionisme, deux idéologies avec la même conception concernant race, culture, peuple et exaltation nationale, à entendre comme race supérieure, culture, peuple et nations supérieurs. Ces visions communes vont être à la base de l’accord Haavara (en hébreu « transfert ») à partir de 1933, un corpus construit ad-hoc pour réglementer le « transfert », soit l’émigration (colonialisme de peuplement) des Juifs allemands en Palestine. Cette collaboration, entre 1933 et 1945, entre sionistes et nazis, a pu être tenue secrète par les sionistes jusqu’aux années Soixante. C’est un projet de transfert de population juive vers la Palestine stipulé dans l’accord. Le gouvernement nazi, désireux de se débarrasser des Juifs mais pas de leur patrimoine, invente, de concert avec les sionistes, un mécanisme de financement de ce transfert de population par lequel il en tire un double profit. La « déportation consensuelle » des Juifs et l’assurance d’une envolée à l’économie nazie moyennant l’écoulement des produits allemands vers la Palestine et de la protection des réserves en devises.
Les Juifs en partance pour la Palestine déposaient leurs avoirs dans le compte Haavara Ltd de la Reichsbank en Allemagne. Les importateurs juifs payaient la marchandise en provenance d’Allemagne à la Anglo- Palestine Bank (banque anglo-palestinienne) qui à son tour en transférait la moitié à la Reichsbank et la Haavara Ltd versait à la Reichsbank à partir des avoirs des postulants à l’émigration juifs. Ceux-ci récupéraient, via la Haavara Ltd, une partie de leurs avoirs auprès de la Anglo-Palestine Bank.
Après la 2eme Guerre mondiale, les sionistes se sont présentés au monde comme les dignes héritiers des juifs exterminés durant l’Holocauste, ce dernier utilisé pour se faire payer des sommes énormes pour réparation par l’Allemagne. Ils ont ainsi acquis cette justification morale pour l’accomplissement de crimes et d’atrocités divers. La seule démocratie du Moyen-Orient, selon les occidentaux, utilise abusivement cette mémoire pour la mise au point d’une propre solution finale pour les Palestiniens, un peuple jugé inférieur et sauvage, composé aux dires de Yoav Gallant, d’animaux humains qu’il faut exterminer.
La tradition de terroristes sionistes au col blanc se poursuit jusqu’à nos jours même si, à l’époque, cette volonté extrémiste d’intégrer la Transjordanie dans le projet d’occupation de la Palestine n’a pu être portée à terme.
Le dépôt de mandat de la part des Britanniques auprès des Nations-Unies et la proposition du plan de partage de 1947 de l’ONU, créée en 1945, a entravé définitivement la démarche du parti révisionniste mais a laissé champ libre aux sionistes qui s’intéressaient « uniquement » à la Palestine. Nous verrons par la suite que d’autres territoires ont été annexés ou occupé illégalement par l’entité sioniste illégalement.
La décision onusienne de partage de la Palestine historique prévoyait l’attribution de 54% du territoire est aux juifs qui faisaient 1/3 de la population, de 44% pour les Palestiniens qui représentaient les 2/3 de la population et 2% pour les Lieux Saints sous administration internationale. Cette décision est à la base du hold-up partiel de la Palestine historique de 1948, un hold-up qui sera porté à terme en 1967. La décision de partage de 1947 n’a été, en réalité, qu’une proposition des Nations Unies, adressée aux populations palestinienne et juive. Le partage en soi d’un territoire quelconque ne figurait ni dans les compétences, ni dans les prérogatives de l’Assemblée Générale des Nations Unies.
En 1948, l’entité sioniste, s’affirmant indépendante de manière unilatérale à l’issue d’un conflit avec les pays arabes, occupe20 78% de la Palestine historique.
Cette guerre israélo-arabe (la première en 1948 qui a vu l’intervention des pays arabes aux côtés des Palestiniens) a été en réalité la réaction arabe à un début de nettoyage ethnique (voir Plan Daleth ou Plan D), à des massacres de la population palestinienne et à la destruction de plus de 500 villages dont celui de Deir Yacine avec plus de 200 victimes.
Le Plan « D » sioniste de 1948 est un programme élaboré dans les années Trente comprenant un ensemble de mesures ayant comme objectif le nettoyage ethnique de la Palestine. La définition du nettoyage ethnique par les Nations-Unies confirme cet objectif sioniste qui s’est décliné dans la destruction, les massacres et les expulsions de 800.000 Palestiniens.
20- Voir Link : https://independentaustralia.net/life/life-display/criminal-practices-israels-cruel-apartheid-against-palestinians,18215
20- La Convention d’armistice de Rhodes a mis fin à la première guerre israélo-arabe et établi de FACTO et non de JURE les nouvelles frontières du territoire conquis par la force par les sionistes à cette date (78%).Aucun calendrier n’a été fixé pour le retrait des forces d’occupation sionistes.
Le témoignage du physicien Albert Einstein avait mis en évidence, dans une lettre adressée le 10 avril 1948 au sioniste Shepard Rifkin, directeur de l’organisation

« Amis américains des combattants pour la liberté d’Israël », les responsables de la catastrophe après le massacre de Deir Yassine du 9 avril 1948:
« Cher Monsieur,
Lorsqu’ une catastrophe réelle et finale nous surprendra en Palestine, les premiers responsables seront les Britanniques et les seconds seront les organisations terroristes nées de nos rangs.
Je ne veux voir personne qui soit associé à ces gens qui font fausse route et sont des criminels ». Cordialement –
Albert Einstein
La population arabe en Palestine faisait le double de la population juive en 1947 malgré les Aliyas21 (émigrations) sionistes massives entamées depuis 1881 depuis la Russie, la Pologne etc., après les pogromes en Russie tzariste en raison de l’assassinat du Tzar Alexandre II. Ces Aliyas, constituées de juifs ashkénazes, se sont produites de manière intensive sous le slogan « Terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Un peuple dont l’existence a sérieusement été contestée et rejetée par l’historien de l’université de Tel Aviv Shlomo Sand22.
Le résultat d’une consultation des populations palestinienne et juive sur la décision du partage onusienne aurait été, selon toute logique, contre le partage. Une telle issue devait être empêchée par tous les moyens par les sionistes de l’époque d’où la politique de nettoyage ethnique et d’extermination des Palestiniens.
Les pays arabes de la région qui vont intervenir contre ce passage à l’acte sioniste vont subir une première défaite en raison de leur remarquable impréparation au plan militaire, logistique, organisationnel etc. Par ailleurs il y avait collusion entre les chefs sionistes (Ben Gourion) et le roi Abdallah23 de Transjordanie, un cheval de Troie sioniste au sein de la coalition arabe.
Le leader sioniste David Ben Gourion et le roi de Transjordanie se sont mis d’accord secrètement pour faire semblant de se combattre dans le but de se partager la Palestine. L’officier britannique, John Bagot Glubb, qui dirigeait les troupes arabes, a écrit dans ses mémoires que la guerre de 1948 a été un « canular ».
21- Aliyas financées initialement par les Rothschild en 1880 et successivement par l’Organisation sioniste mondiale et d’autres organisations juives.
22- Voir Ouvrage de Shlomo Sand « Comment le peuple juif fut inventé ». Éditions Fayard – 2008
23- Le leader sioniste David Ben Gourion et le roi de Transjordanie Abdallah se sont mis d’accord secrètement pour faire semblant de se combattre dans le but de se partager la Palestine. L’officier britannique qui commandait les troupes arabes, Glubb Pasha, a écrit dans ses mémoires que la guerre de 1948 a été un »canular »
L’armistice de Rhodes a défini la fameuse « Ligne verte », une ligne de démarcation24 qui délimite de « facto et non de jure » le territoire israélien à l’issue du conflit israélo-arabe. Ce territoire passe des 54% prévus par le plan de partage onusien à 78% de la Palestine historique. Cette nouvelle donne territoriale où l’entité sioniste ne peut revendiquer sa souveraineté sur la partie de territoire acquise par la force militaire, sera à la base de la résolution 242 de 1967 qui attribue à l’État palestinien 22% du territoire de la Palestine historique.
Les Nations-Unies confirment donc, avec la résolution 242, une situation irrégulière et illégale du point de vue du droit international.
Les Palestiniens, si l’on doit se référer au droit international, pourraient revendiquer légitimement les 44% de territoire décidé par le partage de l’ONU de 1947.
Vingt ans plus tard, en 1967, l’entité sioniste occupe toute la Palestine historique après la défaite cinglante des États arabes pendant la guerre des Six jours de juin. Les objectifs de cette guerre contre les États arabes étaient :
- Conquête de nouveaux territoires
- Élimination du leader arabe Nasser, du Nassérisme et du nationalisme arabe
- Stopper les pays arabes dans leur développement : Égypte, Syrie…
Ces objectifs étaient méconnus du grand public, intoxiqué par la propagande médiatique sur la volonté de destruction des États arabes de l’État d’Israël. Le président Nasser a été élevé par cette hasbara occidentale au rang de second Hitler en raison de son « aspiration à vouloir anéantir le peuple juif ».
Pourtant l’Égypte n’était pas du tout dans les conditions d’affronter une guerre, le pays étant embourbé dans un conflit au Yémen depuis 1963, d’autant plus que les israéliens savaient pertinemment depuis 1956 qu’ils étaient militairement25 supérieurs aux États arabes.
Le président Nasser a même essayé de contacter l’administration américaine pour mettre fin à la tension grandissante, mais sans succès, les Israéliens avaient convenu un accord avec les États-Unis concernant le déclenchement de la guerre, lors de la rencontre du 3 juin 1967 entre le général sioniste Meir Amit et le Secrétaire d’État américain Mc Namara. À la question de Mc. Namara sur la durée de la guerre, Meir Amit répondit qu’ils auraient attaqué en premier et ce pour une durée de sept jours.
24- Voir Link : https://www.lemonde.fr/archives/article/1969/03/07/les-declarations-de-m-nixon-sur-le-moyen- orient-sont-accueillies-avec-satisfaction-a-jerusalem_2435128_1819218.html
25- Voir ouvrage : Mohamed Taleb – Israël : Prélude à un déclin autoprogrammé. Éditions APIC 2023
Dans cet article du journal le Monde de mars 1969, on pouvait lire entre autre : « … Pour la France, en revanche, le retour aux lignes de démarcation de 1949, qui n’avaient pourtant aucune valeur juridique, reste le fondement d’une solution… » (Souligné en gras par l’auteur).
Pendant ce temps le président Nasser dépêchait son ministre des Affaires étrangères, Mohiédine Zakaria, à Washington pour parler de paix. Ce dernier à peine parti en mission, les Israéliens attaquent l’Égypte le 5 juin 1967et détruisent au sol toute sa flotte aérienne.
Le Premier ministre israélien, Manahem Begin, a admis plus tard dans un article du New-York Times du 21 août 1982, que l’agression arabe était une «blague et déclarait : « en juin 1967…les armées égyptiennes dans le Sinaï n’étaient pas du tout la preuve que Nasser allait nous attaquer. Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes. Nous avons décidé d’attaquer ».
Il faudrait rappeler qu’en 1967, Israël disposait déjà de l’arme nucléaire, arme qu’il a pu produire avec le soutien et l’assistance de la France, via également les essais nucléaires à Reggane, dans le sud algérien. La France voulant effacer son passé vichyste antisémite et pouvoir se racheter.
La résolution 242 du Conseil de Sécurité du 22 novembre 1967, soulignant l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre et la nécessité d’œuvrer pour une paix juste et durable
permettant à chaque État de la région de vivre en sécurité, exige, entre autres, le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit et la cessation de toutes assertions de belligérance ou de tous états de belligérance et respect et reconnaissance de la souveraineté, de
l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque État de la région et leur droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues à l’abri de menaces ou d’actes de force.
Les Palestiniens subissent une deuxième Nakba et toute réaction de leur part est considérée comme un acte de terrorisme. Le général de Gaulle l’avait si bien exprimé en novembre 1967 (voir image ci-jointe).

Mais Israël fait fi de la résolution 242 avec le consentement des puissances occidentales, via leurs vétos divers au sein du Conseil de sécurité, et introduit des mesures portant sur la modification du statut de la ville de Jérusalem, mesures qui seront condamnées par la résolution 298 du 25 septembre 1971 de manière explicite : « toutes les dispositions législatives et
administratives adoptées par Israël, y compris l’expropriation de terres et de biens immobiliers, le transfert de population et la loi visant à incorporer la partie occupée, sont totalement nulles et non avenues et ne peuvent modifier le statut de la ville ».
Les violences, les expropriations, les emprisonnements, les injustices de toutes sortes se poursuivent sans interruption en atteignant des pics de monstruosité comme pendant le massacre de Sabra et Chatila de 1982 avec plus de 3000 victimes en l’espace de 3 à 4 jours et qui a contraint à l’exil la direction politique palestinienne vers Tunis. Les sionistes jouissent d’une impunité totale, ils s’arrogent le droit de bombarder le siège de l’OLP (Opération « Jambe de bois » – Mivtza Regel Etz en Hébreu) en octobre 1985 à Tunis, faisant 70 victimes palestiniennes sans subir la moindre condamnation des pays occidentaux.
Il faudra attendre 1987, avec la première Intifada palestinienne, pour que le monde découvre à nouveau la question palestinienne et que la voix palestinienne se fasse entendre.
Ce qui va mener aux Accords d’Oslo de 1993, six années plus tard. Des négociations de paix entamées depuis cette date, entre les délégations israélienne et palestinienne, prévoyaient la création d’un État palestinien au bout de cinq ans, soit en 1998. Cet accord, une vraie tromperie enrobée d’hypocrisie, a marqué le début de l’installation à grande échelle des colonies illégales en Cisjordanie et à Ghaza, avec expropriation de terres palestiniennes, destruction de maisons, détournements des eaux palestiniennes, asphyxiant de la sorte toute la population palestinienne.
Les Accords d’Oslo ont porté à la création de l’Autorité palestinienne (AP), un semblant de gouvernement à souveraineté plus que limitée et sur quelques 10% de territoire de la Palestine
historique. Par ailleurs l’entité sioniste, évoquant de façon ininterrompue l’impératif sécuritaire, a transformé l’Autorité palestinienne en officine sous-traitante chargée de la sécurité pour l’entité sioniste, mettant au pilori ses propres citoyens.
Les accords d’Oslo et la solution des deux États, un véritable miroir aux alouettes, sans aucune possibilité politique ni matérielle d’être réalisé. Plus de 800.000 colons occupent une partie de la Cisjordanie à ce jour et n’ont nullement l’intention de mettre fin à leur entreprise d’expropriation de terres palestiniennes.
L’arrivée au pouvoir en Israël de la droite et de l’extrême droite avec Benjamin Netanyahou et les partis radicaux/religieux sionistes, va mettre fin à la rhétorique concernant l’établissement de deux États, palestinien et israélien, vivant en paix côte à côte, à travers le spectacle des négociations qui se succèdent jusqu’à pratiquement l’année 2010, sans jamais aboutir à des résultats probants pour les Palestiniens. Le négociateur palestinien, Yasser Arafat, a été tenu pour seul responsable de l’échec des négociations à Camp David de 2001.
L’HUMILIATION
L’humiliation est une arme redoutable aux mains des sionistes. Elle est utilisée de manière scientifique, dirait-on !, pour détruire l’identité et la personnalité palestiniennes sous toutes leurs formes, une identité et une personnalité enracinées dans l’histoire millénaire de la Palestine et source de fierté et d’orgueil pour tous les Palestiniens. Cette identité palestinienne ne doit plus exister et encore moins l’histoire et la culture palestiniennes.
Les programmes scolaires israéliens nient totalement l’existence de la Palestine qui n’est en outre pas représentée dans les manuels scolaires.
Malgré les diverses résolutions des Nations-Unies, le statut de citoyen est refusé aux Palestiniens ainsi que l’exercice de leurs droits humains et de leur liberté.
L’humiliation et l’injustice accompagnent les Palestiniens dans la vie de tous les jours, un calvaire quotidien qui prolonge et décuple sur le plan psychologique le désastre causé par les massacres, des bombardements, des agressions, des violences… Les Palestiniens subissent le rituel de l’humiliation et les vexations de tous genres, dans les attentes interminables aux postes de contrôle, au risque de perdre leur bébé pour les femmes enceintes et leur vie pour les malades dans une attente trop longue, au dépérissement des marchandises pour les transporteurs…
Les forces d’occupation profitent de cette manne pour élever davantage leur sentiment de supériorité face aux Palestiniens, exacerbé par un racisme qui leur est intrinsèque.
Un facteur important est à la base du comportement des soldats et colons israéliens : leur cursus scolaire depuis leur bas âge. Les manuels scolaires font rarement allusion à l’occupation de la Palestine par les sionistes. L’histoire et la géographie des manuels scolaires sont totalement muettes et aphasiques pour tout ce qui concerne la Palestine ou les Palestiniens. Sur les cartes proposées aux
élèves, le territoire de l’entité sioniste fait à peine allusion à une peau de léopard en ce qui concerne la Jordanie (attention : il faut dire Judée-Samarie en milieu sioniste et non pas Cisjordanie), en réalité une partie de la Cisjordanie où les Palestiniens bénéficieraient d’un « certain niveau d’autonomie ».
Un autre chapitre de l’influence des manuels scolaires se situe dans la propagation du processus de judaïsation dans l’ensemble de la Palestine, à travers la négation de la culture palestinienne.
Les Palestiniens ne sont pris en considération que comme obstacle à la judaïsation et à la pureté d’un État juif. D’autre part, outre à être considérés comme inférieurs et arriérés, les Palestiniens représentent une source de terreur ainsi qu’un danger et une menace à la sécurité des juifs.
La situation dans laquelle se trouvent les Palestiniens est le résultat d’une logique d’exclusion et de racisme émanant des enseignements dans les structures scolaires.
Cette logique éducative veut que ce soient les Palestiniens eux-mêmes les responsables du nettoyage ethnique ancien et actuel et de leur ségrégation. L’apartheid et le confinement, c’est de leur faute!
Les Palestiniens doivent cependant, au jour le jour, déconstruire ce substrat suprématiste, et élaborer un discours contraire au narratif officiel. Un narratif enseigné dans les écoles israéliennes sur le droit historique à cette terre et le droit au retour de tous les juifs à Sion, selon les prescriptions divines et le droit à tous les droits après la tragédie de l’Holocauste comme justification morale pour uneoccupation coloniale et l’installation d’un régime d’apartheid avec le mépris du droit international et les résolutions onusiennes.
Une fois adultes et avoir appris dans à l’école que le danger d’un nouvel Holocauste existe toujours, étant entourés d’Arabes «malveillants », c’est le service militaire qui va clôturer l’endoctrinement subi dans les écoles. La première étape est la visite obligatoire pour les nouvelles recrues du site de Massada, où a eu lieu le suicide collectif des Zélotes juifs en l’an 74 à l’époque romaine.
L’humiliation des Palestiniens, subie quotidiennement de la part des sionistes, s’ajoute à celle vécue face à la collaboration voire capitulation de l’Autorité palestinienne devant les attaques innommables de l’entité sioniste, aggravant davantage le stress psychique des Palestiniens.


Le parachutage de vivres de la part des pays occidentaux à la population de Ghaza, affamée par l’entité sioniste, est un acte plein de contradictions : les Occidentaux soutiennent de manière inconditionnelle Israël et son droit à sa défense (soutien politique, financier, militaire, médiatique…), et n’exercent pas la moindre pression sur lui pour permettre l’acheminement des aides alimentaires par route à travers le passage de Rafah.
Afficher au monde leur « aide » aux Ghazaouis à travers le largage de vivres, à la mode hollywoodienne, est un lavage de conscience pour les Occidentaux d’une part, et d’autre part, une humiliation pure et simple pour les Ghazaouis.
Histoire de « Fare bella figura » (faire bonne impression) comme disent les Italiens, avec une bonne dose de cynisme et d’arrogance.
Situation actuelle (septembre/octobre 2025)
Le génocide continue, suivi en mondovision, une hécatombe pour la population de Ghaza, bombardée sans répit par l’armée sioniste et affamée par le régime israélien. Un crime contre l’humanité sans précédent dans l’histoire.
Les données26 disponibles décrivent une situation totalement catastrophique, surtout après le début de l’intervention des forces sionistes en vue d’occuper la ville de Ghaza.
Au 1er. Septembre 2025, 62.000 victimes dont plus de 18.000 enfants sont enregistrées et plus de
156.000 blessés (voir tableau ci-dessous).

Les données27 du Ministère de la santé palestinien signalent près de 65.400 victimes et près de 167.000 blessés.
Pour ce qui est de la famine28 comme instrument génocidaire, la situation est des plus allarmantes.
26- Voir Link : L’ONU et la crise au Proche-Orient
27- Voir Link : Le bilan des morts à Gaza approche les 65 400 alors qu’Israël poursuit sa guerre génocidaire contre les Palestiniens | International

Après la destruction de toutes les infrastructures existantes à Ghaza (hopitaux, écoles, centre de l’UNRWA, mosquées, églises, centres de distribution alimentaire, structures de l’aide internationale de l’ONU stationnées à la frontière égyptienne), l’aide à la population civile de Ghaza, soumise aux bombardements continus de l’armée sioniste, a été bloquée par l’entité sioniste pour exclure l’ONU avec d’autres organisations et s’assurer qu’elle soit la seule à prendre le contrôle à Ghaza.
« L’aide alimentaire » a été prise en charge par un organisme crée ad hoc et contrôlé par Israel et les États-Unis. Sous prétexte que le Hamas confisquait et revendait à la population l’aide alimentaire, les médicaments et le carburant aux Ghazaouis, l’entité sioniste y met fin au début du mois de mars 2025 et met sur place une organisation, le GHF29 (Gaza Humanitary Fondation), pour soi-disant pourvoir la population de Ghaza au plan alimentaire et pouvoir jouer au pompier de service aux yeux des complices génocidaires occidentaux.
Le Forum Mikveh Yisrael30 se place à la tête de cette organisation (cercle rassemblant officiers de réserve, hommes d’affaires et membres du gouvernement sioniste) sous l’initiative de personnalités influentes : Yotam HaCohen (ancien assistant du général de brigade Roman Goffman, aujourd’hui conseiller Netanyahou), Liran Tancman (réserviste du renseignement militaire 8200 et entrepreneur technologique) et Michael Eisenberg (investisseur israélo-américain). Le génocide par la famine31 est le deuxième registre de la politique sioniste à l’égard de la population palestinienne.
Le fait d’imposer la famine et des conditions de vies inhumaines est également un signe sur l’intention génocidaire selon l’analyse de la commission d’enquête des Nations Unies. La distribution de l’aide était assortie à des fusillades sans scrupules contre la population de Ghaza qui se déroulaient en mondovision
28- Voir Link : IPC_Gaza_Strip_Acute_Food_Insecurity_Malnutrition_July_Sept2025_Special_Snapshot.pdf
29- Voir Link : The Israeli Connections to a New Gaza Aid Plan Promoted as Independent – The New York Times
Voir aussi : Tout savoir sur le GHF : Qui est derrière la fondation nominée par la FID qui distribuera de l’aide à Gaza – Décideur politique
30- Voir Link : « Forum Mikveh Israël » | Alliance le premier magazine de la communauté juive, actualité juive, israel, antisémitisme info
Voir aussi : Des réservistes et des chefs d’entreprise israéliens ont lancé un fonds d’aide à Gaza
31- Le siège d’Israël bloque désormais 83 % de l’aide alimentaire à Gaza, selon de nouvelles données | CNRC Voir aussi: Gaza : Les civils meurent de faim, sont déplacés et pris au piège, les dirigeants mondiaux doivent agir maintenant | NRC – Territoire palestinien occupé | ReliefWeb (en anglais)
Le Ministre des finances israélien, Bezale Smotrich32, déclarait en août 2024, que le « blocage de l’aide humanitaire à la bande de Gaza était « justifié et moral », même s’il fait mourir deux millions de civils de faim ».
LE RAPPORT DE FRANCESCA ALBANESE – JUILLET 2025
Le dernier rapport33 de juillet 2025, « De l’économie de l’occupation à l’économie de génocide », de Francesca Albanese (que nous conseillons vivement de consulter), rapporteuse des Nations Unies pour la Palestine, examine de manière très approfondie, quoique non exhaustive, l’appareil qui soutient le projet colonial israélien de déplacement et de remplacement des Palestiniens dans le territoire occupé. Alors que les dirigeants politiques et les gouvernements se dérobent à leurs obligations, beaucoup trop d’entreprises ont profité de l’économie israélienne d’occupation illégale, d’apartheid et maintenant, de génocide.
La complicité de génocide est manifeste pour une large majorité d’entreprises économiques et militaires dans le monde, de surcroit après la sentence de la Cour internationale de justice de février 2024. Au plan militaire, Francesca Albanese annonce qu’Israel bénéficie d’un grand programme d’approvisionnement de la défense jamais réalisé, dirigé par l’américaine Lockheed Martin avec au moins 1600 autres entreprise dont l’italienne Leonardo Spa et 8 États.
Des sociétés comme IBM, Microsoft, Alphabet, Amazon confortent l’entité sioniste dans le secteur de l’intelligence artificielle permettant à l’armée sioniste de développer des programmes de surveillance comme « Lavender », « Gospel » ou « wehre is dady ».
D’autres secteurs économiques et énergétiques voient la contribution, entre autres, des entreprises British Petroleum, Chevron, Exxon, Shell, ENI, Total Energies ainsi que Caterpillar Inc., Hyundai… et des États tels : l’Azerbaïdjan34 et le Kazakhstan avec respectivement 28% et 22% des fournitures d’hydrocarbures, les pays africains une quantité de brut équivalente à 37% dont 22% émanant du Gabon, 9% du Nigéria et 6% du Congo-Brazzaville, le Brésil avec 9% du total et la Russie.
32- Voir Link : Smotrich: It may be ‘justified’ to starve 2 million Gazans, but world won’t let us | The Times of Israel
33- Voir Link : De l’économie de l’occupation à l’économie du génocide – (A/HRC/59/23) Rapport du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 (Version préliminaire non éditée) – Question de Palestine
34- Voir Link : https://www.oilchange.org/publications/behind-the-barrel-new-insights-into-the-countries-and- companies-behind-israels-fuel-supply/
Par ailleurs, à l’exception de l’Iran, tous les pays membres des BRICS entretiennent des relations commerciales, militaires et autres avec Israel. À l’issue du dernier sommet de ces pays qui s’est tenu à Rio de Janeiro au Brésil en juillet 2025, aucune condamnation du génocide en cours n’a été exprimée. Le tableau35 ci-dessous est un résumé sur l’entité des relations des pays du BRICS avec Israel.
| Pays | Commerce avec Israel | Coopération militaire avec Israel | Usage terme génocide |
| Chine | 20 milliards de $ | Non | Non |
| Russie | 3 milliards de $ | Présence de Russes dans les opérations militaires à Gaza | Non |
| Inde | 10 milliards de $ | Achat d’armes, de drones, partenariat Adani/Elbit | Non |
| Brésil | 2 milliards de $ | Coopération technologique via Elbitsystem | Intention |
| Afrique du Sud | Exportation de charbon | Non | Oui (Plainte CIJ) |
| Egypte | Importation de gaz | Collaboration réèlle, intense mais cachée | Oui |
| Iran | Non | Non | Oui |
| Ethiopie | 100 millions de $ | Achat de systèmes de défence israéliens | Non |
| EAU | 5 milliards de $ (élevé) | Très active, collaboration directe | Non |
| Indonésie | 200 millions de $ | Technologies de surveillance israéliennes | Non |
LE RAPPORT DES NATIONS UNIES SUR LE GÉNOCIDE 16 SEPTEMBRE 2025
Le rapport de Francesca Albanese de juillet 2025 est suivi, le 16 septembre 2025, d’un nouveau rapport des Nations Unies sur la tragédie du peuple palestinien de Ghaza.
Une commission indépendante d’enquête de l’ONU sur le territoire palestinien est arrivée à la conclusion qu’Israel commet un génocide à l’égard des Palestiniens à Ghaza.
La Sudafricaine Navi Pillay36, Présidente de la Commission, a déclaré : « il est clair qu’il existe une intention de détruire les Palestiniens de Gaza par des actes qui répondent aux critères énoncés dans la Convention sur le génocide »…« La responsabilité de ces crimes atroces incombe aux plus hautes autorités israéliennes qui ont orchestré une campagne génocidaire depuis près de deux ans maintenant, avec l’intention spécifique de détruire le groupe palestinien à Gaza », a ajouté Mme Pillay.
Le Président israélien, Isaac Herzog, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, et l’ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, sont directement accusés pour incitation à commettre un génocide. De même que les autorités israéliennes qui n’ont pris aucune mesure pour les en empêcher.
35- Voir Link : Pourquoi les BRICS ne dénoncent pas le génocide en cours à Gaza
36- Voir Link : Israël commet un génocide à Gaza, affirme une commission d’enquête de l’ONU | ONU Info
D’après le rapport, 4 critères sur les 5 constitutifs retenus par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948 ont été commis. Ci-après un tableau récapitulatif des conclusions de la Commission de l’ONU :

Les conclusions de la Commission ont été établies après examen précis des actions des dirigeants et soldats israéliens et de la situation générale. L’ampleur de la destruction, le nombre de victimes effarant, femmes, enfants, personnes agées, la famine, l’humiliation et le dénigrement de la population, tous des élements qui confirment l’intention génocidaire.
LA RECONNAISSANCE DE LA PALESTINE
La division entre le Hamas et l’Autorité palestinienne (AP) a toujours été entretenue par l’entité sioniste, bien que l’AP fasse figure d’organe sous-traitant pour assurer la sécurité d’Israël, pour éloigner sinon renvoyer aux calendes grecques la possibilité de réalisation d’un État palestinien. Les pays occidentaux se sont accommodés de cette situation depuis la victoire du Hamas aux élections de 2006 à Ghaza et ont assuré leur soutien constant à Israël dans l’édification d’une prison à ciel ouvert à Ghaza et ne faisant que quelques remarques face aux « excès » de l’armée sioniste lors des agressions de 2009 et 2014.
Face au génocide actuel, condamné par diverses organisations37 internationales, Amnesty International, Ligue des droits de l’Homme, B’Tselem et Physicians for Human Rights Israel etc., la sympathie pour l’entité sioniste des pays occidentaux, complices embarassés, commencait clairement à s’estomper, à même de porter certains pays vers la reconnaissance de la Palestine.
En effet, l’augmentation de la pression internationale, suite aux innombrables manifestations populaires de soutien au peuple de Ghaza et à la population palestinienne dans de nombreux pays occidentaux, la noble initiative de la Flotille Sumud (un véritable coup médiatico-politique contre
l’arrogance sioniste – des centaines de milliers de manifestants pro-palestiniens en Italie dans le cadre d’une grève générale le 22 septembre et le 3 octobre 2025) pour Gaza pour acheminer l’aide humanitaire aux Ghazaouis et l’isolement croissant de l’entité sioniste dans son entreprise génocidaire avec l’appui militaire, médiatique et financier de ces mêmes pays occidentaux, a mené à la reconnaissance symbolique de la Palestine à l’instar de la France, du Canada, du Portugal, du Royaume-Uni, l’Australie etc. (juste avant la tenue de l’Assemblée générale annuelle des Nations Unies le 22 septembre 2025) sans pour autant condamner le génocide en cours perpétré par l’entité sioniste, exception faite de l’Espagne qui a pris une série de mesures concrètes et de sanctions contre Israel.
Les dirigeants de pays divers montent à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU pour déclarer leur intention de reconnaitre la Palestine, sans pour autant dénoncer le génocide encore en cours, ou encore s’exprimer en faveur du droit à l’autodetermination du peuple palestinien. Pendant ce temps, le criminel Benjamin Netanyahou, dénoncé quelques jours auparavant par la Commission de l’ONU pour incitation au génocide, monte également à la tribune pour étaler une logorrhée infecte à une salle à moitié vide, l’autre moitié ayant quitté la salle déjà avant son arrivée.
La reconnaissance de la Palestine par plusieurs pays est sans doute un acquis qui renforce l’isolement de l’entité sioniste mais n’apporte aucune solution valable au problème de fond en Palestine : le phénomène colonial, le système d’apartheid et le racisme et propose encore et encore la solution à deux États, une solution tout à fait irréalisable en raison de l’occupation illégale de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est, de la présence de près de 900.000 colons sionistes et avant tout objet d’un refus catégorique de la part des partis de droite et d’extrême droite sionistes.
37- Voir Link : Israël : plus de 80 ONG appellent à mettre fin au « commerce avec les colonies illégales »
LE PLAN TRUMP
Le Plan38 Trump en 21 points (puis 20 points), concordé avec l’entité sioniste et exposé le 29 septembre 2025 par le président US Donald Trump, en quête de Prix nobel de la paix, annulle le premier plan de Trump qui portait sur la transformation de Ghaza en une Riviera (voir photo ci-jointe) pour oligarques et si possible en un paradis fiscal, après expulsion des Ghazaouis vers d’autres horizons.
Un sondage réalisé en mai 2025 par l’Université penn State et publié par le journal israélien de gauche « Haaretz » avait révélé que 82% des Israéliens soutiennet le nettoyage ethnique de Ghaza, les Arabes israéliens formant les 21% de la population globale. Selon le sondage, ils seraient 47 % à souhaiter leur extermination.

Une appréciation plus détaillée des orientations de vote est illustrée dans le tableau 39 suivant :
| Pourcentage de juifs israéliens pour qui les habitants d’une ville ennemie conquise doivent être tués | Pourcentage de juifs israéliens pour l’expulsion des Ghazaouis de Ghaza | Pourcentage de juifs israéliens pour l’expulsion des Arabes israéliens d’Israel | |
| Juifs laics | 31% | 70% | 38% |
| Traditionnels | 60% | 91% | 65% |
| Orthodoxes | 59% | 90% | 68% |
| Haredi | 63% | 97% | 91% |
Les données de ce sondage soulignent la concordance entre l’action du gouvernement extrêmiste sioniste et les orientations de la population juive israélienne. La réalisation des ces aspirations qui font référence à la doctrine Amalek (déstruction d’Amalek, ennemi des Juifs – Le Hamas a été désigné comme étant Amalek par Netanyahou, ce dernier visé par un mandat d’arrêt de la CPI), ont du mal à se réaliser, malgré la destruction à Ghaza.
38- Voir Link : Le plan de Trump pour Gaza : texte intégral | Le Grand Continent
39- Voir Link : Que vaut ce sondage qui dit que 82 % des Israéliens souhaiteraient la déportation des Palestiniens ?
Le nouveau Plan Trump, concocté avec Netanyahou mais sans la participation des Palestiniens, arrive à point pour la réalisation du projet sioniste : la mainmise sur Ghaza par la voie « pacifique » à défaut de pouvoir être réalisé par la force militaire génocidaire. Un véritable plan de sauvetage pour Netanyahou qui lui donne l’opportunité de briser l’isolement dans lequel se trouve l’entité sioniste.
Le plan arrive à un moment bien précis, à la suite de l’accord entre l’Arabie Saoudite et le Pakistan et en conséquence du bombardement de Doha au Qatar qui visait à éliminer les principaux dirigeants du bureau politique du Hamas par l’aviation israélienne le 9 septembre 2025, bien que la plus grande base américaine au Moyen-Orient s’y trouve. Le lendemain de cette attaque sioniste, une délégation chinoise s’est rendue à Doha pour discuter un projet de réalisation d’une base chinoise au Qatar.
Le Plan Trump est cependant une vision néocoloniale édulcorée par la présence des États arabes du Golfe (riches en dollars pour la reconstruction de Ghaza) au sein d’une administration qui sera sous la direction du criminel de guerre Tony Blair40 – ((Tony Blair est le conseiller du gouvernement koweitien, le conseiller pour le gazoduc TPA (TranAdriatiquePipeline), le conseiller à travers le TBI
(Tony Blair Institute) pour l’Arabie Saoudite et l’Azerbaidjan et a des liens étroits avec BP (British Petroleum) depuis qu’il était Premier ministre)) – choisi par Donald Trump en raison de ses accointances avec une partie des pays de la région et surtout de la présence de gaz au large de Ghaza. Le Plan Trump évoque la souffrance des Ghazaouis mais ne fait aucune allusion au génocide, encore moins à la responsabilité des dirigeants sionistes pour incitation au génocide, à commencer par le président Herzog, le Premier ministre Netanyahou, l’ancien ministre de la défense Gallant, ni à la complicité des pays occidentaux dans le génocide, les USA, L’Allemagne, la France, l’Angleterre, l’Italie etc. hormis l’Espagne.
Le plan sert à empêcher le Hamas de jouer un quelconque rôle à Ghaza, à son annulation politique.
Le plan ne présente pas d’engagements précis pour mettre fin de facon définitive à l’agression sioniste, ni pour le retrait définitif des forces israéliennes de Ghaza. Aucune allusion non plus à un État palestinien ni à son droit à l’autodétermination.
Au contraire il s’agit de la mise en place d’une force internationale apte à prendre en charge les Palestiniens de Ghaza – un mandat sous la direction du britannique Tony Blair, dans le cadre d’une politique de domination coloniale qui fait référence à la « mission civilisatrice » du monde occidental pour les pays colonisés et au concept de tutelle pour les pays se trouvant dans l’incapacité de s’autogouverner, adopté par la Société des Nations après la Première Guerre mondiale avec l’institution de mandats pour diriger ces pays. En somme pérenniser la domination coloniale.
Ceci nous renvoit à l’analyse de Frantz Fanon qui s’exprimait en ces termes dans son ouvrage « Les damnés de la terre » : « … Le peuple colonisé est idéologiquement présenté comme un peuple arrêté
dans son évolution, imperméable à la raison, incapable de diriger ses propres affaires, exigeant la présence permanente d’une direction… ».
40- Voir Link : Tony Blair et la vieille production d’électricité – ClimateGenn
Le plan de Trump contient quelques éléments au son séduisant pour certaines oreilles et pouvant faire l’objet d’une acceptation :
- Libération de 250 prisonniers à vie et de 1700 Ghazaouis après libération des otages israéliens par le Hamas, mais plusieurs milliers, dont des enfants croupissent dans le geoles sionistes.
- Le retour des Nations Unies sur le devant de la scène pour la distribution de l’aide humanitaire
- Pas d’expulsion des habitants de Ghaza sa, s engagement précis.
Le Hamas, après consultation et discussions avec les autres factions palestiniennes, a décidé d’accepter en partie le Plan Trump et sous conditions :
- Échange de prisonniers après retrait total de l’armée israélienne
- Confier l’administration de la bande de Gaza à une commission palestinienne composée de « technocrates » indépendants, qui serait formée « sur la base d’un consensus national palestinien et soutenue par les pays arabes et islamiques.
- La partie du Plan Trump portant sur le furur de Gaza et les « droits légitimes du peuple palestinien », doit être soumis à une « position nationale globale » fondée sur le droit
- international et les résolutions de l’ONU.
- Non à Tony Blair et refus d’un mandat sous une forme édulcorée
- Non au désarmement
- Négociations sur d’autres points et détails du Plan
Mohamed Taleb Le 5 octobre 2025
