A la suite « des mots de la politique », celui de « terrorisme » hante tous les discours, toutes les chroniques ou articles comme pour nous maintenir dans la peur. Qu’on ne se trompe pas d’adversaire! Pour les médias, le terrorisme n’est qu’islamique. Avant de laisser la parole à Ahmed Akkache, voici la vraie histoire du mot et ses définitions évolutives et farfelues.

L’effondrement du camp socialiste a réjoui les USA. Mais il les a en même temps inquiétés. Car ils perdaient du même coup les alibis que la « guerre froide » leur permettait de justifier les gigantesques dépenses d’armement consenties aux multinationales.

Menacé par la Paix, le grand capital américain ne pouvait accepter de réduire ses productions, en perdant sa puissance et en suscitant sur son sol, une crise sociale très grave. Il lui fallait trouver un « nouvel ennemi » pour continuer son hégémonie sur la planète entière.

Dès 1991 (année de la Chute du Mur), il se lançait dans une 1° guerre contre l’Irak pour expérimenter des armes sophistiquées de nouvelles générations. Puis ce furent des attaques contre la Somalie, et la destruction de l’ ex-Yougoslavie. Cela ne suffisait pas: leurs idéologues néo-fascistes inventèrent le « terrorisme international ». Les dirigeants avaient déjà envoyé des centaines d’agents en Afghanistan, au Pakistan pour « combattre l’influence soviétique ». Ces agents étaient sur place, les Ben Laden et consorts, pour les encourager à organiser des attentats spectaculaires, destinés à terroriser les populations occidentales et à les dresser contre les musulmans et contre l’Islam, à défaut du communisme.

Le 11 septembre 2001, les attaques contre les tours du World Trade Center. permettent de « substituer la guerre contre le terrorisme à la guerre froide contre le communisme ». Avant même d’organiser les secours, les idéologues américains appellent à la « global war on terrorism ». Les Etats-Unis sont en guerre partout dans le monde.

On comprend mieux ainsi les raisons de la guerre contre l’Afghanistan en 2002 et la 2° guerre contre l’Irak en 2003, avec leurs centaines de milliers de morts. Ces agressions constituent un terrible danger pour la paix mondiale et la souveraineté des nations car les USA prétendent diriger le monde entier et lui imposer son idéologie. Ils utilisent des gouvernants fantoches – des agents de la CIA recyclés – comme Hamid Karzaï en Afghanistan et Nour El-Maliki en Irak. Ils bombardent des populations civiles, faisant des centaines de morts innocents, et exprimant simplement des « regrets » quand l’opinion internationale s’émeut timidement de leurs excès.

En janvier 2007, ils ont violé la souveraineté de la Somalie, en bombardant des régions prétendument aux mains des terroristes, en encourageant l’armée éthiopienne à y pénétrer , un pays des plus pauvres du monde, pour réinstaller au pouvoir un de leurs « amis ». Sous prétexte de combattre la pauvreté et le terrorisme – qui sont  intimement liés – ils aggravent la misère des populations. (Après avoir détruit les infrastructures de l’Irak et dépensé entre 2003 et 2006 plus de 500 milliards de dollars pour la guerre, Georges Bush propose en janvier 2007, de consacrer 1 milliard de dollars à la reconstruction du pays !)

Leur protégé fait la même chose: l’Etat d’Israël, sous prétexte de rechercher un soldat disparu, attaque un pays souverain, le Liban, bombarde ses populations, ses infrastructures, occupe une grande partie de son territoire. Procédés de l’impérialisme, qui font fi des lois internationales et ignorent les droits des peuples. 

Il est composé de représentants du lobby pétrolier et d’anciens dirigeants de la CIA directement liés à d’importants hommes d’affaires arabes.

* George W. Bush, le président actuel, dirigeait la Harken Energy Corporation (HEC) une société pétrolière qui a obtenu d’importantes concessions à Bahreïn grâce à l’appui de Bush père, ancien directeur de la CIA et ex-président des USA. Parmi les actionnaires de Harken on comptait les saoudiens Khaled Ben Mahfouz et Salem Ben Laden (frère aîné d’Oussama).

* Dick Cheney, vice-président des USA, dirigeait Halliburton, 1° fournisseur mondial d’équipements pétroliers, devant Schlumberger. M. Cheney est connu pour son soutien à Ariel Sharon et à l’état d’Israël ainsi que pour ses appels enragés à la guerre contre l’Irak.

* Condoleeza Rice, conseillère nationale à la Sécurité, devenue secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, l’une des plus excitées contre l’Irak, dirigeait la multinationale pétrolière Chevron, qui a fusionné avec Texaco en octobre 2001 devenue l’un des 1° groupes mondiaux d’hydrocarbures.

* Gale Norton, secrétaire d’Etat à l’intérieur, administrait le grand groupe pétrolier BP-Amoco, le plus important du monde après Exxon – Mobil. Elle participait au contrôle de la compagnie saoudienne Delta – Oïl, une firme pétrolière où collaborent les émirs arabes et les hommes d’affaires américains, accumulant tous des profits fabuleux et contribuant à garantir la main-mise américaine sur les principales sources mondiales de pétrole.

* Donald Rumsfield, ministre de la guerre, a siégé avant d’entrer au gouvernement, dans les conseils d’administration de grandes sociétés comme Alstate, Kellog’s. Sa férocité s’est exprimée lors de la guerre d’Afghanistan où, après le massacre de milliers de combattants afghans il déclara à la presse « je regrette seulement de ne pas en avoir tué davantage ».

1983 : Débarquement militaire américain dans l’île de la Grenade, pour renverser le gouvernement démocratique et installer des amis des USA.

1986 : Bombardement de la Libye par les forces armées américaines.

1989 : Intervention militaire directe des Etats-Unis au Panama, pour renverser et emprisonner le président Noriega.

1991 : Guerre du Golfe : débarquement massif de l’armée américaine pour attaquer l’Irak.

1992 : Embargo décrété contre la Libye.

1998 : Nouvelle agression et bombardements d’objectifs irakiens.

1999 : Attaques militaires et bombardements de la Serbie.

2001 : Intervention militaire en Afghanistan.

2003 : Nouvelle guerre contre l’Irak.

Biographie d’Ahmed Akkache

Né le 10 novembre 1926 à Alger, Ahmed Akkache est instituteur, en 1943. Sous l’impulsion d’Henri Alleg*, il devient le Secrétaire général des Jeunesses communistes (Jeunesses démocratiques) en 1946.  En 1951, rédacteur en chef de l’hebdomadaire du parti Liberté, il est élu au Bureau Politique du PCA, il fait aussi partie de la rédaction d’Alger Républicain. En avril 1955, A. Akkache va monter au maquis dans les Aurès, en appelant « à soutenir la lutte armée ». Arrêté en 1957, le 13 juin 1960, le Tribunal permanent des Forces Armées d’Alger condamne Ahmed Akkache à 20 ans de réclusion criminelle. Il s’évade en janvier 1962. Après l’indépendance, il s’écarte du PCA, ce qui ne l’a pas empêché de rester très proche de ses anciens camarades désormais au PAGS qu’il rejoint en 1967. Il occupe successivement les fonctions de directeur général des salaires au Ministère algérien du travail et de directeur de l’Institut National du Travail. Il devient ensuite conseiller du chef du gouvernement Belaïd Abdesselam en 1992-1993.

ŒUVRE : Tacfarinas, Alger, SNED, 1968. –La résistance algérienne de 1845 à 1945. Alger, SNED, 1972. –Les guerres paysannes de Numidie. Alger, SNED, 1973. –s

L’Assemblée générale des Nations unies considère le terrorisme comme suit : « Les actes criminels qui, à des fins politiques, sont conçus ou calculés pour provoquer la terreur dans le public, un groupe de personnes ou chez des particuliers sont injustifiables en toutes circonstances et quels que soient les motifs de nature politique, philosophique, idéologique, raciale, ethnique, religieuse ou autre que l’on puisse invoquer pour les justifier ». Les conventions de l’ONU pour la répression du terrorisme donnent un cadre précis pour réprimer les détournements d’avions, les prises d’otage ou les attentats à l’explosif.

En 2025, selon l’ONU les groupes terroristes tels que Al-Qaïda, État islamique, Boko Haram ou encore Al-Shabaab sont reconnus par l’organisme comme représentant une menace significative pour la stabilité et la sécurité en Afrique.

En 2020, 57 attaques sont recensées dans l’UE (réelles et ayant échouées). Parmi elles, 10 sont attribuées aux djihadistes et ont causé 12 décès et 47 blessés . 14 attaques à caractère ethno-nationaliste ou séparatiste ont été perpétrées en France et en Espagne alors que 24 attentats ont été menés par des organisations terroristes ou des individus d’extrême gauche ou anarchistes, tous en Italie. 4 attaques terroristes d’extrême droite sont recensées dont 3 ont été déjouées.