
A la suite « des mots de la politique », celui de « terrorisme » hante tous les discours, toutes les chroniques ou articles comme pour nous maintenir dans la peur. Qu’on ne se trompe pas d’adversaire! Pour les médias, le terrorisme n’est qu’islamique. Avant de laisser la parole à Ahmed Akkache, voici la vraie histoire du mot et ses définitions évolutives et farfelues.
Histoire du mot
Le mot « terrorisme » est attesté pour la 1° fois pendant la Révolution française, en novembre 1794, il désigne les partisans de la Terreur, sa phase de lutte intense et violente contre les contre-révolutionnaires. Il s’agit d’un mode d’exercice du pouvoir. Le mot a évolué au cours du XIXe siècle pour désigner non plus une action de l’État mais une action contre lui. Son emploi est attesté en 1866 pour l’Irlande, en 1883 pour la Russie avec le mouvement nihiliste, pour les Balkans et l’Empire ottoman par l’Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne (ORIM), qui pratique des prises d’otages d’Européens.
Le philosophe Philippe-Joseph Salazar fait remonter le concept de terrorisme au jus terrendi, notion qu’on trouve dans les Digestes de l’empereur romain d’Orient Justinien. Le jus terrendi est le droit d’inspirer au criminel une « terreur salutaire », afin de le maintenir dans le respect de la loi, avec menace d’exécution. Mais les Romains en envisagent aussi une autre acception : l’usage de la terreur permet de chasser du territoire tous ceux qui voudraient en enfreindre les lois. Le jus terrendi a une dimension dissuasive et étatique pour imposer sa souveraineté.
Selon Joseph Crawford, cette caractérisation du rebelle anti-colonialiste comme un terroriste s’enracine dans des figures imaginaires cristallisées au sein du genre littéraire britannique de l’horreur dans le roman gothique sur les monstres et les démons pour les réinventer comme des tares « naturelles » présentes chez des gens marqués biologiquement par la criminalité et le mal absolu. A partir de cette figure de l’homme-monstre, la rhétorique de l’anti-terrorisme s’est épanouie.
Selon Joseph Mc Quade, l’accusation de terrorisme a été inventée par les gouverneurs au fil de l’histoire coloniale, afin de dépolitiser et de réprimer les actes de résistance autochtone en les soumettant aux institutions du droit colonial, puis en droit international qui sont incapables d’en donner une définition universelle.
Selon François-Bernard Huyghe, «le mot terrorisme au sens moderne naît avec les médias modernes » Il se répand au Moyen-Orient.
L’usage du terme « terrorisme » sert un argument accusateur. Ses actions violentes visent les populations civiles, afin de détruire, tuer et mutiler, ou soumettre. Elles ont pour but de promouvoir des messages à caractère idéologique, politique ou religieux par la peur et la publicité médiatique.
Selon le philosophe Jacques Derrida : « Si on se réfère aux définitions courantes ou explicitement légales du terrorisme, on trouve la référence à un crime contre la vie humaine en violation des lois nationales ou internationales, y impliquant la distinction entre civil et militaire et une finalité politique, influencer ou changer la politique d’un pays en terrorisant sa population »

Retour vers le furur avec AHMED AKKACHE
L’effondrement du camp socialiste a réjoui les USA. Mais il les a en même temps inquiétés. Car ils perdaient du même coup les alibis que la « guerre froide » leur permettait de justifier les gigantesques dépenses d’armement consenties aux multinationales.
Menacé par la Paix, le grand capital américain ne pouvait accepter de réduire ses productions, en perdant sa puissance et en suscitant sur son sol, une crise sociale très grave. Il lui fallait trouver un « nouvel ennemi » pour continuer son hégémonie sur la planète entière.
Dès 1991 (année de la Chute du Mur), il se lançait dans une 1° guerre contre l’Irak pour expérimenter des armes sophistiquées de nouvelles générations. Puis ce furent des attaques contre la Somalie, et la destruction de l’ ex-Yougoslavie. Cela ne suffisait pas: leurs idéologues néo-fascistes inventèrent le « terrorisme international ». Les dirigeants avaient déjà envoyé des centaines d’agents en Afghanistan, au Pakistan pour « combattre l’influence soviétique ». Ces agents étaient sur place, les Ben Laden et consorts, pour les encourager à organiser des attentats spectaculaires, destinés à terroriser les populations occidentales et à les dresser contre les musulmans et contre l’Islam, à défaut du communisme.
Le 11 septembre 2001, les attaques contre les tours du World Trade Center. permettent de « substituer la guerre contre le terrorisme à la guerre froide contre le communisme ». Avant même d’organiser les secours, les idéologues américains appellent à la « global war on terrorism ». Les Etats-Unis sont en guerre partout dans le monde.
On comprend mieux ainsi les raisons de la guerre contre l’Afghanistan en 2002 et la 2° guerre contre l’Irak en 2003, avec leurs centaines de milliers de morts. Ces agressions constituent un terrible danger pour la paix mondiale et la souveraineté des nations car les USA prétendent diriger le monde entier et lui imposer son idéologie. Ils utilisent des gouvernants fantoches – des agents de la CIA recyclés – comme Hamid Karzaï en Afghanistan et Nour El-Maliki en Irak. Ils bombardent des populations civiles, faisant des centaines de morts innocents, et exprimant simplement des « regrets » quand l’opinion internationale s’émeut timidement de leurs excès.
En janvier 2007, ils ont violé la souveraineté de la Somalie, en bombardant des régions prétendument aux mains des terroristes, en encourageant l’armée éthiopienne à y pénétrer , un pays des plus pauvres du monde, pour réinstaller au pouvoir un de leurs « amis ». Sous prétexte de combattre la pauvreté et le terrorisme – qui sont intimement liés – ils aggravent la misère des populations. (Après avoir détruit les infrastructures de l’Irak et dépensé entre 2003 et 2006 plus de 500 milliards de dollars pour la guerre, Georges Bush propose en janvier 2007, de consacrer 1 milliard de dollars à la reconstruction du pays !)
Leur protégé fait la même chose: l’Etat d’Israël, sous prétexte de rechercher un soldat disparu, attaque un pays souverain, le Liban, bombarde ses populations, ses infrastructures, occupe une grande partie de son territoire. Procédés de l’impérialisme, qui font fi des lois internationales et ignorent les droits des peuples.

Le staff dirigeant des Etats-Unis avant Trump
Il est composé de représentants du lobby pétrolier et d’anciens dirigeants de la CIA directement liés à d’importants hommes d’affaires arabes.
* George W. Bush, le président actuel, dirigeait la Harken Energy Corporation (HEC) une société pétrolière qui a obtenu d’importantes concessions à Bahreïn grâce à l’appui de Bush père, ancien directeur de la CIA et ex-président des USA. Parmi les actionnaires de Harken on comptait les saoudiens Khaled Ben Mahfouz et Salem Ben Laden (frère aîné d’Oussama).
* Dick Cheney, vice-président des USA, dirigeait Halliburton, 1° fournisseur mondial d’équipements pétroliers, devant Schlumberger. M. Cheney est connu pour son soutien à Ariel Sharon et à l’état d’Israël ainsi que pour ses appels enragés à la guerre contre l’Irak.
* Condoleeza Rice, conseillère nationale à la Sécurité, devenue secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, l’une des plus excitées contre l’Irak, dirigeait la multinationale pétrolière Chevron, qui a fusionné avec Texaco en octobre 2001 devenue l’un des 1° groupes mondiaux d’hydrocarbures.
* Gale Norton, secrétaire d’Etat à l’intérieur, administrait le grand groupe pétrolier BP-Amoco, le plus important du monde après Exxon – Mobil. Elle participait au contrôle de la compagnie saoudienne Delta – Oïl, une firme pétrolière où collaborent les émirs arabes et les hommes d’affaires américains, accumulant tous des profits fabuleux et contribuant à garantir la main-mise américaine sur les principales sources mondiales de pétrole.
* Donald Rumsfield, ministre de la guerre, a siégé avant d’entrer au gouvernement, dans les conseils d’administration de grandes sociétés comme Alstate, Kellog’s. Sa férocité s’est exprimée lors de la guerre d’Afghanistan où, après le massacre de milliers de combattants afghans il déclara à la presse « je regrette seulement de ne pas en avoir tué davantage ».
Chrono
1983 : Débarquement militaire américain dans l’île de la Grenade, pour renverser le gouvernement démocratique et installer des amis des USA.
1986 : Bombardement de la Libye par les forces armées américaines.
1989 : Intervention militaire directe des Etats-Unis au Panama, pour renverser et emprisonner le président Noriega.
1991 : Guerre du Golfe : débarquement massif de l’armée américaine pour attaquer l’Irak.
1992 : Embargo décrété contre la Libye.
1998 : Nouvelle agression et bombardements d’objectifs irakiens.
1999 : Attaques militaires et bombardements de la Serbie.
2001 : Intervention militaire en Afghanistan.
2003 : Nouvelle guerre contre l’Irak.

Biographie d’Ahmed Akkache
Né le 10 novembre 1926 à Alger, Ahmed Akkache est instituteur, en 1943. Sous l’impulsion d’Henri Alleg*, il devient le Secrétaire général des Jeunesses communistes (Jeunesses démocratiques) en 1946. En 1951, rédacteur en chef de l’hebdomadaire du parti Liberté, il est élu au Bureau Politique du PCA, il fait aussi partie de la rédaction d’Alger Républicain. En avril 1955, A. Akkache va monter au maquis dans les Aurès, en appelant « à soutenir la lutte armée ». Arrêté en 1957, le 13 juin 1960, le Tribunal permanent des Forces Armées d’Alger condamne Ahmed Akkache à 20 ans de réclusion criminelle. Il s’évade en janvier 1962. Après l’indépendance, il s’écarte du PCA, ce qui ne l’a pas empêché de rester très proche de ses anciens camarades désormais au PAGS qu’il rejoint en 1967. Il occupe successivement les fonctions de directeur général des salaires au Ministère algérien du travail et de directeur de l’Institut National du Travail. Il devient ensuite conseiller du chef du gouvernement Belaïd Abdesselam en 1992-1993.
ŒUVRE : Tacfarinas, Alger, SNED, 1968. –La résistance algérienne de 1845 à 1945. Alger, SNED, 1972. –Les guerres paysannes de Numidie. Alger, SNED, 1973. –s
La loi et l’ONU
Dans le cadre d’une guerre conventionnelle, il existe un cadre juridique précis, le droit de la guerre où les actes violant ce droit sont qualifiés de crimes de guerre. Le terrorisme qualifie des actes en dehors de la guerre conventionnelle. Il se rapproche plutôt du concept de guerre civile puisque la population est victime, délibérément ou accidentellement. Les « vraies » guerres produisent des destructions plus importantes par les moyens des États dotés d’armées puissantes. Les groupes terroristes sont moins bien organisés et dotés de moyens financiers limités.
L’Assemblée générale des Nations unies considère le terrorisme comme suit : « Les actes criminels qui, à des fins politiques, sont conçus ou calculés pour provoquer la terreur dans le public, un groupe de personnes ou chez des particuliers sont injustifiables en toutes circonstances et quels que soient les motifs de nature politique, philosophique, idéologique, raciale, ethnique, religieuse ou autre que l’on puisse invoquer pour les justifier ». Les conventions de l’ONU pour la répression du terrorisme donnent un cadre précis pour réprimer les détournements d’avions, les prises d’otage ou les attentats à l’explosif.

Statistiques d’EUROPOL
En 2019, le journal allemand die Welt am Sonntag évalue le nombre d’attentats islamistes dans le monde depuis 2001 au nombre de 31 221 et le nombre des victimes de ces attentats à 146 811 personnes. Ces attaques représentent 18,8 % de la totalité des attentats commis dans le monde, mais sont responsables de 39% des vies perdues ; il note une intensification de cette violence à partir de 2013, l’islamisme étant devenu la cause principale (63,4 %) des morts par terrorisme.
En 2025, selon l’ONU les groupes terroristes tels que Al-Qaïda, État islamique, Boko Haram ou encore Al-Shabaab sont reconnus par l’organisme comme représentant une menace significative pour la stabilité et la sécurité en Afrique.
Toujours d’après l’ONU, près de 60% de tous les décès liés au terrorisme dans le monde se produisent en Afrique subsaharienne (Sahel). Dans cette région qui ferait office « d’épicentre »des activités terroristes en Afrique, le Burkina Faso semble être le pays le plus touché par cette menace. (Voir la dernière partie de l’article)
Le Parlement européen dénombre les attaques comme suit :
En 2019, 119 actes terroristes ont été commis en Europe (55 en excluant le Royaume-Uni), en comptant les attentats réussis ainsi que ceux qui ont été déjoués ou ceux qui ont échoué. 21 sont attribuables au terrorisme djihadiste qui est responsable de toutes les morts (10) et a blessé 26 citoyens sur 27. La 1/2 des attaques terroristes dans l’UE sont le fait d’ethno-nationalistes ou de séparatistes (57 en 2019, en Irlande du Nord). Les autres attaques provenant de l’extrême droite (6) et de l’extrême gauche (26).
En 2020, 57 attaques sont recensées dans l’UE (réelles et ayant échouées). Parmi elles, 10 sont attribuées aux djihadistes et ont causé 12 décès et 47 blessés . 14 attaques à caractère ethno-nationaliste ou séparatiste ont été perpétrées en France et en Espagne alors que 24 attentats ont été menés par des organisations terroristes ou des individus d’extrême gauche ou anarchistes, tous en Italie. 4 attaques terroristes d’extrême droite sont recensées dont 3 ont été déjouées.

Les attentats du 11 septembre 2001 (les tours jumelles à New-York) perpétrés par al-Qaïda et qui ont fait près de 3 000 morts sont présentés comme l’événement emblématique initial du terrorisme islamiste ou djihadiste. Le terrorisme islamiste est devenu un des facteurs les plus structurants de la géopolitique du Moyen-Orient au XXIe siècle.
La « fabrication du consentement » de Noam Chomsky
Il pense notamment que l’étiquette de « terroriste » est une arme idéologique employée par des gouvernements qui ont été incapables de reconnaître la dimension terroriste de leurs propres activités. Il critique largement la politique d’Israël vis-à-vis des Palestiniens et le soutien des États-Unis à cette politique. En Israël, « Chomsky est vu comme un déserteur, un traître et un ennemi de son peuple »
Il ne cherche pas à s’adresser aux puissants mais aux gens ordinaires qui ont besoin d’être mieux informés pour agir. Chomsky reconnaît vivre dans un pays possédant de hauts standards en matière de iberté d’expression
et agit comme « intellectuel critique », en étant à la fois au service des
militants luttant pour un monde plus juste et en proposant des « outils d’auto-défense intellectuelle contre le discours dominant ». La Revue internationale et stratégique, dans un compte-rendu de son recueil d’articles publié sous le titre
De la guerre comme politique étrangère des États-Unis (Éditions Agone, 2004) souligne que « Chomsky permet au lecteur de tenir une réflexion critique sur les discours officiels, de ne pas se soumettre à la pensée dominante ».
Noam Chomsky, en collaboration avec l’économiste Edward Herman, ont étudié des médias de masse. Ils s’intéressent au fonctionnement de l’industrie des médias dans ses rapports avec les pouvoirs économique et politique. Partis du constat qu’en démocratie les élites ne peuvent pas se contenter d’user de la force pour asseoir leur domination, ils ont cherché à démontrer, dans leur livre La Fabrication du consentement (1988), comment, ils participent au maintien de l’ordre établi afin de garantir aux gouvernants l’assentiment ou l’adhésion des gouvernés. C’est ce qu’ils ont appelé la « fabrication du consentement ». Ils ont ainsi « décrit la relation étroite entre l’économie et les intérêts militaires américains » Chomsky avance donc que dans une société démocratique, la ligne politique défendue n’est jamais énoncée comme telle mais sous-entendue.
Il développe des positions anti-guerre, et s’est élevé contre la plupart des conflits dans lesquels l’armée américaine s’est trouvée engagée. Parfois classé comme pacifiste, il ne considère pas toute violence comme illégitime a priori.
Après les attentats du 11 septembre, Chomsky sort un petit livre d’entretiens autopsie des terrorismes, où il explique que « nous ne pouvons considérer les États-Unis comme des victimes que si nous nous plaçons dans la perspective commode qui consiste à ignorer tout ce que ce pays et ses alliés ont fait »

D’après une psychologue dont je ne me souviens plus le nom, les individus des Etats-Unis vivent dans la peur constante à cause de leur Histoire. Chassés d’Europe pour des raisons religieuses (protestants ou juifs), par la famine (les Irlandais, les Siciliens) ou repris de justice (vol à l’étalage), ils reconstituent leur mafia et savent qu’ils sont en faute et qu’ils ont des rivaux. Donc ils ont peur et se protègent. avec une arme. L’individu américain en porte encore de nos jours. Ils ont eu peur des Indiens qui peuvent surgir à tout moment autour des lieux qu’ils occupent de force. Ils ont peur des anciens esclaves noirs qui les connaissent bien puisqu’ils les ont servis quand ils n’étaient pas dans les plantations. Ils pourraient vouloir se venger des sévices qu’ils ont subi, bien qu’ils soient souvent relayés dans des ghettos. Si bien que le Ku Klux Klan a mené un terrorisme constant contre la population noire jusque dans les années 1960, ou bien dans d’autres groupements comme les auteurs des attentats des jeux d’Atlanta. La peur des communistes qui vont leur prendre leurs biens et leur liberté donnera le sanglant maccartisme. Même la fête Halloween fait peur avec ses sorcières. Les Américains, qui ne sont pas un peuple avec des traditions et une culture pour se défendre, sont terrorisés. Les derniers terroristes en date sont les Islamistes qui vont faire basculer leur pays démocratique.
L’Effroyable Imposture de Thierry Meyssan

En mars 2002, quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001, Thierry Meyssan publie le livre L’Effroyable Imposture, dans lequel il attribue leur responsabilité à « une faction du complexe militaro-industriel» des États-Unis
Se présentant comme un radical, il déclare être prêt « à travailler avec tout le monde, à l’exception de ceux qui ont participé activement aux agressions impérialistes » et s’inspirer de Jean Moulin, qui « accepta de travailler avec tous ceux qui voulaient défendre la liberté, de l’extrême gauche à l’extrême droite ». Il déclare se sentir proche du Hezbollah en tant que principal réseau de résistance au Proche-Orient et éprouver beaucoup d’admiration pour son secrétaire général Hassan Nasrallah. Il met également en avant sa « contribution personnelle » à la révolution iranienne et ses « amitiés vénézuéliennes ».
En mai 2007, il publie une étude sur « l’offensive israélienne contre le Liban, en juillet 2006, et le remodelage du Grand Moyen-Orient», sous le titre L’Effroyable Imposture 2. L’ouvrage est d’abord diffusé en version arabe au Liban et en Syrie. En France, le livre est édité par une société spécialement créée par le groupe Alphée de Jean-Paul Bertrand et diffusé par la Sodis d’Antoine Gallimard.
Lors de l’Intervention militaire de 2011 en Libye, Thierry Meyssan prend le parti du colonel Kadhafi et se rend à Tripoli pour soutenir son régime il écrit à l’époque ne pas croire « que Tripoli puisse tomber » tout en accusant les journalistes occidentaux d’espionnage. Fin août, il doit fuir la Libye à la chute de Kadhafi. Thierry Meyssan défend également le gouvernement syrien pendant la guerre civile syrienne. Il déclare notamment :
« Si ces observateurs [de la Ligue arabe] font leur travail normalement, ils vont constater ce que le gouvernement syrien dit depuis longtemps et ce que toutes les personnes neutres qui se sont rendues sur place ont pu constater, qu’il y a un système de déstabilisation du pays avec des bandes armées qui viennent de l’extérieur, une guerre non conventionnelle qui est déjà effective, menée par des puissances occidentales dans ce pays, et qu’il n’y a pas du tout de soulèvement de masse et de répression. »
Ainsi Thierry Meyssan qualifie de « Contras » les opposants au président Bachar el-Assad.( Contras ou « contre-révolutionnaires » étaient des groupes armés en guerre contre le gouvernement sandiniste au Nicaragua. Le soutien des États-Unis à ces groupes financés par la CIA a été fortement médiatisé par le scandale de l’affaire Iran-Contra)., dans les années 1980.

On lui doit le qualificatif de Complotiste, donné à tous ceux qui n’épousent pas la thèse officielle, à moins que ce ne soit au courageux Jullian Assange.
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